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frederic T.
29 abonnés
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3,5
Publiée le 18 février 2019
Félix Moati réalise une chronique familiale tendre, drôle, triste aussi, sur les crises existentielles des différents âges de la vie.... L’esprit de Woody Allen n’est pas loin, et le propos est exclusivement centré sur les relations qu’entretient un trio constitué d’un père et ses deux fils. Il est question de jalousie, de secrets et de confidences, d’admiration et de déception, de rivalités et de complicité entre ces 3 là qui ne vont pas très bien : un père quinqua qui noie sa déprime dans l’écriture d’un roman, un jeune étudiant incapable de finir sa thèse après un chagrin d’amour, et un collégien brillant qui s’interroge sur l’homme qu’il deviendra bientôt... Passant de l’humour au désespoir, mixant langueur et vivacité, Félix Moati signe une comédie légère et grave à la fois, très bien écrite, très bien mise en images et en musique. Le charme tient aussi à l’interprétation remarquable du trio masculin que composent Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste et Mathieu Capella, auquel Anaïs Demoustier apporte une délicieuse touche de féminité.
Dans sa globalité, j’ai trouvé cette comédie dramatique intéressante. Le profil des trois protagonistes est assez captivant. On aura d’un côté un fils tellement surdoué qu’il est déconnecté de sa réalité et part dans des dérives car il se pense déjà en adulte. En plus de cela, pour ne pas l’aider, de l’autre côté son père et son frère sont dans une attitude très négative. Le frère depuis sa rupture amoureuse n’a plus envie de rien faire, et le père s’entête dans une voie qui n’est pas la sienne. On va donc assister à ce spectacle, d’une famille dont les membres sont en train de se détruire. Leur point commun sera la solitude car si chacun agit de cette manière, c’est qu’il se sent seul face au monde. Par contre, l’histoire ne va nulle part. Il n’y a pas vraiment de cap mais c’est tellement bien joué que c’est un plaisir à regarder. Vincent Lacoste, que j’apprécie de plus en plus, est parfaits dans la peau de ce personnage. Celui qui jouera son frère, Mathieu Capella, pour son premier long métrage est remarquable. Sa désinvolture et son arrogance à juger sa famille font mouche. Et que dire du père Benoît Poelvoorde. Avec un jeu détaché comme pris ailleurs, il est parfaitement dans son rôle. Ces trois hommes portent ce film sur le désespoir humain en faisant que la psychologique de leur personnage remplace une véritable histoire. On aura tout de même l’occasion de rire un peu avec certaines tournures de scènes qui portent des situations en dérision. C’est pile ce qu’il fallait pour ne pas sombrer dans la tristesse absolue devant cette œuvre.
Un film drôle et touchant sur les liens filiaux et fraternels, avec l'excellent Vincent Lacoste et le toujours brillant Benoît Poelvoorde, et une découverte, le jeune Mathieu Capella, qui est incroyable de justesse. Sensible, élégant, très bien écrit, admirablement joué, je recommande!
Un film bien fait mais qui ne plaira pas à tous ; les blockbusterophiles ont seront pour leur frais quand les apprentis psychanalystes peuvent espérer l'orgasme. L'histoire commence par le décès de l'oncle qui amorce une période de doute existentiel pour le père et ses deux fils. Tous trois, à des moments charnières de la vie, sont paralysés par le combat décisif que se livrent Eros et Tanathos. C'est codé, lacanien, assez lent mais poétique et touchant grâce à la très belle relation entre Benoit Poelvoorde, Vincent Lacoste et le jeune mais néanmoins formidable Mathieu Capella. Beau film.
Un joli trio d'acteur, l'adolescent tenant largement la tête d'affiche, le personnage étant la pierre angulaire de cette famille qui malheureusement cumule trop de désordre psychologique pour être crédible. Il aurait fallu se détacher du réalisme d'un Paris contemporain pour transformer le film en comédie poétique afin de faire passer la pilule.
On éprouve un profond respect pour tout ce qu’entreprend Moati dans "Deux Fils" : il tente de faire un cinéma de l’intime, d’esquisser le premier chapitre de son roman familial sans reproduire les tics du cinéma bourgeois de ses aînés et sans jamais rien céder non plus à la pose arty.
DEUX FILS est le premier film de Félix Moati en tant que réalisateur. Il suit le quotidien de deux frères (Vincent Lacoste et Mathieu Capella) et leur père (Benoit Poelvoorde) qui traversent tous trois une crise existentielle. Le ton du film, doux-amer, n'est pas désagréable mais rien de transcendant et le film ne prend jamais vraiment complètement. Pas si mal pour une première réalisation, mais pas vraiment bien non plus.
Histoire plutôt intrigante de cette petite famille de gars qui se perd et se trouve. Plusieurs rebondissements inattendus gardent l'intérêt et on finit par y comprendre quelque chose.
L'histoire d'un veuf et de ses deux fils qui... ne casse pas trois pattes à un canard. Malgré un casting sympathique (le plus jeune des deux frères est assez attachant, et Poelvorde se révèle touchant dans certaines scènes), c'est globalement long, caricatural, sans relief, souvent ennuyeux. On baille en attendant la fin. Et c'est là qu'on se dit que, même 1h30, c'est déjà bien assez.
Assez déçue malgré 3 bons acteurs et notamment le merveilleux Poelvoorde, avec un monologue très émouvant. Pourtant, on reste sur sa faim, pas d'intrigue, pas de vraie profondeur des personnages. On ne sait pas où ils vont, eux non pus, Moati le sait-il ?
Un film qui explore un beau sujet et rempli de bons et beaux sentiments. Poelvoorde est impeccable mais je suis moins touché par le jeu des acteurs incarnant les personnages des deux fils et surtout j'ai trouvé la réalisation souvent maladroite, parfois même agaçante.
Chef d’œuvre, deux de mes acteurs francophones préférés. Poelvoorde fait une prestation magistrale, jouant la dépression tout en faisant rire et Lacoste toujours dans son rôle de jeune adulte, perdu dans sa vie, provoque le rire sans le vouloir, c’est un acteur fantastique.
Le très jeune Mathieu Capella tient très bien son rôle également. Demoustier est toujours aussi surprenante et joue la tentation mais aussi la liberté avec une grâce à laquelle peu d’actrices ont accès.
Si l’on aime ces acteurs et ce genre de film c’est à ne rater sous aucun prétexte!
Tranche de vie tombant dans la vacuité abyssale. Appâté par les dialogues un peu originaux du début, j'ai regardé jusqu'au bout, mais impossible de s'intéresser à ces deux fils à l'égocentrisme caricatural. C'est le personnage du père qui aurait mérité d'être développé. Un film raté.
Film très réussi, qui dépeint sur un ton tragi-comique la crise existentielle de trois hommes à trois périodes différentes de la vie (un fils adolescent, un fils jeune homme, un père au milieu de sa vie), sur un ton à la fois profond et léger. Mais c'est surtout une comédie enlevée, bien écrite, bien dialoguée, bien filmée et bien jouée ! J'ai passé un très bon moment, gai et profond à la fois.