Pourquoi Blanche-neige est devenu le plus grand désastre de Disney ? Comment expliquer cette haine massive du public ? Simplement, car elle est exagérée.
Depuis des années, les plus grandes productions audiovisuelles se reposent sur leurs licences déjà affirmées. Le cinéma américain enchaîne remake, remaster, spin-off, préquelles et séquelles au détriment des nouveautés.
Ce qui se justifie par l'attachement nostalgique des fans. Des projets comme "Mario Bross le film", "Minecraft", "La reine des neiges 2", "Moi moche et méchant 4", les nouveaux cycles ridicules de Marvel ou encore d'autres bouses audiovisuelles ont touché le jackpot au box-office, en jouant sur des valeurs sûres. D'une certaine manière, l'essorage de licence est la faute d'une communauté si peu exigeante. Dans ce contexte, Blanche-neige a été conçu pour être un divertissement, sans réinventer son concept original.
Pour la première fois, le grand public constate que le recyclage des franchises devient un problème sérieux pour l'avenir du cinéma et désigne Blanche-neige comme son bouc émissaire. Et paradoxalement, il lui reproche aussi une trop grande liberté.
Honnêtement, le film n'est pas mauvais. Certes, ce film n'a rien de naturel et la plus part de ses éléments ont été retouché. Certains trouvent odieux l'animation des animaux et des 7 nains. Pour ma part, je m'y suis habitué après 5 minutes. Sur la forme, la surcharge d'effets spéciaux est peut-être déroutante, mais les enfants n'y accorderont aucune importance. (N'oublions pas qu'il s'agit d'un film à destination des gosses).
Pour aborder les choix scénaristiques de cette adaptation, je dois revenir sur les grosses polémiques externes. Avant tout, Blanche-neige 2025 c'est l'histoire de 1937 adaptée aux enjeux de la société moderne. Pendant la promotion du film, on n'a cessé de nous expliquer sur les réseaux, que le film avait pris une direction extrémiste de féminisme hystérique. Un film dans lequel Blanche-Neige, totalement émancipée des hommes, lève une armée pour assiéger le château de la reine, s'équipant d'un arsenal de guerre telle Rambo, et s'apprête à commettre un génocide masculin...
Rachel Zegler, l'actrice accusée d'être responsable du flop, a seulement partagé son point de vue sur le comportement du prince. Sa technique de drague, jugée trop directe, a été changé par le développement de sa romance avec Blanche-Neige... Et c'est tout ! On garde notre princesse bienveillante et naïve. Alors oui, elle n'agit plus comme une bonniche esclave du ménage, lorsqu'elle débarque dans la maison des nains. Au lieu de ça, elle qui a été soumise aux travaux forcées, leur explique comment s'y prendre et supervise correctement leurs tâches. Hormis cela, vous ne trouverez aucune "variations" apportées par le féminisme.
J'avoue, des points ont été édulcoré, modifiant parfois l'impact des personnalités
(je pense à Simplet, Jonathan et Grincheux)
, mais dans le fond, c'est une adaptation actuelle.
Revenons sur Rachel Zegler un instant !
Un(e) acteur(trice) doit rester impartial(e) pour son image, jamais il/elle ne peut donner ses avis politiques, or Zegler s'est exprimée sur la situation en Palestine et durant les élections américaines. Est-ce ces raisons qui en font un mauvais film ? N'est-ce pas les mêmes individus qui reprochent les idéaux prononcés de Zegler et Gal Gadot mais qui soulignent qu'on peut dissocier l'artiste de son art ?
En conclusion, ce scandale autour de Blanche-Neige est disproportionné. Le film est gnangnan mais tous les récentes sorties Disney le sont aussi. Je suis sûr du potentiel qu'il aura auprès des enfants et qu'ils en garderont des étoiles plein les yeux. Néanmoins, peut-être qu'avec ses émeutes, nous aurons droit à des propositions plus audacieuses dans le futur...