Nouveau film de Robert Guédiguian après le catastrophique Une histoire de fou. Retour aux basiques pur ce nouvel opus : Marseille, la famille, les amis. On se rapproche là de la qualité et de l'intérêt de ses films des années 90 (Marius et Jeannette, A la vie, à la mort !…). Avec ses thèmes de prédilection, son équipe habituelle de comédiens, sa région, on assiste là à une sorte de synthèse de tout ce qu’il a fait jusqu’ici. Une jolie réflexion sur la perte, la filiation, la transmission, la fin de vie, les amours qui meurent, les autres qui naissent. Et où se mêlent, sans pathos, regrets, remords, reproches, rancoeurs, mélancolie et tout de même un certain espoir. Tout en restant bien en phase avec son époque (les migrants). Le tout est fait avec beaucoup de tact et de sensibilité, et une belle émotion jaillit très souvent sans prévenir. L'interprétation est magnifique, un sans faute. Mention spéciale à Jean-Pierre Darroussin, aussi drôle que touchant. Mon seul petit bémol serait des dialogues parfois un peu trop solennels, un peu trop lourds. Mais cela ne gâche pas vraiment cette histoire de famille où chacun peut se retrouver dans l’un ou l’autre des personnages. Au final, un beau film sur la vie de gens simples et sur le temps qui passe, inexorablement, qui change ou détruit tout. Le meilleur Guédiguian de ces dix dernières années.
Un film qui commence comme une histoire nostalgique du temps qui passe; où sont passées les calanques d’antan . Que la mer est belle, que les ouvriers sont gentils, et les projets communautaires purs et naïfs. La calanque est belle , et bien filmée même si le discours est complètement simpliste et rétrograde. ET puis se greffe là dessus, à mi-film une histoire de migrants , pourchassés par de méchants militaires. Jamais entendu parlé de boat people dans les calanques de Marseille. Et on tombe dans la condescendance, le facile .Les méchants européens, et les pauvres réfugiés, trop primaire , trop binaire. Cela devient obséquieux , larmoyant et ennuyeux. Même les acteurs ne sont pas bons , et ne semblent pas croire à leur tirade didactique. Seuls, la toujours pleine de grâce Anais Demoustier et le fils Stévenin, Robinson habité, tirent leur épingle du jeu.
Robert Guédiguian nous entraine une fois de plus dans son monde avec tous ces acteurs fétiches et son incroyable univers pour nous raconter un conte plein d'espoir et parsemé de rêves. un pur moment de bonheur.
Frustrant et en même temps réaliste. Rien n'a de conclusion, l'histoire d'amour, le père malade, les enfants immigrants,... et en même temps c'est aussi ça la vie : des passages d'un moment à un autre. Tout ne trouve pas de conclusion en 2 heures, entre le moment où l'événement se déclare et celui où on le résous voire où on valide l'efficacité de la solution adoptée : le père ne guérit miraculeusement pas ( mais il donne des signes que.. ), on ne sait ce qu'il adviendra des enfants (mais ils s'ouvrent à la communication), la villa sera-t-elle vendue (mais un des fils décide d'y rester),...
Des retrouvailles entre frères et sœurs pour un père devenu aphasique qui se déroule dans une villa située dans une calanque près de Marseille .Voilà pour le décor cher à Guédignan mais tout ce qui est abordé et les sujets sont nombreux ( amour ,vieillesse ,famille ,mort etc...) renvoie au passé avec nostalgie et aux souvenirs heureux ou malheureux . Par ailleurs le réalisateur montre à travers ses personnages toute la différence de valeur entre deux mondes celui des anciens plus philosophe et plus humain , et l'autre plus actuel délivré par une jeunesse plus pragmatique basé sur la réussite sociale et personnelle . Pour Guédignan la sagesse ne s'acquiert que par les années passées ... Au final le film est une succession de scènes plus ou attendrissantes et poétiques qui se regarde et s’écoute avec plaisir.
Même si on peut reprocher une certaine lenteur, il faut reconnaître que ce film fait passer un beau message de solidarité, d'humanité et de bienveillance, ce qui manque cruellement au monde actuel. J'ai été très touchée et je recommande ce magnifique film.
Fan de Guédiguian, de ses idées humanistes (sans toujours les partager), de ses interprètes récurrents et familier de L’Estaque, j’attendais beaucoup de ce nouveau film. Or, sauf quelques répliques piquantes, ici j’ai eu droit ici à un mélo plat, dépourvu d’idées et de rôles forts, sans mise en scène marquante, où JP Daroussin se prend pour JP Bacri. Donc, plutôt déçu, je me suis presque ennuyé, comme cela arrive dans des réunions de vieux amis qui n’ont plus grand chose à se dire. Les dernières séquences du film en annoncent un prochain qui, je l’espère sera à la hauteur.
Ce film est tellement plein de nostalgie qu'il en est écœurant à force. C'est long et bavard, juste bon pour mettre en fond sonore à l'heure de la sieste.
D'après les critiques, je pensais voir un bon "Guédiguian" : las, c'est plat, les dialogues, ont les a entendus 100 fois avec bien plus de talent et d'émotion.... Seuls les paysages sont magnifiques. Quant au reste, très très convenu et sans aucun relief. Dommage
C’est un film très désabusé, plein de désillusions et qui sent très fort la nostalgie avec ce discours qui accompagne tout le film: "c’était mieux avant!". Dépressif et larmoyant. Le film partait pourtant bien: des thèmes intéressants comme celui des retrouvailles entre frères et sœurs en raison d’un partage, le plaisir de retrouver Jean-Pierre Darroussin et Anaïs Demoustier, le cadre des calanques de Marseille offrant des superbes paysages et une belle lumière au film. Mais hélas, le film souffre de 4 défauts majeurs dont Guédiguian est coutumier pour certains d’entre eux : 1) un discours trop manichéen: on comprend vite, par des oppositions sans nuances, que d’un coté il y a les "gentils" et de l’autre les "méchants" (ouvriers / patrons, migrants / militaires, le monde d’autrefois / le monde actuel,...), 2) trop de bons sentiments (sur les enfants migrants,...), 3) trop peu de crédibilité de certaines relations entre personnages (le couple Darroussin / Demoustier ne paraît pas crédible dès le début, la relation Ascaride / Stévenin semble totalement improbable), 4) et enfin, plus rare chez Guédiguian, des failles dans l’interprétation de 2 personnages: Ascaride donne l’impression de réciter un texte en raison de dialogues trop écrits et pas assez naturels, et Stévenin a un jeu à la limite du ridicule (très affecté, cabotinage). En résumé, c’est un cinéma humaniste certes, mais le film est plombé par un discours trop manichéen!
Je n'ai pas supporté ce film , où les bons sentiments foisonnent, les situations amoureuses sont ridicules d'invraisemblance, les dialogues pauvres, l'utilisation des petits migrants y est totalement indécente. Je ne comprends pas les critiques élogieuses que j'ai pu lire...sans doute Guédiguian est-il devenu une institution ...on n'y touche pas