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Un très grand classique signé Clouzot. Après une introduction assez longue dans un petit village miséreux d'Amérique du Sud d'où les personnages sont prêts à tout pour en partir, le trajet des deux camions transportant la nitro est à la fois fascinant et très éprouvant pour les nerfs. Clouzot fait encore preuve de son génie aucours de ce parcours d'obstacles sadique. Les acteurs sont excellents et campent à la perfection des personnages qui sont à la fois héroïques et dérisoires et qui, en l'espace d'un instant et d'un éclair, peuvent se volatiliser.
Henri Georges Clouzot avait en effet un certain talent de et Yves Montand sont excellents! mise en scène et de réalisation. Il savait surtout très bien choisir ses acteurs car Charles Vanel et Yves Montand sont excellents! Le suspense est vraiment bien maîtrisé et le scénario est vraiment génial
Le début de ce film, lun des plus célèbres du cinéma français, prend le temps dexposer la situation physique (les héros sont coincés dans un coin paumé dAmérique du Sud) et psychologique (ils recherchent à tout prix un moyen de gagner de largent pour quitter cet endroit). Si certains pourraient trouver un peu longue cette présentation, dautant que Clouzot insiste sur la moiteur de lendroit , et sur loisiveté ambiante, elle explique pourtant la grande réussite du film. Loin du réalisme psychologique fastidieux en vogue dans le cinéma français de lépoque, Clouzot réussit à mettre le spectateur dans les conditions psychologiques propres à lui faire ressentir la souffrance de personnages pris dans la tenaille dun défi qui confine à labsurde. Certaines scènes sont restées célèbres, à juste titre : lexplosion du camion de Luigi et Bimba, qui est montrée par une litote absolument saisissante, ou la mort de Charles Vanel dans les bras dun Yves Montand réellement convainquant dans les rôles dramatiques. Cest un film daventures haut de gamme, et une véritable leçon dans la conduite dun récit.
Un grand classique de l'aventure avec une distribution de choix : Charles Vanel et Yves Montand, dont c'est à mon avis, le meilleur rôle. Danger et drame sont au rendez-vous. Henri-Georges Clouzot a réalisé un film de référence dans le domaine où le spectateur est rivé à son siège jusqu'à la fin, tellement l'histoire est intense.
L'un des chef d'œuvre du cinéma français. A voir absolument pour les acteurs parfait, la réalisation grandiose et surtout pour les scènes cultes qui jalonnent le film (le trou de pétrole par exemple).
Quatre européens perdus - on aurait aimé savoir comment- chargés de transporter à bord d'énormes camions une grosse quantité de nitroglycérine jusqu'à un puit de pétrole.
Un noir et blanc magnifique, un rythme lent pour installer l'ambiance, le stresse et profiter de la psychologie des personnages. La tension est énorme et les personnages sont attachants, même Jo finit par suciter notre empathie. Un final magnifique en terme d'intensité dramatique.
Une utilisation intelligente du son et de la musique, utilisée quand il faut. Autre idée interessante : l'usage des différentes langues.
Les quatre acteurs sont exceptionnels, Yves Montand en tête livre une prestation marquante.
Quelques incrustations qui ont mal vieillis, un début lent au démarrage mais rien de bien méchant.
Un noir et blanc magnifique, un rythme lent pour installer l'ambiance, le stresse et profiter de la psychologie des personnages. La tension est énorme et les personnages sont attachants, même Jo finit par suciter notre empathie. Un final magnifique en terme d'intensité dramatique.
Une utilisation intelligente du son et de la musique, utilisée quand il faut. Autre idée interessante : l'usage des différentes langues.
Les quatre acteurs sont exceptionnels, Yves Montand en tête livre une prestation marquante.
Quelques incrustations qui ont mal vieillis, un début lent au démarrage mais rien de bien méchant.
Un excellent film avec un scénario qui vous tiendra en haleine tout du long. Un grand classique.
Voilà certainement le film le plus célèbre d'Henri-Georges Clouzot, pas son meilleur à mon avis. Pas son meilleur, mais un grand film incontestablement, j'aime beaucoup les dialogues, le scénario bien sûr qui amène des situations assez fortes et nerveuses, les acteurs avec Yves Montand dans incontestablement l'un de ses plus grands rôles, mais aussi Charles Vanel. La musique bien que quasiment absente est de qualité, notamment le dernier morceau simplement magnifique (célèbre musique utilisée dans un film qui l'est encore plus). S'il faut attendre la seconde partie pour voir le départ des camions, la première n'en est pas moins réussie, on ne voit pas le temps passer, Clouzot prend le temps pour installer l'histoire et montrer ce qui pousse ces hommes à faire cette mission suicide. La seconde partie est lente et c'est tant mieux, on reste scotché à regarder les diverses péripéties que subissent nos protagonistes. Un film essentiel, à voir pour la qualité de la mise en scène, le caractère des personnages, le scénario ou tout simplement parce que c'est un Clouzot.
Un scénario explosif, un Beau Danube Bleu final inoubliable, de bons acteurs et une mise en scène solide sauf dans la première partie un peu longuette pour décrire cette ambiance délétère quelque part au Guatemala (en réalité le film a été tourné en... Camargue et dans la Bambouseraie d’Anduze). Le suspense mêlé d’étude psychologique de la 2ème partie est un pur chef-d’œuvre. Palme d’Or et Ours à Berlin.
Un coin d'Amérique Centrale où il n'y a à première vue que du pétrole et des sierras, 2 camions remplis ras la casquette de bidons de nitro dont un seul litre réduit en poussière un rocher de 10 tonnes, 4 durs expatriés qui n'ont plus rien d'autre à perdre que leur vie... "Le Salaire de la peur", film de l'année 1953 (1er prix à Cannes, Berlin et Londres) est aussi une des plus grande réussite du cinéma français.
La première partie qui plante (un peu) le décor et (beaucoup) les personnages est indispensable, et aurait même pu à elle seule faire l'objet d'un film noir aux couleurs exotiques très correct.
Seulement, il y a la seconde, passionnante, pleine de suspense et de scènes toutes réussis, mais surtout étudié, pensé, millimétré pour faire du grand cinéma. Et des dialogues dont pas un seul n'est inutile ou mauvais: même les phrases murmurés possèdent couleur et esprit.
Le film repose aussi sur une idée excellente et parfaitement exploité: révéler les personnages devant les événements.
Le principal, Mario , est sans doute le moins sympathique et peut-être même le moins profond.
Mais, fort bien joué par Yves Montand, il centralise avec brio la plupart des (bonnes) idées du film.
Mario, corse d'origine passé (on imagine vite et mal) par Paris, petite frappe sans envergure, raciste par lâcheté, macho par frime, et immature sous ses airs de caïd, se révélera un vrai dur, courageux autant que sans guère d’états d'âme. Récompense comme punition viendront toute deux justement pour cet anti-héros.
Le personnage de Jo est le sommet de la carrière de Charles Vanel, qui détient par ailleurs le record de longévité du cinéma français (75 ans entre sa première -un court-métrage de 1912- et sa dernière -le film "Les saisons du plaisir" en 1987- apparition sur les écrans !) et sera justement récompensé à Cannes pour son rôle dans "Le Salaire de la peur"
Vrai caïd parisien, qui a roulé sa bosse un peu partout et jusque avec le directeur local américain d'une compagnie pétrolière par le passé, tout en frime et sang-froid, il se révélera doucement (on en a un premier aperçus dés son exagéré contrôle du camion avant le départ) couard et sa fierté se liquéfiera plus vite qu'un filet de pétrole surgissant d'un pipe-line crevé. Nostalgique, vieillissant, égoïste et lâche, il n'en marquera pas moins le spectateur par ses défauts humains et l'incroyable prestation de Charles Vannel totalement habité par son personnage, plus réaliste et moins grandiloquent que le jeu d'Yves Montand a qui il donne, par moment, une vrai leçon de comédien -ce n'est pas peu dire devant la prestation déjà réussi de Montand-
Il y a aussi, et ils sont aussi indispensables que la première partie du film, les 2 autres chauffeurs:
Luigi (comme dans le célèbre jeu 40 ans plus tard, il jouera avec et contre Mario selon le déroulement de la partie ;) ) joué par Folco Lulli (peu connu en France), est régulièrement la bouffée d'air pur du film (air pur dont il a lui d'abord bien besoin, condamné par une maladie des poumons à court terme si il ne trouve pas le moyen de quitter le pays et son métier de maçon), joyeux et attachant, naïf et courageux.
Il fait équipe avec un allemand (le duo germano-italien étant bien plus sympathique que celui Hitler-Mussolini quelques années auparavant, clin d’œil historique quasi contemporain de HG Clouzot?) sombre, "mort" déjà dans les mines de sel nazi (où l'a peut-être conduit son homosexualité plus ou moins refoulé, comme il le confiera à Luigi), ce Bimba (Peter van Eyck), tout en sang-froid et ingéniosité, est sans doute celui qui avait le plus de chance de mener un camion à bon port. Sa participation au quatuor du film, en tout cas, apporte de l'équilibre à l'ensemble.
Équilibré en tout est une des premières impression qui ressort de ce film, en tout cas, et même le personnage de Linda (Vera Clouzot), à première vue inutile, participe à l'éclairage sur le personnage principal et illuminera la fin de ce chef-d'oeuvre.
La première partie qui plante (un peu) le décor et (beaucoup) les personnages est indispensable, et aurait même pu à elle seule faire l'objet d'un film noir aux couleurs exotiques très correct.
Seulement, il y a la seconde, passionnante, pleine de suspense et de scènes toutes réussis, mais surtout étudié, pensé, millimétré pour faire du grand cinéma. Et des dialogues dont pas un seul n'est inutile ou mauvais: même les phrases murmurés possèdent couleur et esprit.
Le film repose aussi sur une idée excellente et parfaitement exploité: révéler les personnages devant les événements.
Le principal, Mario , est sans doute le moins sympathique et peut-être même le moins profond.
Mais, fort bien joué par Yves Montand, il centralise avec brio la plupart des (bonnes) idées du film.
Mario, corse d'origine passé (on imagine vite et mal) par Paris, petite frappe sans envergure, raciste par lâcheté, macho par frime, et immature sous ses airs de caïd, se révélera un vrai dur, courageux autant que sans guère d’états d'âme. Récompense comme punition viendront toute deux justement pour cet anti-héros.
Le personnage de Jo est le sommet de la carrière de Charles Vanel, qui détient par ailleurs le record de longévité du cinéma français (75 ans entre sa première -un court-métrage de 1912- et sa dernière -le film "Les saisons du plaisir" en 1987- apparition sur les écrans !) et sera justement récompensé à Cannes pour son rôle dans "Le Salaire de la peur"
Vrai caïd parisien, qui a roulé sa bosse un peu partout et jusque avec le directeur local américain d'une compagnie pétrolière par le passé, tout en frime et sang-froid, il se révélera doucement (on en a un premier aperçus dés son exagéré contrôle du camion avant le départ) couard et sa fierté se liquéfiera plus vite qu'un filet de pétrole surgissant d'un pipe-line crevé. Nostalgique, vieillissant, égoïste et lâche, il n'en marquera pas moins le spectateur par ses défauts humains et l'incroyable prestation de Charles Vannel totalement habité par son personnage, plus réaliste et moins grandiloquent que le jeu d'Yves Montand a qui il donne, par moment, une vrai leçon de comédien -ce n'est pas peu dire devant la prestation déjà réussi de Montand-
Il y a aussi, et ils sont aussi indispensables que la première partie du film, les 2 autres chauffeurs:
Luigi (comme dans le célèbre jeu 40 ans plus tard, il jouera avec et contre Mario selon le déroulement de la partie ;) ) joué par Folco Lulli (peu connu en France), est régulièrement la bouffée d'air pur du film (air pur dont il a lui d'abord bien besoin, condamné par une maladie des poumons à court terme si il ne trouve pas le moyen de quitter le pays et son métier de maçon), joyeux et attachant, naïf et courageux.
Il fait équipe avec un allemand (le duo germano-italien étant bien plus sympathique que celui Hitler-Mussolini quelques années auparavant, clin d’œil historique quasi contemporain de HG Clouzot?) sombre, "mort" déjà dans les mines de sel nazi (où l'a peut-être conduit son homosexualité plus ou moins refoulé, comme il le confiera à Luigi), ce Bimba (Peter van Eyck), tout en sang-froid et ingéniosité, est sans doute celui qui avait le plus de chance de mener un camion à bon port. Sa participation au quatuor du film, en tout cas, apporte de l'équilibre à l'ensemble.
Équilibré en tout est une des premières impression qui ressort de ce film, en tout cas, et même le personnage de Linda (Vera Clouzot), à première vue inutile, participe à l'éclairage sur le personnage principal et illuminera la fin de ce chef-d'oeuvre.
Décidément, Henri-Georges Clouzot était l'un des (très) grands du cinéma français. Existe-t-il plus percutant pamphlet contre la corruption de l'argent? Fiévreux, mené de main de maître, «Le Salaire de la Peur» n'a pas démérité la moisson de prix qu'il a reçu, qu'ils récompensent la mise en scène ou l'interprétation. Tout concourt à en faire un grand film : une réalisation au sommet (Hitchcock fait bien pâle figure à côté), un montage exemplaire, des acteurs exceptionnels (Charles Vanel!), un scénario dense et extrêmement bien exploité, une ambiance électrique et étouffante, parvenant à nous faire ressentir la moiteur d'une Amérique Latine fantasmée et la mort planant au-dessus de ces types aveuglés par leur paie de 2000 misérables dollars, au regard de ce qui les attend. Les hommes sont donc prêt à tout pour de l'argent... Que ce soient les américains spoliant les indigènes locaux de leurs ressources et de leur force de travail dans un mépris total, ou les 4 conducteurs chargés de mener à terme leur stock mortel de nitroglycérine. Le suspense est à son comble et la noirceur du récit lui donne une force étourdissante, un charme incisif et indéniable. Mais ce serait gravement sous-estimer Clouzot que de ne voir en lui qu'un misanthrope. L'humanité de ses personnages viciés par l'appât du gain est tout à fait bouleversante, renforcée par l'admirable jeu des acteurs et des répliques pleines de mordant, si bien que l'on se prend rapidement à craindre pour leur vie avec eux. On est véritablement absorbés par l'histoire, fascinés par cette épopée insensée avec pour seules finalités le fric ou la mort. Un chef-d'oeuvre caustique, sombre et intense. Du grand cinéma, assurément. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Un film vraiment génial,on ressent la tension des deux hommes que la mort guette a chaque instant et une fin vraiment bouleversante
Un film empreint d'un racisme et d'un machisme qui nous sautent aux yeux aujourd'hui, mais c'était là sans doute chose normale, en 1951 !
Il est assez difficile de rentrer dans le film. Tout le nerf se lance au bout de 40 minutes, après une très (trop) longue introduction qui aurait pu être raccourcie d'au moins 10 minutes. Mis à part ça, une fois lancé, le film prend aux tripes avec une histoire terriblement simple, mais rondement menée.
Un camion doit aller d'un point A à un point B, je pense qu'en terme de scénario, on ne peut pas faire plus simple. Mais la réalisation de Clouzot, les acteurs rendent cette simplicité percutante. Les embûches, bien amenées sans être évidentes ou trop présentes rajoute un certain stress. Car on finit par se dire que les héros n'ont rien à craindre, mais il faut avouer qu'on finit par douter (jusqu'à peut-être en voir certains passer l'arme à gauche ?).
Bref, un classique du cinéma français, même si au début, le mélange d'allemand-anglais-italien-français est assez dérangeant car ce n'est pas toujours simple de suivre. Et on fait encore face au cliché d'une discussion invraisemblable où l'un parle anglais, l'autre lui répond en français. Non, ce genre de discussion n'existe pas. Surtout quand on voit qu'ils savent tous deux parler la langue de l'autre alors à quoi bon dialoguer dans 2 langues différentes ?
Un camion doit aller d'un point A à un point B, je pense qu'en terme de scénario, on ne peut pas faire plus simple. Mais la réalisation de Clouzot, les acteurs rendent cette simplicité percutante. Les embûches, bien amenées sans être évidentes ou trop présentes rajoute un certain stress. Car on finit par se dire que les héros n'ont rien à craindre, mais il faut avouer qu'on finit par douter (jusqu'à peut-être en voir certains passer l'arme à gauche ?).
Bref, un classique du cinéma français, même si au début, le mélange d'allemand-anglais-italien-français est assez dérangeant car ce n'est pas toujours simple de suivre. Et on fait encore face au cliché d'une discussion invraisemblable où l'un parle anglais, l'autre lui répond en français. Non, ce genre de discussion n'existe pas. Surtout quand on voit qu'ils savent tous deux parler la langue de l'autre alors à quoi bon dialoguer dans 2 langues différentes ?
Malgré la première heure très lente où il ne se passe rien, la 2e partie du film est tout simplement anthologique... Voir ces 4 aventuriers riquer leur vie pour pouvoir vivre correctement est d'un suspense intenable... jusqu'au final innatendu!
Le son y est également pour quelque chose, car le film, pratiquement dépourvu de musique, joue sur le bruit angoissant des camions...
Résultat: Un très grand film français qui mélange avec brio le suspense, le drame, la comédie et l'aventure, le tout, incarné par d'excellents comédiens très bien dirigés par Clouzot... A découvrir...
Le son y est également pour quelque chose, car le film, pratiquement dépourvu de musique, joue sur le bruit angoissant des camions...
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