Le Salaire de la Peur
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217 critiques spectateurs

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tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2010
Un village d'Amérique Central, point de chute cosmopolite de brigands, est le point de départ de ce road movie angoissant. Dans ce village aux allures de western moderne se cotoit une population qui a échoué dans ce coin perdu avec un seul désir: fuir ce lieu inhospitalier. 4 hommes acceptent un contrat: transporter de la nitroglycerine à travers la pampa. Un périple lent où à chaque instant on a peur pour la vie des 4 protagonistes.
H.G. Clouzot, un maître du cinéma français d'après guerre, sait jouer avec nos nerfs tout le long de ce film. La mise en scène des premières minutes est très proche du western. Même si on peut déplorer une mise en place des personnages un peu longuette (1 heure... c'est long!!!); il est impératif de passer au delà; la suite relève du chef d'oeuvre du film d'aventure. Malgré la lenteur des camions, la peur nous gagne progressivement. Sur les 4 acteurs comédiens, on releva à l'époque les performances de Vanel (prix d'interprétation à Cannes) et de Montant; mais j'ai redécouvert un 3ème homme: Van Eyck est sublime. Bémol aussi pour la fin; tragique mais trop expéditive.
Du très bon cinéma d'après guerre... Palme d'Or à Cannes en 1953.
Buzz063
Buzz063

101 abonnés 919 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2010
Un très grand classique signé Clouzot. Après une introduction assez longue dans un petit village miséreux d'Amérique du Sud d'où les personnages sont prêts à tout pour en partir, le trajet des deux camions transportant la nitro est à la fois fascinant et très éprouvant pour les nerfs. Clouzot fait encore preuve de son génie aucours de ce parcours d'obstacles sadique. Les acteurs sont excellents et campent à la perfection des personnages qui sont à la fois héroïques et dérisoires et qui, en l'espace d'un instant et d'un éclair, peuvent se volatiliser.
Mephiless s.
Mephiless s.

73 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 août 2015
Henri Georges Clouzot avait en effet un certain talent de et Yves Montand sont excellents! mise en scène et de réalisation. Il savait surtout très bien choisir ses acteurs car Charles Vanel et Yves Montand sont excellents! Le suspense est vraiment bien maîtrisé et le scénario est vraiment génial
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le début de ce film, l’un des plus célèbres du cinéma français, prend le temps d’exposer la situation physique (les héros sont coincés dans un coin paumé d’Amérique du Sud) et psychologique (ils recherchent à tout prix un moyen de gagner de l’argent pour quitter cet endroit). Si certains pourraient trouver un peu longue cette présentation, d’autant que Clouzot insiste sur la moiteur de l’endroit , et sur l’oisiveté ambiante, elle explique pourtant la grande réussite du film. Loin du réalisme psychologique fastidieux en vogue dans le cinéma français de l’époque, Clouzot réussit à mettre le spectateur dans les conditions psychologiques propres à lui faire ressentir la souffrance de personnages pris dans la tenaille d’un défi qui confine à l’absurde. Certaines scènes sont restées célèbres, à juste titre : l’explosion du camion de Luigi et Bimba, qui est montrée par une litote absolument saisissante, ou la mort de Charles Vanel dans les bras d’un Yves Montand réellement convainquant dans les rôles dramatiques. C’est un film d’aventures haut de gamme, et une véritable leçon dans la conduite d’un récit.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 septembre 2012
Un grand classique de l'aventure avec une distribution de choix : Charles Vanel et Yves Montand, dont c'est à mon avis, le meilleur rôle. Danger et drame sont au rendez-vous. Henri-Georges Clouzot a réalisé un film de référence dans le domaine où le spectateur est rivé à son siège jusqu'à la fin, tellement l'histoire est intense.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 septembre 2012
L'un des chef d'œuvre du cinéma français. A voir absolument pour les acteurs parfait, la réalisation grandiose et surtout pour les scènes cultes qui jalonnent le film (le trou de pétrole par exemple).
J31frites
J31frites

18 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2024
Quatre européens perdus - on aurait aimé savoir comment- chargés de transporter à bord d'énormes camions une grosse quantité de nitroglycérine jusqu'à un puit de pétrole.
Un noir et blanc magnifique, un rythme lent pour installer l'ambiance, le stresse et profiter de la psychologie des personnages. La tension est énorme et les personnages sont attachants, même Jo finit par suciter notre empathie. Un final magnifique en terme d'intensité dramatique.
Une utilisation intelligente du son et de la musique, utilisée quand il faut. Autre idée interessante : l'usage des différentes langues.
Les quatre acteurs sont exceptionnels, Yves Montand en tête livre une prestation marquante.
Quelques incrustations qui ont mal vieillis, un début lent au démarrage mais rien de bien méchant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 février 2008
Un excellent film avec un scénario qui vous tiendra en haleine tout du long. Un grand classique.
ElAurens
ElAurens

93 abonnés 585 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2011
Voilà certainement le film le plus célèbre d'Henri-Georges Clouzot, pas son meilleur à mon avis. Pas son meilleur, mais un grand film incontestablement, j'aime beaucoup les dialogues, le scénario bien sûr qui amène des situations assez fortes et nerveuses, les acteurs avec Yves Montand dans incontestablement l'un de ses plus grands rôles, mais aussi Charles Vanel. La musique bien que quasiment absente est de qualité, notamment le dernier morceau simplement magnifique (célèbre musique utilisée dans un film qui l'est encore plus). S'il faut attendre la seconde partie pour voir le départ des camions, la première n'en est pas moins réussie, on ne voit pas le temps passer, Clouzot prend le temps pour installer l'histoire et montrer ce qui pousse ces hommes à faire cette mission suicide. La seconde partie est lente et c'est tant mieux, on reste scotché à regarder les diverses péripéties que subissent nos protagonistes. Un film essentiel, à voir pour la qualité de la mise en scène, le caractère des personnages, le scénario ou tout simplement parce que c'est un Clouzot.
stans007
stans007

41 abonnés 1 465 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2021
Un scénario explosif, un Beau Danube Bleu final inoubliable, de bons acteurs et une mise en scène solide sauf dans la première partie un peu longuette pour décrire cette ambiance délétère quelque part au Guatemala (en réalité le film a été tourné en... Camargue et dans la Bambouseraie d’Anduze). Le suspense mêlé d’étude psychologique de la 2ème partie est un pur chef-d’œuvre. Palme d’Or et Ours à Berlin.
David D.
David D.

32 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2016
Un coin d'Amérique Centrale où il n'y a à première vue que du pétrole et des sierras, 2 camions remplis ras la casquette de bidons de nitro dont un seul litre réduit en poussière un rocher de 10 tonnes, 4 durs expatriés qui n'ont plus rien d'autre à perdre que leur vie... "Le Salaire de la peur", film de l'année 1953 (1er prix à Cannes, Berlin et Londres) est aussi une des plus grande réussite du cinéma français.
La première partie qui plante (un peu) le décor et (beaucoup) les personnages est indispensable, et aurait même pu à elle seule faire l'objet d'un film noir aux couleurs exotiques très correct.
Seulement, il y a la seconde, passionnante, pleine de suspense et de scènes toutes réussis, mais surtout étudié, pensé, millimétré pour faire du grand cinéma. Et des dialogues dont pas un seul n'est inutile ou mauvais: même les phrases murmurés possèdent couleur et esprit.
Le film repose aussi sur une idée excellente et parfaitement exploité: révéler les personnages devant les événements.
Le principal, Mario , est sans doute le moins sympathique et peut-être même le moins profond.
Mais, fort bien joué par Yves Montand, il centralise avec brio la plupart des (bonnes) idées du film.
Mario, corse d'origine passé (on imagine vite et mal) par Paris, petite frappe sans envergure, raciste par lâcheté, macho par frime, et immature sous ses airs de caïd, se révélera un vrai dur, courageux autant que sans guère d’états d'âme. Récompense comme punition viendront toute deux justement pour cet anti-héros.
Le personnage de Jo est le sommet de la carrière de Charles Vanel, qui détient par ailleurs le record de longévité du cinéma français (75 ans entre sa première -un court-métrage de 1912- et sa dernière -le film "Les saisons du plaisir" en 1987- apparition sur les écrans !) et sera justement récompensé à Cannes pour son rôle dans "Le Salaire de la peur"
Vrai caïd parisien, qui a roulé sa bosse un peu partout et jusque avec le directeur local américain d'une compagnie pétrolière par le passé, tout en frime et sang-froid, il se révélera doucement (on en a un premier aperçus dés son exagéré contrôle du camion avant le départ) couard et sa fierté se liquéfiera plus vite qu'un filet de pétrole surgissant d'un pipe-line crevé. Nostalgique, vieillissant, égoïste et lâche, il n'en marquera pas moins le spectateur par ses défauts humains et l'incroyable prestation de Charles Vannel totalement habité par son personnage, plus réaliste et moins grandiloquent que le jeu d'Yves Montand a qui il donne, par moment, une vrai leçon de comédien -ce n'est pas peu dire devant la prestation déjà réussi de Montand-
Il y a aussi, et ils sont aussi indispensables que la première partie du film, les 2 autres chauffeurs:
Luigi (comme dans le célèbre jeu 40 ans plus tard, il jouera avec et contre Mario selon le déroulement de la partie ;) ) joué par Folco Lulli (peu connu en France), est régulièrement la bouffée d'air pur du film (air pur dont il a lui d'abord bien besoin, condamné par une maladie des poumons à court terme si il ne trouve pas le moyen de quitter le pays et son métier de maçon), joyeux et attachant, naïf et courageux.
Il fait équipe avec un allemand (le duo germano-italien étant bien plus sympathique que celui Hitler-Mussolini quelques années auparavant, clin d’œil historique quasi contemporain de HG Clouzot?) sombre, "mort" déjà dans les mines de sel nazi (où l'a peut-être conduit son homosexualité plus ou moins refoulé, comme il le confiera à Luigi), ce Bimba (Peter van Eyck), tout en sang-froid et ingéniosité, est sans doute celui qui avait le plus de chance de mener un camion à bon port. Sa participation au quatuor du film, en tout cas, apporte de l'équilibre à l'ensemble.
Équilibré en tout est une des premières impression qui ressort de ce film, en tout cas, et même le personnage de Linda (Vera Clouzot), à première vue inutile, participe à l'éclairage sur le personnage principal et illuminera la fin de ce chef-d'oeuvre.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

192 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2017
Décidément, Henri-Georges Clouzot était l'un des (très) grands du cinéma français. Existe-t-il plus percutant pamphlet contre la corruption de l'argent? Fiévreux, mené de main de maître, «Le Salaire de la Peur» n'a pas démérité la moisson de prix qu'il a reçu, qu'ils récompensent la mise en scène ou l'interprétation. Tout concourt à en faire un grand film : une réalisation au sommet (Hitchcock fait bien pâle figure à côté), un montage exemplaire, des acteurs exceptionnels (Charles Vanel!), un scénario dense et extrêmement bien exploité, une ambiance électrique et étouffante, parvenant à nous faire ressentir la moiteur d'une Amérique Latine fantasmée et la mort planant au-dessus de ces types aveuglés par leur paie de 2000 misérables dollars, au regard de ce qui les attend. Les hommes sont donc prêt à tout pour de l'argent... Que ce soient les américains spoliant les indigènes locaux de leurs ressources et de leur force de travail dans un mépris total, ou les 4 conducteurs chargés de mener à terme leur stock mortel de nitroglycérine. Le suspense est à son comble et la noirceur du récit lui donne une force étourdissante, un charme incisif et indéniable. Mais ce serait gravement sous-estimer Clouzot que de ne voir en lui qu'un misanthrope. L'humanité de ses personnages viciés par l'appât du gain est tout à fait bouleversante, renforcée par l'admirable jeu des acteurs et des répliques pleines de mordant, si bien que l'on se prend rapidement à craindre pour leur vie avec eux. On est véritablement absorbés par l'histoire, fascinés par cette épopée insensée avec pour seules finalités le fric ou la mort. Un chef-d'oeuvre caustique, sombre et intense. Du grand cinéma, assurément. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 avril 2008
Un film vraiment génial,on ressent la tension des deux hommes que la mort guette a chaque instant et une fin vraiment bouleversante
ralf73
ralf73

8 abonnés 42 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 octobre 2019
Un film empreint d'un racisme et d'un machisme qui nous sautent aux yeux aujourd'hui, mais c'était là sans doute chose normale, en 1951 !
AdriBrody
AdriBrody

19 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2021
Il est assez difficile de rentrer dans le film. Tout le nerf se lance au bout de 40 minutes, après une très (trop) longue introduction qui aurait pu être raccourcie d'au moins 10 minutes. Mis à part ça, une fois lancé, le film prend aux tripes avec une histoire terriblement simple, mais rondement menée.
Un camion doit aller d'un point A à un point B, je pense qu'en terme de scénario, on ne peut pas faire plus simple. Mais la réalisation de Clouzot, les acteurs rendent cette simplicité percutante. Les embûches, bien amenées sans être évidentes ou trop présentes rajoute un certain stress. Car on finit par se dire que les héros n'ont rien à craindre, mais il faut avouer qu'on finit par douter (jusqu'à peut-être en voir certains passer l'arme à gauche ?).
Bref, un classique du cinéma français, même si au début, le mélange d'allemand-anglais-italien-français est assez dérangeant car ce n'est pas toujours simple de suivre. Et on fait encore face au cliché d'une discussion invraisemblable où l'un parle anglais, l'autre lui répond en français. Non, ce genre de discussion n'existe pas. Surtout quand on voit qu'ils savent tous deux parler la langue de l'autre alors à quoi bon dialoguer dans 2 langues différentes ?
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