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LaureP
18 abonnés
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4,5
Publiée le 19 mai 2017
Une très bonne surprise. Je me suis laissée guider par les bonnes notes des spectateurs sur allocine et je ne regrette pas. Très intéressant d'avoir fait ce film sur les foyers pour jeunes. Bon rappel de tous ces jeunes confrontés à de tristes accidents de la vie, chapeau à ces éducateurs dévoués. Nassim est très bien joué, tout en finesse (et très beau). J'aurais aimé que d'autres personnages soient plus développés, cela aurait permis de mieux remplir les quelques longueurs. Ames sensibles, N'oubliez pas vos mouchoirs.
Ce film est porté par des bons acteurs. Cependant, il pêche par le manque de cohérence du scénario. Le jeune homme placé dans un foyer a sur le cœur le décès de sa mère dont il a les plus grandes difficultés à faire le deuil. Cela agit négativement sur son comportement. Et alors que sa responsable dans ce foyer sait qu'il vient de perdre sa mère, à aucun moment, elle ne fait le lien entre les deux. En tout cas, jamais elle ne tente de le faire parler du sujet de fond. De plus, en 2017, même si on est encore à l'âge de pierre dans ce domaine, on peut imaginer que des psychologues ou psychiatres interviennent dans ces centres où le désespoir est forcément présent. Ainsi, il eut été plus judicieux de le placer dans la réalité de notre époque. Cela aurait permis au scénario de prendre une toute autre tournure tout aussi intéressante et en tout cas plus crédible. domi
Très bon film avec un jeune acteur dans le rôle d'un lycéen que l'on voit sombrer après la mort de sa mère. On voudrait l'aider et on sent qu'il en faudrait si peu pour qu'il reste "du bon côté".
Après la mort de sa mère qu'il avait laissé seule durant le week-end, Nassim se trouve brusquement placé dans un foyer de l'Aide Sociale à l'Enfance. Il le dissimule à ses amis. Ce film aborde la manière dont un adolescent relativement âgé peut s'intégrer à un foyer au contact d'autres jeunes très précarisés. J'ai apprécié le fait qu'il alterne les tons avec des moments plus ou moins optimistes et ne se montre pas trop mélodramatique, malgré son sujet difficile. L'histoire et les rapports entre personnages paraissent réalistes dans l'ensemble, avec une interprétation juste.
Un beau film où l'on retrouve Yolande Moreau extraordinaire dans son rôle de responsable d'un foyer pour jeunes en difficultés et ce jeune acteur Kaleb Alouach en jeune homme perdu sans sa maman qui vient de décéder et qui se retrouve dans un milieu qu'il ne connaît pas dans ce foyer et il ne souhaite pas dire à ses amis qu'il vit dans un foyer jusqu'au jour où sa petite amie le découvre .C'est très dur à vivre pour lui et tout va s'enchaîner jusqu'aux catastrophes qui vont arriver. à voir absolument
Film largement autobiographique. Nassim est écartelé entre deux mondes, celui de son lycée parisien et celui du foyer de la DAS dans lequel il est placé au décès de sa mère. Il essaye désespérément de maintenir une cloison étanche entre ses deux vies, afin de préserver sa place dans le monde ‘’de bon ton’’ de ses copains-copines de lycée.
Pourtant, il apprendra progressivement (et nous avec lui) à aimer ses compagnons du foyer, au-delà de leur violence et de leurs jugements trop rapides...
Le rôle de Nassim est superbement joué par Khaled Alouach ; on le reverra ! Yolande Moreau est parfaite en responsable de foyer caparaçonnée.
Le rythme du film est prenant ; on se prend d’affection pour Nassim, bien sûr, mais aussi pour certains de ces nouveaux copains du foyers.
On sort surtout choqué par la confirmation évidente de l’inégalité des chances de notre société. Les espoirs des uns sont simplement inimaginables pour les autres, simplement parce qu’ils n’ont pas tiré au sort la bonne couleur ni le bon côté du ‘’périph’’…
Joli film que l'on dit social. Pour être dans le secteur, c'est (enfin!) assez réaliste. Mention pour le formidable acteur principal : Khaled Alouache. Quelle révélation tout en sensibilité et force de caractère! Yolande Moreau est tout autant exceptionnelle. Ce qui plait dans ce film est cette humanité qui transpire dans beaucoup de plans. Le parcours chaotique de ce jeune pris au piège d'une histoire complexe et douloureuse est touchant, réaliste, bien pensé et démontré. Comment se lancer dans la vie quand la sienne démarre dans la douleur, la solitude, le rejet et la mort ? Malgré ces thèmes difficiles, on ne déprime pas pour autant : on vibre assez, on rit même, comme on pleure et on souffre avec lui de son manque d'amour ou son besoin de vivre en-dehors de ce monde négatif et malsain qui l'aspire presque irrémédiablement. Pas de happy end, c'est dur, c'est mélancolique, c'est la vie aussi dans ce qu'elle a de plus laid et de plus fugace, comme de plus beau et plus fort. Merci à l'ensemble de l'équipe.
Pour une fois un film dont la fin peut diversement être perçue. Pour se faire une idée, il y a beaucoup d éléments à prendre en compte : l avenir scolaire de nassim, son foyer, ses amitiés, ce qu il vient de dire à l étudiante en médecine (peut être une façon de parler de ses projets), l évolution de son caractère / est ce qu il pourra saisir des opportunités, peut il encore entrer dans un profil que la société attend de lui, etc.
J ai apprécié que le film nous laisse deviner le parcours de nassim. Il le prend à un moment et le suit sans se montrer moralisateur ou distant de nassim. Beaucoup de spectateurs ne peuvent pas comprendre la puissance narrative du début du film - le retour de l école, avec la mère qui en quelques instants change plusieurs fois d attitude : absente, oppressante, taquine, cajolante, sournoise et peut être même un brin mesquine, méprisante, indifférente. Très courte scène discrète (il ne me semble pas qu il y ait de flashback pour insister dessus).
Nassim est scolarisé en première dans un quartier huppé. Malheureusement sa mère décède, il est placé dans un foyer, dans un autre quartier. Dans un premier temps il ment à ses amis et raconte qu’il est hébergé chez son oncle.
Le film raconte le douloureux deuil de Nassim, son intégration difficile dans le foyer, la façon dont il s’accroche pour éviter l’échec scolaire. Il y a des réussites, des pas immenses franchis, mais aussi des régressions et des drames.
J’ai trouvé le film globalement assez déprimant, peu lumineux, même s’il est certainement assez réaliste et très finement mis en scène.
J’ai particulièrement apprécié le jeu intense et vrai de Jisca Kalvanda (l’étudiante en médecine).
Une belle galerie de portrait dans cette confrontation entre le monde des foyers et celui de la bourgeoisie parisienne, de séquences qui sonnent juste, parfois convenues.
On sort de "De toutes mes forces" au moins convaincu d'avoir assisté à l'éclosion d'un grand comédien, Khaled Alouach. Son profil racé, sa désinvolture calculée, sa sensibilité à fleur de peau fait des miracles dans chacune de ses scènes passant de la plus totale retenue mélancolique à la violence des sentiments des plus émouvantes. C'est sûrement par son jeu que le film évite souvent de tomber dans l'archétype malgré un très joli travail de caractérisation des personnages. On sent bien que le réalisateur, Chad Chenouga, s'inspirant de sa vie personnelle, y a mis toutes ses tripes en évitant soigneusement les poncifs et le pathos mais en surchargeant quelquefois inutilement la longue liste des affres du héros.
On sort de là émus par le jeune Nassim qui se retrouve en foyer, et qui en a honte alors que son seul tort est d'avoir perdu sa mère et de n'avoir aucune famille pour le recueillir....Le jeune acteur Khaled Alouach est d'une finesse particulière tant dans son jeu que dans ses traits (presque féminins...) il se distingue des autres par son allure vestimentaire (lui seul porte des chemises....) et navigue tant bien que mal entre son lycée et son foyer ce qui est plutôt malaisé....On croise des personnages touchants, comme la jeune étudiante en médecine qui s'acharne à réviser jusqu'à l'obsession. Mention particulière à Yolande Moreau qui joue les bourrues mais qui par moments ne peut cacher la tendresse que lui inspirent ses pensionnaires. Bref un très bon film.
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3,0
Publiée le 17 octobre 2022
Second long-mètrage de Chad Chenouga après le très remarquè "17 rue Bleue" en 2001! Seize ans sèparent les deux films, d'un metteur en scène qui consacre la totalitè de son oeuvre contre les sujets tabous, les inègalitès, la tristesse menaçante de l'amour absent, les doutes ou la discrimination! Ainsi cette authenticitè aux ambitions certaines ne craint pas d'aborder des thèmes douloureux et principalement autobiographiques : le suicide, le deuil, la culpabilitè, les règles d'un foyer non mixte! Khaled Alouach est convaincant en ado tourmentè, en tout cas fragile, à la limite de la rèsilience, tandis que Yolande Moreau est une directrice de foyer, bienveillante et toujours à l'ècoute! il est dommage que Chad Chenouga tourne relativement peu pour le cinèma car ces histoires ont toujours quelque chose à dire! C'est anecdotique mais on notera la prèsence d'un Tuche (Theo Fernandez) dans ce film...
Suite à la mort de sa mère, un adolescent va devoir poursuivre sa vie dans un foyer. Il va cacher sa situation à ses proches pour se la cacher à lui-même. Un mélodrame qui manque parfois d’équilibre mais porté par des thématiques fortes.