Le Brio
Note moyenne
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614 critiques spectateurs

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Félix P.
Félix P.

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2017
Ouf, que de clichés ! Dans la même veine que "Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu", un film qui voudrait combattre les clichés par les clichés, le racisme par....du racisme. Mais là, ça passe plus difficilement. Les acteurs sont bons toutefois, et C. Jordana positivement surprenante. Derrière le tsunami de clichés en tous genre, la petite histoire touchante ne prend sauce qu'à moitié. Bref, un film pauvre.
pitcairn
pitcairn

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 octobre 2021
Soupe indigente de la bonne pensée parisienne. Camélia Jordana est comme d habitude très approximative … c est mauvais et ce sent pas vraiment bon !!!
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2017
un excellent film porté par un excellentissime Daniel Auteuil
toujours aussi brillant entouré de la non moins excellente Camélia Jordana
qui s'affirme de film en film.
on peut voir deux générations très différentes de comédiens français
et on peut aimer les deux très différentes sans à priori.
le sujet du film est parfaitement traité sans parti pris aucun.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2017
En dépit de quelques facilités, le film parvient à montrer que tout repose sur la maîtrise du langage et son utilisation. Intéressant et brillamment interprété.
frederic-briones.com
frederic-briones.com

25 abonnés 98 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2017
Un film excellent, qui fait du bien au coeur mais aussi à la tête et aux oreilles. ...
même s'il n'évite pas quelques poncifs ou clichés, il colle à son sujet avec force : la beauté des mots et le pouvoir qu'ils donnent à celui qui fait l'effort de se soumettre aux règles du (bon) français et de muscler ses pensées par des mots, des phrases et de la culture...
J'ai personnellement beaucoup aimé ce film, ce professeur cynique qui ne colle pas à ce monde et je le comprends plus tout à fait, mais qui ose le dire en faisant fi du politiquement correct... Et cette jeune femme qui relève le gant d'une manière salutaire et avec maestria. ...
Camilla Jordana est confondante de naturel et de brio dans ce rôle et tire à elle la couverture du film...
À voir. ...Et revoir...
Maryane75
Maryane75

21 abonnés 464 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 mars 2018
Scénario sans originalité et ridiculement caricatural.
C'est vraiment du cinéma ''bobo-condescendant'', un thème laaaaaaargement abordé... vu et revu à outrance... qui n'a fait plaisir qu'à son réalisateur qui ne semble pas bien connaître l'univers universitaire.
Cette succession de clichés tous plus improbables et surréalistes les uns que les autres... honnêtement... c'est du grand n'importe quoi.
Le gros problème de ce film c'est qu'il est totalement dépourvu d'émotion et de bon sens. Il ne se passe RIEN qu'on ne devine où ne sache déjà...
Aucun intérêt donc !!
C'est dommage car Daniel Auteuil et Camélia Jordana semblent faire ce qu'ils peuvent pour donner un peu de crédit à leur personnage respectif.
Christine G
Christine G

19 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2017
beaucoup apprécié ce film la seule partie invraisemblable est quand son copain la persuade d'aller se présenter avant la fin sinon tout le film est succulent
Auteuil est génial
il a raison de dire à camilia cordana d'articuler ce serait plus pratique
ils jouent excessivement bien tous les 2
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2017
deux caractères, deux personnages magnifiquement bien interpretés, dans une mise en scène lumineuse et fluide, des gens de tous les jours, la fac, la ville, la banlieue, le racisme, la jalousie, des gens qui ne trichent pas, des gens qui trichent, ceux qui en voudrait, ceux qui restent à la traine. Le savoir l'éducation apprendre réussir s'envoler . Une leçon de vie . Touchant, drôle, émouvant ; Une grande et belle réussite.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 novembre 2017
Superbe film avec Daniel Auteuil complètement crédible et hallucinant de réalisme dans le rôle d'un enseignant de choc, doté d'une forte personnalité, quasi inamovible, hyper cultivé, brillant, intelligent - un brin cynique et désabusé - un professeur comme on aimerait en voir davantage - ostracisé et controversé comme il se doit dans notre époque de clônes ramollis où les plus vives intelligences sont mises sous le boisseau dès qu'elles pratiquent le franc-parler. A souligner aussi la remarquable prestation de la très charismatique Camélia Jordana et le choix judicieux de tous les seconds rôles. Ce film m'a personnellement touchée car il a éveillé en moi le regret de ne pas avoir étudié la rhétorique, qui m'est apparue comme une philosophie et une forme d'escrime verbal destiné à convaincre par l'éloquence, le pouvoir des mots (je ne suis pas sûre que cela m'aurait été utile mais en tout cas cela m'aurait passionnée surtout avec un professeur tel que celui campé par Daniel Auteuil - dire qu'il joua les cancres jadis, dans les sous-doués, quel parcours ! ;-) Voilà donc à nouveau un film français réussi - le cinéma français se porte bien en ce moment. Pourvu que ça dure !
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2018
Yvan Attal signe avec le brio son meilleur film en tant que réalisateur. Entre un professeur limite facho superbement interprété par Daniel Auteuil et la fille talentueuse issue de l'immigration et des banlieues, la rencontre ne pouvait être qu'explosive. Le film est bien écrit et les dialogues sont bien placées. Un bon film sur la tolérance et l'intégration à voir !
Uchroniqueur
Uchroniqueur

220 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2021
"Le Brio" comédie sociale française réalisée par Yvan Attal1, sorti en 2017.
Un très bon duo Daniel Auteuil / Camélia Jordana qui remporte en 2018 le César du meilleur espoir féminin pour son rôle.
Un très bon flm, avec un Daniel Auteuil dans un personnage intéressant. Un film qui joue avec les clichés pour mieux les déconstruire. Un cours de rhétorique. Des personnages attachants. Une réalisation de qualité,belle photo et cadrage précis.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 mars 2018
NUL ! ZERO ! Copie entièrement à revoir. La forme est convenue, dès les premières secondes on comprend où le réalisateur souhaite en venir, avec ces deux personnages principaux déjà vus tant de fois dans n'importe quelle fiction traitant de l'intégration des "jeunes des quartiers" et de l'élitisme républicain, mais jamais aperçus sous des traits aussi figés dans la vraie vie. Après tout, pourquoi pas s'écarter de la réalité lorsqu'on crée une oeuvre cinématographique mais pourquoi alors s'efforcer autant à dépeindre le réel? Ce n'est pas très éloquent précisément de voir une énième représentante de l'arabe de banlieue travailleuse et grande gueule, qui ne parvient à surmonter ses déterminismes sociaux uniquement grâce aux Lumières civilisatrices d'un prof de Droit élitiste, ayant sans nul doute le surplomb et la condescendance suffisantes pour dominer son auditoire, mais qui fait preuve d'une inhumanité dans la méthode de transmission des savoirs, martelant encore une fois l'idée que l'excellence ne peut passer que par l'humiliation et le cynisme. Triste couple que celui des savoirs fondamentaux d'un côté et la transmission par l'acculturation de l'autre. L'ignoble M. Mazard est excusé puisqu'il a réussi sa mission de dressage. Personne d'autre que lui ne pouvait réussir une telle mission car l'excellence ne s'incarne que sous les traits de la dureté, de la domination et de toutes ces pratiques écrasantes si à la mode au temps du Certif'. Mais rassurez-vous ! Cette technique ô combien violente n'est que de la provocation afin de faire émerger le meilleur de cette jeune ignorante au sang chaud. C'est bien connu, on appelle cela familièrement l'amour vache. Une claque dans le dos pour montrer son affection, une indifférence feinte pour ne pas trahir ses émotions, un langage dévalorisant pour mieux encourager l'autre à vous convaincre qu'il mérite votre estime. C'est donc de cela qu'il s'agit : une fable grossière pour nous convaincre de l'utilité de courber l'échine face à l'institution parce que celle-ci veut notre bien au fond. Pour finir à la fin du film par se faire insulter par son pendant masculin, la racaille de banlieue qui braque des supérettes, mais dans une robe d'avocat cette fois, donc du bon côté de la barrière. Comme quoi, on a beau réussir à passer de l'autre côté c'est toujours pas suffisant pour se faire respecter. Mais pas de victimisation, il faut se battre ! Le film ne dit pas quand la mise à l'épreuve "méritocratique" s'arrête, j'étais découragée dès la première minute.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 janvier 2018
D'un côté Neïla Salah (Camélia Jordana starlette de la chanson - "La nouvelle star" - passée au cinéma) : une jeune beurette de banlieue fait sa rentrée en fac de droit à Assas. De l'autre Pierre Mazard (Daniel Auteuil toujours aussi cauteleux) : un vieux cacique cravaté et raciste l'attaque frontalement pour son retard, son langage et sa tenue vestimentaire avant d'être obligé par le président de l'université de la préparer au concours d'éloquence pour faire pièce aux critiques qui le ciblent sur les réseaux sociaux.

J'ai hésité près de deux mois à aller voir "Le Brio". Les conseils de quelques amis, son succès insolent au box office (où il s'achemine doucement vers les deux millions d'entrées) ont fini par me convaincre. Et je serais définitivement malhonnête si je refusais d'admettre que je n'avais pas été touché par cette histoire, par ses personnages, par sa conclusion surprenante - là où j'attendais inévitablement le succès triomphal de Neïla en finale du concours.

Pour autant, comment ne pas exprimer des réticences devant tant de caricatures et de simplifications ? À commencer par cette affiche. La photo est prise dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne - alors que l'action est censée se dérouler rue d'Assas à Paris II - et Neïla Salah arbore fièrement un code civil - alors que Pierre Mazard enseigne l'histoire du droit.

Neïla, le cheveu noir, la langue bien pendue, une mère célibattante, une grand-mère débordante d'amour (on retrouve les trois générations de "L'Art de perdre", l'extraordinaire roman d'Alice Zeniter), habite un HLM à Créteil. Pierre Mazard constitue son parfait opposé : un mandarin de la faculté, caparaçonné dans son costume-cravate, emmuré dans ses certitudes, qui dîne seul dans un bistro du Quartier latin et vit rue Malebranche.

Comme de bien entendu, nos deux héros, si différents, vont commencer par se détester. Comme de bien entendu, ils vont finir par s'adorer. Ce schéma a déjà fait ses preuves : "La Grande vadrouille", "L'Arme fatale", "Intouchables"... Le film déroule sagement toutes les étapes de cette histoire cousue de fil blanc, l'égrenant de quelques préceptes simplistes : pour réussir, il faut se tenir droit, bien articuler et soigner ses apparences.
Sous des abords politiquement correct (acceptons les autres et leurs différences), il charrie en fait un conservatisme sans âge (l'intégration suppose la soumission aux règles de la majorité).

À ce film formaté, concocté pour les dimanches soirs de France 2, préférez sans hésiter l'un des tous meilleurs documentaires de l'année passée, "À voix haute", qui suit les candidats du concours Eloquentia et leurs coachs.
Jake S.
Jake S.

87 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2018
Cette comédie d'Yvan Attal n'est pas impeccable en tout point mais elle reste bien sympathique à regarder ! Il faut dire que la confrontation qui nous est proposée est explosive : un maître de conférence totalement réac et une jeune étudiante de banlieue un poil garçon manqué. "Le Brio" alterne des passages drôles et subtils avec d'autres un peu sans saveur et dérisoires. Au début de l'intrigue, les clichés nourrissent énormément l'opposition qu'il y a entre les deux personnages, mais au fur et à mesure qu'on avance ils s'estompent et laissent place à une relation de confiance et de partage sans jugements futiles ou mesquins. C'est ce qui fait la principale force de ce film et de son histoire.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2017
Le résumé du dernier film d’Yvan Attal fait moyennement envie sur le papier, on a l’impression d’avoir déjà vu mille fois de genre de trame scénaristique au cinéma : la jeune personne débutante (mais pleine de promesses) qui est prise en main par un pygmalion, les rapports sont tendus, les clashs se succèdent, le découragement guette et pourtant, la jeune recrue laisse exploser son talent dans une scène finale époustouflante (« Flashdance », « Whiplash », etc…). Pourtant, l’idée d’un film qui fait la part si belle à la parole, aux mots, au langage, m’était immédiatement sympathique. Yvan Attal livre un film assez court, dense, qui passe tout seul et pendant lequel on ne s’ennuit absolument jamais. Beaucoup d’humour, beaucoup de tendresse, énormément de pertinence surtout, à l’image de son générique de début où se succèdent des extraits d’interviews des artistes et/ou écrivains amoureux des mots. D’emblée on se dit que le film part bien et on ne se trompe pas. Rythmé comme il faut, Attal réussit un film qui était pourtant terriblement risqué. Comment évoquer le racisme, et notamment le racisme anti-arabes dans un film sans tomber dans le piège multiforme du cliché, du second degré mal compris (dans une société française qui ne comprend plus que le premier degré !) et de la caricature. Ce n’est pas la première fois qu’il explore les limites assez audacieusement (« Ils sont partout ») et il me fait l’impression d’un funambule qui glisse sur son fil sans jamais tomber, sans même jamais vaciller. Mais pour réussir, il lui fallait deux comédiens capables de donner corps à des personnages compliqués, et notamment celui de Pierre Mazart. Daniel Auteuil, dont la filmographie parle toute seule, réussit à incarner un homme franchement détestable mais jamais totalement détesté. Le racisme de Mazart est un racisme de provocation, c’est un misanthrope bouffi d’orgueil qui n’aime rien de mieux que d’humilier la jeunesse, de conspuer l’air de temps, de se poser en victime (alors que c’est précisément ce qu’il reproche aux autres. Le pouvoir des mots c’est ça, il l’incarne à lui tout seul, il est détestable, mais il parle bien, il sait manipuler la rhétorique, il emporte le morceau de cette façon : peu importe le fond, la forme est tellement efficace ! Le personnage de Mazart, plus encore que celui de Naïma, c’est l’incarnation du titre du film « Le Brio ». Camélia Jordana, quant à elle, montre encore une fois qu’elle a un sacré avenir d’actrice devant elle. Mine de rien, cette jeune femme belle, maline, bourrée de talent (et qui m’a l’air absolument délicieuse dans la vie, si j’en crois l’impression qu’elle donne en interview) fait son petit bout de chemin dans le cinéma français, en choisissant ses rôles avec soin, sans céder à la facilité. Parce qu’il n’est pas très évident, le rôle de Naïma. Elle aussi a du chemin à parcourir pour sortir du cliché dans lequel le système l’enferme. Camelia Jordana est charismatique, elle laisse exploser cette qualité dans « Le Brio ». Petit bémol : les seconds rôles, très effacés, peu écrits, on aurait aimé parfois que certains soient plus ou mieux mis en valeur. Le rôle un peu ambigu de Benjamin n’est pas assez fouillé pour que l’on comprenne bien ses motivations, celui de Moudir aurait pu prendre un tout petit peu plus d’épaisseur. Mais c’est un petit bémol sans conséquence car le scénario du « Brio » est suffisamment bien écrit pour que l’on ferme les yeux sur ce petit défaut. Forcément, un film sur l’éloquence doit être écrit et dialogué avec soin, c’est quand même la moindre des choses. Ici, les dialogues sont pointus, les mots sont choisis avec soin, les répliques sont percutantes. Les comédies françaises ayant une fâcheuse tendance, ces dernières années, à saccager leurs dialogues pour faire « moderne », cela fait un bien fou d’être devant un film qui cisèle la langue comme un ébéniste cisèle un beau meuble en bois. J’en ai appris plus sur la rhétorique et l’art de la persuasion dans « Le Brio » que devant n’importe quel « court movie » (= film de tribunal) français ou étranger. Attal et ses deux scénaristes (Yaël Langmann et Victor Saint-Macary) ont le bon gout de ne pas céder au happy end auquel on fait semblant de croire pour privilégier une fin plus amère, plus nuancée, plus réaliste aussi. « Le Brio » n’évoque pas que les mots et le langage, il évoque aussi et surtout le déterminisme social, le choc des cultures et le personnage de Naïma, qui réussit par l’intelligence et le travail, est aussi attachant qu’il est exemplaire, malgré ses erreurs, ses défauts, ses failles. On s’attendait à s’attacher à elle, ce à quoi on ne se s’attendait pas, c’est s’attacher aussi à lui, ce prof de fac imbuvable et cynique, prétentieux et enivré de sa propre culture. Qui a fréquenté un peu les amphis de fac sait que la scène de début est malheureusement assez réaliste. Attal a bien capté ces ambiances particulières : Ces amphis bouillants, à fleur de peau, où se côtoient les applaudissements et les sifflets, qui peut se révolter contre des profs à tout moment, ça m’a rappelé quelques souvenirs. Attal réussit « Le Brio » avec brio, il propose un film casse-gueule qui ne se la casse jamais, la gueule, il nous offre surtout un film intelligent qui met en scène deux acteurs de talent, au service de dialogues soignés : un petit moment de cinéma de grande qualité.
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