L'un des chef d'œuvre du cinéma français. A voir absolument pour les acteurs parfait, la réalisation grandiose et surtout pour les scènes cultes qui jalonnent le film (le trou de pétrole par exemple).
Destins croisés sous le soleil du Mexique... A une époque où le cinéma français ressemblait la plupart du temps à du théâtre filmé, Henri-Georges Clouzot redonnait ses lettres de noblesse à la notion de mise en scène. Le Salaire de la Peur est effectivement un film de pur cinéma : après une introduction digne d'Orson Welles ( jeux d'ombres et de lumières somptueux, cadrages inspirés, présentation méthodique des personnages...), Clouzot entraîne son spectateur dans une atmosphère aride, presque calcinée. On assiste au quotidien de quatre aventuriers que rien ne prédisposait à se rencontrer : un baroudeur avide d'argent ( sublime Yves Montant ), un italien débonnaire, un allemand méticuleux ainsi qu'un caïd moins téméraire qu'il n'y paraît ( extraordinaire Charles Vanel, qui n'a pas volé son prix cannois en 1953 ) vont donc devoir faire équipe le temps d'un voyage périlleux. Le film de Clouzot témoigne dans sa deuxième partie de véritables enjeux dramatiques dont il serait dommage de se priver. En ce sens, la séquence de l'explosion est un formidable morceau de bravoure, tout comme celle du bain de pétrole. Bref, Le Salaire de la Peur mérite amplement sa Palme. Un classique à ne pas manquer. Superbe !
Après une première heure irregardable et stéréotypée, le suspense se met enfin en place, la simplicité du concept n'ayant d'égal que son efficacité malgré des personnages et quelques rebondissements prévisibles.
Un grand film qui commence de manière lente avant l'arrivée de Jo (Charles Vanel). L'action se déroule dans une petite ville d'un pays de l'Amérique du Sud ou centrale où vivent quelques étrangers indésirables (Italiens, Français, britanniques, allemands) dans leur pays respectif. Mario (Yves Montand) est un jeune homme français qui est venu se perdre dans cette contrée du monde déshéritée alors que le sol regorge de pétrole exploité par une société américaine. Pourtant, le ton du film va radicalement changer après un accident survenu sur l'une des installations de la société pétrolière. une mission quasi-suicide est montée de toute pièce : convoyer de la nitroglycérine sur deux camions adaptés sommairement et faire 500 kilomètres dans des conditions de sécurité inexistantes. De la sueur et de la peur pour justifier une prime de 2000 dollars pour ceux qui rempliront la mission. Deux convois partent avec à leurs bords Jo (Vanel) remarquable en faux dur, Mario (Montand) le jeune casse-cou insolent et quelque peu mauvais garçon qui néglige l'amour que lui porte Linda (Vera Clouzot), Luigi (Lulli) le gentil et débonnaire Calabrais et Bimba (Van Eyck) l'allemand que tout le monde craint. La deuxième partie est une succession de péripéties où l'esprit de camaraderie va être mis à contribution. Mais c'est surtout la fin qui marque les esprits avec l'agonie de Jo, maculé de pétrole qui repose sa tête sur Mario. une scène émouvante et intime dans la cabine du camion où les deux compères s'échangent leurs dernières paroles. Enfin, la toute dernière scène avec Mario qui périt bêtement sur le chemin du retour alors que le plus terrible avait été parcouru et que Linda se réjouit de son retour en dansant est terrible pour le spectateur... Un film immanquable.
Excellent film, malgré queleques longueurs en 1ere partie pour bien installer la lourdeur et l'ennui dans cette contrée d'Amerique sud.
Je déplore égalemant que le déroulement du film ne respecte pas plus le livre:
-ils n'expliquent pas l'accident au derrick 16 avec Rynner.
-Ils ne montrent pas la trhaïson de Smerllof (qui sert de chauffeur de secours) qui vide l'huile d'un ammortisseur du camion de Gerard et Jonny
-la scène où la route est élargie n'existe pas,il s'agit en fait d'un virage difficile mais sans plus (mais bien sans Jo)qui se déroule bien avant "la tôle" (les montagnes se trouvent à 17 km de Las Piedras).
- "Juan" Bimba est espagnol (et non allemand d'ou son prénom),Jo n'est pas l'ancien tueur français que l'on croit (c'est Jonny un roumain qui à tué son meilleur ami),Mario s'appelle Gerard (et est bien bien français) et ils sont tout une bande comme ça (bien plus nombreux que que dans le film). -la scene avec l'éboulement n'a pas lieu dans le livre.
-Dans le film,ils font l'impasse sur la scene du village de Los Totumos, lorsque le traitre de curé est laissé pour mort.
-Pour des raisons evidantes Jo meurt bien de sa blessure mais de grangraine et son corps par petits bouts ... (bon appetit)
Voilà ne croyez pas que j'ai écrit tout cela pour me plaindre, mais plutôt pour vous faire découvir les différances entre le livre et le film (dont certaines scènes sont crées pour rajouter de l'action). Bref un film (et un livre) qui malgré leurs 50 ans,tiennent en haleine du début (sauf le film) jusuqu'à la fin, et meritent très largement leur 4 étoiles.
Un bon film français (eh oui!!!). Les acteurs sont franchement géniaux et la fin est époustouflante. Seul bémol : le début du film; eh oui, ce film est long à démarrer. Mais quand il est parti, on ne l'arrête plus! http://tempslibre.forumr.net
Bien que le film soit un peu long à se mettre en route, l'action de la seconde partie du film est très bien menée et tient le spectateur en haleine. Si on y ajoute le très bon jeu des acteurs et la réalisation impeccable, on a là l'un des meilleurs films français qui n'a pas à rougir de ses 54 ans. Tellement bon que les américains en ont obligatoirement fait un remake.
Malgré la première heure très lente où il ne se passe rien, la 2e partie du film est tout simplement anthologique... Voir ces 4 aventuriers riquer leur vie pour pouvoir vivre correctement est d'un suspense intenable... jusqu'au final innatendu! Le son y est également pour quelque chose, car le film, pratiquement dépourvu de musique, joue sur le bruit angoissant des camions... Résultat: Un très grand film français qui mélange avec brio le suspense, le drame, la comédie et l'aventure, le tout, incarné par d'excellents comédiens très bien dirigés par Clouzot... A découvrir...
Clouzot s'eloigne du film noir pour nous offrir ce gigantesque film, la mort peut survenir à tout moment sur la route, ce film tient en haleine jusqu'à la fin.
Bien que la première partie du film est longue, ce film est un grand film.
Ce thriller des années 50 nous emmène dans un voyage stressant, bouleversant. Bouleversant de part l'humanité des personnages, ces personnages que la mort guète, ces personnages que la mort peut frapper d'un instant à l'autre. Cette sensation ressentie par le spectateur est surement dû aux magistrales performances d'Yves Montand et Charles Vanel.
Le film nous emmène également dans un état de stresse, de part des scènes, pour moi, énormes, comme la scène du pont, et la scène de la "marre" de pétrole.
La toute fin du film, est, quand à elle, marquante.
J'ai hésité à mettre trois ou quatre étoiles, mais les quatre étoiles sont méritées tant ce film nous maintient devant notre écran sans bouger un doigt, dès que les camions remplis de bidons de nitroglycérines entre en jeu.