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GéDéon
139 abonnés
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3,0
Publiée le 7 octobre 2022
Le réalisateur mexicain Alfonso Cuarón (« Gravity », « Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban », etc.) livre ici une œuvre très personnelle. Inspiré des souvenirs de son enfance passée dans les années 1970 à Mexico, ce film en noir et blanc bénéficie d’une très belle photographie et de plans séquences esthétiquement parfaits. Cinématographiquement parlant, il s’agit d’une peinture devant laquelle on reste contemplatif. Mais c’est également la limite de ce long-métrage. L’histoire de cette tranche de vie familiale sans véritable finalité est bien trop intime pour emporter émotionnellement le spectateur. Bref, on admire mais on ne se sent pas concerné.
Une chronique de vie d'un esthétisme magnifique qui démontre toute la maestria d'Alphonse Cuaron qui soigne les plans et les sons pour nous plonger au cœur de cette famille mexicaine et l'aventure de sa nounou. On peut seulement regretter un surplus de forme qui reste assez froid et manque d'émotions la plupart du temps.
C'était donc ça Roma !Quelle arnaque ...Un n&b bien chichiteux et pas grand chose au final à se mettre sous la dent : le destin d'une Félicité chicanos qui rejoindrait celui d'une bourgeoise blanche de Mexico en somme. Un battage médiatique du au nom du réalisateur de Gravity (authentique chef d’œuvre pour le coup)et du fait que celui-ci sortait directement sur une plateforme & non pas au cinéma (tellement ringard vous voyez). Ici tout est mis en œuvre pour produire de l'effet en permanence : recherche du plan esthétique(scène de la plage),ample travelling,générique lourdement métaphorique,violence impromptue et au final aucune émotion,aucun moyen de se raccrocher à quoi que ce soit.Les personnages sont tous brossés en un seul coup (la bonne au cœur d'or, la bourgeoise cocue, le mari veule,les enfants de bourgeois tous frais sortis d'une séance photo pour une marque de vêtement pour enfants ). Et attention ça dure 2h15 !Intense déception.
C'est jolie c'est vrai et les plans sont minutieux mais où est le scénario ? Pourquoi passer 2 heures à parler d'une histoire qui se résume 20 minutes. C'est bien dommage car la forme est soignée mais pour le fond on repassera...
Cuaron auteur jusqu a present de films grand public, décidé de lorgner vers le cinéma d d'art et essais. Les aficionados de " Gravity" risquent fort d etre déçus en allant voir Roma, dont le titre renvoi à un quartier de Mexico city ou se passe l essentiel du film. Cuaron se retourne vers son enfance pour nous raconter un épisode de la vie de sa famille bourgeoise et de celle de sa nounou qui vit en compagnie d autres servantes au domicile des parents de l auteur. L action se déroule sur fond d evenements politiques qui touchèrent profondément le Mexique dans les années 70. Le film est l occasion de montrer, dans la première partie ,la vie de cette nounou aimante et aimée des enfants dont elle s occupent, dont les difficultés existentielles sont liées malgré tout à sa position sociale. Soudain, le film bascule. A son tour, cette famille bourgeoise qui semblait protégée des affres de la vie est touchée par le malheur. Leçon d existence empreinte de nostalgie, Roma a beaucoup pour séduire le spectateur exigeant. Le rythme du film très lent et sa durée rendent parfois le film ennuyeux. On a le sentiment que Cuaron à voulu montrer qu il était capable de faire un film intimiste de qualité , mais il n y parvient pas tout à fait. La petite déception est accentuée par les critiques dithyrambiques à l égard de Roma. Certes en comparaison avec le niveau de la plupart des films qui sortent depuis une décennie, il est sans nul doute parmi ce qu on fait de mieux. A voir tout de même et finalement peut-être à revoir.
Alfonso Cuarón est un cinéaste sincère et on ne peut pas lui enlever sa volonté d'aller jusqu'au bout de ses envies. En fait ce film qui est une sorte de "documentaire reconstitué" comme si il avait posé sa caméra pendant son enfance. Il a méticuleusement reproduit son passé, sa maison, sa rue, avec les souvenirs qu'il en avait. Le problème c'est que nous on y était pas et on a pas cette nostalgie que lui doit ressentir à travers ses images. Et c'est bien ce qu'il nous manque, s'attacher aux personnages. D'autant qu'il a choisi de rester à distance, pratiquement pas de gros plans sauf pour Cléo, la bonne mexicaine qui devient le personnage principal. Les autres personnes de la famille ne semblent qu'en arrière plan, presque comme des figurants. Roma est un film qui séduit par son expérimentation mais qui out comme Gravity reste à mi chemin. Dommage.
Après Gravity, Alfonso Cuaron change de registre. Et c'est très bien. Autant je n'ai pas aimé Gravity, sans âme et plein d'incohérences, autant ce film intimiste est profond. Certes, il est sur un sujet que le réalisateur connait bien mais la sobriété avec laquelle le quotidien est traité est saisissante. L'esthétique en noir et blanc est magnifique et le rythme est parfait. On pourrait croire à un documentaire sur une famille bourgeoise et son environnement dans les années 70. Un film atypique comme on aimerait en voir plus souvent.
Un film époustouflant qui nous transporte dans une réalisation très poétique d'A.Cuaron. Le début peut paraître un peu long, pas assez rythmé, mais il sert à l'immersion dans le quotidien du foyer et de Cleo. Le format noir et blanc et le contraste très prononcé peut surprendre au début mais il participe finalement à donner aux scènes une puissance incroyable. La distance prise par la caméra nous met dans une position d'observateur plus que de simple spectateur, ce qui nous plonge encore plus dans la compassion aux personnages. (Ne regardez pas le film sur ordinateur ou pire téléphone, ça serait vraiment dommage...)
Très belle chronique de la vie d'une bonne et d'une famille dans le Mexique du début des années 70. Un peu long à démarrer mais la dernière heure est intense. Magnifique noir et blanc de Cuaron avec des plans magnifiques qui font penser au néo réalisme italien d'après guerre. Par ailleurs la France joue un rôle non négligeable dans ce film mais je n'en dis pas plus.
UN CINÉMA VISUELLEMENT ITALIEN MAIS INTÉRIEUREMENT MEXICAIN
Roma est un film dôté d'un étonnant mélange de style entre cinéma mexicain et italien (ici plutôt voulu comme hommage aux plus grand cinéastes tels que Fellini ou Visconti). Cela aurait pu se transformer en une réussite, si le tout était accompagné d'attachement et de pitié envers les protagonistes. Ici, Cuaron dresse un portrait du Mexique, pauvre, détruit et assez vide, mais c'est en réalité une simple excuse pour permettre au film d'introduire ici l'image d'un film faussement italien. Cuaron voulant déclarer son amour et sa passion au cinéma italien, la rendue sans âme, ce qui est tout l'inverse des films de Fellini, qui dresse un portrait peut-être aussi pessimiste mais avec un attachement et une passion dévorante pour les acteurs /actrices, qui crèvent l'écran, tout cela mélangé à une métrise complète de l'image, des silences et de l'esthétique. Dans Roma, on y trouve un cinéma trop bien présenté, trop bien préparé et même totalement travaillé, mais cette perfection, va finalement ronger le film de l'intérieur car, si l'on part du principe que c'est un film qui s'inspire grandement du cinéma italien et bien, la perfection ne devrait pas passer que par l'esthétique du noir et blanc à la longue un peu nauséabond, mais bien plus par des plans mettant en valeur le personnage. En effet ici, Cuaron ne met jamais en valeur le personnage principal, bien que montré comme complètement docile et surtout effacé , cela ne donne pas envie de l'aimer. Aucuns gros plans, hélas ce qui faisait le charme des films tel que La Strada ou Le Guépard. On note tout de même une certaine réussite au niveau de l'esthétique du film, qui malgré son côté ventard, reste sublimé par des scènes d'une beauté incroyable.
Vu comme un véritable chef d'oeuvre par la "cinéphilie", nous avons perçu ROMA telle une véritable purge. L'esthétique cinématographique ne sera pas venu nous faire oublier l'ennui qui nous assallait. C'est long, plat et soporifique. Un grand moment de cinéma dans le mauvais sens du terme.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins : ce film intimiste va au rythme qu'il faut, avec une juste dose d'émotion, et des plans magnifiques. L'esthétisme de l'image vient renforcer la sincérité de jeu de Yalitza Aparicio, et rend évidents tous les sentiments cachés et et les non-dits de son personnage, Cleo, qui souffre en silence et avec résilience. C'est une belle illustration de l'esclavage moderne, douce mais fracassante. Je valide !
J'ai enfin vu ce grand film sur Netflix. On m'en avait dit beaucoup de bien, je n'ai pas été déçue ! Autant les fils de l'homme et Gravity m'avaient laissée un peu sur ma faim, autant Roma est un grand Cuaron. Que d'émotions ! Un sublime noir et blanc et une mise en scène toute en douceur. On ne se lasse pas de ces grands et lents panoramiques évocateurs. Le cinéaste mérite sa réputation de maître.