Bien que totalement contre l'idée de refaire des films déjà existant en live action et ne souhaitant pas voir ce dernier, au vu de l'énorme succès du film au box-office, je fis donc contraint de me rendre en salle pour voir et essayer de comprendre l'engouement autour du dernier bijoux de Jon Favreau.
Alors autant vous dire tout de suite, selon moi le film n'est pas si mauvais, je dirais plutôt qu'il est acceptable dans son genre mais sans cette magie qui était présente dans la version de 1994.
Commençons par les points forts qui ne sont pas nombreux, mais omniprésents tout au long du film. Je parle évidemment des graphismes. Quand je parle de graphisme, j'entends là tous le travail de 3D qui est juste monstrueux et magnifique. Chaque plan est vivant et semble respirer. Chaque parcelle de l'image regorge de détails et semble vraie tant elle est réaliste. Alors je tiens à féliciter les équipes de Disney qui ont dû passer un temps fou à créer chaque brun d'herbe et à modéliser une eau toujours plus naturelle.
Mais au-delà des contrées verdoyantes et ensoleillées, il existe une réalité bien moins chatoyante, et comportant des défauts que même le plus grand des rois ne pourrait surpasser.
Il y a deux choses qui me gênent, et elles sont aussi présentes durant ces deux heures, ce sont les doublages. J'ai eu le malheur de voir le film en français, alors que le casting US était exceptionnel. Entre la voix de Scar qui n'est absolument pas intimidante ou même mesquine, Timon doublé par Jamel Debbouze qui fait du Jamel Debouzze et n'interprete pas vraiment le personnage; et enfin les scènes musicales plates comparées à celles des US. Bref rien ne va dans cette VF, c'est pourquoi je vous conseille fortement la VO.
Autre dernier point qui fâche, et pas des moindres, c'est même le sujet principal de ce film : pourquoi refaire un nouveau long-métrage alors qu'il en existe déjà un ?
Cette question je me la suis longtemps posée, et c'est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne voulais pas aller voir le film à la base. En effet, chaque plan est un copié collé en version HD de la version de 1994 et Jon Favreau ne fait que rajouter sa patte sur un film qui est sortie 25 ans auparavant.
Bien sûr j’ai conscience que ça n'a pas dû être chose facile de réadapter un tel chef-d'œuvre d'animation en live action, et le monsieur se débrouille très bien en innovant avec des techniques plus modernes et aux goûts du jour (plan-séquence, zoom dynamique, travelling et caméra embarquée).
Mais il manque cette magie colorée que le réalisme de la chose vient recouvrir pour donner des scènes musicales transparentes et sans aucune émotion où les personnages bien que vivant par leurs mouvements du corps, ne le semble plus au niveau de leurs expressions du visage.
C'est donc un débat éternel qui nous fait face pour déterminer si oui ou non les longs-métrages lives ont leur place au sein de l'univers Disney, au risque de perdre la splendeur dantant et l'âme qui fait d'un film Disney, une évasion utopique qui nous ramène en enfance. En attendant donc l'aube d'un jour nouveau où "création" serait mot d'ordre dans la charte Disney, Le Roi Lion est une reprise audacieuse qui tire son succès d'un ancien film, que personne ne devrait oublier.