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Jérémie
179 abonnés
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1,5
Publiée le 20 septembre 2021
Un film contemplatif, trop peut-être. Sur le chemin de la rédemption nous offre de longs plans fixe. Dès les premiers instants on est propulsé dans cette longueur interminable. Même le fond de l'histoire en devient chiant, devenant un sermon écologiste.
Pourtant le film peut se targuer d'avoir de bons acteurs, des dialogues réfléchis et puissants. Mais c'est tout. Si on pense se frotter au début à un drame poignant, on navigue dans des débats douteux avec l'Eglise. Peut-être que ma vision est étriquée, mais ce film ne me parle pas, ces luttes de pouvoir, d'écologie et de "rédemption" n'apportent rien.
Ce n'est pas un divertissement. C'est un appel à la prise de conscience sur l'autodestruction de notre monde. Je n'aime pas ce type de cinéma moralisateur.
Un film assez fondamental, non pas par sa réalisation cinématographique assez conventionnelle, mais surtout par la réflexion qu'il impose. Les athées y verront du verbiage. Les croyants y verront le quotidien d'une réflexion spirituelle sur la souffrance, l'espérance, le pardon. Ethan Hawke est remarquable en personnage troublé. Et l'amour est plus fort que tout !
Peu nombreux sont les films à atteindre une telle profondeur dans la description de nos conflits individuels les plus intimes. L'écriture, la réalisation et l'interprétation des acteurs : tout est impeccable et concourt à en faire un vrai chef d'oeuvre.
On sait que Paul Schrader (connu à ses débuts comme scénariste de Pollack, De Palma et Scorcese), n' a jamais fait mystère de son attirance pour le cinéma européen.
Vraisemblablement inspiré du " journal d'un curé de campagne", roman de Georges Bernanos mis en scène par Robert Bresson, " sur le chemin de la rédemption " (2017) nous donne à voir un pasteur pris dans des tourments intérieurs d'une profondeur extrême.
Réflexion sur la radicalité religieuse et sur la force de l'amour, vu ici comme l'expression de la pulsion de vie, c'est une réussite indéniable de Schrader porté par l'interprétation remarquable de Ethan Hawke.
Si le film n'est pas sorti en salles, mais directement en DVD, cela ne préjuge en rien de ses qualités, mais peut-être de certains passages de la fin du scénario qui recèle des passages hautement polémiques.
Je viens de découvrir le film sur ocs la'photo la lumière le scénario et la distributions sont impeccables.l sation se situe dans une petite ville américaine .un révérend apparemment éprouvé par sa vie antérieur découvre le quotidien d'un homme de Dieu .il côtoie une population qui bien que provinciale est la base de la pensée américaine.les plans sont remarquable le rythme est lent mais tellement réaliste.ethan hawke est impérial me Mme amande est très crédible.Bref un petit bijou a voir et à conserver. J avais adoré a l époque le film qui se passe à Venise avec hellen mirren et c.walken. un autre bijou fait de lenteurs et de rebondissements cliniquement amenés. (Confort of strangers)
L'église est-elle concernée par la destruction programmée de notre planète ? Que fait-elle contre ? La thèse de ce film : le Christ est en toute chose et la destruction de l'écosystème fonde l'acte final d'une présence diabolique. Un pasteur qui officie dans la première église réformée américaine et qui est à la fois un guide spirituel et touristique, sombre peu à peu, après le suicide d'un militant écologiste, dans une forme de démence. La fin plongera sans doute la plupart des spectateurs dans la perplexité, il n'en demeure pas moins que la question est posée, le message de ce beau film âpre et superbement interprété a déjà effleuré nos consciences, comme cette magnifique image où deux corps mêlés, magnétisés par le regard, planent au-dessus des paysages et des déchets de notre humanité.
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1,0
Publiée le 15 juillet 2020
Ce film n'est pas un exemple de génie cinématographique. En raison du réalisateur et des références à d'autres films les gens pensent que ce film tombe dans la catégorie génial. Mais non. Le film commence bien mais la fin n'a aucun sens. Si on n'a pas les références des films précédents à quoi bon la fin ?! Le film ou du moins sa fin est un énorme point d'interrogation. Chaque film doit pouvoir être jugé par lui-même et non sur ses références à des œuvres antérieures. C'est une bonne excuse pour beaucoup de scènes pseudo-intellectuelles et prétentieuses. Le réalisateur a joué une énorme blague a tout le monde. Je me suis forcé à finir ce film juste pour voir si ça allait jamais quelque part. First Reformer (non anglais) est un film prétendant présenter des juxtapositions sérieuses dans le monde d'aujourd'hui d'une manière significative et puissante. Mais le film au final n'a pas de sens. Ethan Hawke est merveilleux et si vous êtes parmi ses fan regardez-le. Sinon ne gaspillez pas votre temps à moins que vous ne soyez réceptif a la plaisanterie pseudo-intellectuelle et prétentieuse que ce film représente...
Un film un peu bizarre, le suspense monte progressivement...au début, on se demande ce qu'on fiche là, à regarder un truc nul. Puis les interrogations s'installent, l'intérêt grandit. Ce film porte également des messages actuels sur l'avenir de l'humanité, les croyances, le terrorisme..... Un petit bémol pour la fin du film, chacun se fera son opinion. Je le conseille.
Une véritable onde choc. Ce tableau chirurgical peint en 4/3, a la patience des grands. "First Reformed" peut être le tournant attendu, ou le cris sourd absorbé dans l'obscurité infinie. Jamais lors des premières minutes, nous n'aurions pu nous attendre à un tel revirement de situation. Ethan Hawk est magistral, une fois de plus.
C’est un très bon film, après lequel on ressort grandi et il nous pousse à nous interroger sur différents sujets. On peut y voir le personnage principal qui à la base est un fervent chrétien, venir douter que ce soit de sa foi où de la religion en général. Le film est plus qu’ actuel en abordant le sujet de l'écologie et de la crise climatique qui passe souvent au second plan dans notre monde capitaliste. Les deux personnages principaux sont un peu le ying et le yang entre un assez optimiste et l’autre assez pessimiste. Les deux acteurs ont un jeu qui vient sublimé le travail d'écriture. Pour finir la fin ma laissé assez perplexe et je me suis fait plusieurs hypothèses, mais cette fin laisse place à l'interprétation.
Sur le chemin de la rédemption suit un pasteur en perte de repères confronté à une crise à la fois intime et morale. Un film austère et exigeant qui m’a intéressé par ses idées, tout en me laissant assez perplexe.
Avant de le voir, il faut avoir en tête que Paul Schrader propose ici un cinéma très introspectif, proche d’une tradition austère à la Bresson ou Bergman. Le film privilégie une plongée dans la crise intérieure d’un homme, avec une mise en scène minimaliste faite de cadres fixes, d’un rythme lent et d’un format resserré qui accentue l’enfermement.
Le récit explore la crise de la foi et la culpabilité à travers un personnage en plein doute. Il met en tension la religion face à un monde contemporain marqué par des enjeux qui la dépassent, notamment la question écologique, créant un déséquilibre où la foi ne suffit plus à apporter des réponses claires.
Le film aborde aussi le désespoir, l’isolement et les dérives possibles face à l’absence de solution. Il montre comment une angoisse personnelle peut évoluer vers une forme de radicalité, tout en interrogeant le rapport entre action, morale et responsabilité.
J’ai du mal à noter ce film tant il est complexe à appréhender. J’ai apprécié la performance d’acteur, très habitée, ainsi que la mise en scène rigoureuse, qui donne une vraie identité à l’ensemble. La richesse thématique est indéniable, avec un mélange intéressant entre écologie, culpabilité et spiritualité, et un ancrage contemporain qui fonctionne bien.
Mais c’est aussi là que je trouve ses limites. Le récit reste volontairement peu guidé et ne clarifie pas toujours sa direction, ce qui m’a parfois laissé dans le flou. Malgré sa maîtrise, la mise en scène connaît quelques écarts qui m’ont questionné. J’ai aussi ressenti une certaine distance émotionnelle, avec des personnages difficiles à saisir. Le propos peut sembler appuyé et très symbolique, et la fin, fidèle à cette logique, reste ouverte et déroutante. Cela dit, c’est typiquement le genre de film qui peut continuer à travailler après coup et résonner plus fortement avec le temps.
Au final, Sur le chemin de la rédemption est une œuvre dense et exigeante, qui propose une réflexion forte mais parfois difficile d’accès. Un film qui intrigue plus qu’il n’implique réellement.
C'est long... mais c'est long... Hormis un sentiment de longueur à n'en plus finir, le film offre quelques évènements inattendus pour autant qu'on ne se soit pas endormi avant. La fin est elle aussi une surprise mais le film s'arrête net, comme si le projecteur était soudainement tombé en panne. Inutile et incompréhensible pour le film en lui même a qui ca n'apporte rien.
Excellent film ! J'ai été happé par le personnage, ses tensions, ses évolutions souterraines au fil de l'histoire... La désespérance liée au militantisme écologiste est abordée à fond, âmes sensibles s'abstenir ! Mais le film est plein de force, les deux personnages se relèvent de leur drame personnel, et une voie de sortie spoiler: autre que le suicide se dessine, ça vous transporte !