« De toutes mes forces » est un film émouvant qui s’inspire d’une histoire autobiographique, celle de Nassim placé dans un foyer après la mort de sa mère, toxicomane et dépressive. C’est un film sur l'absence de l’être cher, sur la résilience d’un adolescent, avec une vision maintes fois évoquée au cinéma de la construction personnelle et le passage à l’âge adulte. Même si l’histoire est un peu longue à démarrer, on s’attache à ce jeune paumé, Khaled Alouach et à tous ces gosses qui semblent jouer leurs propres rôles. Puis l’émotion l’emporte avec ses rires et ses larmes, on est touché au cœur. Yolande Moreau, exceptionnelle porte toute l'humanité du monde sur ses épaules dans ce jeu où elle incarne une directrice de foyer, lucide et impuissante mais bourrée de tendresse.
Encore une fois Yolande Moreau nous montre quelle grande actrice elle est dans ce film !! Elle y campe une directrice de foyer au grand coeur qui se démène comme elle peut pour donner un peu d'affection à des gamins paumés !! C'est beau, c'est tendre, c'est dur, c'est triste et on découvre un tout jeune acteur, bluffant et bouleversant !! J'ai adoré sa façon de jouer le gamin à la dérive après le suicide de sa mère et franchement ce film est prodigieux !! Tellement réaliste et cruel !! Encore un beau film pour une grande Yolande Moreau !! Bravo Madame ! Vous êtes unique !
Film qui justifie tout et n'importe quoi du moment que l'on a des circonstances atténuantes. Si certains ont ressenti de l'empathie pour ce garçon (suite à la mort de sa mère) moi j'ai plutôt eu envie de le gifler, de là-haut sa mère a dû avoir honte de lui et de son comportement. Grosse caricature des jeunes en foyer, là ça relevait plus de l'hôpital psychiatrique ou d'un foyer pour jeunes délinquants que d'un foyer d'accueil pour jeunes en situation familiale difficile... Tous les jeunes à part celui qui veut voir sa mère et la jeune fille qui fait médecine ont un sérieux grain et je déplore le fait que ça manque de mixité sociale ce qui peut être néfaste quant à l'image de cette population d'immigré de la troisième génération. Quant "aux éducateurs", on se demande ce qu'ils font là, ils sont complètement aux fraises, désarmés et incompétents voire aussi simple d'esprit et parfois bêtement violents. J'ai regardé ce film pour voir Yolande Moreau, son rôle n'est pas grandiose, loin de là mais heureusement qu'elle est là car elle y apporte vraiment quelque chose. En résumé si ce film montre cette facette de la société je me suis quand même ennuyé alors que je suis très bon public et que les longueurs et les lenteurs ne me dérangent pas bien au contraire; de plus j'ai vraiment regardé ça avec un œil de spectateur et j'ai été agacé plutôt que touché par ce gosse devenu orphelin, qui a du succès avec les filles mais qui gâche sa vie au lieu de saisir les opportunités qu'on lui donne en étant honnête et droit.
Ce film est d’une sincérité troublante et très bien filmé. Yolande Moreau est très convaincante en directrice de foyer et les acteurs sont parfaits dans leurs rôles, on en oublie qu’on regarde un film.
Suite à la mort de sa mère, un adolescent va devoir poursuivre sa vie dans un foyer. Il va cacher sa situation à ses proches pour se la cacher à lui-même. Un mélodrame qui manque parfois d’équilibre mais porté par des thématiques fortes.
Le suicide, le placement en foyer, l'échec scolaire, le deuil, l'abandon, .... tous ces sujets sont abordés dans ce film, autant dire que c'est assez dur. La vie de ce jeune est partagée entre ce qu'il était avant et sa nouvelle vie, ce qu'il est et ce qu'il veut faire paraitre, ... Très bonne interprétation de Khaled Alouach.
La fin du film laisse beaucoup de questions et de réflexions.
un film sans prétention mais qui a le mérite d'être visionné. le jeune acteur principal nous livre une interprétation impeccable, acteur à suivre de très près. Une histoire douloureuse avec le parcours chaotique d'un jeune placé en foyer suite au suicide de sa mère. j'ai découvert l'univers des foyers et la tristesse qui y règne. Ce film fort en émotion nous distille également des touches d'humours grâce aux jeux naturels des jeunes acteurs. Bravo également à Yolande Moreau qui maitrise son sujet. A VOIR
film touchant poignant puissant. acteurs principaux excellents .nous sommes plongé directement dans cette atmosphère pesante .l interprétation du jeune acteur est vraiment très forte.un jeune espoir à suivre.
Film largement autobiographique. Nassim est écartelé entre deux mondes, celui de son lycée parisien et celui du foyer de la DAS dans lequel il est placé au décès de sa mère. Il essaye désespérément de maintenir une cloison étanche entre ses deux vies, afin de préserver sa place dans le monde ‘’de bon ton’’ de ses copains-copines de lycée.
Pourtant, il apprendra progressivement (et nous avec lui) à aimer ses compagnons du foyer, au-delà de leur violence et de leurs jugements trop rapides...
Le rôle de Nassim est superbement joué par Khaled Alouach ; on le reverra ! Yolande Moreau est parfaite en responsable de foyer caparaçonnée.
Le rythme du film est prenant ; on se prend d’affection pour Nassim, bien sûr, mais aussi pour certains de ces nouveaux copains du foyers.
On sort surtout choqué par la confirmation évidente de l’inégalité des chances de notre société. Les espoirs des uns sont simplement inimaginables pour les autres, simplement parce qu’ils n’ont pas tiré au sort la bonne couleur ni le bon côté du ‘’périph’’…
Un des tous meilleurs films Français de l'année. Très émouvant, subtil, drôle, dur aussi parfois, mais sans aucune complaisance, et en évitant tous les clichés sur le sujet. Les acteurs sont excellents, la réalisation à la hauteur. Un film qui restera, et qui fait penser à une version actuelle des 400 coups.
Montélimar, 22 septembre 2007. Chad Chenouga est content ; il va pouvoir mettre sur Facebook son actualité du jour : un selfie avec le public de la salle de cinéma les templiers, venu voir son film. C'est le jeu de mots du titre qui lui plaît bien : Chenouga de Montélimar. Son film, c'est son histoire lorsqu'il était un ado, placé en foyer. D'abord écrite pour le théâtre, elle est désormais visible sur grand écran. Comme Truffaut, il a trouvé son double : Khaled Alouach, un beau gosse qui cloisonne ses deux vies en jouant au caméléon. Il a sa vie au lycée d'un beau quartier parisien. Et son autre vie au foyer, qu'il intègre au décès de sa mère. Des potes et des amoureuses des deux côtés, qui n'ont ni le même look, ni le même comportement, ni les mêmes centres d'intérêt. Des adultes bienveillants, auxquels il s'affronte pourtant violemment, avant de laisser émerger, percevoir sa part sensible. Au centre d'accueil, la vie n'est pas un long fleuve tranquille, loin de là. Mais, de situation d'affrontement en gestes de soutien ou de solidarité, de révision en binôme en tentatives plus ou moins réussies de faire le mur, on perçoit de petites avancées. Des embellies dans un ciel orageux. Comme chante Souchon, "on avance on avance, de toute manière on n'a pas assez d'essence pour faire le chemin dans l'autre sens". Nassim finit par trouver son point d'ancrage, à puiser au plus profond de lui sa ressource essentielle. Et nous, en tant que spectateurs , nous mesurons les complications supplémentaires qu'il y a à se construire quand la vie, houleuse, bouscule et déstabilise à ce point. Nous aimerions, comme Yolande Moreau, la directrice du centre, serrer Nassim dans nos bras. Malgré les difficultés qu'il vit et qu'il vivra encore, en assistant aux fondations de sa vie d'adulte, nous sommes confiants. À le regarder grandir, nous croyons en lui, de toutes nos forces.