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Un visiteur
3,5
Publiée le 22 janvier 2015
Le salaire de la peur est un film révolutionnaire pour son époque : haletant, le premier à introduire le concept du camion plein de dynamite. Au cours du film, on suit les quatre hommes conduisant 2 camions pleins de nitroglycérine, dont la personnalité va peu à peu se révéler. Le suspens est ultra présent ( bah oui, au cas où quelqu'un ne l'aurait pas compris, la nitroglycérine, ça explose ), dans chaque action des personnages, confrontés à des tas d'obstacles. Le film est toutefois lent par moment et a du mal à démarrer ( le début est assez lent ). Il pose clairement la question : jusqu'où l'Homme est-il prêt à aller pour l'argent. Le salaire de la peur reste un film qui ne vous laisse pas respirer, avec de très bons acteurs. A voir si vous aimez le suspens.
j'adore se film, très vrai, j'aime les décors: une vie "simple" moi j'aime et l'ambiance, des fois c'est sous titré et ça m'agace, c'est tout, autrement j'adore les acteurs: très bon
Après une introduction longuette de 45 minutes, « le Salaire de la Peu » monte implacablement en intensité. Un scénario qui relate le transport, sur des routes impraticables, par 4 hommes au volant de 2 camions, d’une garnison de quelques centaines de kilos de nitroglycérine, destinées à l’extinction d’un puits de pétrole en feu. La force d’Henri-Georges Clouzot est de rendre l’atmosphère de son film de plus en plus lourde et pesante, tout en conservant sa lenteur narrative. Une véritable torture pour les nerfs et les ongles du spectateur puisque cette oppression distille elle-même un suspense d’une efficacité redoutable et intelligemment mis en images. Yves Montant et surtout Charles Vanel dominent la distribution de ce grand classique intemporel.
Un immense flm, avec une intensité incroyable. L’empathie est d’autant plus grande avec les personnages que l'on a apprit à les connaitre dans la première partie du film. Chaque personnage à une magnifique épaisseur. Un film qu'il ne faut pas manquer et inoubliable à ceux qui l'ont vus.
LE chef d’œuvre du film d’aventure à la française. Après un démarrage quelque peu poussif, l’intrigue prend son envol avec le départ des deux camions pour ne plus jamais retomber. Charles Vanel et Yves Montant interprètent de façon magistrale deux hommes prêt à tous les sacrifices pour s’extraire de leur situation précaire. L’intrigue offre son lot de situations désespérées et le temps s’envole à une vitesse folle devant ce chef d’œuvre du suspense.
Avec son film Le salaire de la peur, Henri-Georges Clouzot inaugure une catégorie cinématographique hybride qu'on pourrait qualifier de film routier à suspense - un des plus célèbres film de ce sous-genre étant le Duel qui mit Steven Spielberg dans la lumière. L'histoire nous emmène dans un pays d'Amérique centrale, où quatre bras cassés acceptent une mission à très haut risque pour un salaire considérable : le transport de 400 kg de nitroglycérine sur des routes moyennement carrossables, pour le compte d'une compagnie pétrolière américaine peu intéressée par les questions d'ordre éthique. Evidemment, à travers cette histoire le cinéaste questionne le comportement des grandes compagnies occidentales qui n'hésitent pas à piller les ressources naturelles dans les pays en développement - interrogations toujours d'actualité en ce début du XXIème siècle. Mais le réalisateur français nous embarque d'abord et avant-tout dans un film sous haute-tension, terriblement efficace, où devant le danger, les personnalités de chacun se révèlent et les rapports de force sont bouleversés. Ainsi, Charles Vanel nous offre une prestation absolument époustouflante : son personnage évolue radicalement au cours du film, y compris physiquement, à tel point qu'on se demande si le personnage de "Monsieur Jo" est incarné par le même acteur tout au long de l'intrigue. Palme d'or à Cannes, Ours d'or à Berlin, la mise en scène du film est remarquable. Trois séquences des vingt dernières minutes sont particulièrement superbes : la séquence de nuit dans le camion, l'arrivée au puits de pétrole en flamme et la scène finale de la "danse".
Dernièrement j'ai eu envie de redécouvrir « Le salaire de la peur ». Je me souvenais l'avoir vu tout gosse et avoir été très marqué par ce film d'aventure pour le moins explosif. Bien sûr, j'étais conscient qu'il aurait sans doute beaucoup vieilli, plus de 60 ans après sa sortie ! Tant pis, je me lance et la première demi-heure confirme mes craintes. C'est un peu long et on peine à rentrer dans l'histoire jusqu'au moment où les 4 protagonistes entrent dans leur camion et là... La magie opère, la tension monte rapidement et ne cesse qu'avec le mot FIN. Ce monument d'angoisse qui a donné le ton à tous les films de suspense qui ont suivi a bien prit des rides mais il n'en est que plus beau. On tremble avec les deux équipages dans ces paysages moites et oppressants. La scène culte dans la mare de pétrole restera sans doute comme une des plus angoissantes jamais tournée. Les acteurs sont incroyables de talent et de justesse et participent largement à la réussite de l'ensemble. Au final, la palme d'or 1953 à vraiment de beaux restes, les amateurs de films à haute tension devraient se rapprocher du rayon « grands classiques » de leur vidéothèque préférée.
Excellent. Film culte francais par excellence. Des gueules, un scénario à suspens, juste du kif. Au même niveau que les diaboliques l'autre chef d'oeuvre de Clouzot
A quoi reconnait-on (notamment) une œuvre cinématographique majeure : à son intemporalité, et la manière qu'elle a de s'imposer à vous le temps de sa projection. Nous sommes ici face à un film complexe et évolutif. Deux parties bien distinctes aussi bien dans la mise en scène qu'elles proposent, les émotions qu'elles véhiculent mais également la manière de traiter un des sujets central de ce film : la mort et les forment qu'elle peut prendre pour ces personnages (relative dans la 1ère partie, bien réelle dans la seconde). La maestria du film réside également dans l'impact que ces 2 parties vont avoir sur l'évolution des relations entre les 4 protagonistes (les pouvoirs et les ascendances s'inversent, les amitiés deviennent animosité) mais également sur le comportement de chacun : les faibles deviennent les forts, les admirés deviennent les moqués, la nature profonde de chacun s'exacerbe.
Le tout servi par un quatuor d'acteurs exceptionnel qui tentent désespérément de s'accrocher à la vie alors que c'est la mort qui les a attrapé bien avant ce convoi.
Bénéficiant d'un superbe casting composé d'acteurs de légende comme Yves Montand et Charles Vanel (tous les deux très bons), " Le Salaire de la Peur " est une œuvre puissante qui regorge d'humanité. Sa capacité à instaurer un climat de tensions autour de scènes de suspense mythique, en particulier dans sa seconde moitié, ne peut qu'impressionner et justifie pleinement son rang de classique. Si on peut regretter que la mise en place du film soit un peu trop longue (environ 1 heure avant d'installer le cœur du récit) et certaines ellipses brutales (notamment la mort des deux chauffeurs de l'autre camion), le final s'avère indéniablement intéressant. Un bon film qui passe bien les générations : à (re)découvrir !
Comment tenir le public en haleine avec un film où deux camions roulent à 10 km/heure, en plein désert. Clouzot a parfaitement réussi son pari, celui de se détourner du suspens classique, comme Hitchcock le fera plus tard dans la Mort aux Trousses. Le film est long, mais quand l'histoire est bien écrite et l'évolution du scénario travaillée, le tour est joué. Les personnages partent du village avec un caractère précis pour en retrouver un autre à la fin du voyage : Montand est fougueux et trop sûr de lui, Vanel est frimeur, l'italien et le blond sont en second plan et sont sages comparés aux deux protagonistes. C'est pendant ce voyage que ces personnages changeront de veste : Vanel ne pourra pas affronter le vrai danger et Montand sera prêt à être indifférent lorsque ses camarades se retrouvent en difficulté. Ils seront quasiment "défigurés" lors de la traversée de la mare de pétrole. La tâche accomplie, Montand se croit débarassé de la peur et de la contrainte d'aller trop vite, sauf qu'il n'a pas vraiment appris la leçon, et que son caractère inné lui causera sa perte. Il y a une certaine morale dans le film de Clouzot quant au comportement humain aux situations difficiles, ainsi que les relations envers les autres. Sans vraiment de mise en scène visuelle particulière, le cinéaste parvient à faire exploser toute la tension autour de deux camions à vitesse de tortues, pour ne pas se faire exploser par la nitroglycérine, dans un univers isolé et vide, donnant au final un grand exemple du suspens français comme il en existait rarement.
Classique du cinéma français, ce chef d’œuvre absolu a reçu la Palme d’Or du Festival de Cannes en 1953. Cette aventure humaine aux personnages complexes est dotée d’une puissance de jeu incroyable grâce à son quatuor d’acteurs. Tourné entre la Bambouseraie d’Anduze et la Camargue, Clouzot parvient à restituer l’atmosphère poisseuse et étouffante de l’Amérique Centrale, qui semble une prison à ciel ouvert pour ces quatre morts qui marchent vers l’enfer. Sublime.
Le Salaire de la peur, premier film de Henri-Georges Clouzot que je vois et bien c'est du très bon, une excellente histoire même si un peu longuette au début, ok faut le temps que ça se mette en place mais le faite qu'il n'y ai pas de sous titres quand les étrangers parlent ne rend pas la chose plus agréable, mais bon au final sans forcement tout comprendre on arrive tout de même à piger le but de l'histoire, une fois que les hommes prennent la route le film commence vraiment pour moi, enfin du moins le plus intéressant, un voyage dangereux qui nous démontre que même les plus grandes gueules peuvent avoir une peur bleu de la mort. Un scénario franchement génial, une réalisation sans défaut, des effets spéciaux tout de même extra pour l’époque, des supers décors, et un casting très bon dans l'ensemble sauf (oui je vais peut être étonner mais je dois être honnête) Yves Montand qui sans être affreusement mauvais n'est pas top top. En bref un très bon film.
Ce film du grand Clouzot a pété la barre de l'angoisse, du suspens et du spectaculaire dans les années 1950. Aujourd'hui, quelques cinéphiles numérisés vont vous balancer que c'est une daube revue et re-revue, ce qu'ils sont incapables de piger c'est qu'il fut le premier de ce genre et qu'il a 61 ans. De plus, rien qu'à la lecture du casting, on réalise que H.G. Clouzot était un génie du cinéma, il ne prenait pas n'importe qui pour interpréter ses personnages.
Deuxième film de Clouzot que je vois, après Les Diaboliques, Le Salaire de la peur m'a déçu. Pas que ce soit un mauvais film, loin de là, mais celui-ci souffre d'une première partie extrêmement lente qui lui nuit gravement. La première heure passée, le film commence enfin et alors il devient vraiment intéressant. Le suspense est omniprésent et l'on retient notre souffle autant que nos quatre protagonistes, brillamment interprétés par Yves Montand, Charles Vanel, Folco Lulli et Peter van Eyck. La réalisation de Clouzot est impeccable et l'ambiance sonore est très réussi (pratiquement dépourvu de musiques, le film joue énormément sur les bruits des camions). En revanche, j'ai trouvé la scène finale absurde (spoiler: Yves Montand fait l'idiot sur la route et finit par avoir un accident mortel ) ou alors je n'ai pas compris le sens qu'elle avait. Hormis cette première heure et cette scène finale plutôt décevantes, Le Salaire de la peur reste tout de même un bon film à suspense et un bon film français.