Aladdin : La caverne aux ratés… ou presque
Guy Ritchie, l’homme qui nous a offert des perles comme Snatch et Sherlock Holmes, a troqué son style nerveux et ses montages sous amphétamines pour une réalisation plus lisse qu’un discours de Miss France. Sérieusement, on attendait des courses-poursuites façon parkour et des dialogues mordants, mais non. On a eu droit à un conte aseptisé, sans saveur, comme un kebab sans sauce.
Le bon Will, c’est le mec qui peut transformer n’importe quoi en divertissement correct. Et il sauve clairement la baraque ici. Son génie est un mélange d’humour, de charisme et de Will-isme pur. Mais bon, avouons-le, quand tu passes après Robin Williams, t’as un Everest à grimper. Will fait le taf, mais c’est pas non plus le sommet. On est plus proche d’une balade en tapis volant low-cost que d’un vol au-dessus des nuages.
Mena Massoud incarne un Aladdin convaincant, avec le sourire ravageur et les cabrioles qui vont bien. Mais Naomi Scott en Jasmine… comment dire ? On dirait qu’elle a confondu « princesse » et « poisson congelé ». Aucune émotion, zéro chimie. Quand elle chante, tu te demandes si elle essaie de séduire Aladdin ou de postuler pour The Voice. Et Jafar ? Alors là, on touche le fond : un méchant aussi terrifiant qu’un chaton. Il manque plus qu’une tasse de thé et c’est bon.
Visuellement, c’est un plaisir pour les yeux. Couleurs éclatantes, décors somptueux, danses à la limite de Bollywood… mais tout ça manque d’âme. On dirait une photocopie mal imprimée d’un truc original. Oui, c’est beau, mais où est la magie ? Où est ce truc qui te fait vibrer et qui te donne envie de chanter Prince Ali à pleins poumons dans ta douche ?
Les chansons cultes sont là, évidemment, et elles font le boulot. Mais alors pourquoi rajouter des morceaux qui n’apportent rien ? C’est comme si on mettait de l’ananas sur une pizza : t’en avais pas besoin, c’est juste là pour te frustrer. Et franchement, certaines réorchestrations donnent envie de relancer direct le dessin animé de 1992 pour oublier.
Aladdin version live, c’est comme une lampe magique dont le génie aurait pris des RTT. C’est divertissant, c’est joli, mais ça manque de souffle et de folie. Guy Ritchie a joué la sécurité, et ça se voit. Résultat : un spectacle qui plaira aux enfants et aux fans indulgents, mais qui laisse un goût amer pour ceux qui espéraient un vrai coup de génie.
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