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Ghighi19
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0,5
Publiée le 14 juin 2020
Alors je suis obligé de rédiger différemment...soit donc j ai simplement détesté cette chose . Les images sont belles mais le contenu est vide . Je n ai jamais vu un cinéaste qui filment des comédiens de cette façon. En tant que spectateur on a l impression que le sort des personnages c est pas son problème. A vous de voir donc
Un angle d'approche intéressant pour une mise en scène talentueuse . Outre le drame intime du personnage principal , abordé tout en retenue , on appréciera le soin de la reconstitution et la citation de la "Grande Vadrouille". Au delà le film est rempli de la présence du sacré , entre allusions et présages , tandis que se dessine en filigrane tout le portrait d'un Mexique à la fois raffiné et naïf , contrasté mais en proie à ses démons : la violence, la fascination pour cette dernière, les services publics débordés, l'exode rural, le racisme , les inégalités sociales , la place de l'armée et de la police, la pénurie d'eau ...Un beau film , subtil et profond .
Je comprend tout à fait que "Roma" ait tapé dans l'oeil des américains au point de remporter trois Oscars en 2019, à savoir meilleur film étranger, meilleure réalisation et meilleure photographie. C'est une fresque surprenante que dresse Alfonso Cuaron, techniquement peaufinée et esthétiquement parfaite. Reconstitution d'un quartier de Mexico dans les années 70, servie par un noir et blanc sublime et léché, "Roma" tire sa force de ses contrastes : l'intimité des personnages confronté à la grandeur des paysages arides, portraits de femmes et lutte des classes, sauver une vie et en perdre une autre... Le temps semble être comme suspendu à plusieurs reprises, avec de longs plans-séquences d'une fluidité rare mais étrangement séduisants aussi. Je ne sais pas si ma télé était mal réglée mais j'ai été étonné par la qualité du son, comme si le réalisateur avait fait le choix de ne pas le traficoter pour en garder que l'essence. Ce portrait doux et amer ne force aucun trait, aucune émotion et laisse le spectateur contempler et deviner l'histoire. D'un côté, on a la décomposition de cette famille aisée qui s'effectue de façon très intrigante, sans qu'on puisse en déceler les causes. Et de l'autre, on a le regard de cette domestique, fidèle et discrète, qui tombe accidentellement enceinte. La mise en scène de Alfonso Cuaron est en cela fascinante car elle conjugue subtilement ces deux mondes, délivrant une densité de détails et des images absolument sublimes. Mais j'ai trouvé que le jeu des acteurs, bizarrement, ne s'accordait pas à cette forme très graphique. Il y a des scènes splendides, émotionnellement déconcertantes, mais qui se prêtent davantage à la situation représentée qu'à la performance des acteurs. On ne les voit presque jamais en gros plan, ils participent toujours à la composition picturale de chaque scène mais sans que leurs émotions soient au coeur du récit. En cela, je considère la nomination des deux actrices aux Oscars, Yalitza Aparicio et Marina de Tavira, sur-estimée et donnée. Personnellement, j'attendais peut-être plus un juste équilibre entre l'émotion du scénario et ce parti pris visuel si tranchée. Mais ce qui est certain, c'est que Alfonso Cuaron nous surprend une nouvelle fois en nous égarant dans un genre et un style qu'on aurait pas soupçonné en connaissant ses précédents films.
un film poignant montrant la condition des femmes de cette époque...des personnels de maison en retrait....il m'a tordu l'estomac ce film....il est vraiment dur...car les situations dépeintes étaient vraiment dures..mais à voir vraiment à mon sens
Oui, il faut le dire, horriblement chiant, malgré une très belle esthétique, même si là encore le noir et blanc n'est pas un bon choix. On s'endort vite.
Alfonso Cuarón est un des réalisateurs modernes les plus polyvalents, et ça, il ne cesse de nous le prouver. Après avoir réalisé l'un des meilleurs films d'une des sagas les plus connues au monde, puis l'un des meilleurs long-métrages de science fiction jamais fait, et enfin après avoir donné à Sandra Bullock son meilleur rôle, le réalisateur mexicain revient avec un film qui dénote totalement de ses précédents, Roma. Sorti sur Netflix en décembre 2018, le film raconte l'histoire d'une famille mexicaine à Mexico dans les années 70 du point de vue de Cléo, la femme de ménage de la famille.
Pour ce projet, Cuarón met de côté la magie, les explosions, et les plans spatiaux qui l'ont fait connaître pour livrer un film d'apparence beaucoup plus sobre et intime que ses précédents. Intime évidemment puisque le métrage s'avère être directement inspiré de sa vie, mais il ne s'accapare jamais l'attention, le film est sur Cléo et il le restera. Si l'on parle de Cléo il est impossible de ne pas parler de Yalitza Aparicio, jeune femme vierge de tout tournage à l'époque, qui, dirigée de main de maître par le réalisateur, nous donne une prestation de jeu d'acteur dingue, jouant sur sa sobriété et son charme naturel et discret. L'actrice est bien sûr accompagnée de la mère de la famille, interprété par Marina de Tavira, aussi très convaincante. Mais la qualité principale du film, celle qui lui a d'ailleurs valu un Oscar, c'est sa photographie qui sublime ses actrices et les met toujours en avant, mais qui capture aussi la ville dans sa plus belle et sa plus simple tenue. En leurs dédiant plusieurs magnifiques plans, Cuarón donne vie à ses rues, donne la parole aux bruits de la ville qu'on ne prend plus le temps d'écouter, rend honneur à son quartier, et ainsi sacralise cette ville où vivent les personnages. Roma est donc esthétiquement parfait, tant dans l'image que dans son travail sonore.
Si l'on peut déplorer quelques longueurs, le film profite d'assez de séquences magnifiques et mémorables pour nous captiver et nous émouvoir tout du long.
C'est un film génial, pas son plus accessible évidemment mais suffisamment abouti pour être un film qui compte dans la filmographie de son réalisateur mais aussi dans le paysage cinématographique.
Je ne sais pas où le scénariste a voulu aller.. honnêtement j'ai été surpris de temps en temps, mais bon j'ai pas été subjugué.. franchement je m'attendais à mieux ! Ok la vie de cette époque est pas facile, mouvementé, et l'actrice a une vie redoutable.. Mais quand même on s'ennuie trop.
Pas pour tout le monde. Très intime mais pas genre film d'auteur qui traîne en longueur, à l'inverse de son générique d'ailleurs. Film juste et sensible sur le sujet de l'amour maternel. Il m'a cueuillie.
Drame intimiste et sincère de la part de A. Cuarón, "Roma" est un exercice de style qui ravira les cinéphiles. Aucune image, aucun cadre: absolument rien est laissé au hasard et n'échappe à la méticulosité du grand réalisateur. D'un noir & blanc sublime, ou par la virtuosité de ses plan-séquences à 180°, voire 360°, la minutie du réalisateur est constamment présente et ravit nos pupilles. Trop peut-être à la longue, car la technique prend une grande part à l'attrait de cette histoire. Le rythme volontairement lent de la mise en scène très démonstrative, surtout au début dans la mise en place de l'histoire, porte davantage le regard sur la réalisation que sur ce qui s'y passe vraiment. Certes, en filmant le quotidien de cette famille et en focalisant sur une des domestiques, A. Cuarón s'immisce dans les routines lambda qui n'ont pas beaucoup d'intérêt. Sauf qu'avec le temps, et si le spectateur reste réceptif et qu'il n'a pas abandonné à mi-parcours, l'intimité et la familiarité s'installent durablement, et la dernière demi-heure en sera par conséquent d'autant plus poignante. “Roma" est finalement une oeuvre très personnelle de la part d'un réalisateur, sincère et authentique, qui vise la perfection sur toutes les coutures. Dommage que la perfection n'est pas toujours une qualité qui passionne, dommage que la débauche sublime des effets contrebalance la simplicité honnête de son histoire. Sublime, certes, mais pas le chef-d'oeuvre annoncé.
Une histoire sobre filmée avec virtuosité, dans un noir et blanc sublime et qui touche par son lyrisme mélancolique! Les plans-séquence sont d'une fluidité impressionnante et s'accordent parfaitement avec l'approche contemplative de la narration. Le travail sur le son est également très intéressant (pas d'ajout de musique) et renforce la nostalgie qui se dégage de l'ensemble! Le personnage principal (Cleo) est fascinant, tantôt d'une fragilité extrême qui menace de s'effondrer, tantôt majestueux et mystique, bénéficiant d'une grande qualité d'écriture au sens large qui relève clairement de l'hommage! C'est très beau et ça fait du bien!
Comme je ne suis pas, et je ne vais pas l'être à court-terme, un abonné de Netflix, j'ai attendu patiemment que le film sorte en DVD. Peut-être alors que cette attente forcée n'avait fait que monter mon impatience à voir un film qui finalement m'a déçu? Et encore je suis du meilleur public qui soit puisqu'un amoureux de la colonia Roma dans la ville de México, ce quartier mi résidentiel, mi entrepreneurial, avec tout le style Européen de l'époque de Porfirio Diaz. Et encore plus avec ce parfum des années soixante et cette image en Noir & Blanc. Je pensais me régaler. Certes, il y a un discours tenu avec la convergence des luttes des femmes en solidarité trans-sociale, des évènements clés de la politique Mexicaine mélangés à l'intrigue et à des détails de la vie Mexicaine, mais il n'y a pas de rythme, de panache, d'envie ... dans un film qui m'est apparu finalement assez morne. Dommage!
Je ne suis habituellement pas fan de ces chroniques familiales où il n'y a guère vraiment d'histoire. Ici, la performance technique (prises de vue en noir et blanc de toute beauté) et la plongée dans la vie à Mexico en 1970 rendent ce film , autobiographique de la vie du réalisateur, intéressant. A voir.
Une fresque sociale qui manque de chair. Mis à part l'enthousiasme qu'il a soulevé auprès des critiques (96% sur RT, meilleur film 2018 selon Metacritic) je ne savais rien de Roma qui reconstitue le quotidien d'une famille dans le Mexique des années 70. Cela m'a permis de ne pas m'extasier devant les prouesses cachées de Roma (que j'ai découvert par la suite) : L'utilisation d'acteurs non professionnels, la minutie dans la reconstitution des rues, des vêtements, la ressemblance physique entre Cléo et son ancienne nounou, le shooting chronologique, en 60mm, le maintien dans le flou des acteurs sur le scénario pour préserver leur authenticité. Tout ça est très impressionnant et louable mais ne change rien à mon ressenti. Car dans le fond, que le film ait été filmé dans la ville d'origine du réalisateur, qu'ils aient reconstitué, brique par brique, 5 blocks du Roma de l'époque, je m'en cogne pas mal. Impossible par contre de rester insensible devant la réalisation, la beauté des plans et leur fluidité. Mais paradoxalement c'est quand ils s'éloignent du réalisme qu'ils sont les plus touchants et poétiques :spoiler: le chant devant l'incendie, la leçon de kung fu, la plage. Je n'ai pas été complètement imperméable au propos mais je n'ai juste pas accroché. La faute aux thèmes principaux : le sentiment d'appartenance des domestiques à leur famille/employeur ne me touche qu'assez peu et les grossesses subies ont été plus couvertes qu'un après midi de février à Brest. Concernant les personnages, l'actrice principale et son alter ego bourgeoise (elles vivent finalement le même abandon) ont hérité de textes très limités et leur compagnons sont des caricatures d'être humain dénuées de toute nuance. Difficile de s'attacher, s'identifier. Au final j'ai un peu le même ressenti que devant Gravity, c'est beau sur la forme mais trop ténue sur le fond. Seulement ici, c'est du noir et blanc "social" plutôt que du SF divertissant alors forcément, la critique pardonne.
Film profond et sublime, en noir et blanc, sorti fin 2018 sur Netflix.
Mexico, 1971, Cleo est une indigène, employée de maison dans une famille de « gringos » dotée de quatre enfants.
C’est « la bonne à tout faire », discrète, docile, serviable et corvéable. Et en même temps, elle fait un peu partie de cette famille, allant jusqu’à partager avec parents et enfants les repas, les soirées télé et les vacances… encore qu’elle reste traitée en toute circonstance comme la domestique qu’elle est.
Bien que de classe sociale, d’origine et de personnalité très différentes, Cléo et la mère de la famille pour laquelle elle travaille ont en commun d’être délaissées : Cléo est abandonnée par son amoureux lorsqu’elle a besoin qu’il s’engage, et la mère de famille est quittée par son mari pour une autre femme. Ces épreuves vont, dans une certaine mesure, rapprocher les deux femmes.
Alfonso Cuaron s’est inspiré de son enfance dans le quartier Colonia ROMA de Mexico pour réaliser ce magnifique film, récompensé notamment par un Lion d’Or à Venise en 2018 et trois Oscars en 2019.
Les thèmes qu’il aborde sont d’une grande profondeur, particulièrement l’ambiguïté de la relation employeur / domestique, la maternité et l’indépendance des femmes.
La réalisation est extrêmement soignée.
Il y a autant de travail sur les premiers plans que sur les seconds plans. Rien n’est laissé au hasard, chaque élément de décor, chaque personnage, chaque détail a été travaillé dans ce film qui comporte plusieurs plans séquence de toute beauté.
Certains diront que ce film est un peu lent, si ce n’est long.
Pour ma part, je l’ai beaucoup aimé.
Et j’ai d’autant plus apprécié le rythme de ce film qu’il m’a permis de savourer ses scènes ultra travaillées, de les interpréter et finalement de réfléchir aux questions posées.
C’est vraiment du beau cinéma, profond et esthétique. Un superbe travail.
On sent dès le début que tout le film va être extrêmement beau, soigné, et c’est bien le cas : chaque plan (en noir et blanc) est particulièrement esthétique en termes de lumière et de composition. On suit une jeune domestique d’une famille aisée de 4 enfants, son quotidien, ses relations avec les membres de la famille avec qui elle s’entend très bien, mais aussi sa vie à côté (notamment au cinéma avec son petit ami). Pour être honnête, il ne se passe pas grand chose pendant les 3/4 du film, c’est même très lent. L’esthétique permet de ne pas non plus s’ennuyer mais c’est loin d’être trépidant. La dernière partie du film est plus agitée et montre quelques pans intéressants de la société mexicaine de l’époque (années 70). En conclusion, même si le rythme est très lent, le film mérite d’être vu de par son esthétique très réussie.