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JR Les Iffs
101 abonnés
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1,5
Publiée le 9 mai 2019
Vraiment pas terrible. D'abord, la réalisation, elle est très classique, n'apporte rien de nouveau, si ce n'est la qualité de la photographie en noir et blanc. De longues séquences inutiles (extérieurs), inexpliquées (combats de rue), des dialogues insipides, répétitives... Quand au scénario, simpliste au possible, avec de nombreux clichés (accouchement, noyade), le rapport dominant / dominé(e) est bien mal démontré. Les personnages sont peu sympathiques, même la bonne, les enfants exécrables, un agacement perpétuel à la vision de ce film. Un film tiers-mondiste dans une famille riche mexicaine. Seul intérêt (sociologique) : les rues de Mexico, les hôpitaux de Mexico, une famille riche mexicaine...
Roma est un film moyennement charmant. Je me suis un peu ennuyé devant ce film assez long. Le caractère noir et blanc du film n'apporte pas grand chose, à part donner un style rétro assez superficiel. Je pense même que certaines scènes auraient été encore plus belle en couleur. L'histoire ne m'a pas passionné et j'ai trouvé le rythme assez lent (il ne se passe au final pas grand chose). C'est problématique vu que le film fait bien ses deux heures. Je suis surpris du succès critique du film (Oscar du meilleur réalisateur pour Alfonso Cuarón) car au-delà de certaines scènes très chiadées, le film ne raconte pas grand chose. L'intrigue devient un peu plus intéressant à la deuxième moitié de film avec l'accouchement de Cléo. Difficile de ne pas voir les écarts de vie entre les riches et les pauvres (les bourgeois et les servants). Les riches, même lorsqu'ils sont bienveillants, semblent complètement déconnectés des préoccupations des populations pauvres (cette analyse se tient toujours aujourd'hui)spoiler: : divorce d'un côté, misère et fausse couche de l'autre. La scène de la plage est particulièrement belle car elle unit toute la famille autour de Cleo, même si la scène suivante nous ramène à la réalité de la distinction de classes.
Un très beau film sur le Mexique des années 70 . Grande réalisation d'Alfonso Cuaron. Excellent casting tout en retenue. Une claque magistral. Je le recommande.
Tout ce que je pense du film a été brillamment dit par plusieurs personnes ayant attribué la même note. Le film est splendide esthétiquement mais au final, c'est une déception. Tout est traité de façon égale, il n'y a ni relief ni émotion. On assiste de loin (et en s'ennuyant un peu) au destin de cette jeune femme et de la famille chez qui elle travaille. Quelques scènes oniriques peuvent évoquer Fellini. J'ai pensé aussi à Tati (Mon Oncle) avec la scène répétée de la porte qui s'ouvre sur des voitures trop grandes, le chien, ses crottes... mais un Tati qui aurait perdu toute malice, toute légèreté. Ici, on ne sourit jamais mais on ne pleure pas non plus... on s'ennuie.
Lauréat des plus grands prix aux Oscars, aux BAFTA, à la Mostra de Venise et aux Golden Globes, le nouveau film d’Alfonso Cuarón pourra en frustrer plus d’un car il faudra un abonnement Netflix pour le voir. Ce chef d’œuvre que vous ne verrez jamais au cinéma, relate la tumultueuse vie d’une domestique à Mexico dans les années 70. Cleo s’occupe d’une famille nombreuse et bourgeoise. La mère plonge dans une tristesse suite au départ d’un mari de toute façon absent. Entre scènes de vie quotidienne, bagarres entre frères, tâches ménagères, violentes manifestations dans les rues, accouchement douloureux et noyades sous tension, « Roma » est une chronique mise en scène dans de longs plans séquences brillamment menés. Le réalisateur de « Gravity » confirme sa maîtrise de la photographie, ici en noir et blanc, et de son management des comédiens. Le portrait de la douce et discrète Cleo nous touche profondément. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
"Roma" signe le grand retour de Alfonso Cuaron derrière la caméra. Ici, pas de grosse production comme "Gravity" mais une œuvre beaucoup plus intimiste et filmée en noir et blanc, directement accessible sur Netflix. Le film s'intéresse à une famille modeste mexicaine, et principalement à l'une de leur domestique. Un morceau de la vie de cette femme, pour un film simple et épousseté de tout détail inutile. Le film suit tranquillement son cours au rythme des difficultés de cette pauvre femme. Le résultat est plutôt convaincant, mais il manque parfois à l'ensemble quelques séquences vraiment marquantes. Car à l'arrivée, "Roma" n'est pas une œuvre suffisamment mémorable, c'est un beau film ce qui est déjà beaucoup.
Une œuvre très personnelle sur l’enfance du réalisateur, dans le Mexico des années soixante-dix, filmée dans un superbe noir et blanc et bénéficiant d’une authenticité indéniable. Pourtant, "Roma" peine à convaincre tant le drame qui se joue dans cette famille aisée en crise manque cruellement de rythme pour captiver le spectateur jusqu’au bout.
Il n'y a aucun doute que c'est un excellent film et qu'il mérite tous les prix qui lui ont été attribués. Ce film va faire un tabac en Amérique Latine et tout mexicain et non seulement (ne pas oublier que la moitié des américains sur le sol US sont aujourd'hui de culture hispanique) se reconnaîtront dedans et dans cette "fresque" de la récente histoire sociale et même politique mexicaine. Le succès l'attends en Europe aussi surtout en Espagne n'en déplaise à beaucoup en cette époque de "blockbusters" et réalités virtuelles numériques... Dire que rien ne se passe dans ce film est une hérésie. Finalement on ne peut que louer la retenue du réalisateur et la sobriété du personnage principal (sans oublier que les rôles secondaires sont excellents) face au contraste des moyens déployés et mis a sa disposition par son producteur, à savoir, Netflix.
C'est un film mou où il ne se passe rien. Ce film va vous faire découvrir ce que l'ennui signifie. :-)!! Encore une fois les critiques sont bien loin des considérations d'un spectateur lambda.
Je n'ai pas passé un bon moment et ce film ne me fait pas me poser plus de question que cela.
Certainement le meilleur film diffusé uniquement sur Netflix, avec un Cuaron qui signe une œuvre personnelle, biographique, intense filmé en plan séquence et en Noir & Blanc qui donne une puissance unique à cette peinture du Mexique dans les années 70 sur le plan social, économique et politique. Un vrai chef d’œuvre.
Un beau voyage au Mexique, dans les années 1970. Alfonso Cuaron nous porte dans cette histoire d'une jeune domestique (*). Film très touchant et scénario très reussi. De longs moments qui peuvent aussi prouver la difficulté et la longueur du métier de Cléo (*). Bravo !
Une histoire souvent encrée dans des longueurs à mon sens inutiles. Une introspection autobiographique du réalisateur qui a le mérite d'avoir été mise en scène mais qui pose la question de sa pertinence au regard de l'histoire banale racontée. A mon sens, la réelle prouesse de ce film demeure dans les tons de couleurs choisis pour le noir et blanc et la photographie (ombrages, flares, mouvements de caméras) absolument renversante. C'est bien ce dernier point qui me fait remonter la note du film. A voir uniquement pour la leçon de cinéma que le film propose.
Le dernier né d'Alfonso Cuaron nous fais nous demander si le réalisateur est capable de s'égarer dans ses tourments intérieurs. Cette longue fresque familiale alterne les longs tableaux quotidiens d'une femme de ménage avec sa famille à charge et les moments les plus intimes de sa vie. Cuaron opte pour une imagerie grandiose qui la limite à être une puce, "enfermée" au milieu de paysages aérées, seulement témoin et victime des événements qui l'entourent. Cleo est fixée sur le souvenirs du réalisateur qui filme ses anciens rêves avec sérénité en laissant ses acteurs masquer la colère et la peur. C'est à partir d'une simple passage à vide dans la famille que Cleo va vivre, et Cuaron revivre, un cycle de joies et de déceptions. Le début correspond à la fin, un drame important préfigure le suivant, une révélation heureuse peut révéler une âme de barbarie, l'amour d'un enfant peut tout changer et la relation humaine dépasse tous les regrets du monde. Jamais Cuaron n'avait créé une telle osmose entre la forme et le fond tout en magnifiant un tel visuel et ressortir une telle force sentimentale. Aucune extravagance, juste la tranquillité après avoir affronté les vagues violentes de ses tourments passés. L'aboutissement de toute la vie d'un artiste accompli.
Film sur l'amour qui transcende des clivages des classes sociales le film démarre lentement, certes il y a des longueurs, mais cela reste un bon film chargé d'émotion sur fond de révolte quant à un régime totalitaire