Avant d'entrée les détails en ce qui concerne mon ressentit de TENET, j'aimerais dire deux ou trois choses du mois qui vient de s'acheminé. Voilà maintenant 31 jours que je revisite la filmographie de Nolan ( a l'exception de ce dernier que je découvre ) et une constatation se dessine explicitement, je suis toujours aussi émerveillé par ses compositions. Voilà, fin du suspense. Je sais, c'étais insoutenable ...
Trêve de bavardage impromptu. Le palindrome de Nolan tiens belle et bien de conclusion en apothéose. A bien y regarder, il a clairement pris en considération les griefs qui lui étais attenté jusque-là notamment pour Inception et Interstellar et livre avec TENET sa copie la plus radicale ! La réputation et le reçu très contrasté du film après coup ne m'étonne pas vraiment. Il faut dire que le bougre nous malmène et joue avec nos synapses selon ses moindres désirs ... Quand on connais le type, ça nous place le niveau de démesure.
J'ai tout de suite pris en considération le fait de sa complexité quasi obsessionnelle et insurmontable pour une première. A l'inverse de ses détracteurs les plus obtus, je met très bien en sourdine mes errances et continue de creusé, quitte à me perdre en chemin. J'aime à croire que le parcours à bien plus de sens que la destination. Là-dessus, check. Je tiens en revanche à dire que je suis nettement moins conciliants avec d'autres décisions de Nolan pour ce film. Notamment le choix de son Antagoniste. On l'a connu plus inspiré. Kenneth Branagh est un très bon acteur, que l'on ne me reproche pas ce que je n'ai pas dit mais ici il est aux fraises du début à la fin. A aucun moment je n'y crois. Il fait tache avec les autres tant Robert Pattinson et John-David Washington eux sont touts en charismes. Une équipe de choc, tout en classe. Elizabeth Debicki que j'apprécie beaucoup s'en sort aussi très bien sur ses questions.
J'en reviens à son histoire qui se raconte par saccade. Nolan pond des scénarios, on le sait, un peu cinglé. Memento, Inception, The Prestige, de ce coté là on est servit. Là, il se surpasse encore tant la linéarité est bousculé, il trouve le moyen de la faire coexisté dans un seul et même plan et veut poursuivre tel un forcené encore au-delà. TENET est un défi de tous les instants. On se doit d'être à son maximum questions perceptions et concentrations tant le film nous accapares toutes notre énergie. Une rudesse qui peu désappointé. Comme pour la plupart des longs-métrages du cinéaste, plusieurs analyses avec le temps s'imposent. Il y'a néanmoins une proposition de cinéma fortement passionnante, profonde, qui fascine autant qu'elle rebute. Une seule certitude s'impose dans ces circonstances, essayé de comprendre.
Se serait bête de s'arrêté à ses heurts, il y'a dans ce film une beauté dans le texte et dans la quête de lecture du monde qui mérite un épanchement total. Il y'a qui plus est une technique et un visuel absolument divin. Son introduction en est non pas son meilleur exemple mais juste le premier de la liste. Je peux assuré sans trop me mouiller que question image on en a pour notre argent.
Voilà, s'en est fini de cette rétro en dix films de l'Œuvre de Christopher Nolan. Une aventure qui m'a donc complètement absorbé et une nouvelle fois séduit de A à Z ou presque. Un réalisateur qui compte de plus en plus au fil du temps dans le paysage cinématographique de l'époque tant il la fixe et en tire toute son essence. J'y reviendrai avec le même entrain, avec autant d'ardeur à redécouvrir la moindre de ces parcelles qui possiblement m'aurai échappé. Il y'en a forcément ! En tout cas, merci d'avoir rythmé ma fin d'année 2021. A la prochaine ...