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Regis D
43 abonnés
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5,0
Publiée le 7 décembre 2018
On ne mesure pas toujours la misère du monde, parfois il est bon que le cinéma le rappelle et c'est encore plus beau quand c'est de l'art. Ici, du pure cinéma, des acteurs géniaux, adultes comme enfants. Ce film est assez dramatique, très touchant, j'avoue avoir pleurer à la fin car on prend cet exemple puis on pense à tous ceux qui existent, tous les autres drames de ce monde et on peut spliter émotionnellement. Bref, j'ai adoré pour l'humanisme que ça réveille, car on peut voir la misère mais ça ouvre aussi sur un grand espoir, il faut continuer à croire que les choses peuvent changer. Sinon pour ce film, on suit cet enfant qui tente de s'en sortir et on constate une fois encore que ce sont toujours les plus miséreux qui se viennent en aide les uns aux autres. On voit aussi ceux qui tirent profit de la misère et profitent de la faiblesse. On côtoie d'autres moeurs, on est choqués, mais on nous montre qu'il ne faut pas juger, que la misère amène la misère et des actes impardonnables peuvent parfois trouver un soupçon d'explication voir d'excuse, on pardonnera ou non. Très bon film à vous !
Film incroyable sur la pauvreté et les laissés pour compte. L'ambiance est pesante et par moment cela peut mettre mal à l'aise. le jeune acteur est criant de vérité. Un film que l'on oublie pas
A voir et revoir, en ce moment en dvd, precipitez vous !!! Quel film !!! Quels personnages, acteurs ou enfants, enfants et acteurs, c’est poignant et magnifique!!! Nadine Labaki dit et montre l’envers de la survie, l’enfer de la misère des enfants, des parents, belles leçons.....!!!!
Une mise en scène simple, sans fioriture. La misère nous est mis sous le nez, tout simplement, et c'est parfois presque malfaisant à regarder. Le sujet est donc très bien traité. Bref une bonne découverte.
Film hyper réaliste , tendu de la 1ère à l’avant dernière image, la dernière étant le sourire de l’enfant. Film admirable mais très noir montrant la misère la plus sombre
Les gens, et les journalistes, qui n'ont pas aimé le film et lui reprochent " de l'insistance mélodramatique, du pathos, du misérabilisme presque obscène exacerbant la culpabilité" sont des gens qui refusent de voir la réalité en face, c'est à dire la dure, horrible et oui, misérable, réalité du quotidien dans les bidonvilles, parfois de pays autrefois florissants ! Comment, mais comment peut-on à ce point être stupide et inhumain en reprochant cela à cette réalisatrice qui ose témoigner et porter cette misérable misère aux yeux du monde qui ne veut pas voir, pas savoir, pour continuer à vivre en essayant d'avoir la conscience tranquille....... Si c'est à cela qu'ils aspirent, alors qu'ils s'engagent et partent dans les pays pauvres, les pays en guerre., les pays sous dictature, et les pays exploités par les pays industrialisés !! Certaines personnes se sont senties tellement mal en voyant ce film, alors que pourtant la réalisatrice expliquait sans équivoque aucune ce qu'elle donnait à voir durant 2 heures, qu'ils ont été victimes de ce qu'en psychologie on nomme "déni", incapables même de voir les petites bulles minuscules d'amour auxquelles un enfant arrive toujours à s'accrocher, et les quelques élans de solidarité ou empathie, certes rares mais tout de même bien réels.. aussi !
Un enfant qui porte plainte contre ses parents...pour l'avoir mis au monde. L'idée vous semble saugrenue ? Attendez que le gamin vous narre sa vie faite de misère et de déceptions, de parents violents et de mariages arrangés qui finissent en pierres tombales. A peine a-t-on pitié du pauvre petit que sa vie empire, et l'on se demande nous aussi pourquoi ses parents incompétents et inconscients continuent à enchaîner les naissances. Toute la force de Capharnaüm est de parvenir à vous convaincre du bienfondé de ce procès éthique, et lorsqu'on se désole à chaque image, à chaque pleur de bébé abandonné ou vendu, on sait que le pari est amplement gagné. Le très jeune Zain Al-Rafeea, dont c'est le tout premier rôle, est bluffant de sincérité et attire toute la pitié possible en un regard larmoyant. Les images de Beyrouth sont celles d'un documentaire magnifié par les idées de Zain : dénuder une statue sur un manège (les féministes en rêvaient), parler à un papy déguisé en "Cafard-Man" (le cousin de Spider-Man)... Le destin de la femme sans papier qui doit délaisser son enfant à Zain est déchirant, et fait écho au destin de la soeur de Zain pour rappeler qu'il n'y a pas de vie pour les femmes dans Beyrouth, un constat attristant. Capharnaüm désigne autant le drame de ces vies éparpillées, ces rues pêle-mêle, et le remue-ménage émotionnel qu'il opère en nous.
« Capharnaüm » est un long-métrage sur une enfance volée, celle de Zain, un jeune libanais de 12 ans qui, au lieu d’aller à l’école comme tous les gamins de son âge, doit se débrouiller seul mais aidera quand même Rahid, une émigrée éthiopienne et surtout son jeune fils Yonas. C’est ce que l’on découvrira à travers des flashbacks nous montrant le quotidien d’un gosse bien décidé à porter plainte contre ses parents pour l’avoir mis au monde ! Alors certes, l’esclavage et la vie des migrants sont pointés du doigt, tout comme la gente masculine en prend pour son grade car Nadine Labaki sait où appuyer là où ça fait mal (peut-être un peu trop d’ailleurs…), il n’empêche que ce film vous bouleversera longtemps encore après son visionnage tant l’acteur principal est criant de vérité et donc phénoménal !
Troisième long-métrage de la réalisatrice libanaise Nadine Labaki, Capharnaüm est une vertigineuse plongée dans les quartiers les plus pauvres du Beyrouth contemporain. Convoquant Les Misérables de Victor Hugo et Oliver Twist de Charles Dickens, ce film nous nous embarque dans la vie de Zain, garçon d’une dizaine d’années se battant pour échapper à son quotidien rythmé par la mendicité, les petits boulots ingrats et la revente de médicaments volés. Il nous rappelle avec force que l’enfance miséreuse n’est pas propre au XIXème siècle. Profondément pessimiste, Capharnaüm dresse le portrait de femmes et d’hommes exploitant plus pauvres et plus fragiles qu’eux, coupables et victimes d’un système entretenu par les conflits internationaux, l’administration défaillante et l’extrême vulnérabilité des exilés de tous horizons. Si la cinéaste est hélas parfois dépassée par un sujet trop ambitieux pour elle, dans un film lui-même trop long d’au moins 20 minutes, Capharnaüm constitue néanmoins un témoignage précieux, documenté et sans concession sur l’envers d’un décor trop rarement vu au cinéma, et qui en dit long sur l’état du monde actuel.
Franchement la bande annonce dessert le film. En réalité c'est un film réaliste trés documenté et profondément humain . Les acteurs et les situations sonnent justes . On est pas dans le misérabilisme comme le regrettent certains critiques pro qui ne regardent que les bandes annonces, dirait-on. La preuve avec l'emballement pour la crétinerie pondue par salvadori. Comme quoi il vaut mieux se référer aux critiques des spectateurs pour éviter les nanards et ne pas passer à côté de superbes films comme celui-ci.
une dure et touchante histoire !! On sort de la projection assez marqué par l'intensité de cette histoire bouleversante. L'interprétation du jeune Zaîn est époustouflante
Mélodrame urbain sur fond d’extrême pauvreté dans un Beyrouth qui ne vit que dans la débrouille érigée en système économique, « Capharnaüm » dénonce la détresse des enfants exploités et livrés à eux-mêmes. Hélas, le film de Nabine Labaki n’évite pas la sensiblerie dans un « esthétisme » trop racoleur. La réalisatrice a tendance à mélanger emphase et empathie, ce qui dessert le propos. Les intentions sont trop surlignées et la durée du long métrage empêche une émotion légitime. Le message humaniste a du mal à passer mais l’enfance abimé laisse malgré tout un goût amer pour le spectateur, choqué par cette misère matérielle et humaine. Mention spéciale pour le jeune acteur, Zain Al Rafeea, superbe et habité dans son propre rôle.
Ce film procure pas mal d'émotions notamment par le très jeune acteur qui réalise ici une superbe performance. On ne peut être qu'affolé de voir autant de misère dans un pays comme le Liban. Mais il y en a aussi surement plus près de chez nous qu'on ne voit pas non plus.
Zain vit dans un bidonville sordide de Beyrouth. Une misère partagée avec une nombreuse fratrie et un père et une mère dépassés. Zain aurait 12 ans, mais comme il n’a pas été déclaré, on ne sait pas exactement. Sans existence légale et condamné à « une chienne de vie », il a décidé de porter plainte contre ses parents. Pour que « les parents qui ne sont pas capables d’élever et d’aimer leurs enfants n’en aient pas !» En attendant, il est livré à lui-même et aux dangers de la rue.
Zain a une obsession : arracher sa sœur de 11 ans à un mariage forcé synonyme d’esclavage ; et un rêve : retrouver une identité pour filer en Suède « ou les enfants meurent de mort naturelle ! ». En plus, il doit aussi s’occuper d’un bébé qu’une réfugiée africaine lui a confié. Ça fait beaucoup pour un petit gars au regard de plus en plus sombre sur le monde qui l’entoure… Dix ans après la comédie sociale Caramel, un Venus beauté à la libanaise, Nadine Labaki passe au docu-fiction avec un vrai mélodrame autour de la pauvreté.
Enfance maltraitée, injustice sociale, obscurantisme du modèle patriarcal, problème des réfugiés, guerre en Syrie… la réalisatrice en profite pour balayer quelques thèmes qui rongent son pays. Sans complaisance, préférant le souffle de la révolte aux larmes du mélo. On peut déplorer parfois un surlignage de certaines scènes misérables ou un esthétisme forcé de quelques gros plans. Mais Capharnaüm reste un film hyperréaliste, bourré d’énergie et d’une grande puissance émotionnelle. Dans ce grand bazar, le jeune Zain est d’un naturel incroyable, comme s’il se confondait avec son propre rôle.
Avec des sujets aussi difficiles que la misère et l'exclusion sociale, il était facile de sombrer dans le pathos. La réalisatrice évite pourtant cet écueil et nous offre une œuvre remarquable, touchante et admirable.