La Villa
Note moyenne
3,3
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235 critiques spectateurs

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31 critiques
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65 critiques
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60 critiques
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35 critiques
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14 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 décembre 2017
Ce beau film de Robert Guédiguian n’est pas que pour les bisounours nostalgiques des luttes de classe et amoureux du coin de terre où ils ont vu le jour.
Comme suggéré, on peut voir dans ce petit hameau méditerranéen un havre de paix auquel viennent se ressourcer les natifs du cru après les combats perdus, les douleurs intimes et les meurtrissures de la vie. On y est généreux avec les plus démunis et hostile à la marchandisation touristique. Sur fond de soleil et de pêche, les bons souvenirs réchauffent, les mauvais s’exorcisent
Mais pour rester dans cet Eden, combien de renoncements sont nécessaires.
Mais les jeunes préfèrent partir pour des villes mondes
Mais, dans ce désert il ne reste plus personne. Il y a bien le train au sommet d’un viaduc, seulement il ne dessert pas le minuscule village. Et sur ceux qui n’ont pas voulu partir plane la mort, subie ou provoquée.
Alors, si la maladie du père fait revenir les enfants et les force à rompre les liens avec l’extérieur, n’est-ce pas pour se nourrir de leur force vitale dans une agonie au temps démesuré ?
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 décembre 2017
Les premiers plans de "La Villa", mêlant dans un découpage austère la mort imminente d'un personnage à la beauté d'un paysage, sont la promesse d'un grand film. Mais l'ensemble se complaît trop dans son désespoir, se retranche dans les souvenirs sans jamais regarder devant lui, s’anesthésiant au même titre que ses protagonistes. Si l'humour de Joseph (Jean-Pierre Darroussin) permet des respirations bienvenues, il ne fait pas oublier la raideur ambiante. Crispé et contrit, le film est trop écrit – un certain nombre de dialogues ratés et un personnage de rêveur envahissant et agaçant – et crée finalement peu de brèches qui briseraient son rythme monotone. C'est d'autant plus regrettable que les intervalles succincts dans lesquels s'engouffre le film sont très beaux, avec notamment un flashback tragique mis en scène de façon mentale et un autre joyeux tiré de "Ki lo sa?", le troisième long-métrage de Guédiguian. Si "La Villa" a bien du mal à regarder devant, il finit au moins par vivre au présent avec l'arrivée de migrants qui altèrent sensiblement le quotidien des personnages, le regard qu'ils portent sur eux et sur les autres. Impossible de négliger une partie centrale sans vrais enjeux et assez répétitive mais impossible aussi de ne pas être saisi par une introduction à la froideur émouvante et par un dernier mouvement chaleureux où se joue enfin une lutte contre la morosité, une action présente à défaut d'un regard vers l'avenir.
Olivier Bastien
Olivier Bastien

3 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2017
Grand fan du genre je retrouve ce réalisateur et ses acteurs fétiches avec plaisir pour une jolie histoire de famille à fleur de peau.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2017
J'ai été déçu par ce film qui traine en longueur et mélange un peu trop les thèmes : les idéaux de jeunesse perdus, la spéculation immobilière, l'immigration, mais qui au final atteint peut être son but caché et d'actualité : l'effriterment résigné des idées de gauche dont l'évidence est soulignée par la permanence de ce qui reste solide : l'optimisme de la jeunesse et malgré les vicissitudes de la vie, la solidité du clan familial
Didier L
Didier L

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2017
La scène d'ouverture donne le la de ce que sera le film : la lumière mordorée et sublime qui précède le crépuscule et une économie de narration qui plante immédiatement le décor. Le scénario de "La villa" est admirable d'équilibre et ce, même si les thèmes abordés peuvent paraître amener le film sur de trop nombreuses pistes de réflexion. Mais, finalement, elles se rejoignent en un final d'une émotion pure et puissante. Il se dégage du film une nostalgie d'un avant plus heureux mais aussi un fol espoir dans un avenir rayonnant. Servi magistralement par son équipe d'acteurs habituelle (avec une mention spéciale pour la delicatesse du jeu de Robinson Stévenin), Guédigian semble nous offrir un film somme mêlant magnifiquement tous ses sujets de prédilection.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 décembre 2017
La Villa est le 20ème long métrage de Robert Guédiguian. Comme souvent dans ses films, on y retrouve ses trois acteurs fétiches (Ariane Ascaride, Gérard Meylan et Jean-Pierre Darroussin) et comme cadre la ville de Marseille et ses calanques. Ce film sonne comme un testament, une sorte de bilan familial et politique sur le temps qui passe, à la fois mélancolique et bienveillant.

La suite ici : https://coupdecine.blogspot.fr/2017/12/la-villa-2017-quand-on-na-que-lamour.html
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

97 abonnés 1 504 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 décembre 2017
Avec un sujet universel (la nostalgie, le choc des générations, les rapports de famille), des acteurs attachants (un Darroussin cynique, un Stévenin lumineux), un décor original (la calanque de Méjean, près de Marseille), voilà un film qui avait de sérieux composants pour une histoire solide, des sentiments riches et de fortes émotions. Mais voilà, le metteur en scène nous sert une soupe insipide où les saveurs se mélangent sans complémentarités : le spectateur a droit à un étalement mièvre de bons sentiments dans un scénario ennuyeux qui saute d’un sujet à l’autre sans jamais finir ce qu’il a commencé à survoler. Plébiscite sur le bon vieux temps qui était mieux avant, pour le cancer du poumon vu le nombre de cigarettes allumées, pour les gentils migrants et contre les méchants soldats, c’est un film superficiel et inachevé où l'ennui gagne le spectateur, quand ce n’est pas l’agacement. Dommage, on est loin de « Marie Jo et ses 2 amours ».
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 décembre 2017
Pour les jeunes seniors rescapés des "Happy Seventies", coup de blues inéluctable. Accrochez-vous!
Ce Huis Clos est à mes yeux plus tragique que dramatique: le deuil du temps qui passe, de la convivialité, de la communication , laisse bien peu de place à l'espoir auquel on a du mal à croire.
Si tout est vrai, c'est le regard noir du cinéaste qui prédomine.
Âmes sensibles, âmes fragiles s’identifiant aisément , faites-vous vite une carapace sinon ...attention!
ce film peut laisser quelques traces...
Laurette S
Laurette S

35 abonnés 166 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2017
Oh le beau doux film ! Tout ce qu'on aime tant et qui semble si menacé : la famille, le temps lentement pris avec ceux qu'on aime, la poésie, la grande (Claudel) et la petite (celle du quotidien), l'humanité qui partage, qui souffre, qui pardonne, qui renaît de ses centres, la vie quoi. Et des acteurs simples et merveilleux. Faites vous du bien. Allez voir ce film.
dejihem
dejihem

155 abonnés 712 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 décembre 2017
Le film décolle un peu apres la moitié du film. Beaucoup d’agacement, à peine de politique, beaucoup trop de nostalgie inutile. C’est faible, vraiment trop faible.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2017
Magnifique, Guediguian nous fait sentir l'humanité, ça fait du bien.
Même décor, mêmes acteurs, on se concentre sur les émotions... et sur nous-mêmes.
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2017
La villa. Guédigian.
Difficile devant la quasi unanimité critique de se placer à contre sens, atteint par le syndrome des conducteurs du troisième âge quand il font volontiers fausse route. Je saisirai l’excuse d’être dans le ton du film : les films de Guédigian : « c’était mieux avant », comme l’atteste un extrait enjoué d’il y a 32 ans inclus dans celui-ci.
Deux frères et leur sœur sont appelés près du père devenu grabataire dans une maison dont la vue donne sur une calanque de rêve du côté de Marseille. Nous retrouvons des acteurs familiers lors d’une cousinade, comme m’avait dit une amie.
Je ne suis ni inconditionnel ni allergique à notre Ken Loach méditerranéen et à l’instar de sa filmographie, dans ces dernières retrouvailles, j’ai goûté cette fois certaines séquences et d’autres moins
Beaucoup de spectateurs ont ressenti la nostalgie, l’humanisme ; j’ai été plus sensible à des thématiques, qui m’ont semblé plus stimulantes, telles que les effets pervers générés par ceux qui veulent faire du bien. Les moments de tension sont plus forts, à mon avis, que les rencontres amoureuses ou les scènes lacrymales. J’ai préféré comme souvent les images d’hiver au bleu imperturbable des étés qui n’en finissent pas. A dater des films en fonction de la présence de cigarettes, dans ce lieu des rêves enfuis, on ne serait pas étonné de voir débouler Raimu.
Il y a trop de sujets abordés : repartir dans la vie en restant sur place ? Restau pas cher ou grand chef ? La jeunesse la nôtre et celle d’aujourd’hui ? Quel avenir avec un jeunôt, une jeunette ? La classe ouvrière, la fin de vie, le sacrifice, le deuil, la transmission, les réfugiés, l’entretien des sentiers, le théâtre, écrire, le pardon, la vie, la mort, l’amour… J’ai aimé l’humour vachard du personnage de Daroussin, sa jeune compagne plus complexe et la scène de l’écho sous le viaduc. Mais le docte de chez 68 est pénible: maudit miroir !
Je sais bien qu’il s’agit d’un conte, genre délicat à manier, mais une heure trois quarts pour résoudre presque toutes les blessures de la famille et au-delà, forcément il a fallu expédier les raccourcis. Et puis pas besoin de tout expliquer, même quand les personnages sont tout seuls, ils causent. Voilà de la matière pour discuter avec mes vieux potes.
bfredd9
bfredd9

25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2017
Excellent film sur le vieillissement et ses désillusions.
Mais ce film ne nous laisse pas dans l'amertume, car comme ses personnages le hasard concret leur révèle la voie perdue.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 décembre 2017
Très bon film ! N'hésitez pas à aller le voir ! Il m'a réconcilié avec les films français ! Il n'est pas lent du tout, c'est un film frais et plein de ressources
Stephenballade

460 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2017
Au moment où j’écris ces lignes, "La villa" emporte une moyenne honorable de 3,4/5. Ça me parait être une note juste. Parce qu’au fond, qu’est-ce que nous avons ? Une fenêtre de vie ouverte sur une famille comme il y en a tant d’autres, réunie autour d’un événement rassembleur en dépit des différends qu’il y a pu avoir. C’est ainsi que nous nous retrouvons dans ce merveilleux écrin qu’est la Calanque de Méjean, à proximité immédiate de L’Estaque, en contrebas de la ligne de chemin de fer thermique dite « la côte bleue ». Pour les curieux, je précise que c’est la ligne qui va de Marseille Saint-Charles à Miramas via Port-de-Bouc. Et je peux vous assurer que c’est un endroit magnifique, surtout quand le soleil donne à plein régime, au point de me donner presque envie de sauter du train pour plonger directement dans les eaux aux couleurs paradisiaques. C’est donc dans ce sublime décor que Robert Guédiguian nous offre cette chronique de vie, au sein de cette petite bourgade dans laquelle trône fièrement une villa avec son immense balcon donnant une vue imprenable sur la mer. Cette villa va être le théâtre d’une réunion de famille, rassemblant même les membres qui avaient fui l’endroit depuis de nombreuses années avec ceux qui y sont restés fidèles. C’est ainsi que nous allons retrouver une kyrielle de personnages tous différents, autant par leur caractère que par leur destinée. Angèle (Ariane Ascaride) est une écorchée vive ; par des répliques soignées aux petits oignons, Joseph (Jean-Pierre Darroussin) fait preuve d’un cynisme absolument jouissif ; muni de son plus large sourire dessiné d’une oreille à une autre au point de déformer son faciès, Benjamin (Robinson Stévenin) est un sacré rêveur un peu benêt sur les bords qui aurait tendance à agacer. Pire, il fait même penser au chanteur (enfin si on peut appeler ça comme ça) à Bernardo avec son titre « Je t’aime le lundi » quand il déboule avec son bouquet de roses ! Mais il est aussi capable de surprendre (dans le bon sens du terme) lorsqu’il improvise une visite commentée des calanques. Et puis il y a Armand (Gérard Meylan), qui semble plus terre à terre. Bon je ne vais pas tous les citer, hein… Mais de se retrouver tous ensemble, c’est aussi l’occasion (sans qu’ils le veuillent vraiment) de remettre à plat certaines choses au gré des paroles qui évoquent immanquablement le passé, un passé aux souvenirs parfois heureux, parfois malheureux, voire dramatiques. Cette réunion improvisée autour d’un parent parvenu au crépuscule de sa vie va donner une prise de conscience à chacun d’entre eux, jusqu’à un certain événement qui va tout ébranler parce qu’elle amène une sacrée remise en question. "La villa" se déroule sur un rythme lent, selon le rythme de vie des personnes vraiment issues de la région : pas trop vite le matin, doucement le soir. De plus, le cinéaste s’attarde sur des petites choses qui paraissent insignifiantes, comme la décoration des lieux. Ceci a pour avantage d’inviter le spectateur à mieux s’intégrer dans le récit, un peu comme s’il avait son mot à dire. C’est finement pensé, mais pour d’autres ce sera considéré comme des longueurs épouvantables. Mais Guédiguian prend aussi le temps de bien décrire les personnages, leurs différents états d’âme. Au gré d’une photographie intéressante, cela permet de vivre au plus près l’évolution de chacun d’entre eux, en particulier Angèle et Joseph, les deux esprits les plus torturés. Ça rappelle un peu "Les petits mouchoirs" tiens, de Guillaume Canet, dans un autre style. Mais il manque des choses. Des choses importantes selon moi. D’abord l’accent marseillais, si chantant. Bien sûr les spectateurs bretons, nordistes, alsaciens, ou parisiens pour ne citer qu’eux entendront l’accent du sud. Mais il n’est ici pas suffisamment marqué. Le seul qui parvient à le faire entendre un tant soit peu est Gérard Meylan. Pour vous en rendre compte, replongez-vous dans les œuvres mettant en scène la Provence : des films avec Raimu, ou encore le diptyque "Jean de Florette/Manon des sources". Et les expressions typiquement marseillaises ? Elles sont où ces légendaires expressions marseillaises ? Les termes de « mazette », « peuchère », « oh ! Bonne Mère », « coquin de sort » ne sont absolument pas des légendes ! Elles existent ! Et elles reviennent fréquemment dans les discussions qu’on peut capter ici et là chez tous les marseillais pure souche. Mais pas ici... Et le bruit des cigales ? C’est à peine si on l’entend ! Alors que le bruit des cigales est un chant pour certains, pour d’autres c’est un véritable tintamarre assourdissant. Et pourtant, dès lors que ces mystérieuses bestioles chantent, elles y vont à l’unisson et de bon cœur. Le pire est qu’on ne les entend même pas (ou peu) dès lors qu’on s’enfonce dans le maquis par le sentier des contrebandiers. Vous me direz, au vu de la tenue vestimentaire des personnages, on doit être dans la demi-saison. Alors dans ce cas, nous ne devrions pas entendre les cigales de tout le film ! Le paysage sonore s'est focalisé sur le bruit des moteurs diesels des trains passants plus haut sur ce magnifique viaduc (avec de telles constructions, on comprend mieux pourquoi on appelle ça des ouvrages d’art). Je ne doute pas que le bruit des trains soit assez bruyant, vu l’enclavement produit par ces montagnes de roche, donnant par la même occasion un bel effet de résonance par ailleurs bien reproduit. Cependant "La villa" offre au spectateur matière à réflexion. Une réflexion sur l’essentiel. N’est-ce pas là le principal, même si tout n’est pas parfait ?
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