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Laurent C.
295 abonnés
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3,5
Publiée le 4 février 2018
Le sparring est la mise à disposition de boxeurs pour servir de quasi punching ball à des sportifs accomplis avant un combat important. La pratique semble courante dans le milieu, et surtout particulièrement violente quand on sait les risques de lésions cérébrales, et donc de handicaps, qu'encourent ces bêtes humaines. C'est à peu près le sujet qu'aborde ce premier film de l'acteur et scénariste Samuel Jouy. A peu près car le film évoque avec justesse et finesse la douloureuse question des traumatismes crâniens causés par ce sport de combat, et surtout le délaissement psychologique et social que provoque la vieillesse dans l'univers complexe du sport professionnel. "Sparring" est un film de boxeurs au scénario sans grande originalité. Il retrace avec la tradition attendue le retour du sportif déchu vers la victoire. Le même sportif de la quarantaine passée est lui-même un bon père, maladroit, touchant, marié à une femme des plus charmantes. Tout pourrait faire craindre un récit dans l'exacte tradition des films de sport. En fait, ce film est d'abord celui de Mathieu Kassovitz. Ce dernier emporte le film dans un magistral suspens où se côtoient les émotions fortes, le stress de la victoire annoncée, la douceur de la vie familiale et la dureté des retours à la réalité sociale des sportifs professionnels. L'acteur crève littéralement l'écran, donnant à son rôle l'épaisseur des héros et l'humilité des grands. Il est tout à fait crédible dans cette peau vieillissante du sportif, abattu par un quotidien difficile. C'est un magnifique personnage dont on aurait espéré une nomination aux Césars. Peut-être pour 2019 ? A bons entendeurs ....
Je n'aime pas du tout la boxe mais j'ai quand même souhaité voir ce film. C'est un film dramatique intéressant, bien analysé et bien joué. Ce film est bien sans plus mais on passe un bon moment agréable.
Un film de boxe terriblement humain et superbement interprété par M.Kassovitz ! Le scénario n'est pas des plus originaux mais la force de la mise en scène et l'empathie provoquée par le héros force le respect. Encore une grande performance de M.Kassovitz.
Excellent film sur la boxe, mais pas que.... Kassovitz est excellent, le film déroule, avec pleins de scènes fortes... très belle réussite, sur un sport que je connais pas, j'ai adhéré
Bon film, bons acteurs qui n'en font pas des caisses. Très appréciable. Belle lumière. Pas aussi bien que les premiers Rocky qui sont quasi des chef d'œuvre même si je sais bien que ce n'est pas ça la boxe! Mais allez voir ce film pour passer un bon moment même si pour moi il y a un léger manque d'émotion.
Si vous pensez voir un film de boxe vous allez être déçu. Ce film parle des sparrings ces hommes de l ombre qui prépare les champions . Dans ce film mathieu kassovitz est très crédible et même si je n aime pas l acteur particulièrement il est convaincant dans son rôle. Mention spéciale également à l actrice qui joue sa fille dans le film elle hyper touchante !
Quelques longueurs et balourdisent (genre des moments de couples pas très fins ni crédibles), mais globalement un très bon film : histoire de mec, histoire de famille, une belle histoire avec Kassowitz magistral, les autres très bons.
Une belle surprise. D'abord, le sujet ! Quelle belle idée de s'intéresser à ses boxeurs de l'ombre, qui acceptent de n'être que des "sacs d'entrainement sur pieds" : un angle original pour parler du monde de la boxe.Un rôle qui va comme un gant (Haha) à Kassovitz, à nouveau parfait. Les papas seront sans doute touché par la relation avec sa fille ( remarquable jeune actrice) et ce regard sur son "héros de père", bien chahuté. Le film est touchant, intime et s'il peut paraitre parfois lent, il n'est qu'à l'image de son anti-héros qui a pris trop de coups au cours de sa carrière et qui, à 40 ans, semble porter sur ses épaules, son visage, tout le poids d'une passion pour laquelle il n'a jamais pu être totalement à la hauteur. Vu le final du film, on se demande au bout du compte qui a été le sparring partner de qui… et ça, c'est très malin ! spoiler: (On s'attend tout le film à voir le grand combat… et bien non ! Le film est bien plus intelligent que ça dans ce qu'il veut raconter)
Dans le premier long-métrage du comédien Samuel Jouy, Mathieu Kassovitz est un boxeur raté qui a perdu plus de combats qu’il n’en a gagné. N’ayant plus trop le choix financièrement, il va accepter une offre que beaucoup de boxeurs préfèrent refuser, devenir sparring-partner. Ce boulot consiste à s’entraîner avec un grand champion en vue de la préparation d’un match. Le sparring mange alors les coups quitte à ne pas repartir indemne. L’acteur se relève brillant dans ce rôle pathétique et toute en retenue. L’histoire déroute quelque peu du fait qu’il n’existe apriori aucun espoir que les choses aillent mieux. Au-delà des coups, « Sparring » est un drame psychologique sincère et plein d’humilité. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Les films de boxe généralement j'apprécie assez et ce film ne déroge pas à la règle. Kassovitz en boxeur en fin ne carrière qui tente de tout faire pour offrir a sa fille une vie meilleur, est top. Donc vieux boxeur qui va devenir l'un des sparring partner (mec sur qui "le champion" va s'entraîner pour faire simple) qui fait tout pour tenir. C'est plein d'émotion de voir cette gueule cassé continuer a avancer malgré les difficultés. Bref bon film. NOTE: 7/10
C'est un film qui traite du sport, de la boxe, à travers non pas des outsiders mais des perdants. J'ai trouvé le propos original, etspoiler: sa morale sur le besoin de confiance en soi intéressant . Maintenant ce qui m'a dérangé, c'est que le premier rôle fut accordé à Kassovitz il n'a pour moi ni le charisme ni les compétences en boxe nécessaire pour appréhender correctement un sparring.
Dans Sparring, Mathieu Kassovitz incarne un boxeur semi-professionnel au soir de sa carrière. Un père de famille humble à l’image du premier film réalisé par Samuel Jouy. Entre précarité sociale et précarité sportive, la souffrance est tout aussi morale que physique. Le traitement documenté et subtil des coulisses et des rituels du noble art sonne juste et touche, scène après scène. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Entrée sans concession dans le monde des sparring, monde calfeutré et méconnu usité principalement en boxe et en tennis. Certaines scènes ou propos ne sont pas très crédibles, notamment le fait que Kassovitz deviennent le sparring d'un boxeur connu et coté malgré son bilan catastrophique : 13 victoires, 3 nuls, 33 défaites en 49 combats. Le tout manque de passion, de rythme, de punch.
Samuel Jouy signe là un film aussi fort que les films de boxe traditionnels réussis, quoique prenant le contre-pied des scénarios classiques : il cadre un looser discret mais remarquable (Kassovitz, tout en retenue, crève l'écran !), accroché sans coup férir à sa tribu (sa femme et surtout sa fille sont bouleversantes), lucide et tenace, secret mais franc du collier. Un beau personnage dont le dernier combat, passage obligé du genre, est parfaitement raccord avec le reste du film : sobre, classe et intense ... Au passage on plonge dans les coulisses du grand show, on prend conscience de l'envers du décor et ce regard inhabituel sur le monde de la boxe est très éclairant. Que la focale soit mise sur l'intimité de quelques belles personnes simples et droites autant que sur les séquences de boxe burnées m'a beaucoup touché. Grosse émotion.