Capharnaüm
Note moyenne
4,3
5210 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

327 critiques spectateurs

5
136 critiques
4
128 critiques
3
32 critiques
2
14 critiques
1
10 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
nadège P.
nadège P.

149 abonnés 538 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2018
Voilà un petit bijou plein d'humanité.
C'est terrible de voir ce petit garçon en rage contre sa vie personnelle, la vie en général, ses parents, ses conditions de vie, son pays mais il a entièrement raison.
Il va fuir ses parents, va devoir prendre en charge un enfant plus petit que lui (la maman ayant été incarcérée).
Bravo à la réalisatrice pour ce film bouleversant.
Onir
Onir

93 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2022
Beau film, j'ai du mal à saisir certains avis qui parle de trop de " miserabilisme ", comment on peut juger du " trop " ? Perso je n'ai jamais été au Liban au coeur des familles les plus précaires, mais ce qui est décrit dans ce film ne m'a pas semblé invraisemblable.
Je m'attendais du coup à une succession de trucs horribles à la " Précious " ( ou la vraiment c'était abusé, à l'américaine quoi ... )
Ici j'ai trouvé le ton juste et la réflexion sur le sens que prends le fait de faire des enfants en se sachant dans l'incapacité de répondre à leurs besoins primaires, juste.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 mars 2019
Capharnaüm témoigne du pacte artistique très particulier qu’introduit le choix d’un jeune garçon en personnage principal : puisque « la vérité sort toujours de la bouche des enfants », il suffirait de suivre une jeune personne pour lui faire dire ce que l’on veut et ériger ce propos en vérité générale. Il faut donc redoubler d’attention lorsqu’un film adopte le point de vue d’un enfant, d’autant plus que ce fameux point de vue est trafiqué, fruit d’une reconstruction par le metteur en scène et son équipe de production qui prennent la place de celui qui, logiquement, n’a pas l’âge de réaliser une œuvre de cinéma. Pas de chance pour Capharnaüm, sa lourdeur l’a rattrapé. Sa bêtise aussi. Ici on enchaîne les nourrissons pour ne pas qu’ils bougent, on jette les poules dans les escaliers, on exploite les enfants, on copule à côté d’eux (en famille c’est plus sympa)… Tout est dégoûtant, et pourtant tout est photogénique : notre jeune héros se trouve magnifié, ses parents se changent en monstres, les hommes en porcs. Dans cette pornographie de la misère, les véritables enjeux se mêlent à l’outrance et à la débauche, finissent par être banalisés voire déformés . Le choix d’une construction en flashbacks constitue un contre-sens absolu puisqu’il conduit le spectateur, non à tirer lui-même les conclusions du périple, mais à plaquer sur ce qu’il voit la sentence initiale. C’est l’inverse d’un twist : pas de pluralité de lecture ici, une seule. Alors on aveugle le spectateur, mais on ne s’arrête pas là, on le rend sourd. Les moments dramatiques sont doublés par un crin-crin pseudo-musical qui donne envie de se flinguer. Notons enfin que le propos sonne vraiment grotesque : les mots qui sortent de la bouche du héros ne sont pas ceux que tiendrait un enfant. Ce n’est pas le couple parental qu’on aurait dû traîner devant les tribunaux mais la réalisatrice et son équipe pour avoir ainsi exploiter la misère en lui donnant l’aspect et le prétexte d’une œuvre de cinéma néoréaliste. Une honte.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 octobre 2018
Dans ce film, tout comme dans « Cold War », le somptueux film de Pawel Pawlikowski, on a droit à une épanadiplose, c’est-à-dire à une scène similaire apparaissant au début et réapparaissant à la fin de l’oeuvre en complétant ou en renouvelant ce qui a été montré au commencement. La comparaison s’arrête là car, autant le film du Polonais préserve scrupuleusement la liberté du spectateur en lui accordant un espace de respiration et de participation, autant ce long-métrage prend le parti contraire, s’ingéniant à immerger le spectateur dans un océan d’émotions qui l’étouffe sans lui laisser d’autre choix que celui de l’acquiescement.
Et la réalisatrice de « Capharnaüm » n’y va pas de main morte. Dès le début, le ton est donné à la manière d’un uppercut : le petit Zain, que la caméra ne va quasiment plus quitter, apparaît menotté face à un juge à qui il n’est pas même capable de donner son âge (on suppose qu’il a douze ans). Or, si ce gamin comparaît au tribunal, c’est pour avoir donné un coup de couteau à un homme (dont on apprend, plus tard, qui il est et pourquoi l’enfant l’a blessé). Mais aussitôt c’est lui, l’enfant, qui se change en accusateur, portant plainte contre ses propres parents à qui il reproche rien moins que de l’avoir mis au monde !
Comment un enfant de cet âge peut-il en arriver à cette extrémité ? Cela paraît impossible. Or la réalisatrice s’ingénie dès lors à prouver par a b que ce gamin ne pouvait pas ne pas en arriver à une telle résolution. Pour ce faire, comme je l’ai déjà laissé entendre, elle engloutit le spectateur sous un déluge de misérabilisme. Tant de misérabilisme qu’on en est anéanti et qu’on suffoque sans pouvoir trouver les moyens de la respiration. Tant de misérabilisme que, en fin de compte, il n’y a plus de place pour rien, même plus pour l’émotion.
En fin de course, spoiler: quand on retrouve le petit Zain devant le juge et qu’il se met à maudire la vie qui lui a été donnée et toute vie que ses parents pourraient encore donner,
que peut-on faire sinon acquiescer ? La réalisatrice a pris, en quelque sorte, le spectateur en otage, et elle l’a sonné ! Il ne lui reste plus qu’à quitter la salle, à respirer un bon coup et à retrouver vite fait le goût de vivre !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 octobre 2018
Film émouvant qui raconte l'histoire vrai d'un petit garçon "Zain" que le destin a voulu qu'il soit né dans une famille nombreuse, très pauvre avec des parents qui malheureusement faute de moyen peut-être n'ont pas su protéger leurs enfants ni leur donner leur droits les plus élémentaires. Cette histoire est le cas de plusieurs enfants dans le monde qui se retrouve livré à eux-même dès leur plus jeune âge. Le protagoniste du film est attachant, il fait la rencontre d'une autre personne qui est sublime aussi (je ne dirai pas plus). On a les larmes aux yeux par l'acharnement du destin sur ces personnes et malgré tout on arrive à rire sur certains passages drôles.
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 octobre 2018
bon !!!! c'est vraiment dans l'air du temps : le misérabilisme. les sans papiers, les expulsions et tout le reste des bidonvilles des pays arabes. ça a dû tirer les larmes du jury de cannes (fort riches) pour primer ce film qui est long mais long où les scènes se répètent. bref ! ça ne casse pas 3 pattes à un canard. la seule chose sympa c'est que le gosse qui est aussi beau et qui joue très bien et c'est tout !!!
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2018
Si l'intention de Nadine Labaky est bien louable - elle qui filme caméra à l'épaule avec réalisme la détresse humaine, j'ai trouvé le résultat très inégal et interminable... ; elle en fait des tonnes et nous afflige d'un pathos et d'un misérabilisme suffoquants jusqu'à l'ecoeurement, et ce malgré de beaux passages...
Dommage car j'attendais beaucoup de ce film...

Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 janvier 2019
Zain a douze ans. Il comparaît devant un tribunal. On ne sait à ce stade encore rien des faits qui lui sont reprochés. Mais le jeune accusé utilise un moyen de défense original : il met en cause ses parents auxquels il reproche de l'avoir mis au monde
Flashback : Dans un immeuble insalubre d'un quartier misérable de Beyrouth s'entasse la famille de Zain. Le gamin débrouillard n'a jamais mis les pieds à l'école et vit d'expédients. Il est très attaché à Sahar, sa sœur aînée qui, la puberté venue, est promise en mariage à un commerçant du quartier. De rage, il quitte le foyer familial. Dans son errance, il rencontre Rahil une Éthiopienne sans papiers qui vient d'avoir un bébé. Mais Rahil est prise dans une rafle policière. Zain doit se débrouiller seul avec le petit Jonas.

Prix du Jury à Cannes où les bookmakers lui promettaient la Palme, "Capharnaüm" divise la critique comme le public. D'un côté, les POUR saluent une œuvre bouleversante sur l'enfance maltraitée. De l'autre, les CONTRE dénoncent un misérabilisme larmoyant.

Les deux ont raison. "Capharnaüm" est une œuvre bouleversante d'un misérabilisme larmoyant. Comment ne pas être transcendé par l'énergie de ce Gavroche libanais, par la résilience de cette (trop) jolie Éthiopienne et par les joues rebondies du petit Jonas ? Comment ne pas non plus être gêné par cette surenchère d'avanies, par ce catalogue de la misère humaine dont les images trop léchées et la musique sursignifiante feraient presque penser à une pub pour le HCR ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2018
Bonjour,
je sors de la séance de cinéma, j'aimerais faire part du fait que c'est un film très dur, je pense même qu'il devrait être sous limite d'âge. Cependant il est admirable et fait réfléchir.
Pensez juste avant d'y aller, ne le prenez pas à la légère, mais allez voir, c'est important.
bonne journée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 octobre 2018
Excellent film mettant la lumière sur de nombreux problèmes sociaux. Très émouvant du début à la fin ! Préparez le paquet de mouchoirs !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 octobre 2018
Film très émouvant, très bien filmé.
Le jeune acteur Zain mérite un prix pour sa prestation !!
Il dure 2h mais on ne trouve pas le temps long, tellement pris en tenaille dans cette misère. De très belles images notamment la dernière image du film avec cette photo.
Ce film mérite amplement son prix à Cannes.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 novembre 2018
Il y a 11 ans, avec "Caramel", son premier long métrage, présenté à la "Quinzaine des Réalisateurs", la libanaise Nadine Labaki s'était fait une place de choix auprès des cinéphiles. Une position écornée 4 ans plus tard avec "Et maintenant on va où ?", film présenté dans la sélection "Un Certain regard" de Cannes 2011. Cette fois ci, en 2018, son troisième film, "Capharnaüm", était dans la Compétition officielle et il a obtenu le Prix du Jury. Une récompense qui parait aussi incompréhensible que le succès rencontré par ce film auprès du public. En effet, cette histoire d'un gamin qui porte plainte contre ses parents pour l'avoir mis au monde et qui est prêt à se battre pour que des couples qui ne peuvent pas s'occuper de leurs enfants n'aient pas le droit d'en avoir, la situation des différents protagonistes du film, leur misère absolue, tous ces éléments qui, malheureusement, sont, dans la vie réelle, ceux de milliers de personnes à Beyrouth et de millions dans le monde, n'avaient pas besoin, bien au contraire, du traitement qu'a choisi la réalisatrice, lourd, emphatique, baignant en permanence dans un pathos extrêmement maladroit et presque obscène par moment.
olivierdelourme
olivierdelourme

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 octobre 2018
Film exceptionnel qui montre le tragique d'une société en décomposition, livrée à la pauvreté, la violence, le trafic, la solitude.
Cette société de Beyrouth, cette grande ville, ne s'attaque pas aux grands problèmes structurels, dans ce film les tensions liées à la pauvreté et à sa démographie en forte hausse qui amène ce garçon de 12 ans à déposer plainte contre sa mère, sans coeur pour oser une nouvelle fois être enceinte d'un enfant qu'elle ne pourra pas élever.
Un scénario découpé au scalpel. Des acteurs, notamment les enfants et le héros du film, dégageant une vérité tragique et une émotion immense.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2018
Caméra sur l’épaule du jeune Zain dont nous et lui-même ne connaissons pas l’âge (environ 12 ans) ; à travers ses yeux, c’est un film à charge sur le sort fait aux enfants réfugiés ou pauvres locaux dans le Liban d’aujourd’hui. Le film s’ouvre sur le procès que le jeune garçon intente à ses parents souhaitant obtenir l’interdiction par le tribunal à ses parents d’enfanter à nouveau ; afin de prévenir de potentiels futures vies massacrées par des gens inaptes à s’occuper d’enfants. Puis le flash-back débute afin de comprendre comment on en est arrivé là. Déjà, çà laisse songeur lorsque le gouvernement français fait blocus pour accueillir 100 migrants plantés en pleine mer à bord de l’Aquarius. Le Liban, c’est un million de réfugiés vivant dans des conditions indignes pour une population de 6 millions d’habitants. Et c’est le premier message fort délivré par ce film quand on voie le piètre sort réservé à ses populations que l’on laisse croupir aux portes de l’Europe. Et c’est cette émotion palpable tout au long du film qui lui valut le Prix du Jury à Cannes, les larmes de Cate Blanchett en fin de projection en atteste. Et avec moi çà marche aussi, dès lors que l’on traite de l’enfance sacrifiée ; mais ne soyons pas dupes, les intentions sont très appuyées. Le mélo je m’en accommode, mais c’est trop insistant et cela vient aussi du fait que plutôt que de se concentrer sur un sujet ou deux, Nadine Labaki accumule les sujets misérabilistes : immigration, pauvreté, injustice sociale, enfance maltraitée, enfants abandonnés, migrants exploités, condition de la femme et des filles,… Le tableau finit par être chargé ; pour au final clore son film par un optimisme limite béat dans lequel toutes les pièces du puzzle finissent par se ré imbriquer à merveille. La réalisatrice du très fin « Caramel » utilise un peu trop la truelle ici. Heureusement elle parvient à faire vivre ses personnages dont le génial Zain jouant comme les autres son propre rôle. Magnifique enfant qui aurait pu prétendre au prix d’interprétation à Cannes. Ce petit garçon et tout ceux qui l’entourent sauvent ce film d’un pathos larmoyant par leur interprétation.
Et pour faire synthèse, dans Ecran Large : « "Capharnaüm" jouit d'une véritable énergie grâce à sa mise en scène brute et son jeune comédien déterminé. Dommage qu'il tombe au fur et à mesure dans un misérabilisme larmoyant qui balaie toutes ses bonnes intentions humanistes voire les remet en question. »
tout-un-cinema.blogspot.fr
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2022
Nadine Labaki, commence à freiner sur sa double casquette d’actrice-réalisatrice et se dédie pleinement à l’écriture de son nouveau film. Nous la connaissons pourtant audacieux dans ses interprétations et dans le choix de ses comédiens, car elle est parvenue à susciter de l’intérêt avec « Caramel » et « Et maintenant on va où ? ». Cependant, elle pêche toujours sur l’ambiguïté du sujet, sans doute encore trop dense pour se consacrer pleinement à la dénonciation. Elle incarne toutefois une avocate, donc un regard neutre, qui semblerait manquer de subtilité lorsqu’il faut épouser la sincérité d’un discours qui fâche. C’est pourquoi l’intrigue étudie ses personnages aux plus proches de la réalité, en évoquant tout ce désordre moral et amoral que le monde a à offrir aux derniers déchets de l’humanité, les enfants sans identité.

Avant la fougue de l’adolescence, il faut bien forger un esprit suffisamment solide pour qu’il envisage son parcours par la suite. L’enfance est un bon moyen de gagner en tendresse sur les écrans, mais il s’agit également d’une façon pertinente de montrer en quoi la vie ne dresse jamais une voie droite vers la paix. Le conflit est total au cœur d’une Beyrouth sans saveurs, sans volonté de réussite, sans échappatoire possible, mais sans plainte formelle. Les enfants y sont utilisés pour servir des voisins ou des parents qui n’assument pas les responsabilités qui leur incombent. Le débat sur la vie donnée à ces enfants défavorisés et qui se nourrissent de la misère est un exemple type d’un documentaire sensible, mais cela n’est pas toujours aussi théâtrale qu’on le souhaiterait. Plus démonstratif qu’explicatif, la dramaturgie mise sur l’authenticité afin de convaincre une audience qui ignore ou qui ferme les yeux sur des faits réels, détruisant des vies à chaque mauvais comportement. La descente aux enfers de Zain (Zain Al Rafeea) n’est donc qu’un support parmi tant d’autres, car l’exercice n’est qu’un énième renouvellement de décor.

Les faiblesses ne se marient donc pas bien avec des qualités, en minorité dans le récit qui accumulent les exemples liés à la misère. Les enfants sont vendus, tout comme les femmes qui sont également battues et enfin le plus fort fait toujours souffrir le plus faible, bien qu’il soit vêtu de la plus grande bonté possible. Zain en fait les frais dans son vagabondage immersif. Le cadre à la hauteur de son épaule permet de conclure à l’invisibilité de l’enfance dans ce genre de pays. C’est là qu’apparaît la faille dans la narration bancale et qui échoue sur l’effet de surprise. L’utilisation de flash-back dès le début du long-métrage change la donne. Le film ne se cramponne alors plus qu’à la fierté du réalisme. Mais pour le destin du personnage, c’est quelque chose qui marque peu étant donné que l’on connaît son sort. Ce sera vraiment son affiliation avec l’entourage qu’il tutoie au fur et à mesure du récit qui impactera sur notre conscience. Mais l’âme d’un cinéphile ne peut être doublée face à une supercherie aussi voyante. De plus, le manque de nuance dans les personnages des parents, notamment, est peu subtil et n’est jamais intégré à la mise en scène, qui surexploite également les retombées musicales qui martèlent chaque pas des personnages. On broie continuellement du noir, sans laisser entrevoir l’espoir, comme échappatoire. Il faut inévitablement finir par un faux sourire, qui nargue le concept et les lois qui ne sont plus destinés aux plus jeunes personnes de ce monde.

À l’image de « Lion » et bien d’autres odyssées de la misère, vues à travers l’œil d’un enfant, « Capharnaüm » se montre poignant, mais ne convainc pas dans la subtilité de son discours. La réalisatrice libanaise invoque donc la réconciliation des familles en désordre afin de soulager des cicatrices qui se forment chaque jour, quelque part dans le monde. Elle ne limite pas son discours macabre, dans le fond, c’est une bonne chose. Mais au bout du compte, les résultats ne sont pas ce qu’on l’on attendait et la légitimité d’être parent est mise à mal par les classes sociales. Si la pauvreté semble justifier tout un pan à l’égard de naissances gâchées, il serait intolérable et très désagréable de se pencher sur cette éventualité. Ce cas n’est pourtant pas isolé, mais la cohérence du discours pèse sur la conscience. Plein de bonnes intentions, le film ne trouvera pas la paix derrière ce qu’il cherche à dénoncer, sachant qu’inscrire un enfant à l’état civil au Liban est payant.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse