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Illusions du Spectacle
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0,5
Publiée le 27 avril 2020
Lorsque je regarde les critiques positives et leurs commentaires pour ce nanar insipide et niais à souhait, je comprends vraiment à quel point on continuera toujours à produire de tels âneries, qui finalement on leur fan-club, que l'on arrivent à identifier facilement dans la vie de tous les jours. Encore un sous-téléfilm qui insultera votre intelligence...
Je suis comme Estonius, je me demande ce qu'on peut reprocher à Lake Placid. Bridget Fonda est super-craquante, marrante, elle interprète excellemment son rôle. C'est bien réalisé, bien filmé, tous les acteurs sont à leurs tops. C'est gore sans jumpscares inutiles. C'est l'un de mes films de monstres (crocodiles) préféré. En plus la bande originale de John Ottman est parfaite. Rien à dire de plus...
Derrière son traitement modeste, cette série B possède une véritable personnalité.
A part une ou deux scènes gores (plus que dispensables à mon goût), Lake Placid prend le spectateur à contre-pied en détournant le modèle du film d'épouvante pour devenir une comédie fun et décomplexée. Légère, amusante et souvent absurde, l'oeuvre de Steve Liner repose avant tout sur un comique de situation.
Le shérif et le garde forestier du coin vont devoir coopérer avec une paléontologue et un scientifique quelque peu "à l'ouest" pour résoudre une problématique grotesque : un crocodile géant terrorise le coin. Tous ces personnages aux parcours et personnalités aux antipodes les uns des autres se rassemblent pour tenter de solutionner cette absurdité.
Ici, ce sont surtout les interactions entre les protagonistes qui forment le point central du film. La non-compatibilité entre ces énergumènes donne naissance à des situations invraisemblables et à des dialogues savoureux. Bien interprétés par un casting qui fonctionne impeccable, le petit groupe se "chamaille" comme des enfants dans une cours de récré.
Derrière les sarcasmes et les prises de becs, des amitiés aussi inattendues qu'attendrissantes se développent, faisant de Lake Placid une sorte de "feel-good movie" très léger, jamais niais, qui ne se prend pas au sérieux.
Le parti pris d'incorporer des scènes gores, spoiler: [spoiler]ou l'éradication du second crocodile au bazook a (histoire d'avoir LA scène d'arme à feu du film)[/spoiler], constitue pour ma part un élément négatif. Vouloir jouer dans deux registres différents n'était pas la meilleure option, et Lake Placid dispose d'un bien meilleur potentiel comique qu'autre chose, les accès de violence lui allant mal au teint.
Si je devais retenir qu'un seul long metrage qui traite du thème de monstres aquatiques en tous genres, Lake Placid premier du nom (pas ses suites ratés) se hisserait facilement en tête du peloton. L'un des meilleurs films de crocodile mangeur d'hommes, réalisé par un certain Steve Miner, un cinéaste habitué au genre, qui s'est créé une réputation solide, dans les années 80's et 90's.Une anthropologue (Jane Fonda-Kelly Sott) est appelée à la rescousse au Lake Placid, suite à la mort atroce d'un agent de protection des eaux, aidée par le chef des gardes forestiers (Bill Pullman-Jack Wells), du chérif local (Brendan Gleeson- shérif hank) et l'excentrique et richissimes scientifique (Oliver Platt- Hector Cyr) ,elle devra faire face à un redoutable et gigantesque crocodile mangeur d'hommes, qui a décidé d'élire domicile dans le coin....Si la trame s'avère des plus classiques et convenue, son traitement l'est beaucoup moins, la scène d'entrée réussit à mettre en place une ambiance macabre, par sa cruauté, bien gore et qui annonce d'emblée la couleur. Une tension palpable et maîtrisée s'installe au fur et à mesure que l'intrigue évolue,et monte d'un cranc, lors des attaques discrètes (dans un premier temps) du reptile mais efficaces car oui, le crocodile n'est pas omniprésent,et il faut patienter un bon moment pour le voir en chair et en os ( peu pour la courte durée film), et ses premières charges ne son que suggérées pour la plupart, mais le côté anxiogène et stressant est maintenu et bien amené.... Lake Placid se concentre d'avantage sur ses personnages haut en couleurs, bien exploités ,ce qui les rend attachants et touchants face au danger qui les guette; l'humour acerbe et second degré est bien present et dénote parfaitement avec le ton sérieux adopté, un équilibre des situations et de genres réussi, et les nombreuses scènes portées par le duo du shérif local et du scientifique fou, sont hilarantes, et très drôles . Les acteurs sont très convaincants, et livrent de très bonnes prestances,une mention spéciale pour Bill Pullman un acteur que j'admire beaucoup ou encore la charmante Jane Fonda qui crève l'écran pour ne citer qu'eux. Le gigantesque crocodile en CGI est réussi et le rendu sur écran est bluffant pour un film de l'époque, avec deux ou trois scènes en "animatronique", et ses "véritables" apparitions dans la dernière ligne droite sont jouissives,et rythmées et conduisent à un final bien pensé, mais attendu, le gore est peu présent , mais efficace qui ne tombe jamais dans la surenchère de sang à profusion. LAKE PLACID est une agréable série B,qui respire bon les années 90's, rythmée où l'on ne s'ennuie pas une seconde, doublée d'une bonne dose d'humour bienvenu, qui tape au bon endroit. Un film qui ne se prend pas au sérieux et assume son côté parodique c'est réussi,même si on ne peut pas en dire autant pour ses suites....A voir absolument . Ma note 3,5/5
Série B qui possède une bonne dose d'humour, "Lake Placid" est un film de crocodile plutôt divertissant à visionner grâce également à la présence d'excellents trucages et à des personnages qui s'avèrent bien attachants. Par contre, l'histoire ne propose rien de franchement originale et la mise en scène de Steve Miner manque parfois de relief.
Bien que datant de 1999, Lake Placid enterre tous les téléfilms de monstre tournés à la chaîne notamment par Syfy ou d'autres studios bis douteux d'Europe centrale. Sa force, c'est qu'il ne se prend pas au sérieux. Bien que la menace soit de taille, les relations entre les personnages (une paléontologue, un garde forestier, un milliardaire, un shérif) sont toutes très drôles. Je me suis souvent surpris à éclater de rire. Les dialogues bien sûr et les situations dans lesquelles ils ont le malheur de se fourrer comme se prendre à leurs propres pièges ou la tendance à finir par dessus bord. Le crocodile, finalement, on le voit peu. Ce qui le rend encore plus impressionnant. Stan Winston oblige. Ce n'est pas au papa de Terminator qu'on va apprendre à rendre crédible un monstre. Alors, c'est sûr, que je ne conseillerai pas ce lac trop tranquille pour y planter sa tente et étudier la faune locale. Mais entre Peur Bleue de Renny Harlin, Godzilla de Roland Emmerich ou, hum, Anaconda avec J-Lo, on assistait au renouveau du film de monstre à la fin des années 90. Y avait-il une raison particulière ? La menace Jaws était peut-être jugée suffisamment lointaine pour retenter le coup.
À rebours du schéma préconçu et installé depuis Jaws, Lake Placid premier du nom fait du film de monstre un spectacle et de son crocodile l’attraction principale autour de laquelle gravitent, pour notre plus grand plaisir, des acteurs aux prestations clownesques et géniales. Car la grosse bébête n’est qu’un épicentre, symbole d’un lieu – le lac, motif romantique par excellence – où vont se retrouver des cœurs perdus, des fortes têtes, une lutte des classes et des genres, une guerre des milieux (rural / urbain). Très drôle, le film cultive un second degré mordant et parvient à générer un équilibre subtil entre rire et horreur, posture complexée d’un nageur en eaux troubles et décomplexée d’un faiseur de blagues autour du feu de camp. Car tout dans Lake Placid est une question d’équilibre : les forces en présence doivent cohabiter et s’entendre, la nature doit conserver l’un de ses piliers (aussi dangereux soit-il) sans quoi elle risquerait de se dérégler. Le crocodile se mue aussitôt en vétéran, en mémoire d’un passé, qui dépasse largement les protagonistes en présence, à protéger comme l’espèce en voie de disparition qu’il est. S’installe alors une réflexion menée en sous-texte et somme toute assez fine sur la légitimité d’un monstre à exister et à vivre à sa guise, sur la propension de l’homme à tuer ce qui le mettrait en péril. D’où le compromis drolatique et intriguant de changer le monstre en objet de curiosité voire de culte, mi bête mi divinité, capable de juger la bonté d’un être à la manière du bras armé d’une mythologie. Là où, d’ordinaire, le monstre est traqué et tué pour rétablir un semblant d’équilibre, Steve Miner se focalise sur la bêtise autodestructrice de l’homme, s’intéresse aux monstres en chacun de nous, passions, peines et rivalités. Peu calme, le lac… Une œuvre surprenante donc, aux effets visuels saisissants et à l’horreur diffuse, qui assure le spectacle tout en proposant autre chose que le schéma ordinaire du film de monstre. Fort divertissant, fort drôle, fort intelligent.
Grand classique de mon adolescence, ce film n’a pas pris une ride. Contrairement à bien des séries B du même genre (films de croco ou plus généralement d’animaux mangeurs d’homme), le scénario est excellent et franchement prenant, entrecoupé de petites touches humoristiques (notamment par le biais de la vieille). C’est plaisant à suivre, rythmé, relativement bien fait pour l’époque. C’est d’ailleurs un des points forts du film : le monstre est étonnamment réussi ! Ses attaques sont impressionnantes et réalistes. La réalisation de Steve Miner est très intelligente et maligne : il expose peu le crocodile, mais ses quelques apparitions sont d’une efficacité redoutable. Les scènes chocs sont d’ailleurs rares mais bien amenées. Et puis il y a beaucoup d’ingéniosité, spécifiquement dans la capture de la bête. C’est une franche réussite ! Film sous noté, souffrant probablement de ses suites abracadabrantesques et ridiculement scandaleuses.
C'est un film de "monstre" mais comique ( dans le bon sens du terme ) , un casting impeccable et appreciable. Des répliques cultes, les effets sont très bons pour son époque ( pas de surenchère numérique ).
Une série B de monstre assez amusante avec des acteurs Has Been, la palme revenant à Bill Pullman avec son air de cocker triste semble se lamenter sur sa carrière perdue du début à la fin du film, on mettra à part Brendan Gleeson qui commençait à faire son trou à l’international. On oscille constamment entre l’amusant est le consternant, comme pour la vision du crocodile plutôt bien fait avec des effets mécaniques, franchement hideux quand sur des plans plus larges il est en effet numérique. Je me suis amusé avec le personnage de la fermière certes too much mais qui colle à ce que ce genre de film doit faire pour être sympa à regarder. Cela aurait put être bien mieux mais cela mérite quand même la moyenne.
Critique de "Lake Placid". Un film de monstre aquatique parmi tant d'autres. La seule différence que je trouve avec les autres c'est son second degré assumé sans tomber dans le comique. Le crocodile est mal fait dans certaines scènes. Ça gâche un peu le côté horrifique. 2,5/5
Honnête film d'aventure qui tangente l'horreur, ce film permet de passer un bon moment, en particulier grâce au réel talent de Bill Pullman (Jack Wells) et de Bridget Fonda (Kelly Scott).
Le suspense est bien mené et les effets spéciaux convaincants..
Mais que reproche-t-on au juste à ce film ? Le quatuor d'acteurs est impeccable dominé par une Bridget Fonda mutine qui crève l'écran, les personnages sont intelligemment différenciés, ça fait preuve d'une saine et remarquable décontraction et d'un humour qui n'interfère pas sur le déroulé de l'action. L'image est très belle, les scènes chocs sont rares mais bien amenées, il n'y a aucun temps mort. Ce film sans autre prétention que nous divertir se déguste comme une friandise coupable ! Mais que demande le peuple ?
"Lake placid" fonctionne sur un second degré omniprésent. En effet, il assume pleinement son statut de nanar avec ses personnages caricaturaux et prête plus aux rires qu'à la frayeur sans pour autant tomber dans la parodie grasse. Amusant et régressif.
J'ai revu le film il y a peu, et il se regarde toujours avec plaisir. Les effets spéciaux du crocodile sont toujours aussi convaincant. Le film se voit comme un film d'aventure horrifique plutôt qu'un film gore ou de créature. L'humour de certaines scènes (surtout celles du duo Oliver Platt/Brendan Gleeson) apporte de bons moments de détente entre deux attaques du croco.