" Le salaire de la peur " bon film de Henri-Georges Clouzot .
L’histoire se déroule en Amérique centrale où une compagnie pétrolière propose une grosse somme d’argent à qui acceptera de conduire deux camions chargés de nitroglycérine sur 500 kilomètres de pistes afin d’éteindre un incendie dans un puits de pétrole . Quatre aventuriers sont alors choisis pour accomplir cette tâche extrêmement dangereuse dont deux hommes qui ont vraiment besoin d’argent nommer Mario ( Yves Montand ) et Jo ( Charles Vanel ) . Ils vont alors entamé un long et dangereux voyage qui va leurs réserver bien des péripéties ...
" Le salaire de la peur " est bon film mis en scène par le réalisateur Henri-georges Clouzot devenu un classique du cinéma français qui rencontra à sa sortie en 1953 un très gros succès ( près de 7 millions d’entrées en salle ) et qui reçut une pluie de récompenses en tout genre ( le Bafta du meilleur film , l’ours d’or au festival de Berlin , le Grand Prix du festival de Cannes ... ) . Le film est adapter d’un roman du romancier Georges Arnaud sortit 3 ans plus tôt en 1950 . C’est en visitant le Brésil que le réalisateur Henri-Georges Clouzot eu l’idée d’adapter le roman à l’écran quand il constata que de grands groupe pétroliers volaient sans retenue les ressources naturelles de l’Amérique du Sud . L’histoire du film est simple mais assez originale pour l’époque et d’une efficacité redoutable avec ses hommes qui vont devoir transporter en camion de la nitroglycérine sur un parcours de plus de 500 km de long . La nitroglycérine est un explosif extrêmement dangereux sensible à la moindre secousse , au moindre choc ou à une température très élever alors quand ses hommes vont devoir transporter cette explosif sur une distance de plus de 500 bornes sous une grosse chaleur avec énormément d’obstacles sur le chemin qui risque de provoquer un choc pouvant faire exploser la nitroglycérine sans compter les imprévus sa va être un vrai parcours du combattant ce qui va donner lieu à son lot de suspense , de tension , de stresse , de frayeur , d’action et de rebondissements dans une pléiade de scènes marquantes
spoiler: ( Le camion de Yves Montand et Charles Vanel qui arrive à vive allure et qui tamponne l’autre camion , Yves Montand qui tente de Manœuvrer avec son camion sur le ponton en bois déglingué, Yves Montand qui tente de traverser la rivière de pétrole et qui roule sur les jambes de Charles Vanel ...)
. On va vraiment être tenu en haleine jusqu’à la fin pour voir comment ils vont réussir à contourner tout ses obstacles et si ils arriveront à transporter leurs marchandise jusqu’au bout grâce à un suspense très maîtrisée et une tension constante qui ne redescend quasiment jamais jusqu’à la fin . Malgré tout je pense qu’on aurait peut être pu exploiter un peu plus l’histoire avec peut être un peu plus de péripéties sur le chemin mais bon la je chipote un peu . Et si je devait vraiment faire un autre reproche au film je dirait qu’il met peut être un peu de temps à démarrer avec une première partie pas toujours très intéressante . Je pense qu’on aurait peut être pu aller un peu plus vite à l’essentiel ( au moment où ils prennent la route ) même si je comprend l’intention du réalisateur qui était de nous présenter le contexte dans lequel se déroule le film et de nous présenter ses deux personnages dans la première partie du film en nous expliquant pourquoi ils vont aller risquer leurs vies en transportant un produit aussi dangereux sur autant de kilomètres . Mais une fois que le film démarre vraiment on ne décroche plus jusqu’à la fin . Le film est porter par un superbe casting avec le magnifique duo d’acteurs Yves Montand / Charles Vanel qui sont tout les deux excellent et très crédible dans le rôle de ses deux types qui vont risquez leurs vie pour transporter de la nitroglycérine . Ils incarnent deux personnages aux tempéraments très diffèrent . Yves Montand incarne parfaitement Mario un type qui est un séducteur de première qui n’avait franchement pas envie de faire ce parcours et qui flippait un peu à l’idée de transporter une matière aussi dangereuse sur un parcours aussi long mais qui va s’avérer être très courageux . Tandis que Charles Vanel incarne à merveille un type qui se fait passer pour un caïd et un crac de la route mais qui va se révéler être en réalité un vrai trouillard et un vrai lâche qui va flipper comme jamais durant le parcours ce qui va agacer fortement le personnage jouer par Yves Montand qui va devoir prendre les choses en main et gérer la situation bien malgré lui . Autant dire que les rapports entre les deux vont être très conflictuels pendant le parcours apportant une tension supplémentaire alors que la situation est déjà bien compliqué et son lot de rebondissements . Le duo Yves Montand / Charles Vanel fonctionne à merveille et fait des étincelles pour notre plus grand plaisir nous régalant de dialogues et de scènes savoureuses . Charles Vanel reçu d’ailleurs le prix d’interprétation mérité au Festival de Cannes pour son interprétation dans le film . On prend plaisir à suivre leurs parcours à travers les beaux paysages bien dépaysant de l’Amérique centrale .
Pour résumer " Le salaire de la peur " est un classique du cinéma français très prenant qui nous tient en haleine jusqu’à la fin .
Incontestablement un des grands films francais Du 20 ième siècle le face à face montand vanel restera à jamais dans nos mémoires La façon dont Charles vanel se disloque psychologiquement au fil du film restera un grand moment de cinema prix d interprétation a cannes pour sa composition ce film a la mise en scène poisseuse reste Pour moi le meilleur film de clouzot n oublions pas non plus deux seconds rôles intenses interprétés par folco lulli et peter van eyck
Le titre du film est l’expression au risque exposé du métier, dignité, dévalorisant, amour du danger, abnégation malgré, rien que pour l’argent roi au service du compte de l’or noir. Entre l’original et le remake, c’est plus spectaculaire chez l’américain comme toujours expert en la matière, cela marque son territoire cinématographie d’anthologie distinctement. La frayeur de voir du chemin dans l’imprévu des intempéries et de se prendre les branches poussant de stupéfaction. Les camions bourrés de nitroglycérine prêt à péter son thermos liquide coulant, allez les chauffeurs ! Il faut que le moteur chauffe afin de rouler plus vite que la course prime compétitive, rouler après et pour le fric, en éteignant à l’autre coin de leur village, le voyage voyage folklorique au bout parcourant une piscine bain de marée noire. Je n’étais pas aussi impressionné par cette réalisation, ce maudit puits de pétrole embrase le capitalisme d’individualiste, affolant les hommes ensanglantés en sueur, aucune histoire positive à tirer de ces loubards. Ça reste tiré du roman éponyme, et on assiste à deux styles de mise en scène, l’écriture du scénario différemment selon le point de vue de cinéaste. Lentement découvrant cette dénonciation sans gêne de l’impérialisme USA Coca-Cola, sa boisson soda rafraîchissante dans ces climats caliente, ses habitants lézards stéréotypés laissez-passer, l’image que se fait la France donneuse de leçon. Il n’y a pas meilleur réponse réalisation américaine de William Friedkin au chauvinisme, son passé pas tout aussi clean, d’Amérique centrale au sud comparée à l’Afrique, le maestro enrichi euphorique longe la route tortueuse cynique, merci pour ce final concluant.
Le Salaire de la Peur, sorti en 1953, est le seul film auquel on pense à l’évocation du nom de Henri-Georges Clouzot – en partant du principe qu’on le connaisse, déjà. C’est un succès qui le dédommage au centuple du mépris posthume dont il souffre encore. Et si la qualité cinématographiques n’y suffisait pas, c’est le tournage qui aurait pu le justifier ; entre sa cheville qui se rompit – sûrement en manque d’une flagornerie méritée – et les yeux de ses stars qui se conjonctivèrent au contact d’un pétrole authentique, et puis entre le budget et les dates butoirs repoussées, Clouzot s’est clairement payé lui-même du salaire de la peur. Si l’on doit s’en sortir avec un fond sonore composé de cigales parce qu’il n’a pas su maquiller la Provence en Amérique du Sud, ce n’est clairement pas cher payer pour les 2 000 $ de prime.
J’ai vu Le Salaire de la Peur pour la première fois à un âge où le noir et le blanc étaient pour moi synonymes de « chiant ». En plus, le film est long. Je crois que c’est le premier du genre qui se soit laissé dompter par mon jeune esprit, même si je l’ai bien senti passer… pendant… deux… longues… heures… et… demi. Je suis ravi, avec ce second visionnage, d’avoir totalement vaincu ce sentiment.
J’ai même retrouvé la fascination devant la mise en scène de la prison et ses principes contre-nature : trop grande pour qu’on s’en évade, désolée et affamante, occupée d’arides écorces et peuplé de personnages à rides précoces. Les détenus n’ont pas des tenues mais sont tenus de dessiner l’arche du métropolitain sur les murs comme d’autres affichent un poster de Rita Hayworth. Bref, le parangon du désert, les racines même de sa polysémie.
Quant à leurs racines propres, Montand et Vanel ne vont avoir de cesse de se les renvoyer tour à tour, avec moult argot (une langue à ajouter à la VO déjà quintilingue !) et se montant le bourrichon sur leur Paname perdue au profit de ce panam éperdu. C’est dans une grâce toute douce, au milieu de ce proto-dieselpunk, que l’affection liant les deux hommes va retourner sa veste jusque dans les tréfonds les plus intenses de l’incompréhension et de la méchanceté mutuelle.
Chez Clouzot, des Ricains s’activent au pied de leurs derricks, tout nus – métaphoriquement – quand cette source de leur richesse est fragilisée. Révélées au grand jour, ces tours cracheuses d’or noir qui se parent soudain de flammes duotones sont de véritables invitations à se moquer de la mégalomanie ou des inégalités. Mais l’inégalité est la source, elle, d’un bénéfice réciproque, et je crois que c’est cette révélation fabuleuse qui sert de liant à l’horreur, la rendant supportable, voire plaisante. Car le régisseur tient à notre satisfaction, ne reculant que devant l’ornière que représente le soufflage de l’incendie par la nitroglycérine. Il en fait presque trop : les jurons magnifiques de Montand qui jacte le jars mieux que Michel Simon ne suffisent pas à aplanir la grandiloquence avec laquelle les problèmes s’enchaînent ; sérieusement, je ne tiens pas à multiplier les références anachroniques, mais on se croirait dans un film spatial !
Le simple fait qu’il y a deux camions donne déjà un peu trop d’épaisseur aux « problèmes » ; quand on voit la solution de l’un, on est mis dans l’expectative de la solution de l’autre. C’est un peu tout ce qui donne le rythme jusqu’à ce que HGC joue enfin la carte de l’inattendu. Une façon de se remettre tout seul sur le droit chemin de son idéal : bien faire comprendre que la peur n’est qu’histoire de conscience, et que chacun l’exorcise à sa manière, ou galvanisé ou statufié par elle.
L’allégorie d’un road movie auquel Gabin a refusé de s’affilier, ne voulant pas risquer de jouer un couard devant son audience soumise ; il a peut-être ressenti le besoin de se racheter avec Gas-oil (Gilles Grangier, 1955), car Le Salaire de la Peur donne à de multiples reprises des raisons de rester bouche bée aux mâchoires les plus carrées. Car au-delà de son emploi d’acteurs compétents dans la peau de mécanos débrouillards, Clouzot illustre qu’on n’est jamais éloigné de rien. On n’a pas idée d’où ça mène, le Nord-Sud…
Une histoire dramatique,belle ,et dangereuses. un Yves montant excellent meme si on peux trouver que sont role par moment et un peu méchant dasn ses dialogue. ce film montre que les plus peureux c'est pas souvent ceux qu'on crois. le problème du film cest le même que titanic une grosse partie du film ne servent à rien et apporte rien à l'histoire. sinon un beau drame et on ce demande si ils vont réussir.
Si vous venez lire cette critique vous devez déjà savoir que ce film a plus de 60 ans et vous pensez donc bien qu'il s'agit ni plus ni moins d'un CHEF D’ŒUVRE, l'intérêt qu'il suscite malgré sa longévité l'atteste. Ce film est de ceux que dans nos moments de lâcheté nous préférions oublier, trop dur de voir cette réalité qui fait suer pour vivre, suer jusqu'à la mort. Des personnages façonnés par la pauvreté, la rude et âpre existence, les errances et finalement le danger mortel, avec en prime, un lardeux qui dispose de vos vies comme il dispose des billets de la banque. A chaque battement de paupière je me disais que de nos jours nous n'en étions plus là, mais qui a tort? le film qui démontre les instincts, la fatalité de notre condition et la volonté de vivre pour rompre avec la misère ou mes illusions sociales qui évoluent au gré de la macro économie? Malheureusement, le film donne la réponse et très vite! tout le reste n'est que suspense, mais quel suspense!
L’œuvre de Henri-Georges Clouzot est de grande qualité, dommage donc qu'elle soit plombée par une première partie lente et inintéressante. Le film aurait gagné à passer plus rapidement à la partie qui nous intéresse, à savoir celle du convoi.
Un film culte qui mérite le détour pour son discours réaliste et cru, enlevé par un Yves Montand plus sérieux que d'ordinaire. Le Salaire de la peur nous montre le parcours catastrophique de convoyeurs de glycérine, qui peuvent perdre la vie au premier cahot sur la route, et sont donc littéralement "payés pour mourir". Beaucoup n'en réchapperont pas... Et c'est bien ce qui nous émeut dans ce film, on sait que de tels hommes ont existé pour le confort de l'industrie, et l'on suit alors les déboires d'Yves Montand avec d'autant plus de chagrin (le sort réservé à l'ami est tout bonnement horrible et son agonie face à un Montand dépité par la situation est bien triste). Le final nous révolte du peu de compréhension du directeur du convoi face aux victimes qu'il a provoquées, on a tremblé pendant deux heures pour un constat bien pessimiste. D'ailleurs, le film accuse une durée trop longue (plus de 2h30) pour rester passionnant de bout en bout, surtout que le début est laborieux avec son bavardage interminable, on le voit une fois, mais deux... Un drame réaliste émouvant et dur, qui fait suite à un début long et mou, et dont la durée en rebutera plus d'un spectateur. Mais en finalité une prise de conscience assez triste.
Jeudi 8 mars 2018 : j'ai redecouvert ce film avec un immense plaisir trente ans après l'avoir vu Du très grand "Clouzot" ou suspens, aventure et comédie se complètent à merveille sans ennui.
Je pense que le thème principal du film est la camaraderie. Dans le film elle subit plusieurs épreuve le manque d agent et le désœuvrement, les femmes (le jour de congé de Linda entre autre), l appât du gain (le mouchoir blanc, les planches pour signaler le trou), la peur (jo et le ponton vermoulu, Luigi qui essaie d éteindre la mèche).
Le film est très long, on sent bien qu'il est long, mais il passe très vite quand même.
Quel plaisir que de pouvoir revoir sur grand écran « Le salaire de la peur » de Clouzot sorti en 1953. La première partie montrant ce petit village d’Amérique du sud brûlé par le soleil et où traîne une faune de persona non grata dans leur différents pays, enfermés « dans une prison à ciel ouvert » est peut-être un peu longue même si elle permet de comprendre pourquoi tous sont prêts à accepter cette mission dangereuse. Vera Clouzot n’est pas spécialement mise en valeur car exploitée par le tenancier d'un bar-hôtel-épicerie … interprété par Dario Moreno ! Quelques touches « politiques » également vis-à-vis d'une société pétrolière américaine… ce qui vaudra au film quelques coupures par la censure américaine ! Mais ensuite et malgré les 2 h 30 de ce film, quel plaisir que de retrouver le tandem Yves Montand – Charles Vanel car même en connaissant l’histoire et son issue, on se laisse envahir par le suspense de ce convoi pour le moins explosif ! L’image est magnifique avec une série de gros plans montrant la peur de chacun et des cadrages audacieux pour l’époque. A l’esthétique du film, s’ajoute une analyse psychologique fine des 2 conducteurs spoiler: oscillant entre des mots très durs « Salop, fumier, ordure …. Tu n’es qu’une gonzesse » et des gestes de compassion touchants. Les acteurs – comme toujours avec Clouzot – donnent le meilleur d’eux-mêmes et Charles Vanel dont la jambe est écrasée dans une mare de mazout restera un grand moment de cinéma … surtout quand on sait que Clouzot a imposé au grand Charles Vanel de l’époque, de jouer réellement dans une mare de mazout pour être au plus proche de la réalité. Le tandem conduisant le second camion, formé par Luigi, maçon italien aux poumons ravagés par le ciment, et Bimba est tout aussi touchant. Bref un film magistral en termes de suspense ce qui a valu à HG Clouzot le surnom de "Hitchcock français" et d’obtenir la même année la palme d’or à Cannes et le Lion d’or à Berlin, Clouzot étant avec avec Michelangelo Antonioni et Robert Altman, le seul cinéaste à avoir remporté les 3 récompenses suprêmes des 3 principaux festivals européens.
Nous sommes dans un village d’Amérique du Sud où quelques Européens ont échoués espérant trouver du travail. L’occasion se présente lorsqu’une compagnie pétrolière propose deux milles dollars à qui voudra bien être chauffeur et transporter de la nitroglycérine pour éteindre un feu dans un puits de pétrole à 500 kilomètres. Le chargement est explosif, la mission suicidaire. Bon nombre vont alors lâcher l’affaire, mais quatre hommes postulent. Après une heure d’hésitations et de questionnements sur cette mission qui met en jeu des vies pour le l’argent, Henri-Georges Clouzot nous emmène sur les routes en piteuses états avec ses protagonistes joués notamment par Yves Montand et Charles Vanel. Le cinéaste réalise un film étouffant, fascinant, et sans aucun doute stressant du fait que la mort rôde à tout moment dans le chargement des camions. Clouzot a si bien préparé son intrigue qu’il ne lui reste qu’à nous montrer des cailloux sur une route, un virage trop serré, des gouttes de sueur sur des fronts ou faire fumer ses personnages près des camions. Grand Prix à Cannes, meilleur film aux BAFTA et Ours d’Or à la Berlinale en 1953, le chef d’œuvre méritait bien une ressortie en version restaurée en 2017. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com