S'embourbant comme d'ordinaire dans de petits projets histoire de rembourser peu à peu ses dettes, Nicolas Cage embarque dans un thriller sulfureux où un nouveau gérant de motel va découvrir une pièce secrète où il va pouvoir mater ses visiteurs sans vergogne. Déjà pas terrible sur le papelard, The Watcher souffre principalement d'une mise en scène mollassonne, d'un réel manque d'idées neuves et d'un suspense inexistant. Écrit par un apprenti-scénariste et réalisé par un spécialiste d'épisodes TV, le long-métrage n'a d'ambition que de proposer un énième thriller tout bon à être diffusé tardivement un mercredi soir... Commençant pourtant assez bien en dépit de quelques maladresses d'écritures, The Watcher nous présente son décor, ses personnages principaux et son début d'intrigue au préalable intéressante mais sombrant hélas très vite dans le gros n'importe quoi. Sans réel suspect ni enjeu, aux séquences terriblement chiantes en dépit de l'implication tout en sobriété d'un Nic Cage jamais cabotin, le film de Tim Hunter devient surtout incompréhensible dans sa toute dernière partie où l'on devine tant bien que mal le pot aux roses d'une vérité aussi convenue que mal amenée, comme s'il manquait des séquences entières explicatives (comme quoi les reshoots peuvent avoir du bon). Jamais intrigant, jamais sexy, à peine intelligible, The Watcher est un thriller inutile dont on se passe sans sourciller.
Le visionnage de ce film/téléfilm est une tannée, le scénario est bourré d'incohérence, l'atmosphère que tente de retranscrire Hunter est intéressante mais totalement mal exploité, le jeu d'acteur est relativement médiocre hormis Cage qui sauve un temps soit peu l'ensemble mais qui est loin de suffire a rendre l'ensemble satisfaisant, d'autant plus que le dénouement est archi prévisible et pour le coup ici bâclé et expédié. A oublier donc.
Si l'intention était de faire d'un suspens Hitchcockien du Lynch pour vidéoclub, je pense qu'ils tiennent le gros lot. Un vide cinématographique pour amateur de Nicolas Cage.
Honnêtement le film est plutôt nul, mais on peut pas vraiment critiquer nicolas cage sur ce coup là, sa prestation et la seule chose qui m'a fait tenir jusqu'au bout de cet enfer. 1.5/5
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3,0
Publiée le 18 février 2018
Premier film depuis plus de 10 ans pour Tim Hunter, réalisateur de certains épisodes de certaines grandes séries, qui met en scène un scénario de Jerry Rapp (Gutshot Straight) et Matthew Wilder (Dog Eat Dog). "Looking Glass" fait penser à certains vieux films mystérieux ou à certains thrillers érotiques... C'est un film très intrigant qui mise beaucoup sur cette ambiance étrange ainsi que sur ce cadre et ces personnages inquiétants. Un choix logique et nécessaire vu la qualité du scénario. Il faut donc vraiment être pris par l'atmosphère pour accrocher même si ce n'est pas forcément suffisant. Entre un deuil, un voyeurisme exacerbé et des mystères en tout genre, l'histoire malgré quelques incohérences est quand même pas mal même si le dénouement est vraiment décevant, car trop "bateau" et vite expédié. Pour un simple DTV, le film est pas mal, j'ai beaucoup aimé l'ambiance et Nicolas Cage est plutôt bon malgré tout l'ensemble sera vite oublié.
Voilà le grand retour de Nicolas Cage ! Malgré une histoire simple qui déçoit quelques peu dans ses ficelles, et que l'on oubliera vite, Looking glass a le mérite de mettre la star déchue de nouveau sur un piédestal. Il faut dire que Mr Cage, que j'admire beaucoup, enchainait depuis quelques années les navets, dans son rôle de gérant de motel, l'acteur excelle dans l'art de la gestuelle et met la profondeur qui manque terriblement à ce film. Toute l'histoire se joue sur une même scène, dans ce motel que le couple vient d’acquérir, celui ci enferme un petit secret qui finalement s’avère assez décevant, le dénouement étant de la même trempe. Il faudra retenir le jeu bon d'acteur des principaux personnages avec, vous l'aurez compris, une mention au grand Nicolas Cage qui revient..enfin !
Un bonne performance de Nicholas Cage, plus inspiré que dans bien des films. Mais on reste globalement sur sa faim de ce thriller un peu lourdaud. C'est vrai l'ambiance motel est assez glauque mais les buts sont assez mal expliqués. Bon c'est quand même à voir.
Malgré une bonne atmosphere, un certain suspense trop leger vu le peu de personnages, les acteurs se defendent surtout Robin qui est très convaincante. Mais le film tombe plutot à plat lorsque tout est dévoilé, on s'attend à un rebondissement différent, moins simple.
Ce film est très moyen...Il faut savoir d'abord que les décors fauchés, le motel miteux montrent d'entrée de jeu qu'on est sur un téléfilm...Ce n'est pas le reproche principal que je ferais à ce téléfilm: le coté miteux du motel est sans doute voulu, il y a un certain style qui semble nous montrer l'Amérique profonde, avec ses routiers, son saloon des temps modernes etc...:En fait, le problème principal vient du fait que le film nous amène beaucoup d'évènements, de pistes narratives etc...qui semblent initialement nous amener vers quelque chose (qui aurait pu éventuellement être surprenant) et en fin de compte il n'en est rien: le déroulement des évènements est forcé, il y a des scènes gratuites qui ne servent à rien pour la suite de l'intrigue en nombre etc..comme s'il s'était agi de faire du remplissage. Donc il y a surtout un très gros problème de construction du scénario, à tel point qu'à la fin du film on se rend compte qu'il y a beaucoup de choses inexpliquées, et en même temps beaucoup de passages qui n'ont servi à rien...Tout cela se combine pour donner une impression de grande vacuité...
Ce film bien glauque est relativement mal géré malgré des idées, notamment la fin qui pour moi est dérangeantespoiler: ils s'en vont après avoir échappé au pire mais que se passera t'il après . Le tout est peu recommandable car obscur et pervers, de plus le noeud de l'histoire est bien sordide. Pourtant l'impression est mitigée du fait des deux acteurs principaux que j'apprécie Nicolas Cage qui a fait beaucoup de film pas terribles mais toujours avec une bonne composition et Robin Tunney connue pour Mentalist de même dans un rôle où elle a une épaisseur particulière. Un couple loin d'être parfait comme beaucoup qui se cherche après une tragédie et se retrouverait à travers d'autres tragédies, c'est bien opaque et désespérant comme intention. 2 uniquement pour les acteurs
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1,5
Publiée le 21 juin 2020
Avec des personnages non crédibles auxquels vous voulez que de mauvaises choses arrivent parce qu'ils disent et font des choses stupides. Et enfin une intrigue mortellement incohérente pleine de trous. Ce fut une expérience complètement ennuyeuse du début à la fin. Même l'érotisme voyeuriste a été mal fait. The Watcher est un film incroyablement amateur...
Aaaaaah... Il est là, mon Nico. C'est que j'avais presque perdu l'habitude du rituel « nanar avec Nicolas Cage », heureusement réinstauré pour l'occasion par TMC et non C8, ce qui ne change strictement rien à la qualité du produit. D'ailleurs, il y a quand même quelques constantes (ou presque) dans ces DTV avec l'ex-star d'Hollywood. Jamais totalement ratés, ils démarrent régulièrement sur des bases suffisamment intéressantes pour intriguer le spectateur, parfois non sans une certaine originalité ou en posant de bonnes questions sur notre nature profonde : en l'occurrence, découvrir que spoiler: l'on a une vue imprenable sur l'une des chambres d'hôtel sans pouvoir être vu par qui que ce soit . Voyeurisme, pulsions inavouables, culpabilité... Quelques pistes très intéressantes semblent ainsi se mettre en place, doublées d'une enquête qui, à défaut d'être transcendante, séduit un minimum. Malheureusement, autre constante des DTV avec Nico : les bonnes intentions finissent par être perdues au milieu de la médiocrité formelle (Tim Hunter, ex-espoir et notamment auteur du beau « Saint de Manhattan », signe un retour perdant après quatorze ans d'absence et un budget qu'on imagine très restreint) et, surtout, ne sont absolument pas exploitées sur la durée, le résultat virant même un peu au désastre dans la dernière ligne droite, alors que le scénario avait su instaurer, ça et là, des scènes créant une vague incertitude sur le pourquoi du comment. Sans succès, ce qu'on voyait venir gros comme une maison arrivant et la présumée volonté de troubler explosant lors d'un dénouement assez navrant, ayant abandonné toute velléité de réflexion sur « l'âme humaine »... Bref, encore un titre avec notre « nanarman » préféré ressemblant vaguement à quelque chose avant de se vautrer dans l'insignifiance la plus totale : Nico, je sais qu'au fil des années on a pris l'habitude, mais il serait peut-être temps de retrouver un peu plus d'ambition, non ?
A la base cela pourrait être un bon film. Car il persiste une bonne ambiance en ce lieu de passage. Le motel dans un village perdu et avec autour, une population particulière. Les clients du Motel et sa réception. Un atmosphère lourde. En plus, il y a Nicolas Cage, dans l'excellence. Par contre sa femme Robin Tunney, reste dans l'ombre, ce qui est dommage. Après juste le contexte est intéressant, mais l'issue n'est pas du tout terrible.
L'impression d'être tombé sur un vieux téléfilm US des années 80, où seule la présence de Nicolas Cage suscite un semblant d'intérêt, bien mal justifié en l'occurrence. Entre un canevas basique et des trous narratifs conséquents, avec des interprètes en service commandé et un traitement de l'image des plus anecdotiques, il n'y a à peu près rien à sauver.