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brunocinoche
137 abonnés
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3,5
Publiée le 4 novembre 2017
L’affiche ne ment pas, « Cherchez la femme » est une comédie qui ose, une comédie qui ose filmer un marivaudage moderne tout en évoquant des sujets de société actuels aussi brûlants que l’intégration et la radicalisation. C’est plutôt drôle, c’est bien mené, bien joué : Moati et Jordania ne manquent pas de charme, les seconds rôles sont épatants (mention spéciale à la délicieuse Anna Alvaro). Une comédie plus que recommandable, fort bien écrite et qui pose des questions.
Une comédie au thème osé dans notre société où on ne peut plus rien dire sans vexer l'un ou l'autre ! Les 2/3 du film sont réussis et arrivent à nous décrocher de franches rigolades. Les acteurs sont bons. La fin devient un peu répétitive mais comparée à l'ensemble des comédies sorties ces 20 dernières années c'est tout de même original et divertissant tout en étant très réaliste et malheureusement actuel. 3,6/5
Sou Abadi a écrit et réalisé une charmante comédie politique et sociale sur un sujet pourtant extrêmement grave puisqu'il s'agit du fondamentalisme islamiste et de la débilité mentale des djihadistes. C'est néanmoins ''frais'' et divertissant. L'idée s'inspire d'anecdotes de certains réfugiés afghans qui se sont fait passer pour des femmes, sous les talibans, en utilisant des burqas et d'autres racontées par les dignitaires du pouvoir iraniens. Les répliques et les mimiques de Shéhérazade (Félix Moati) sont vraiment très drôles. J'adore Anne Alvaro.
Gentille comédie qui m'a arraché quelques francs rires. J'y allais pleine de doute en voyant une chanteuse en tête d'affiche mais non, pas de problème, bien joué. Un bon moment frais et divertissant.
Vu le sujet on pouvait s'attendre à plus de grincement de dents .... bon le réal a finalement voulu traiter l'histoire d'une façon un peu plus légère et moins profonde qu'on ne s'y attendait. C'est dommage car un peu plus de densité en aurait fait un très bon film.
Il faut saluer l'audace de ces réalisateurs et réalisatrices qui osent s'aventurer sur le terrain des pratiques religieuses pour les dénoncer par le rire. Avec cette comédie très osée, la réalisatrice française d'origine iranienne Sou Abadi va là où personne avant elle n'avait pris le risque de s'aventurer. En plus de moquer la barrière sociale provoquée par le port du voile intégral, elle arrive aussi à dénoncer les attitudes incohérentes de ceux qui l'imposent à leurs proches. Son scénario s'avère plutôt habile car il ne tombe jamais vraiment dans la facilité. En effet, il parvient à faire passer des messages tout en restant suffisamment léger pour ne pas qu’on oublie que le film reste avant tout une comédie destinée à nous faire rire. Et sur ce plan cela repose beaucoup sur les épaules de Félix Moati. Il interprète le jeune Armand, personnage d'une grande candeur n'hésitant pas à souligner toute l'incongruité de la situation en passant de l'autre côté du voile. On a vu Félix Moati plus inspiré, notamment dans Libre et Assoupi, mais il fait quand même bien le job, son côté naïf faisant une nouvelle fois merveille. Par contre son look capillaire est raté avec ces cheveux lissés qui ne lui siéent guère. Quant à Camélia Jordana et William Lebghil, ils sont assez convaincants, sans plus. Sou Abadi essaye également d'intégrer à son récit quelques-uns de ses autres combats sur la situation en Iran, mais sans vraiment y parvenir contrairement à ce qu'avait réussi Kheiron dans Nous Trois ou Rien.
Contrairement aux comédies françaises qui ont souvent peur de froisser ou qui ne traitent pas les sujets en profondeur, Cherchez la femme ose et ça fait du bien. Malgré quelques raccourcis et quelques excès non nécessaires et peu réalistes que l’on mettra sur le dos d’un premier film, ce long-métrage de la réalisatrice d’origine iranienne possède toutes les qualités que l’on réclame dans la comédie française.
Drôle, touchant,surtout osé/culotté car très très d'actualité. Il fallait le faire.On aime les acteurs, les dialogues et le gag de certaines situations rocambolesques.
En visionnant la bande annonce, j'avais peur que ce soit encore une comédie qui rit du racisme ou qui ferait encore plus ressortir la stigmatisation. J'ai été agréablement surprise que si le personnage de Mahmoud est bien le stéréotype que tous le monde imagine lorsque l'on parle de personnes radicalisé, on traite chaque position avec un réalisme et une franchise bien singulière. Je me suis pas mal mélangé les pédales sur ce que voulait montrer ce film, on passe de l'esprit radicalisé, aux musulmans qui ont une pratique simple de la religions, à des réfugiés, aux parents qui sont venus en France pour avoir un bel avenir et les enfants qui sont conscient de leur histoire et veulent rendre justice à ce que sont venus chercher leurs parents. On a le point de vu de tous, avec un regard pertinent et au final c'est vraiment agréable. Ce film relate le réel de la vie, et pose les questionnement de tous sur la communauté musulmane à travers la vision de différents groupes de musulmans. spoiler: Les difficultés de la vie et les fausses promesses qui font basculer certains, ceux qui ce sont battus pour avoir des droits fondamentaux et qui montre leur incompréhension face à des musulmans très pratiquant jusque dans la tenue et les enfants qui veulent juste un peuple unifié La morale dans cette histoire, c'est que tous les musulmans sont frères et que dans la globalité, tous les Hommes sont frères et que l'on devrait être unis plutôt que de se faire une guerre silencieuse. Un film comme ça, ça fais du bien à voir.
C'est rare, une comédie française qui vous fait vraiment rire. Et si, en plus, une fois rentré chez soi, elle vous faire réfléchir, nourrit votre réflexion, et rassemble, on en compte vraiment peu dans ce genre : "Le nom des gens"; "Tootsie", "Good bye Lenin", on est dans cette famille-là. Pour les exégètes, je dirais aussi que "Cherchez la femme" la synthèse étonnante de humour insolent des contes orientaux (qu'on repense à "Mollah Nasreddine", à des pièces et des films iraniens comme ceux de Kamran Shirdel, au déguisement comme moyen de connaître la vérité que l'on trouve dans les "Mille et une nuits" ou le film iranien "Marmulak"), et d'une tradition très française de satire sociale : on pense à Molière, au Bourgeois gentilhomme, mais aussi à Feydeau. Le point commun, c'est le rire qui guérit. et rassemble. A noter, on en a trop peu parlé, la présence de deux géants de la scène : Anne Alvaro (Molière de la meilleure comédienne, dans le rôle de la mère), et Miki Manojlović, acteur fétiche des plus grands Emir Kusturika ("Papa est en voyages d'affaires", "Underground", "Chat noir chat blanc".
Un excellent film drole et sérieux à la fois. Cela fait plaisir de voir que depuis Molière, on peut rire de ceux qui abusent de la religion sans beaucoup reflechir.