Ce film britannique du réalisateur argentin Sebastian Lelio aurait pu être excellent, il n'est que moyen. L'intrigue : une relation homosexuelle refoulée entre deux femmes dans le milieu des juifs orthodoxes. Intéressant ! Le problème, c'est que entre quelques scènes fortes et puissantes prend place un développement plutôt mou et peu passionnant. On n'arrive pas à bien sentir les enjeux d'une révolte par rapport à l'intégrisme religieux. Dommage !
Un drame amoureux délicat, sobre qui évite de tomber dans le pathos à outrance ou le m as tu vu. Il a pour environnement une communauté juive orthodoxe mais l histoire qu il raconte est finalement très universelle et on pourrait facilement l imaginer se développer dans un autre milieu. Le ton grisâtre de son environnement ne met pas de baume au cœur mais convient parfaitement à un film mélancolique sur la douleur et la difficulté d une forme de renoncement au bonheur.
Une immersion chez les juifs orthodoxes et l'amour interdit de 2 femmes qui vont se heurter au poids des traditions et à l'hostilité de ses membres. Si le film ne verse pas dans la caricature et fait bien ressortir cette ambiance si particulière de l'univers ultra religieux, il est avant tout porté par un duo d'actrices épatant rendant très crédible ce récit. Beaucoup de tension et de suspense pour cette histoire simple et belle. Dubitatif sur le chapitre final et son dénouement mais pourquoi pas ? Une réalisation et une mise en scène solides pour un bon film plaîsant à suivre.
Une jeune femme retourne dans sa communauté juive orthodoxe suite au décès de son père et suscite des réactions contrastés en son sein. Evoquant aussi bien la question de la foi, du deuil ainsi que de l’homosexualité « Désobéissance » peine à exprimer la liberté à laquelle aspirent pourtant ses personnages dont on retiendra au final uniquement la finesse de l’interprétation.
Une jeune femme juive-orthodoxe, retourne chez elle après la mort de son père. Elle en profite pour dévoiler ses sentiments à sa meilleure amie. Sebastián Lelio ose s’attaquer à un sujet tabou, celle de l’homosexualité dans une communauté qui la rejette. Bien que très bien joué par Rachel Weisz et Rachel McAdams, « Désobéissance » souffre d’un rythme mollasson et d’une mise en scène bien trop sage vis-à-vis de son titre. Si le cinéaste s’est aventuré sur le terrain, il semble s’être perdu en chemin car n’ose pas aller jusqu’au bout des sentiments refoulés de ses personnages féminins. Le film apparaît convenu et sans passion. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Même si l'ensemble sonne un peu creux à la fin du film, j'ai trouvé l'oeuvre touchante et interprétée avec brio, les deux actrices à l'affiche sont vraiment au top, on en oublie leurs grands noms, car elles sont vraiment très crédibles dans leurs rôles. Belle réalisation.
Le point de la pression sociale dans toute sa mauvaise dimension. Excellente interprétation des principaux personnages. Bémol le début est vraiment lent.
Beaucoup de puissance dans ce film, sur le plan émotif, avec une tension très soutenue, et une réalisation remarquable. Les acteurs sont excellents. La dénonciation d'une communauté fermée, coercitive, repliée sur un dogme hermétique. Une ode à la liberté humaine et à la modernité contre les carcans de la société traditionnelle oppressive. Il aurait pu s'agir des Mormons ou de certaines castes sociales, ou même de groupuscules politiques identitaires ou révolutionnaires, mais l'auteur traite des Juifs orthodoxes anglais, sans que l'on ne puisse l'accuser d'antisémitisme. Dommage que la fin, plutôt confuse dans le message qu'elle entend passer (s'il n'y en pas, c'est alors une aberration scénaristique à mon sens), gâche quelque peu la qualité supérieure de l'ensemble.
À la mort de son père, le rabbin Krushka, Ronit (Rachel Weisz), qui s'était exilée à New York, revient à Londres. La jeune femme avait quitté la communauté juive orthodoxe où elle avait grandi dont elle ne supportait plus les règles étouffantes. Elle est accueillie par son ami d'enfance Dovid (Allesandro Nivola), que le rabbin avait adopté comme son fils spirituel et qui s'apprête à lui succéder. Dovid a épousé Esti (Rachel MacAdams), liée à Ronit par un indicible secret.
On pourrait paresseusement qualifier "Désobéissance" de romance lesbienne dans une communauté juive orthodoxe. Une histoire d'amour impossible entre deux amants du même sexe. On pense bien sûr à "Brokeback Moutain" ou à "Carol". Une communauté juive ultra-orthodoxe, ses rites, ses règles et ses membres qui y étouffent. L'action se passe à Londres. Elle aurait pu se passer à Jérusalem ("Kaddosh"), à Haïfa ("Prendre femme") ou à New York ("Brooklyn Yiddish").
Pour autant, "Désobéissance" n'est pas cela. Ou, en tout état de cause, "Désobéissance" est plus que cela. Que l'histoire d'amour entre Ronit et Esti rapproche deux femmes n'a tout bien considéré aucune importance - si ce n'est de donner l'occasion à deux des plus jolies actrices du moment de s'embrasser à bouche que veux-tu. Et que l'action se déroule dans la communauté juive de Londres n'en a guère non plus, si ce n'est de nous introduire dans un milieu fascinant par l'anachronisme de ses rites et la beauté de ses chants. Elle aurait pu se dérouler dans n'importe quelle communauté régie par des règles ("La mauvaise réputation", sortie la semaine dernière, décrivait le parcours d'une jeune musulmane qui avait défié l'autorité paternelle).
Le sujet de "Désobéissance" est ailleurs. Il est dans l'homélie du rabbin Krushka qu'il prononce dans la toute première scène du film. Il y évoque les créations divines : les anges, les animaux guidés par leur instinct et l'homme doté d'une qualité, le libre arbitre.
La liberté est le vrai sujet de "Désobéissance". La liberté de choisir. La liberté de laisser l'autre choisir. C'est de cette liberté qu'a usé Ronit en décidant de quitter son père, de partir à New York, au risque de se couper de ses racines. C'est de cette liberté dont Esti va faire lentement l'apprentissage en remettant en cause les choix de vie qu'elle a effectués jusqu'alors. C'est aussi cette liberté que Dovid, personnage faussement secondaire, loin du manichéisme qu'on pouvait craindre, interprété avec délicatesse et douceur, va toucher du doigt alors que ses péripéties conjugales remettent en cause sa vocation.
Film de commande, signé par le réalisateur d'Une Femme fantastique. Titre peu subtil. Mais bonne surprise. Les trois acteurs principaux (Weisz, McAdams, Nivola) sont magnifiques. La tension psychologique et sensuelle qui nourrit ce mélodrame est captée avec force et finesse tout au long du film... ou presque : bémol sur le dénouement, un peu long à faire aboutir toutes ses pistes thématiques et peut-être moyennement crédible.
Amours lesbiennes au sein d'une communauté juive orthodoxe, et donc rigoriste. Un peu long (on a droit à tous les rites). Les deux jolies Rachel abusent un peu trop des regards embués. La scène de sexe est curieuse : crue mais pas dénudée. Les effets sont un peu trop appuyés mais on apprend quand même des choses (les femmes orthodoxes ont leur voile : leurs perruques).
C’est bouleversant comme excellent film même si c’est du déjà-vu rappelant « Carol », se distinguant du thème de la religion qui y est pertinent. Comment inculquer des fondements de sociétés prônant les unions maritales depuis les temps anciens, la fin le démontre après de sage parole, l’homosexualité bannie tel que l’histoire le raconta. Les fois musulmanes et juives ne sont pas si différentes, se rapprochant par leurs approches culturelles sur la piété de la femme.