La Villa
Note moyenne
3,3
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235 critiques spectateurs

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60 critiques
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35 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 décembre 2017
La villa est un film qu'on peut considérer comme réussi, avec une très bonne interprétation de ses acteurs et de magnifiques prises de vue. Le principal reproche que je ferais à son sujet est qu'il ne remonte pas spécialement le moral. Il est nostalgique, très nostalgique. Je l'ai même trouvé triste, contrairement à l'avis de la presse et de certains spectateurs. Le temps qui passe, la jeunesse à jamais envolée, l'âge qui vient avec ses rides et ses renoncements, les êtres chers qui disparaissent ou tombent gravement malades ne constituent pas une perspective bien réjouissante et rappellent le commentaire du Général : la vieillesse est un naufrage.
folyr
folyr

37 abonnés 72 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 novembre 2017
Guédiguian reste Guédiguian. A savoir : voilà un film qui commence joliment - quoiqu'un peu long - avec l'histoire de 3 frères et sœurs qui se retrouvent autour d'un père malade. Conflits de famille, blessures, rien de neuf sous le soleil de Marseille, mais bon.Et puis, au bout d'une heure, ne sachant plus quoi faire de son sujet, voilà le film qui part complètement ailleurs, sur des enfants réfugiés, avec de grandes tirades enfonçant des portes ouvertes sur le sort de ces pauvres enfants dont la vie est foutue, etc… Bref, on est sur un nouveau film qui n'a plus rien à voir avec la première heure du film. Et puis le discours final à la fin de Daroussin sur les ouvriers qui n'ont pas choisi d'être ouvriers… Au lieu de démontrer, Guédiguian fait des grands discours primaires et didactiques sur le monde qui fout le camp, les pauvres, les réfugiés et tout ça fait un film ennuyeux, chaotique et raté.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2017
le réalisateur retrouve sa troupe a Marseille et il aborde ses thèmes de prédilection ; l"amour, la famille, la mort, l'argent et bien sur le communisme. cette fois il ajoute les migrants.- ce n'est que délicatesse, avec un dialogue superbe dit par des comédiens merveilleux, c'est un film simple et authentique qui ne se torture pas l'esprit mais raconte la vie en un huis clos solaire, c'est beau et ça fait du bien.
Joel J
Joel J

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2017
Les images de la calanque de méjanage me rappelle des souvenirs d’enfance , Arianne joue divinement
D’ailleurs tous ces acteurs sont comme d’habitude formidable , nous avons tous le sentiment que cela est de notre enfance qu’il s’agit . C’est la force de tout ces films
Il y’a des moments forts , comme le suicide des parents mains dans la main .....

Merci pour ce moments d’enfance que nous avons tous
bendelette
bendelette

34 abonnés 281 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2017
Les calanques sont superbes,heureusement,cela donne un petit intérêt au film.Des petites histoires mélos sans qu'aucune ne soit approfondie,le réalisateur zappe,il veut aborder trop de sujets et ne fait que les effleurer.
Je me suis ennuyée.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 novembre 2017
Personages peu attachants. Beaucoup de cigarettes allumées entrecoupées de longues scènes de blabla parmi lesquelles on comprend qu il y a les gentils ( ex les migrants) et les méchants (ex les soldats qui cherchent les migrants)
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2017
Il y a au milieu de La villa un splendide flashback qui n'est autre qu'un extrait de Ki lo sa, le troisième film de Guédiguian (1985) où l'on voit ses fidèles acteurs, Darroussin, Ascaride et Meylan, jeunes et enthousiastes sur les mêmes lieux qu'il filme plus de 30 ans plus tard. Le temps a passé, les idéaux en ont pris un coup et le moral est en berne, avec les rides d'inquiétude en plus. Le ton est à la nostalgie, camarade, et à la mélancolie, mais pas au désespoir tant la vie, à n'importe quel âge, est capable de vous servir sur un plateau de petits miracles. Robert Guédiguian signe avec La villa l'un de ses films les plus touchants, révélant en ces protagonistes pourtant souvent floués par la vie de belles âmes. La mise en scène est fluide, le décor marseillais somptueux et l'on entend distinctement le clapotis des vagues qu'ils soient à l'âme ou non. Beaucoup de thèmes se chevauchent mais jamais le film ne s'égare même quand le monde extérieur et ses drames (les migrants) vient toquer à la porte de cette fratrie qui a oublié d'être égoïste. Le cinéma humaniste de Guédiguian fait comme toujours la part belle aux acteurs, sa petite bande d'abord, mais aussi de plus jeunes comme les excellents Robinson Stevenin et Anaïs Demoustier. Qu'il est bon de naviguer en compagnie du cinéaste marseillais et de ses personnages meurtris mais toujours debout.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2017
Un nouveau film de Robert Guédiguian, on s'y précipite dès qu'on peut. On s'enthousiasme souvent (et surtout, dans mon cas, pour "Marius et Jeannette" et "Les neiges du Kilimandjaro) et on est rarement déçu ("Le fils de l'ingénieur" et "le voyage en Arménie" en ce qui me concerne). De nouveau, dans "La villa", on retrouve ce qu'il est convenu d'appeler la troupe de Guédiguian : Ascaride, Darroussin, Meylan, Boudet, Demoustier, Stévenin (Robinson), Tregouët. Une fidélité qui lui permet d'ailleurs d'aller piocher une séquence d'un de ses premiers films "Ki lo sa ?", tourné, comme "La villa", dans la calanque de Méjean (Pour les non provençaux, c'est un coin de paradis qui se situe sur la Côte Bleue, entre Marseille et Martigues), ce qui permet de voir Darroussin, Ascaride et Meylan rajeunis de 32 ans sur fond de Bob Dylan chantant "I want you".
Angèle (Ascaride), Joseph (Darroussin) et Armand (Meylan) sont réunis dans la villa familiale suite aux très graves problèmes de santé de leur père. Autour d'eux, des amis, des voisins, l'armée qui est sur place car un bateau de migrants a été aperçu. On parle d'amour, du passé et des rancœurs qui y trouvent leurs sources, de la fidélité à ses convictions. "C'était mieux avant", s'enflamme Joseph "Tu fais chier", lui répond Bérangère (Demoustier), sa "fiancée, 30 ans de moins, sur le point de le quitter.
On sent que, pour Guédiguian (et pas seulement pour lui !!), l'époque dans laquelle on vit n'a pas grand chose d'exaltant : omniprésence du fric et de la "réussite" sociale, individualisme, égoïsme, etc. D'où le fait que "La villa" respire la nostalgie et un grand pessimisme, à peine tempéré par l'arrivée dans la villa de 3 jeunes enfants kurdes arrivés en France sur ce fameux bateau. Le problème, c'est que, comme Ken Loach (cf. l'immense pessimisme de "It's a free world"), Guédiguian est à son meilleur lorsqu'il montre des gens optimistes et joyeux qui se battent ensemble pour améliorer leur quotidien, il l'est beaucoup moins lorsqu'il verse dans le pessimisme, quand bien même ce qu'on vit actuellement nous y conduit très naturellement. Certes, il y a de bonnes choses dans "La villa", mais ce film est loin de donner le même plaisir que "Marius et Jeannette" et "Les neiges du Kilimandjaro". Après "It's a fee world", Ken Loach n'avait pas tardé à retrouver sa verve et son esprit combatif. Espérons qu'il en soit de même pour Robert Guédiguian, on a vraiment besoin qu'il nous fasse à nouveau rire et rêver !
marieclaudelechair
marieclaudelechair

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2017
Film empli de bienveillance, de nostalgie, d'espoir... Guédiguian sait vraiment voir la beauté chez l'être humain et tout en délicatesse et dans le juste ton traiter des phénomènes de société. Sans compter qu'il donne envie de découvrir Marseille !
tempsvariable
tempsvariable

4 abonnés 22 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 novembre 2017
Des lenteurs interminables, des dialogues plats, on attend que ça démarre mais rien ne vient. Je me suis ennuyée
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2017
Une réunion de famille dans une villa située dans une calanque pour s'occuper d'un père viellissant et cloué dans un fauteuil et c'est surtout le moment de tout se dire et ce n'est pas évident mais mené par des acteurs superbes c'est totalement une réussite à voir
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2017
Robert Guédiguian est un cinéaste fidèle. Fidèle à ses acteurs comme Woody Allen avec ses muses. Fidèle à sa ville de Marseille et ses environs comme M. Night Shyamalan avec Philadelphie. Fidèle à ses thèmes de prédilection même s’il vogue d’un genre à l’autre comme Altman avec les rapports de classes et l’analyse de milieux. Fidèle à ses idéologies profondément à gauche comme son homologue anglais Ken Loach. Et son dernier film, « La Villa », ne déroge pas à la règle. Cet opus apparaît d’ailleurs comme un film somme, comme si l’auteur regardait dans le rétroviseur la cohérence indéniable de son œuvre et qu’il nous en offrait la cerise sur le gâteau. Un film qui ne renie pas ses idées contestataires, traite toujours du temps qui passe et critique de manière toujours aussi virulente nos sociétés de plus en plus capitalistes. Mais c’est de manière moins frontale, par petites touches, au hasard d’une ligne de dialogue ou d’une situation (son engagement pour la cause des migrants apparaît d’ailleurs peut-être un peu trop forcé dans le dernier tiers du film). Mais en auscultant les liens familiaux, les aléas du cœur et la vieillesse, il nous offre aussi l’une de ses œuvres les plus apaisées et la plus belle peut-être.

Il compose un joli tableau autour d’un lieu unique et magnifié, le temps de quelques jours. Cette calanque et ces quelques maisons sont ainsi un écrin parfait pour le cinéaste. Guédiguian filme cet endroit avec amour au détour de plans fixes simples mais efficaces qui subliment cette unité spatiale bercée par une belle et douce lumière hivernale. Plusieurs histoires propre à chaque personnage viennent s’entremêler dans un scénario très bien écrit et dialogué où quelques répliques résonnent encore. Le « Comme tout le monde, tu es à droite dans la tête et à gauche dans la cœur » décrié par Darroussin en est un bel exemple et montre qu’il connait très bien ses acteurs et leur met en bouche des tirades parfaitement adaptées. On prend plaisir à suivre ces personnages et leurs atermoiements le temps d’une chronique d’une simplicité renversante qui confine à la perfection. Le metteur en scène filme la vie et il le fait très bien. Tout juste pourra-t-on s’interroger de l’utilité du personnage de Robinson Stévenin.

« La Villa » est un antidote à la sinistrose ambiante. Un film qui a beaucoup de cœur mais n’en oublie pas d’être intelligent, nous interrogeant sur notre propre rapport à la vie et aux choses. Plusieurs fois on a les yeux humides, alors que tout dans la façon de filmer du plus connu des cinéastes marseillais n’est que pudeur. Les séquences magnifiques s’enchaînent comme celle ou le couple formé par les magnifiques Jacque Boudet et Geneviève Mnich se disent leur amour, celle où Darroussin trouve une ruse pour que deux jeunes frères, migrants syriens, se lâchent la main et enfilent des habits ou encore le plan magnifique où la quasi-totalité de la distribution décide d’allumer une cigarette en honneur à des disparus le regard perdu sur la Méditerranée. Une succession de belles scènes pour une œuvre qui vous touche en plein cœur par sa poésie et le regard qu’il porte sur la vie et sur ses protagonistes. Un long-métrage naturaliste dans le meilleur sens du terme qui se voit comme l’opposé de la série marseillaise « Plus belle la vie ». Porté par une équipe d’acteurs soudés et complices, « La Villa » est film à cœur ouvert, comme un trésor. Un flashback malin et solaire tout comme le dernier plan, simple (encore), beau (encore) et lumineux en témoignent à eux seuls.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2017
le film est désabusé et nostalgique. Il sonne un peu comme un testament autant politique que cinématographique, avec des acteurs familiers à Guédiguian, sur lesquels le temps a posé sa patine (Darroussin, Mellan,) On appréciera la présence souvent acerbe de Anaïs Desmoustiers et des dialogues qui dressent un bilan mitigé sur la vie, le militantisme, l'amour ......Le réalisateur garde l'ambiance du midi, avec de beaux décors, mais force est de constater que se dégage une certaine tristesse, désillusion, même chez Darroussin , même chez le soleil qui semble ne pas briller comme d'habitude. Les dialogues ont parfois beaucoup de philosophie, de lien social, et l'on suit les conversations au bord de la villa, près de l'aqueduc, en laissant la douceur du scénario nous consoler sur la vie le temps qui passe, et d'autres petits sujets tous aussi intéressants les uns que les autres....Beaucoup moins politiques que les derniers opus, les nombreux amis du réalisateur apprécieront surement ce film à la fois doux et plein de désillusions;....Je conseille
Éric De Larmor
Éric De Larmor

20 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2017
Nous voilà plongés une nouvelle fois au cœur de l’Estaque, à prendre son pouls, à respirer son souffle. Si les ingrédients sont les mêmes, ne croyez pas pour autant que Robert Guédiguian va nous servir du déjà vu, du surgelé, du réchauffé. C’est comme en cuisine : regardez la multitude de plats qu’on peut faire avec simplement du beurre et de la farine. Entre la pâte feuilletée, la brioche, les choux, les crêpes… il y a un monde. Entre À la vie à la mort, Marius et Jeannette… et aujourd’hui La Villa… également. Mis bout à bout ils forment comme une chronique sur les idéaux d’une génération, leur confrontation avec un monde en mutation.

Dans La Villa, bien sûr Ariane Ascaride est là, et Darroussin aussi, ainsi que toute une bande de fidèles. Ce coup ci c’est pour un conte qui prend des allures de bilan inquiet mais peut-être pas désabusé. Que reste-t-il des rêves de la classe ouvrière, du mode de vie d’un quartier vivant, vibrant, convivial et solidaire ? Que va-t-il rester de la ville tranquille si tous la laissent en pâture aux faiseurs de frics, aux promoteurs immobiliers ?
Robert Guédiguian n’a jamais oublié ses origines de fils de docker marseillais. Il les as transcendées pour créer au fil du temps une œuvre de vrai cinéma populaire. Une fois de plus il nous entraîne avec bonheur au bord des côtes de son enfance battues par les flots faussement paisibles.
C’est dans une maison perchée au dessus des calanques qu’un vieux restaurateur décline peu à peu. Son fils Armand, qui a repris les fourneaux et s’occupe quotidiennement de son père, finit par battre le rappel. C’est ainsi qu’un beau jour débarquent sa sœur Angèle, qui a quitté depuis longtemps le bercail familial pour poursuivre une brillante carrière d’actrice, ainsi que son frère Joseph en pleine déconfiture affective. Retrouvailles joyeuses qui seront jalonnées par de vivifiants règlements de compte.
Viviane M.
Viviane M.

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2017
Une histoire vraie dans de vrais décors qui nous rappelle les souvenirs de notre enfance dans ces magnifiques calanques un peu comme les héros un peu prisonniers de leur passé. Ils veulent tous continuer comme avant ! Et pourtant, le film traite des sujets presque banals: la vieillesse, la maladie, la famille, la fuite, le deuil qui ne se fait pas...Et un Robinson Stevenin illuminé et magistral. Les migrants retrouvés sont pour moi comme un dérivatif à toutes leurs habitudes. L'émotion m'est arrivée ici avec ces gosses apeurés qui ignorent tout de leur avenir. Du Guédiguian, toujours les mêmes bons sentiments, les mêmes acteurs, les mêmes lieux, mais qu'on a plaisir à regarder.
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