Le premier bémol vient de la relation père-fille symbolisée par un prologue bavard et beaucoup trop long, un quart d'heure d'une histoire avant de se coucher. Le scénario est construit ensuite sur le canevas habituel du genre, un quotidien routinier façonné par le secret. Le récit de Affleck se focalise surtout et avant tout sur la relation père-fille, sur la nécessité du père à préparer sa fille à grandir physiquement et moralement. C'est le point fort du film même si on a bien du mal à être toucher tant le père reste un peu en retrait de sa fille, sans doute bloquer par une tendresse qui serait peut-être tendancieuse ?! Casey Affleck signe une aventure post-apocalyptique classique malgré l'approche "féminine", car ce paramètre si intéressant est malheureusement plutôt sous-exploité. Site : Selenie
L’histoire de « Light of My Life » rappellera sans doute quelque chose à ceux qui ont vu « The Road », tant les 2 films sont similaires sur le papier. Une civilisation secouée par un fléau il y a 10 ans (ici, un mystérieux mal qui a anéanti presque toute la population féminine), et un père et sa fille qui vagabondent dans cet environnement hostile. Même certains éléments d’intrigue sont très proches (la découverte de la maison, la paranoïa du protagoniste, les flashbacks sur la mère…). On ne peut donc pas dire que Casey Affleck fasse dans l’originalité. Pour autant, on est loin du plagiat. S’il on retrouve, comme dans « The Road », l’idée d’une société qui part en vrille avec de bas instincts qui remontent (la faim dans « The Road », le désir pour les femmes ici), « Light of My Life » s’intéresse au rôle des femmes dans la société. Et montre combien la féminité est précieuse. Mais ceci reste secondaire dans le film, l’intérêt du scénario étant la relation entre la jeune fille qui démarre sa crise d’adolescence (touchante en androgyne Anna Pniowsky), et un père précautionneux et protecteur (convaincant Casey Affleck). Cependant, soyez prévenus, « Light of My Life » n’est pas un film d’action, ni même un thriller. Certes, il y a quelques passages inquiétants, et l’ambiance demeure sombre et pesante, mais le film est avant tout un drame intimiste et lent. Ceux qui s’endorment devant la longue et touchante histoire racontée en introduction pourront donc passer leur chemin. Toutefois la forme est suffisamment soignée pour maintenir notre attention de bout en bout. On remarquera que, malheureusement pour lui, le film a mal choisi sa date de sortie, si bien qu’il a été accueilli dans une relative indifférence en salles. Une sortie aux USA alors que Casey Affleck était encore empêtré dans une histoire de harcèlement sexuel (un comble !), et une sortie en France en 2020, entre deux confinements de la pandémie du coronavirus !
Ce n’est pas peu dire que beaucoup ne se sentiront pas d’empathie envers le premier film de Casey Affleck en tant que réalisateur. En effet, « Light of my life » est tout sauf aimable bien qu’en lisant le synopsis on se dise qu’il s’agit là d’un film d’aventures post-apocalyptique. Que nenni! Si le contexte se déroule effectivement dans un futur proche où une pandémie a changé la face du monde et éliminer toutes les personnes de sexe féminin ou presque, on est ici dans un film très intimiste qui fait bien plus place à l’introspection qu’à n’importe quelle forme d’action. Mais ici tout ce qui touche aux raisons de ce monde dévasté reste vague et seuls quelques flashbacks avec une Elisabeth Moss exagérément sacrifiée viennent éclairer notre lanterne, mais ce n’est pas le sujet du film. Le script emprunte à quelques classiques qu’il mélange habilement mais sans grande originalité. De « Leave no trace » pour la relation père-fille et la fuite en pleine nature à « Les Fils de l’homme » pour le sexe féminin en voie de disparition (donc la procréation par ricochet) en passant par « La Route » pour l’errance dans un monde dévasté.
Mais Affleck ne plagie pas et il fait entendre sa petite musique singulière pour peu qu’on s’y laisse plonger. « Light of my life » est parfaitement maîtrisé mais il est possible aussi de vite s’en détacher ou de s’y ennuyer. C’est très lent et durant la première partie on peine à s’accrocher à ce rythme neurasthénique et contemplatif. Et c’est également long puisque le long-métrage dure deux heures. Mais c’est le prix à payer pour le spectateur persévérant. Car au final le charme opère sur la longueur et on succombe aux nombreux atouts de ce road-movie en duo à travers la nature hivernale et un monde en plein chaos. En revanche c’est très bavard, comme en témoigne la première longue scène d’échange entre ce père et sa fille. Cela permet de bien cerner les rapports entre ces deux personnages mais il est vrai que d’en raccourcir certains voire même de supprimer quelques logorrhées verbales n’aurait pas été de trop pour le rythme et notre intérêt.
Affleck sait filmer, il le prouve ici. Et avec ce que l’on suppose être un budget minuscule, il réussit à rendre sa dystopie crédible et convaincante. Pour se faire, il se concentre davantage à filmer la nature plutôt que la ville et évite au maximum les rencontres. Et cela fonctionne. Ses plans larges sur le Midwest américain sont magnifiques et l’errance en pleine nature de ces deux-là sur un thème musical que ne renierait pas le David Lynch de « Une histoire vraie » est du meilleur effet. Et lorsque le suspense arrive à deux ou trois reprises, Affleck le traite sur le même mode minimaliste évitant tout effet d’esbrouffe pour impressionner la galerie mais se concentrant sur l’essentiel en adéquation avec son propos : l’ultra réalisme. Un réalisme proche du naturalisme pour une œuvre finalement très douce et proche des cœurs qui touche le nôtre si on veut bien faire l’effort de se lover dans son tempo très monotone.
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Survival sous lexomyl, film apocalyptique du quotidien, Light of my life rappelle plein de films différents (La route, Les fils de l'homme, Captain Fantastic), sans ressembler vraiment à aucun.
Résumons brièvement le propos du film : une épidémie méchamment sexiste a éliminé toutes les femmes de la Terre. Enfin, presque. La petite Mar n'est pas morte, et erre avec son papa (le gentil Casey Affleck) qui la fait passer pour un garçon pendant qu'il le peut encore (la puberté menace).
C'est un peu près tout. Le film consiste donc à suivre les déambulations plus ou moins erratiques du couple père/fille, entrecoupées de rencontres par forcément agréables avec différents protagonistes.
L'atmosphère du film est douce, paisible et comme recueillie. Ce qui intéresse Affleck, c'est la description de la relation père fille plutôt que l'esbrouffe violente (même si certaines scènes sont très prenantes). La forêt est particulièrement bien filmée et les flash-backs dans lesquelles apparaît la mère disparue (Elizabeth Moss, l'actrice de La servante écarlate, tiens, tiens) sont apaisants.
Malgré toutes ses qualités, surtout formelles, on ne peut pas nier que le film pourra ennuyer un peu du fait de sa longueur exagérée. Mais c'est globalement de la belle ouvrage, dans le genre "maniaco-dépressif en pleine nature".
Très belle surprise pour ce drame "survival" très typé "La route" (comme beaucoup ici, le roman est top d'ailleurs !). Sans en prendre tous les codes. Le film instille, au fur et à mesure, les réponses et les craintes de l'histoire, la transmission du savoir et la bienveillance sans aucune mièvrerie. Décor minimaliste, des interprétations excellentes, une fuite en avant aux rythmes divers avec une mise en scène qui donne au spectateur une certaine tension grandissante. Un excellent moment, une réussite ! 4/5 !!!
A travers le récit d'une relation père/fille dans un monde post-apocalyptique, Casey Affleck met en scène un drame intimiste et attachant, malgré de grosse longueurs.
Dans un monde post-apocalyptique où le sexe féminin a été décimé par une peste, un père erre avec sa fille dans l’unique but de la protéger. On pense à "The road" de John Hillcoat, en moins tendu et plombé par de longs tunnels de dialogues.
Très bonne dystopie, mêlant audace et émotion. Casey Affleck n'est pas seulement l'un des acteurs les plus subtils de Hollywood. C'est aussi un scénariste et un réalisateur de talent. Le film est en outre l'un des meilleurs sur le rapport père-fille.
Un drame post apocalyptique qui est avant tout la fuite permanente pour la survie d'un père et de sa fille. La relation entre les deux protagonistes forte d'amour et de protection est bien posée. Mais le récit n'est pas nouveau, la tension et le danger forcément attendus tardent à se présenter. Trop figé, trop dialogué, sans final, un film assez conventionnel de l'acteur-réalisateur C. Affleck.
"Light of my Life" est présenté comme un film de sciences fictions. Il s'agit en fait plus d'une fable philosophique et spirituelle qui s'invite dans un univers chaotique où les femmes sont atteintes d'une peste qui pousse les hommes à les exterminer ou les enfermer dans des bunkers. En fait, le scénario manque sensiblement d'éclaircissements. Si on éprouve un intérêt certain à suivre cette jeune fille et son père dans un monde dont on sait s'il est perdu par un cataclysme viral ou en voie de rebond.
Cette mise en scène très elliptique pèse largement sur l'intérêt du spectateur. On attend des réponses qui ne viennent jamais, et le réalisateur ne donne pas assez d'éléments tangibles pour aider le spectateur à se fonder sa cohérence narrative. Du coup, le récit se perd dans des dialogues interminables, confus, au milieu de balades superbes dans des paysages enneigés ou forestiers. L'ennemi qui semble masculin se créé des alliances pour semble-t-il survivre à sa propre disparition. On a déjà vu 1000 fois ce type de films, et la lenteur du propos n'apporte rien de nouveau. Il y a même chez Casey Affleck beaucoup d'orgueil dans ce récit bavard et affligeant.
Deuxième long métrage réalisé, produit, écrit et interprété par Casey Affleck (il fait tout) qui est un film apocalyptique sans effets spéciaux auquel on est absorbé par l'histoire du début à la fin !! "Light of my life" n'est pas une oeuvre qui a du couter cher aux studios, on voit surtout un père et une fille, dans un monde ou toutes femmes sont décédés, qui essayent de fuir les hommes tueurs. Ce film n'est pas si sombre que ça ou le paternel faisant l'éducation à sa fille avec la lecture, de raconter de façon rigolote l'histoire de l'arche de Noé, de lui expliquer les choses de la vie, etc.. . Les décors sont naturels avec des saisons d'Automne et d'Hiver entre forèts et maisons abandonnées. Il y a aussi du suspense, surtout dans la deuxième partie. Du cinéma d'art et d'essai qui vaut le coup d'oeil, bravo à Casey Affleck qui nous offre une séance avec efficacité. La jeune fille qui porte le film avec Casey Affleck, Anna Pniowsky, est remarquable et offre une belle complicité. A voir.
Casey Affleck a défaut d'être un grand réalisateur est un bon faiseur qui sait créer une ambiance, diriger des comédiens et faire passer aux spectateurs un bon moment. Light of my life est ainsi un récit post apocalyptique soignée, extrêmement épuré et bien interprété. Or le film, malgré ses qualités, n'est aucunement novateur. Affleck reprend des vieilles recettes déjà éprouvées et la film souffre de la comparaison avec d'autres œuvres du même genre notamment La Route. Certaines maladresses narratives et la scène d'exposition, ratée et verbeuse, sont néanmoins contre balancées par la beauté visuelle de certaines scènes et la manière dont le cinéaste met en scène, sans sombrer dans le larmoyant, la relation entre le père et sa fille. Pas inoubliable mais pas dénué de qualités !
Passer les 10 premières minutes a été une épreuve. Mais cela valait le coup car le film de et avec Casey Affleck est un petit bijou qui démontre que l’on peut susciter tension et émotion avec sobriété et poésie. La transmission et l’éducation sont au centre de ce récit survivaliste un peu bavard par moment c’est vrai mais tellement prenant.
C'est un film low cost tourné par le frère de Ben Affleck. spoiler: C'est un long monologue de sourd entre un père et une fille. A l'intérieur d'une forêt. Rien ne se passe vraiment. Un film moyen.