En dépit de ce que pensent la plupart des internautes cinéphiles, je ne le trouve pas si mal. Comme le dit Chrischamber 86, "Striptease" est un film qui mélange plusieurs genres, entre thriller, comédie, et drame. Le scénario traite d’un sujet sensible, à savoir la garde d’un enfant quand les parents se séparent, et de ce qu’une mère est capable de faire pour garder sa progéniture avec elle, surtout lorsque le père est une crapule de bas étage. Cette mère, c’est Demi Moore, qui n’a pas trouvé d’autre moyen que d’être stripteaseuse pour gagner sa vie. Et je dois admettre que certains effeuillages qu’elle nous gratifie sont superbes, à commencer par le premier, munie d’un costard-short avec cravate et borsalino. Le deuxième est lorsqu’elle est munie de son boa en plume. Malgré le fait qu’elle soit tout en muscles, elle est belle, superbe, résolument très sexy (c’est d’ailleurs la seule, les autres filles étant… pfff), bref : un ange sublime. A l’époque, Bruce Willis a dû bien profiter des répétitions qu’a dû consentir celle qui était sa femme à lépoque. Sans compter que ce veinard en a sûrement en tiré les conclusions qui s’imposent, en tant que mari... Oups, je m’égare alors parlons du scénario… le scénario… bon disons qu’il tient à peu près la route (oui j’ai bien dit à peu près, car je suis gentil) pendant un bon deux tiers du film. Après, ça part dans le grand n’importe quoi avec une fin très improbable, tout du moins à partir du moment où Erin Grant décide de faire une dernière soirée privée. Ça sent le naufrage, mais il est évité de justesse par l’humour. A commencer par le député David Dilbeck, incarné par un Burt Reynolds des grands jours. Soyons honnêtes, il est hilarant avec ses répliques puériles de grand obsédé sexuel.
Notamment lorsqu’il s’enduit tout le corps de vaseline, que ça fait squouit entre ses orteils chaussés de bottes, et que son serviteur décide de démissionner devant cette immense déchéance, décision que son patron qualifie de réaction puérile… l’hôpital qui se fout de la charité.
La palme de l’humour revient également dans une moindre mesure à Ving Rhames, le videur black aux gros bras. Je ne le voyais pas vraiment dans ce registre mais certaines de ses répliques sont succulentes
, mais pas de la même façon que le yaourt
. Armand Assante est, lui, dans un registre qu’on lui connait peu : celui du gentil flic, compréhensif et attentionné. Robert Patrick, décevant, fait sourire seulement quand il est muni de son club de golf sensé être une attelle pour son bras soi-disant cassé, mais le fait est que cet ustensile ne sert pas à grand-chose si ce n’est à donner des coups. Paul Guilfoyle, dans un rôle que je n’attendais pas de lui, brille déjà de charisme qu’on lui connait tant à travers la série "Les experts". Pour le reste, rien de bien intéressant alors je n’en parlerai même pas. En résumé, doté d’un grand casting, "Striptease" se révèle être un assez bon divertissement, sans que ce soit du grand cinéma, nous sommes d’accord, tout en n’étant pas aussi mauvais que le dit la majeure partie des internautes cinéphiles.