Hello , Brady Corbet signe un second long métrage époustouflant, surréaliste et prémonitoire peut - être ! Natalie Portman est magistralement filmé. Cordialement. Gérard Michel
En regardant ce film je ne savais pas trop à quoi m attendre ... au final ce n est pas mal, l interprétation de N Portman est bonne, la musique n est pas si mal, et cette vision de l égocentrique artiste est assez crédible, avec toute cette approche manipulatrice du personnage qui ne vit que pour elle en fin de compte.
Les pop-stars, des terroristes (presque) comme les autres
Film générationnel, film sur la violence, Vox Lux se laisse difficilement appréhender. Derrière la fausse simplicité d'une biographie factice de popstar, se cache une réflexion sur la violence de notre époque.
Pas de hiérarchisation, les informations et les scènes sont balancés pèle mêle. Générique de fin après quinze minutes de film, clip lechés avec strass et glitter, court extrait de petits films de famille avec la voix off de Willem Dafoe en narrateur omniscient, long plan séquence de conversations éreintantes, extrait de spectacle, caméra fixe et resserée pour montrer l'enfermement de la star, caméra mobile proche du corps de la jeune artiste en devenir. Le film est un véritable fourre tout visuel, toujours pensé, toujours très beau mais surtout très versatile.
Cette violence visuelle accompagne le propos du film qui cite (sans forcément les nommer en tant que tel) Columbine et 9/11. Deux événements marquant une façon de conceptualiser le terrorisme, la violence et surtout la façon de les montrer et de les médiatiser. La seconde scène de tuerie est très parlante et renvoie clairement à la notion de "spectacle du terrorisme." (Henry Giroux) Elle nous est montrée deux fois, d'abord comme un clip musical avec des couleurs vives et claires, un cadrage précis, une esthétique léchée et une mise en place des tireurs chorégraphiés. On ne peut pas s'empêcher de la trouver agréable au regard ce qui crée un malaise. La scène est ensuite montrée par l'intermédiaire du téléphone de l'un des tueurs. Ils avaient donc décidé de filmer le massacre. L'ensemble avait été pensé pour être médiatisé. On se sent alors encore plus mal à l'air face au premier ressenti.
Le film continue de démonter cette violence inhérente à la surmédiatisation par le personnage de Céleste. Il n'est pas anodin que le générique de fin se soit lancé pile au moment où l'on comprend que la jeune fille a survécu à l'attaque. Son corps a survécu, mais sa vie, telle qu'elle aurait pu être, est belle et bien terminée. Céleste se retrouvera emporté dans un tourbillon de fous furieux. Sa célébrité reposant sur son aura de survivante plus que sur son talent en tant que tel, elle se retrouvera écrasée par sa propre médiocrité et un système médiatique qui l'empêcherait presque de respirer.
On ne peut pas dire que le visionnage soit plaisant puisqu'il nous laisse vides et éreintés comme après une session de scroll intensif sur instagram, mais puisqu'il y a des paillettes, tout va bien.
Ce film trop souvent lié à « A star is born » est pourtant loin de montrer l’ascension d’une star classique. Les sous entendus ne sont peut être pas accessibles à tous et je comprends donc qu’il soit critiqué de par son « snobisme ». Pourtant je trouve qu’il est un très réaliste miroir de l’univers de la pop culture du 21e siècle. Avec sa réplique spoiler: « 1 l’argent 2 la danse... » c’est une réelle prise de conscience qui s’opère pour clôturer cette étrange plongée dans un envers étonnement vrai du décor. Ce n’est pas le meilleur rôle pour Natalie Portman mais elle est loin d’y être mauvaise et nous trouvons un Jude Law à la hauteur.
Du grand n'importe quoi. Natalie Portman déguisée en Jeanne Mas sous speed ne peut se comparer avec "A star is born'" ou "The Rose" dans le genre. Musique nulle, images stroboscopiques, voix off ridicule...tout est grotesque. Ratage monumental.
Après une ouverture prometteuse, le film s'effondre de lui-même. La faute à un scénario coup de force (Céleste a écrit une chanson, a été repérée par un producteur puis devient une rock-star en 5mn) et à des acteurs qui en font des tonnes. Réalisation par ailleurs très ampoulée (la voix off, le découpage en chapitres) qui nuit à l'ensemble. Impression d'un cinéma rococo et fake à la fois.
il y avais plein d idée intéressantes mais pour moi le gros problème de ce film est que céleste le personnage principale n est pas du tout attachant ce qui fait de ce film est finalement très ennuyant a par l opening qui était asser brutale mais est ce que quelqu un peut m expliquer la fin vu que j ai rien comprit
Céleste, 14 ans, est rescapée d'une énième fusillade en milieu scolaire aux USA. Lors d'une cérémonie en hommage aux victimes, elle entonne une chanson dont la justesse touche le pays entier. Bien vite, elle est propulsée dans une carrière prometteuse... L'erreur à faire en abordant ce film serait de croire regarder une "success story" de star de la musique. Si certains des éléments sont là : ascension fondée sur des "valeurs", relations avec manager et producteur, alcool et drogue au tournant, ils ne me paraissent pas être le cœur du film. Le propos, comme la voix off le surligne (trop ?), se veut un parallèle de l'Amérique au début du XXIème siècle. Le découpage du film est assez déconcertant (3 parties : la genèse, la renaissance, le concert) mais n'est pas sans intérêt : si on assiste aux débuts timides d'une jeune fille pleine de sincérité dans le milieu de la chanson, propulsée et en même temps gênée par les raisons de son succès, on découvre navrés que vingt ans plus tard elle est devenue une star : névrosée, droguée, sans relations véritables avec sa fille, incapable de parler d'autre chose que d'elle, faisant siennes des valeurs positives de confiance en soi en réalité lisses et sans identité, storytellant jusqu'au dégoût son drame passé, se jetant dans la musique pour ne pas regarder ses responsabilités. Le film porte un regard à la fois critique et compréhensif sur la pop, ou en tout cas la caricature qui en est faite ici d'une pop grand public tout en néons et clips surmarketés, et sa production : une musique lisse, consensuelle, porteuse de valeurs d'oubli du monde et d'exaltation de soi, mais aussi réconfortante, joyeuse, propre à faire passer les mauvais moments. Selon sa propre appréciation du genre musical, on appréciera diversement j'imagine. Formellement, le film est très efficace, les prestations des deux actrices (Céleste ado et adulte) sont très convaincantes. Forcément, Natalie Portman pâtit de la prestation de justesse de sa pendante ado, puisqu'elle livre une prestation de l'exubérance, mais c'est bien le personnage qui l'exige et étant donné que c'est le personnage quasi-unique de la seconde partie, je pense qu'on peut dire que Portman porte à elle seule cette partie du film. La musique enfin, composée par Sia, est d'une très grande justesse. La première chanson est belle à pleurer, tandis que les dernières, celles du concert, reflètent à merveille le côté "pop lisse", mais dont la prestation dansante qui l'accompagne et ce que l'on sait de Céleste donnent une véritable fragilité, une certaine beauté. Si je conçois que le découpage du film soit surprenant ou même décevant (on a envie de suivre la jeune Céleste dans ses aventures, mais le film nous dit "non non, on va plus loin c'est ce qui m'intéresse), je pense qu'il est bien au-dessus de ce qu'ont pu y voir d'autres critiques qui ont pensé avoir là juste un récit de "success-story" un peu plus dark que d'habitude.
A tous ceux qui s’attendent à voir un biopic musical consensuel et qui n’aime pas les propositions de cinéma radicales, mieux vaut s’abstenir. En effet, avec « Vox Lux » on est très loin d’un « A star is born » ou autre « Walk the line ». Pas seulement parce que cette chronique du XXIème siècle, comme est judicieusement sous-titré le film, narre la vie d’une starlette imaginaire mais surtout parce que c’est un cinéma peu aimable, pas facile d’accès et qu’il faut vraiment regarder de manière investie. En effet, si on le visionne pour se détendre ou en attendant une sucess story classique, on risque de s’y ennuyer et de ne pas saisir le propos, voire de trouver « Vox Lux » particulièrement étrange et opaque. Mais, si l’on fait l’effort de tenter de reconnaître les nombreux symboles présents et d’en comprendre le riche sous-texte, on peut y trouver son compte.
De sa narration, scindée en deux parties bien distinctes, à son atmosphère, quelque peu lugubre et désenchantée, en passant par son propos et le constat sur notre époque et nos sociétés contemporaines, excessivement nihilistes, « Vox Lux » ne fait pas dans la dentelle et n’est clairement pas un film sympathique. Plutôt, au contraire, une œuvre qui nous fait regarder notre propre destinée de travers. Ce qui explique peut-être son échec total en salles et son anonymat dans les médias. Natalie Portman, qui produit le film, offre une composition renversante en starlette de la pop irritante, egocentrique et désabusée. Une espèce de dérivé pop, trash et superficiel de son rôle dans « Black Swan ». Son pendant négatif et hystérique, très agaçant à l’écran, mais de manière voulue. On la sent néanmoins moins à l’aise dans le concert final, concert à la Rihanna n forme de compilation de tout ce que la musique mainstream peut avoir de plus vide et déplaisant. Le show est là mais elle ne semble pas y être à sa place.
La narration est particulière, faite d’une demi-douzaine de moments de la vie de Céleste. Cela débute par une tuerie lycéenne, se poursuit par sa jeunesse suite à ce traumatisme et ses débuts dans le showbiz avant que le 11 septembre vienne mettre une onde de choc discrète à l’écran mais prégnante dans ces effets. Là commence une seconde partie où l’on voit la star être au firmament de sa gloire alors qu’une seconde tuerie du même genre que celle qu’elle a vécu vienne ébranler le monde pour se conclure sur le concert de son nouvel album. Tous ces éléments à priori anodins viennent faire le diagnostic édifiant d’une Amérique malade et qui crée ses propres monstres en les élevant au titre d’exemples. La voix off caverneuse de Willem Dafoe nous aide à éclaircir un propos complexe et trop sous-tendu pour être accessible. Il y a trop de scènes longues et bavardes, un peu inutiles et symptomatiques d’un cinéma indépendant américain en autarcie sur lui-même. Mais il y a un vrai discours derrière cet objet esthétisant et complexe et une originalité sur la forme et le contenu à saluer. « Vox Lux » ne vous prend pas par la main, est ponctué de scories qui l’empêchent d’être un petit film culte et il s’avère un peu prétentieux. C’est toutefois une proposition comme le cinéma en offre peu et dont certains aspects sont passionnants. A vous de voir !
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
L'ascension d'une pop star suite à une tragédie. La première partie est assez prenante, mais par la suite le film s'enlise dans des longueurs, pas aidé par une musique plutôt naze. Malgré le talent des acteurs, rien n'y fait : on n'arrive pas à s'intéresser au destin de ce personnage.
quel étrange idée de réaliser un biopic sur cette jeune "star"! le point de départ et les 1ères minutes du film sont certes un choc mais le personnage de Céleste n'est guère intéressant ou inspirant. puis les longs moments de bavardages, qui masquent un certain vide, finissent d'achever le sentiment d'inutilité d'une telle démarche!