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MSMBMSM
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2,5
Publiée le 8 juin 2020
Dans son approche de réalisateur, Olivier Marchal me rappelle à plus d'un titre celle de Luc Besson... À la base, il y a souvent une (très) bonne idée. Mais immanquablement, Marchal comme Besson se croient obligés d'en faire des tonnes. Tant dans le caractère intrinsèque des personnages que dans les situations, souvent très "cliché", excessives, invraisemblables, voire contradictoires... Au final, on visionne une sorte de "gloubi-boulga" pré-mâché et convenu qui, si il a le mérite de vous remplir le ventre, ne vous nourrit pas l'esprit et dès le lendemain, il n'en reste pas grand chose, si ce n'est le goût d'un (bon) divertissement.
Un film de mafia qui suit tous les codes du genre sur un sentier balisé, des affaires louches qui semblent la seule option pour s'en sortir à la réussite et à la conclusion immuable (on la connaît dès le début du film) en passant par les combines, les associés douteux, le succès qui monte à la tête... C'est plutôt attendu, mais le film a de la gueule, grâce notamment à son casting convaincant, Benoît Magimel en tête, excellent en arnaqueur fatigué.
Franchement déçu. Pourtant, à partir d'un scénario original, l'affaire de l'arnaque à la TVA sur la taxe carbone, on aurait pu assister à quelque chose sortant des sentiers battus. Au lieu de ça, on est dans le thriller des plus conventionnels, totalement surjoué, sauf Benoit Magimel qui tire son épingle du jeu, avec de multiples scènes irréalistes. Par exemple, BM dépose le bilan de sa boite et on en entend plus parler. Pour ceux que ça intéresse, il y a obligatoirement après cela soit le redressement judiciaire (le patron reste patron mais est surveillé de près par un administrateur judiciaire, jusqu'à ce que la boite se redresse), soit la liquidation en cas de mise en vente et si aucun repreneur ne se manifeste. Premier gros bémol dans le film qui ignore totalement ces péripéties. Ensuite l'emprunt par Magimel auprès d'un malfrat, pour des raisons obscures (alors que l'arnaque à la TVA commence à fonctionner). Puis la guerre ouverte avec le beau-père (Depardieu) à laquelle on ne croit pas, tant Depardieu parait peu impliqué dans ce film etc...etc...Tout le monde vocifère, fume, l'histoire d'amour avec Laura Smet vient comme un cheveu sur la soupe. Bref, on est loin des thrillers à la De Palma. Pourtant, Olivier Marchal avait sorti des trucs pas mal (MR73, Quai des Orfèvres...), mais ici il est trop tombé dans la facilité. Pour moi évitable.
L'adaptation de cette arnaque plutôt méconnue permet à Olivier Marchal de se maintenir, mais notre intérêt diminue. Ne parvenant jamais à nous surprendre, la lecture est fluide et les rebondissements, terriblement classiques.
Navet dominé exclusivement par les nouveaux clichés plus ultras du polar noir. Dommage car si le sujet axé sur la fraude sur le marché du carbone est inspiré de faits réels il reste intéressant et mériterait sans doute un film un peu plus regardable.
Vulgaire, confus, bruyant, fatigant, excessif. Dialogues écrit avec les pieds. Quel honte d'appartenir à un pays capable de faire du si mauvais cinéma...
film pas mal du tout, le premier probléme viens de certains détails comme les assassinats en plein jour sans silencieux, l'hotel qui fini en wall street, le plagiat de scarface ( scéne du scandale au restaurant, quand Magimel va voir sa mére),
quelques second roles pas du tout crédible, je fini avec la musique qui est à revoir, pour le reste j'ai passé bon moment.
Encore un film à la française. Cinéma qui n’evolue pas. Vulgarité basique des méchants,(on eu le droit à tout le lexique habituel et surtout à chaque scène d’action), looks des années 80 et tout le monde fume en permanence. Bouquet final une fin à la française. De plus ce n’est pas très bien joué à part le héros mais toujours dans le même registre. Tres décevant
Menacé de perdre son entreprise, Antoine Roca, un homme ordinaire, met au point une arnaque qui deviendra le casse du siècle. Rattrapé par le grand banditisme, il lui faudra faire face aux trahisons, meurtres et règlements de compte.
Une fois le destin du héros exposé (dès la première scène) et l'arnaque mise en route on devine assez vite le déroulé de cette histoire sans grande surprise. La fraude à la taxe carbone, intéressante, se situe en toile de fond mais Olivier Marchal retourne très vite dans ses habituelles histoires de gangsters. Quelques intrigues secondaires très mal exploitées (l'histoire entre Laura Smet et le héros, le flic ripoux...). Bonne surprise : l'interprétation solide et sobre de Magimel qui en fait habituellement des caisses. Loin d'être le meilleur Marchal mais pas inintéressant.
J’adore Benoît Magimel et avec ce film j’ai été comblé. On aura une intrigue passionnante qui est inspirée d’une fraude qui s’est réellement produite. En effet, entre 2008 et 2009, un détournement de 1,6 milliard d’euros en France en rapport à la TVA Carbone a été fait. Le piège aurait été de tomber dans des termes trop techniques et de perdre le spectateur mais rassurez-vous ce n’est pas le cas. C’est expliqué de manière assez simple et au fond ce concept restera le départ du scénario car le plus important ne sera pas là. On verra la manière dont Antoine va tomber dans le vice de l’argent. Cet entrepreneur qui au départ a les raisons les plus viables du monde, va rentrer dans la spirale infernale de la cupidité. Tout va commencer à dépasser cet homme qui n’est pas fait pour cette vie. Il va se prendre dans un engrainage destructeur. C’est vraiment passionnant de le voir dans ce système mafieux et changer au fur et à mesure. Benoît Magimel est tout simplement gigantesque dans ce rôle. Et de plus, il est parfaitement bien entouré. Michaël Youn, loin de l’image qu’il a laissée dans FATAL, est surprenant de sérénité. Idir Chender et Gringe complètent bien la donne. Le rappeur montre que son talent dépasse les scènes musicales. Pour ajouter un petit plus, Gérard Depardieu va se mettre en grand patriarche et se lancera dans un affrontement de titan avec Benoît Magimel. CARBONE se classe avec succès dans la catégorie des grands polars français.
Une nouvelle fois Olivier Marchal nous offre un très grand polar. Servi par un phénoménal casting le film nous fait suivre un patron de Pme ruiné (extraordinaire Benoit Magimel) qui se lance dans une grosse arnaque à la taxe carbone. Il va se retrouvé confronté au milieu du grand banditisme et à son beau-père (Gerard Depardieu excellent en homme très riche et puissant) qui le méprise. Le film maintient la tension jusqu'au dénouement. A voir et revoir.