Inspiré de loin par l’arnaque à la taxe carbone qui a coûtée une fortune à l’état français, Carbone est un polar à la sauce Marchal avec des personnages entiers, avec des grandes gueules mais des failles toutes aussi grandes. Le film est réussi quand il lorgne vers le polar français, dans sa gouaille, l’écriture de ses personnages. En revanche il est beaucoup plus laborieux quand il lorgne vers le policier américain plus sociétale. A titre d’exemple pour cela la scène du restaurant qui tente de reprendre de manière absurde celle de Scarface en finit par être gênante car elle est en plus interminable. Le film alterne tout le long des passages de qualités et d’autres vraiment loupés. Du côté des acteurs c’est aussi inégale, Benoît Magimel et Depardieu (que je ne trouve bon plus que dans des seconds rôles) s’en sortent bien, c’est moins le cas pour certains seconds rôles. Bref c’est un moment pas désagréable mais Marchal a déjà fait bien mieux.
Un film de mafieux "rise and fall" français bien plaisant, rythmé, globalement bien joué, mis à part Michael Young qui devrait vraiment changer de métier. On regrette la débandade de malheurs qui additionnent vers la fin (le combat de femmes.... pathétique), la bande son est bonne (Orelsan); On est presque sur le même fil conducteur que "La French", en moins bien tout de même. On essaye clairement de faire rentrer beaucoup d'éléments en même temps dans ce film qui aurait gagné en sobriété. Néanmoins l'histoire reste facile à suivre. Bref: sympathique avec un bon casting, excepté Michael Young.
Scénario pas crédible (pourtant basé sur des événements réels). Comme si 3 clampins pouvaient ouvrir une agence de trading en 2 temps 3 mouvements. Comme s'il était ultra facile de monter une telle arnaque. A l'exception de Magimel et Youn les acteurs sont fades et interprètent des personnages sans consistance. Aucun suspense : on sait dès le début que Magimel meurt et on devine ce qui va arriver avant que ça n'arrive. Décidément Marchal n'est pas ma tasse de thé
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2,0
Publiée le 13 novembre 2018
Voler de la T.V.A sur du gaz carbonique! C'est possible ? Qu'on se rassure, c'est de la fraude, du virtuel sans transport, sans intermèdiaire et sans trèsorerie! Pour faire simple, il n'y a que vous et votre ordinateur! il n'y a rien de compliquè là-dedans, il faut juste y aller au culot comme ce chef d'entreprise qui s'apprête à perdre sa boîte et qui, par l'intermèdiaire de son comptable, a l'idèe de faire de l'arnaque à la T.V.A! Ce film nous montre que si vous voulez gagner de l'argent en vous associant avec de gros voyous, vous risquez d'aller dans le mur en vous prenant un pruneau en pleine rue! Moins dur que ses prècèdents films même si la violence est là, Olivier Marchal signe un thriller efficace mais inègal avec de la musique rap! On n'a du mal à croire à cette arnaque à la taxe carbone qui ne cède devant aucun clichè! Rien de nouveau certes, mais le casting est plus ou moins solide : Benoît Magimel, Moussa Maaskri, Michael Youn (oui oui)...et Gèrard Depardieu en parrain juif qui se prend pour Napolèon! Quand à Laura Smet, malgrè de mèritoires efforts, elle n'est guère montrèe à son avantage en petite amie meurtrie! Chender & Gringe, eux, agacent (cf. la scène du restaurant) et surjouent...
Ah Marchal quand il fait du cinoche ya pas à dire c'est autre chose que ses séries à la mord moi-le, genre section zéro. Là,on retrouve enfin son style, sa verve, on est pris du début à la fin, scénario, mise en scène, rythme, suspense, jeux et choix d'acteurs, ambiance, tout y est pour qu'on puisse se régaler. J'ai adoré.
le sujet sur l'arnaque à la taxe carbone est très intéressant et le jeu des acteurs est pas mal dans l'ensemble mais les règlements de compte et les soirées arrosées prennent un peu trop le pas sur l'intrigue. le rythme du film est soutenu et la fin inattendue.
Carbone raconte avec force comment l'appât du gain peut faire perdre la tête. spoiler: Le parti pris de nous annoncer la mort du personnage principal dès le début de l'intrigue place le film dans une zone où l'on va sans aucun doute assister à la chute d'un homme, et comment et pourquoi il en arrive là.
De fait, le polar perd en suspense, mais il en devient une étude de mœurs intéressante.
Dans le genre, ça n'atteint pas l'intensité d'un chef-d'oeuvre comme "le Loup de wall Street" de Scorsese; mais les acteurs sont bons, et l'ensemble tient en haleine.
En dépit d'un thème intéressant et d'un bon casting, voici un film médiocre de plus à l'actif de Marchal, meilleur comédien que réalisateur. Le scénario comporte un certain nombre d'invraisemblances et d'outrances, mais surtout la mise en scène est plate, l'image laide et la bande son insupportable. La vulgarité des dialogues est pénible elle aussi. La chute, connue dès le départ, agrémentée de philosophie de comptoir, n'arrange rien.
Décevant. Après un début prometteur sur la relation Magimel-Depardieu, un enchainement vaseux (didactique mais peu clair) sur les ressorts de la taxe carbone, on retombe dans le train-train des films de gangsters, avec l'inévitable second-couteau ingérable qui plante toute l'affaire. Par moments, ça rappelle "Le grand pardon". Ceci-dit bien filmé et bien interprété. A noter, une curiosité, le "rôle" de Laura Smet qui tient en trois lignes de dialogues...
Carbone est un Superbe polar Français inspire d une histoire vraie On reconnaît les films d Olivier Marshall par leur réalisme et leur violence lancinante. Benoit Magimel, acteur Caméléon, est au centre de l’histoire et tient le film sur ses épaules . Les seconds rôles comme souvent chez les films de Marshall sont excellents. A voir !
Olivier Marchal, qui a eu mieux fait, doit l’inspiration de son film à l’arnaque à la TVA sur les quotas de la taxe carbone survenue entre 2008 et 2009. Un polar sombre et brut au casting bien trouvé mais à la valeur d’interprétation variable.
Voici un très bon film noir signé Olivier Marchal. Inspiré par une affaire réelle dite de la fraude sur la TVA des quotas de carbone. Marchal signe un film sombre où l'espoir n'est pas de mise, il l'annonce dès le début. Magimel, plus sobre que dernièrement, incarne un chef d'entreprise et un père de famille au bord de la rupture, en plein dépôt de bilan et enfoncé par son beau-père (Depardieu, top comme d'habitude) aux yeux de sa femme, on assiste donc à sa déchéance. Puis sa renaissance à travers l'arnaque qu'il monte avec son comptable et deux frères liés au monde de la nuit. Pour démarrer, ils empruntent beaucoup à un caïd des cités, très vite l'argent rentre et leur tourne la tête... Comme annoncé, cela finira mal. Une mise en scène et une photo excellente, Michael Youn surprenant et Gringe sobre et convainquant et un rôle de mère gangster pour Dani, elle aussi convaincante. Peut-être un poil long et un rôle un peu effacé pour Laura Smet. Une réussite !
Marchal a voulu faire un film style les "loups de Wall Street" et il l'a fait. Soi-disant inspiré de faits réels dont le pitch se tient sur cinq mots, il a utilisé de grands moyens pour filmer son fantasme de faire un Scarface chez les golden boys. Les écrans géants défilant des courbes de graphes de Bloomberg/Reuters, des mouvements de camera hyper rapides filmant les traders qui crient "achète moi" , "vends moi ça ". Il manquant les pantalons à bretelle et des cigares. Tout le monde est pourri sauf Laura Smet dont son rôle se résume à se faire tabasser. Grossièrement ridicule mais un vrai divertissement.