Intéressant de rentrer à l'intérieur de Tel aviv. Les maisons, les familles, la modernité et le conservatisme extreme. De très belles actrices ( et acteurs). Et des musiques entrainantes de là- bas.
Un film sympathique dés la lecture du synopsis. Une auberge espagnole située en Israël, où se croisent 3 jeunes filles attachantes aux racines différentes mais finalement au présent comparable. Des scènes de grâce ne sauvent toutefois pas complétement une réalisation souvent lourde et répétitive. Mais longtemps après la fin de la projection, les images de ces 3 femmes continuent à nous accompagner.
Nous partageons la vie de trois jeunes palestinienne dont la plus sage et qui porte le voile va peu à peu se lancer par un vent de liberté par lequel elle comprend ses deux autres camarades de chambrée. Elles vont aimer et devoir souffrir au regard d'une société encore très pudibonde et hostile aux élans du cœur. Je pense au film "Noce" dont le refus du mariage par l'héroïne fait comprendre à quel point les gens ont parfois du mal à accepter le monde tel qu'il est.
La réalisatrice palestinienne dresse le portrait de trois femmes qui font leur bout de chemin vers leur féminité et l’affirmation de soi. En plein cœur de Tel Aviv, ville prise entre traditions patriarcales et modernité, ces trois femmes respirent l’envie de vivre et de libertés. Belle chacune à leur manière, elles représentent trois facettes différentes d’être femme, d’assumer sa sexualité, ses désirs et son corps.
Maysaloun Hamoud réalise un film énergique et moderne où chaque réflexion sonne juste sans jamais tomber dans le cliché ni l’acharnement intempestif. "Je danserai si je veux" est une belle histoire d’émancipation portée par trois merveilleuses actrices.
de chroniques sur mon blog : plumeetpellicule.wordpress.com
Portrait qui me semble réaliste de la condition des femmes musulmanes . L'hypocrisie des prétendus frères musulmans est aussi mise en évidence à travers le personnage de Wissam, le fiancé de Nour, la sérieuse. Un film à ne pas rater
Tout – ou presque – est dans l’affiche. D’abord le titre : "Je danserai si je veux" qui sonne comme un slogan féministe. Ensuite la photo de trois femmes. L’une porte le voile. Les deux autres boivent et fument. Enfin à l’arrière plan, une ville, dont on sait depuis Richard Bohringer que c’est beau la nuit.
Le reste se découvre très vite. Layla, Salma et Nour sont trois jeunes femmes arabes et israéliennes. Elles partagent un appartement à Tel Aviv. Layla est avocate ; Salma a un job dans un bar ; Nour poursuit des études à l’université. Chacune à sa façon est en prise avec la société phallocrate.
Il y a deux façons de critiquer ce premier film d’une jeune réalisatrice palestinienne. La première est la plus rationnelle. Elle est la plus sévère aussi. Elle pointerait du doigt son architecture trop voyante. Scrupuleusement voilée, respectueuse des rites, Nour incarne la jeune Palestinienne pratiquante sous la coupe d’un fiancé qui lui refuse la moindre liberté. Avec ses piercings et ses joints, Salma est la bobo palestinienne qui cache à sa famille bourgeoise son orientation sexuelle. Plus âgée, plus indépendante, Layla est, elle, la Palestinienne installée que les hommes dont elles tombent régulièrement amoureux rappellent à son statut. Trois destins de femme comme autant d’illustrations simplistes de discours féministes.
La seconde choisit d’ignorer ces défauts pourtant bien voyants et de laisser parler son cœur. Elle soulignerait l’émotion suscitée par ces trois personnages qui, chacun à sa façon, fait naître l’empathie. Même Nour, a priori la moins sympathique. Sans se réduire à un simple coup de cœur impulsif, cette seconde critique évoquerait le portrait tout en nuance que le film dresse de Tel Aviv, la capitale économique d’Israël, dont Eytan Fox avait déjà fait en 2007 le personnage principal de son film "The Bubble". Elle évoquerait aussi le rôle des hommes dans ce film, qu’on pouvait craindre un instant unanimement veules mais qui sont sauvés, dans une scène bouleversante, par la tendresse du père de Nour.
Portraits de 3 femmes arabes (une traditionnelle, une rebelle et une lesbienne) vivant en Israel !! Alors certes l'esprit est louable car il dénonce le machisme ambiant dans les pays arabes mais malheureusement je n'ai pas réussi à chavirer plus que cela !! Le film est trop long à démarrer, les situations, les parcours et les psychologies ne sont pas assez creusés et à part deux ou trois scènes un peu choc (l'agression sexuelle de Nour, la colère des parents de Salma), le film est un peu trop lisse et survolé (et surtout j'ai eu l'impression de déjà en avoir vu dix des comme ça !!) Dommage...
Ce film est féministe et c'est tant mieux, mais est-ce un hasard si féminisme et pessimisme riment ensemble? En tout cas, "Je danserai si je veux" est bouleversant, mais surtout très déprimant. Si la sororité est magnifiquement montrée dans toute la délicatesse possible, dont sont capables les femmes entre elles, par contre le combat pour la liberté vis-à-vis du pouvoir patriarcal semble tellement vain... Oui, ces femmes peuvent dire non, mais le prix à payer est toujours très élevé et échapper à la soumission à l'ordre social et religieux établi, semble toujours une victoire provisoire. L'acquis d'un moment n'est qu'une conquête ponctuelle. L'islam ne semble pas au service de l'émancipation féminine : la fille passe du père au mari et si elle est soeur, alors le ou les frères veillent. La virginité semble synonyme de pureté et être déflorée serait, en quelque sorte, être considérée comme impure. Ces femmes ne sont pas des mécréantes, elles sont désirantes, désirables, insoumises parfois, déviantes face à la norme supposée juste. Eh bien, oui, une femme peut danser, fumer, boire, désirer un homme, ne pas en désirer un autre, désirer comble de tout une femme, et pour autant cette femme, quelle qu'elle soit, est respectable et doit être respectée. Cela devrait être indiscutable. Le prophète n'est pas là pour empêcher, enfermer, mais pour ouvrir, permettre. Ou alors, ce prophète ne me dit rien qui vaille. La jeunesse en Israël est pour une part subversive et c'est tant mieux ainsi. Mais si la drogue et l'alcool prennent tant de place, c'est sans doute que le climat oppressif n'est plus adapté. Il faut que les choses changent. Si l'accès au savoir semble possible pour les femmes, l'idée que l'homme devrait subvenir aux besoins du foyer est "anégalitaire" au regard d'une idée d'égalité des droits entre les hommes et les femmes. Cet ordre social rétrograde doit être combattu jusqu'à son extinction. Si le Coran a une légitimité, ce n'est pas pour servir les pratiques oppressives. Le prétendant de Nour, supposé un bon musulman irréprochable, commet un viol, sur lequel il est tout prêt à se positionner dans le déni. Ce n'est que "coincé" par la solidarité féminine, qu'il devra renoncer à son projet de mariage, sans pour autant être comptable de son acte ignoble. Bravo pour ce premier film engagé !
3 portraits de femmes de culture et religion à différentes dans un Tel Aviv assez festif. quelques clichés et déjà vu mais les actrices et le cadrage sont bons .il manque une narration par l.image de l environnement et de l ambiance générale.
"Je danserai si je veux" est une ode à la ville de Tel Aviv et ses jeunes habitants. Une génération en décalage avec l'héritage culturel et religieux de ce pays tiraillé. Ce premier film de Maysaloun Hamoud oscille entre fiction et réalité, proposant une vision très peu étudiée de la position de la femme au Moyen Orient.
Trois comédiennes impeccables, un sujet fort, une mise en scène correcte, reste le scénario un peu convenu au final. Mais là réalisatrice s'en sort plutôt bien. Allez y!
Bel hommage à trois femmes du quotidien, belles et rebelles...le reflet d'une communauté de femmes arabes victimes de discriminations raciales et sexistes. Passionnant !
Un excellent film à voir absolument !! Le destin de ces jeunes filles en proie à l'oppression des traditions religieuses d'un autre âge. Une solidarité et une amitié d'une émotion folle. Formidable !