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chas
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3,0
Publiée le 16 décembre 2017
La villa. Guédigian. Difficile devant la quasi unanimité critique de se placer à contre sens, atteint par le syndrome des conducteurs du troisième âge quand il font volontiers fausse route. Je saisirai l’excuse d’être dans le ton du film : les films de Guédigian : « c’était mieux avant », comme l’atteste un extrait enjoué d’il y a 32 ans inclus dans celui-ci. Deux frères et leur sœur sont appelés près du père devenu grabataire dans une maison dont la vue donne sur une calanque de rêve du côté de Marseille. Nous retrouvons des acteurs familiers lors d’une cousinade, comme m’avait dit une amie. Je ne suis ni inconditionnel ni allergique à notre Ken Loach méditerranéen et à l’instar de sa filmographie, dans ces dernières retrouvailles, j’ai goûté cette fois certaines séquences et d’autres moins Beaucoup de spectateurs ont ressenti la nostalgie, l’humanisme ; j’ai été plus sensible à des thématiques, qui m’ont semblé plus stimulantes, telles que les effets pervers générés par ceux qui veulent faire du bien. Les moments de tension sont plus forts, à mon avis, que les rencontres amoureuses ou les scènes lacrymales. J’ai préféré comme souvent les images d’hiver au bleu imperturbable des étés qui n’en finissent pas. A dater des films en fonction de la présence de cigarettes, dans ce lieu des rêves enfuis, on ne serait pas étonné de voir débouler Raimu. Il y a trop de sujets abordés : repartir dans la vie en restant sur place ? Restau pas cher ou grand chef ? La jeunesse la nôtre et celle d’aujourd’hui ? Quel avenir avec un jeunôt, une jeunette ? La classe ouvrière, la fin de vie, le sacrifice, le deuil, la transmission, les réfugiés, l’entretien des sentiers, le théâtre, écrire, le pardon, la vie, la mort, l’amour… J’ai aimé l’humour vachard du personnage de Daroussin, sa jeune compagne plus complexe et la scène de l’écho sous le viaduc. Mais le docte de chez 68 est pénible: maudit miroir ! Je sais bien qu’il s’agit d’un conte, genre délicat à manier, mais une heure trois quarts pour résoudre presque toutes les blessures de la famille et au-delà, forcément il a fallu expédier les raccourcis. Et puis pas besoin de tout expliquer, même quand les personnages sont tout seuls, ils causent. Voilà de la matière pour discuter avec mes vieux potes.
J'ai adoré ce film tendre et émouvant. Je retrouve avec bonheur l'équipe à Guediguan. l'amitié l'amour la famille un peu de politique au travers des réfugiés et la belle ville de Marseille .le.meilleur depuis Marie Jo et ses 2 amours
Du très bon Guediguian ! Film sur la perte des illusions de toute une génération. Guediguian, avec ses acteurs fétiches et le décor des calanques de Marseille, nous ramène à ses premiers films dont on en revoit d'ailleurs un extrait très émouvant (ki lo sa en 1985). Un bilan mélancolique et nostalgique à ne pas manquer pour les inconditionnels et à découvrir pour les autres
La villa est un film qu'on peut considérer comme réussi, avec une très bonne interprétation de ses acteurs et de magnifiques prises de vue. Le principal reproche que je ferais à son sujet est qu'il ne remonte pas spécialement le moral. Il est nostalgique, très nostalgique. Je l'ai même trouvé triste, contrairement à l'avis de la presse et de certains spectateurs. Le temps qui passe, la jeunesse à jamais envolée, l'âge qui vient avec ses rides et ses renoncements, les êtres chers qui disparaissent ou tombent gravement malades ne constituent pas une perspective bien réjouissante et rappellent le commentaire du Général : la vieillesse est un naufrage.
Toujours aussi fort lorsqu'il s'agit de parler de politique ou de société.
J'ai toujours beaucoup apprécié la façon qu'a Robert guediguian de parler de politique et de société. Le film devenait pesant et lourd lorsqu'on voit les premiers migrants. Et la subitement, le film s'éclaire de douceur, humanité et d'une nouvelle dimension quasi documentaire alors que le film tournait au récit historique.
De plus, c'est toujours un grand plaisir de voir et revoir une famille de cinéma qui traverse les années et continue à se retrouver de temps en temps dans des films. C'est de plus toujours épatant de voir comme les films de guediguian sont des variations non redondantes des mêmes éléments, comme il arrive à se renouveler sans changer.
Film affligeant, où l'ennui nous gagne très vite dans l'attente d'une véritable intrigue ou d'une quelconque action. C'est statique, lassant, voire déprimant. Quel dommage que J.P.Darroussin se soit égaré dans ce ratage.
Ce film m'a donné un coup de blues ! Oui, car j'ai connu Méjean il y a quelques années de ça et je revois encore Jacques Boudet assis sur le même banc du même quai. Méjean, où j'ai passé une quinzaine de jours, les plus agréables de ma vie dans ce décor de rêve. Nostalgie, quand tu nous tiens.
Quelle déception. Guediguian nous a habitué à d'excellents films, mais là.... C'est mauvais, lent, long, personne n'y crois. Meylan et Daroussin sont bons parce que d'habitude ils sont excellents et ce sont des valeurs sûres. Ascaride n'y croit pas une seconde, on a l'impression qu'elle s'ennuie autant que nous. Stévenin est mauvais et le rôle ridicule. Les personnages secondaires on n'en parle pas, c'est du pareil au même. J'attendais ce film avec impatience, j'en suis ressortie très déçue. A éviter...
Nous sommes dans une calanque de Marseille. Deux frères et une sœur élevés au même endroit. L’aîné tente d'imiter l'"assent" marseillais mais l’accent parisien prend vite le dessus. Les deux autres n'en ont même pas. Idem pour le couple d'amis. Et que dire du pêcheur pro sans accent qui déclame du Claudel. On est en plein délire.
Les dialogues sont d'une platitude sans nom, le scénario est mince, très mince ( que vient faire là cette histoire de migrants?).
Reste une belle photo, ce qui fait que ce film est un peu au dessus de la médiocrité habituelle du cinéma français.
Fan de toujours de Guédiguian je me faisais une joie d'aller voir LA VILLA ; Marie Jo et ses 2 amours et Marius et Jeannette m'avaient laissé un très bon souvenir. Déception.... si les thèmes abordés sont bien ceux de prédilection de Guédiguian, j'ai trouvé qu'il était passé complètement à côté de son film. Les personnage sont à peine ébauchés, Ariane Ascaride a visiblement du mal à croire à sa nouvelle histoire d'amour, et nous aussi.... Tout cela sonne creux, est terriblement ennuyeux, long, sans rythme. Même les paysages sublimes des calanques n'arrivent pas à endiguer la monotonie et la langueur qui en ressortent. On se demande ce que sont venus faire les migrants dans cette galère, et nous aussi. Dommage....
On ne rit pas: on attend On attend qu'enfin il y ait quelque chose qui se passe et rien. Les dialogues sont creux. Sans saveur. C'est mou. Ce film m'a assez déçu.
Eh bien non, ce n’est pas un chef d’œuvre, d’accord ! Et OUI, je me suis ennuyé pendant exactement cinq minutes à la mitan du film : c’est vu ? Mais que c’est attachant, chaleureux, cette histoire qui est aussi notre histoire, et ces visages fatigués qui sont aussi les nôtres. Et l’intrigue : une intrigue qui ne se prend pas trop au sérieux, qui connaît drôlement ses limites, mais avec du talent à revendre, un brin de nostalgie, et un chouya d’actu qui fait du bien à notre petit nombril... !