Capharnaüm
Note moyenne
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327 critiques spectateurs

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Pauline T
Pauline T

31 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2018
Prix du Jury à Cannes, une évidence. Le Prix du meilleur rôle masculin avait été donné à Victor Polster pour son interprétation dans « Girl », mais le jeune Zain Alrafeea qui joue ici un garçon de 12 ans livré à lui même, l’aurait bien mieux mérité ! Qu’on s’entende, le sujet est dur, extrêmement dur : un enfant qui essaye de nourrir un bébé en travaillant à la sueur de son front ? Un gamin qui veut sauver sa sœur du mariage forcé ? Un garçon qui porte plainte contre ses parents pour l’avoir mis au monde ? Je n’ai honnêtement jamais autant pleuré au cinéma. L’histoire est cruelle mais emprunte d’une si grande humanité que vous ressortez de la salle bouleversé et en colère. Une colère immense face à cette misère qui touche un trop grand nombre d’êtres humains. Impossible de voir ce film sans se dire que la Monde va très mal et que nous, pauvres occidentaux européens, râlons sans cesse pour bien peu de choses face à la misère qui règne ici bas. Je ne saurais même pas vous parler de la mise en scène ou de la lumière tant l’histoire et le jeu d’acteurs sont prenant. On rentre dans le film pour n’en sortir que deux heures plus tard comme après un battement de cils. Même les reniflements désespérés de ma voisine n’ont pas détachée mon attention. Un film triste et magnifique, mais je vous promets qu’on en sort grandi et mûri. Un scénario qui donne à réfléchir sur nos sociétés actuelles d’ultra consommation qui laissent de plus en plus l’Humain derrière nous. Un chef-d’œuvre du Cinéma qui devrait être recommandé par les médecins, les écolos, les humanistes et pour les politiques…
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 octobre 2018
Le sud et le moyen orient Magnifique dans da realité, ses peines, et ses joies. Avec une derniere image sublime d espoir grace au sourire de Zain.
Et ce malgré les crotiques injustes de certains journaux tres (trop) salons.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2018
Cate Blanchett, présidente du dernier festival de Cannes, ainsi que les autres membre du jury, ont décerné le prix du jury au film libanais "Capharnaüm". Ce dernier s'est également vu recevoir le prix du jury oecuménique et pour la première édition en 2018, le prix de la citoyenneté. Abordant le thème délicat de l'enfance maltraitée, Nadine Labaki, la réalisatrice, a jeté son dévolu sur des gens dont la vie réelle ressemble à leur personnage. Un film témoin donc, fort et violent où la réalité submerge la fiction initiale.
L'histoire raconte celle de Zain, grand frère d'une fratrie de huit enfants, qui, après avoir été arrêté par la police, annonce qu'il veut porter plainte contre ses parents pour l'avoir mis au monde. Il regrette le mode de vie et la misère qu'on lui impose et telle une vraie force de la nature, décide de trouver sa propre voie...
Comme l'a très bien dit la réalisatrice lors de la remise du prix du jury ; le cinéma ne sert pas qu'à divertir ou à faire rêver, il sert aussi à faire réfléchir sur un état du monde dans lequel on vit. Avec "Capharnaüm", elle met en lumière ce qui est caché ou ce qu'on ne veut pas voir ni entendre. Elle lève le voile sur l'invisible face auquel on tourne le dos depuis trop longtemps. Alors oui, "Capharnaüm" frappe là où ça fait mal, nous confrontant à notre bien-être quotidien, et à celui totalement absent de ces enfants qui n'ont pas choisis cette vie. Ce n'est pas un film qui fait du bien et qui permet de s'évader mais bien une réalité sociale qu'on se prend en pleine figure. En abordant des thèmes comme l'enfance maltraitée, les immigrés clandestins, les dégâts occasionnés par la guerre en Syrie, la notion de frontière, de travail et de famille, la nécessité d'avoir un papier pour prouver qu'on existe, ou sinon nous ne sommes rien le cas échéant, la cinéaste nous bouleverse face à ce capharnaüm sinueux.
Mais au-delà du dérangement que fait naitre le film chez le spectateur, c'est avant tout une oeuvre cinématographique poignante et haletante. A l'image d'un Oliver Twist des temps modernes adapté au Proche-Orient, "Capharnaüm" est une quête d'identité, une soif viscérale de vie et de liberté ! L'enfant est ici mature, courageux, fier et fort et affronte les injustices de la vie avec rage. Sa performance est totalement bluffante pour un enfant de cet âge-là, bourrée d'émotions et nuances. Il en va de même pour tous ses partenaires qui transcendent par leur naturel, leur sagesse et leur vécu car ils sont avant tout eux-mêmes avant d'être un personnage de fiction et c'est d'autant plus troublant pour la véracité insupportable du propos. Avec une proximité très intime aux acteurs, la réalisatrice nous plonge dans un combat quotidien, dans une révolte juste et indicible qui ne peut que nous secouer de la plus utile des manières. Esthétiquement, les plans sont sublimes et le montage alambiqué adoptant les flash-backs apporte à la narration une tournure originale.
Certains spectateurs pourront se sentir manipulés par le misérabilisme prononcée de l'histoire et par la musique parfois larmoyante qui a tendance à accentuer de façon cinématographique le drame des situations. Selon moi, le naturel saisissant des comédiens l'emporte et "Capharnaüm" n'a rien d'un pamphlet démonstratif et pathos. Certes, il est parfois long, mais le déterminisme du jeune enfant participe habilement à la force romanesque de cette injustice. Car ceux qui ne veulent pas ouvrir les yeux sur cette réalité y verront probablement un beau mélodrame urbain...
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2018
Au-delà de la question du procès fait à ses parents pour l'avoir conçu et destiné à être pauvre, qui est totalement accessoire, voire inutile, ce film dresse un portrait d'un enfant qui se bat pour survivre, en se sublimant comme adulte, avec les responsabilités qui découlent de l'abandon du bébé dont il a la charge dans une situation dramatique et, malheureusement, si vraisemblable. Drame social et humain dont l'universalité ne s'arrête pas aux frontières du pays où il se déroule, avec son lot de réfugiés et d'émigrés / migrants dont le sort est à peine pire que celui des pauvres autochtones, exploités par tous ceux dont l'humanité est le cadet de leur souci. Acteurs excellents, les enfants étant absolument époustouflants, et dirigés par une réalisatrice qui filme la caméra aux tripes, dans une ambiance sèche et torride souvent rencontrée dans d'autres films de réalisme social urbain du proche ou moyen Orient. Le grand film de cette fin d'année.
LaureP
LaureP

18 abonnés 199 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2018
De l’emotion pure, une histoire poignante et une question de fond tellement vraie... ce film est une pépite à ne pas manquer. Les enfants sonnent tellement justes, comment ne pas embrasser leur cause?
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2025
Sorti en 2018, ce long-métrage de la réalisatrice libanaise Nadine Labaki place immédiatement le spectateur dans une histoire douloureuse. Le récit de ce jeune réfugié syrien qui tente de survivre dans les quartiers pauvres de Beyrouth confine au misérabilisme absolu. La densité des sujets évoqués (l’absence des parents, les mariages forcés, la précarité des sans-papiers, etc.) devient suffocante. Pour éviter le mélodrame, la cinéaste offre un cinéma réaliste, proche du documentaire, ce qui accentue cette sensation d’écœurement. Bref, un film violent montrant la misère des enfants livrés à eux-mêmes au sein d’une mégapole.
anaiisl
anaiisl

13 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2024
Absolument incroyable. Ce film touche au plus profond !
Le jeune Zain impressionne tout du long et d'ailleurs tous les acteurs sont d'une justesse et on est très vite prit par cette histoire bouleversante ...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 octobre 2018
Superbement interprété, poignant et très bien filmé. a fleur de peau. un beau témoignage sur le malheur des enfants. a voir absolument
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 octobre 2018
Voilà un film qui traite d'un sujet social délicat, sans démagogie et sans pointer du doigt son public. Le curseur est parfaitement ajusté pour rester dans les faits et rien que dans les faits à l'image de ce petit garçon qui, de part son constat et son vécu dans la misère et la violence, décide de porter plainte contre ses parents pour l'avoir mis au monde. Rien que du bon sens pour faire passer un message sain : "faites confiance à ces gens qui sacrifient tout pour avoir une vie meilleure" ou encore "la misère n'est pas un prétexte pour exploiter qui qui que ce soit". Mention spéciale à ce gros plan final magnifique sur ce petit de bout de personne, capable de soulever des montagnes grâce à son courage et sa naïveté. Sur le plan technique, l'utilisation d'une musique émotionnelle ne sert pas, selon moi, certaines scènes, suffisamment puissantes par leurs jeux d'acteurs et la qualité de la mise en scène.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 octobre 2020
Dommage! Un indéniable bon casting, Zian le gamin du quart monde à Beyrouth en particulier mais aussi ses parents, et la volonté de la réalisatrice de montrer une réalité dérangeante d'aujourd'hui auguraient d'un bon résultat. Oui mais, un bon sujet de reportage ne fait obligatoirement un grand film, écrire Les misérables pour le cinéma n'est pas donné à tout le monde, surtout quand il manque Jean Valjean dans le scénario. Tout le monde n'a pas non plus la patte de Ken Loach pour parler des laissés pour compte. Labaki est interpellée par l'idée de base "attaquer ses parents en justice" mais apparait dépassée par l'ampleur de la question pour bien y répondre. Un happy end spoiler: entre la mère éthiopienne et l'enfant
et le sourire final de Zian ne collent pas avec ce que l'on vient de voir pendant deux longues heures. Cinema 1 - octobre
leotain
leotain

11 abonnés 80 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 février 2020
Déception pour ce film : on a du mal à croire à ce procès. La musique est beaucoup trop présente et larmoyante. Le film joue beaucoup trop dans le pathos et on ne comprend pas bien quel est le but de celui-ci. Dommage.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 mai 2021
auréolé du prix du jury à Cannes en 2018, le film est une déception totale. La réalisation et le montage sont inexistants. le point de départ est bon , mais au bout de cinq minutes le film s'effondre. Insupportable de perdre son temps à voir une pareille daube. Si j'avais pu mettre une note encore plus faible, je ne me serais pas privé. Si ce film était représentatif de ce qu'était le cinéma, jamais plus je n'en visionnerais. Apparemment, le film séduit de nombreux spectateurs !!!
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 novembre 2018
Chaque année, Le festival nous sort, parmi sa sélection officielle, son navet obligé, qui plus est, porteur du deuxième prix. Tout est galvaudé dans le cas présent. Capharnaum, hormis la scène forte et déchirante de spoiler: l'expulsion de la soeur aînée, est
d'une totale médiocrité. La mise en scène, absente, se résume à une caméra atteinte de la maladie de Parkinson, qui suit le gamin (au demeurant insupportable) à travers la crasse obligée et pétrie d'un naturalisme sans recul dans les rues de Beyrouth. On ne s'attache à rien, atteint d'ennui surtout lors de la scène si longue et bêtasse où le garçonnet joue le protecteur obligé d'un môme, le petit black, lui, joue bien. Pas de personnalité à force de chercher le réalisme à tout prix, un manque de liberté du cinéphile au vu de gros plans ans intérêt. Labaki ne donne aucune possibilité au spectateur de s'évader, on ne peut qu'être touché, c'est du manichéisme pur. Capharnaum est un film qui se contente de cataloguer les misères de la société libanaise : pauvreté, dealers, vente des enfants, justice incapable, parents irresponsables.... L'ennui gagne vite et le road movie, qui exacerbe les sentiments de culpabilité chez le spectateur, lasse et énerve vite. N'est pas Vittorio De Sica ou Roberto Rossellini qui veut.
Blankovitch
Blankovitch

71 abonnés 262 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 juin 2024
Depuis quelques années j'entendais parler de ce film, l'excellente critique m'intriguait. J'ai profité du passage sur Netflix pour le regarder. Déception totale. Un film naïf ou les méchants sont moches et les gentils trop mignons. Des situations absurdes et ubuesques à la sauce pathos et miserabiliste. Du gros cinéma avec de grosses ficelles pour faire tirer des larmes.
Kev T
Kev T

41 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2019
Ce film quasi-documentaire est vraiment dur parce qu'il montre une réalité qu'on voudrait ne pas voir, plus encore, qui rend compte d'une certaine absurdité de l'existence (A. Camus). Malgré cette réalité dont je parle, il faut souligner que jamais le film cherche à culpabiliser le spectateur ou à user du potentiel dramatique pour impressionner. Zain Alrafeea est franchement remarquable dans son interprétation, c'est saisissant.
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