Vice
Note moyenne
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334 critiques spectateurs

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Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2019
Peu de gens connaissent Dick Cheney. Vice-Président de George W. Bush de 2001 à 2009, il a pourtant bouleversé le cours de l’histoire américaine. Au sein de la Maison-Blanche dans l’administration Richard Nixon, il deviendra le chef de cabinet sous la présidence du Gerald Ford. Il sera ensuite Secrétaire à la Défense du Président George H. W. Bush avant d’accéder au pouvoir aux côtés de Bush fils. En première ligne suite aux attentats du 11 septembre 2001, il n’hésitera pas à manipuler ses proches et les américains pour justifier une guerre en Irak tout en conservant son culte du secret. Après « The Big Short : le Casse du siècle », Adam McKay confirme son talent de cinéaste politique en délivrant un biopic coup de poing sur l’ascension de cet homme intelligent, mais opportuniste et cruel. A la fois satirique et machiavéliquement documenté, « Vice » est un thriller effréné avec des comédiens méconnaissables et époustouflants.
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Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2019
" vice " nommé huit fois au oscar est un biopic édifiant sur Dick Cheney qui fut vice président des États Unis. En effet en dépit de quelques longueurs et scénario classique, le réalisateur démontre comment cet homme de l'ombre sous la présidence de Georges Bush a pris des décisions peu orthodoxe à des fins surtout commerciales qui a chamboulé notre monde avec la superbe performance de Christian Bale dans le rôle de Dick Cheney.
Sabrina S
Sabrina S

43 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2019
Film choc sur les politiques et décisions des républicains américains depuis les années 70, mais surtout sous la présidence Bush... Sur un ton humoristique, parfois cynique. Une satire politique, à charge, mais non moins divertissante et originale, produite par Brad Pitt. Je recommande !
Steph N.
Steph N.

41 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2019
Bale toujours excellent, un film, certes à charge, intéressant , très bavard, instructif sur les dessous de l'histoire politiques des States...
Philippe H.
Philippe H.

30 abonnés 4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2019
Éclairant, mais outrancier et un peu déjanté. Au moins, on ne s’ennuie pas. Et le parti pris est reconnu. Il faut rester jusqu’au bout du générique de fin ...
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 février 2019
Vice n'a qu'un seul objectif : faire détester encore davantage Dick Cheney, soit en gros tirer sur une ambulance puisque rares sont ceux qui ont encore des doutes sur la nocivité et le cynisme de l'ancien vice-président américain. Réalisé sous forme de faux documentaire, enchaînant faits avérés et éléments de fiction "vraisemblables", le film cherche à en mettre plein la vue, sans autre ambition que de déconstruire un personnage symbolique d'une administration toxique pour le monde entier et dont "l'oeuvre" se poursuit aujourd'hui sous les auspices du peroxydé de la Maison Blanche. Film de propagande (il y en a de bons, cependant) noyé sous un déluge d'images et rythmé par un montage épileptique qui enfonce quelques portes ouvertes sur l'idée que "le pouvoir absolu rend absolument fou." On ne peut nier que Andie McKay soit un cinéaste brillant, là où la mise en scène de la plupart des films actuels manque de personnalité, mais rechercher l'effet visuel à tout prix ne débouche sur rien d'autre qu'un film boursouflé et un peu trop épaté par sa propre virulence et virtuosité. L'interprétation de Christian Bale obéit au même schéma, stupéfiante mais tellement de l'ordre de la performance qu'elle en devient irréaliste et presque grotesque au contraire de celle de Amy Adams, sobre et finalement bien plus efficace. Que restera t-il de ce Vice ? Un feu d'artifices un peu vain, qui apprend quand même quelques petites choses sur le fonctionnement du pouvoir outre(Atlantique et une satire qui enfonce le clou à grands coups sur la tête.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2019
Depuis qu'Adam McKay, alors réalisateur quasi-attitré des comédies loufoques de Will Ferrell, s'est lancé dans le biopic en 2015 avec l'excellent The Big Short, on se demandait quelle tournure allait prendre sa carrière. Ni une ni deux, il récidive de manière cette fois-ci plus politique en mettant en scène la montée au pouvoir du polémiqué Dick Cheney, de son rôle de petit faire-valoir à la Chambre des Représentants à son poste de vice-président aux côtés de George W. Souhaitant tirer son épingle du jeu et éviter au maximum de proposer un biopic ennuyeux, McKay nous livre un long-métrage passionnant car finalement très drôle et parfois même déstabilisant. En effet, quand il n'ajoute pas des interludes du narrateur qui casse le quatrième mur, le film s'avère déstructuré au possible, alternant entre passé et présent et entre réalité et fiction, le tout parsemé de séquences inattendues qui tendent à expliquer de manière souple et limpide des détails politiques que l'on pourrait trouver barbant ou incompréhensibles. Des séquences comme un serveur proposant un menu à base des crasses que le Sénat va prévoir ou un petit montage humoristique à base de photos interchangeables dévoilant la mise en place des futurs dirigeants du pays. Le casting quatre étoiles n'est pas en reste, que ce soit Amy Adams épatante en Lynne Cheney ou encore Sam Rockwell en W. Bush, tout aussi convaincant que le fut Josh Brolin dix ans plus tôt. Christian Bale est, lui, comme d'habitude bluffant, son talent ne se résumant pas à prendre 20kg pour le rôle mais bel et bien en adoptant la gestuelle, les mimiques et la voix de l'ex-Vice-Président. Parfois plus proche de la comédie que du drame, Vice est une œuvre singulière passionnante de bout en bout qui se hisse sans mal au sommet des biopics politiques.
Greg A.
Greg A.

53 abonnés 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2019
Ce film propose une première heure de haute qualité ; à titre personnel j'ai un peu décroché lors de la seconde partie , un peu trop politique et sérieuse . Cependant la vie atypique et mouvementé de cette figure américaine est pour le moins très bien retranscrite , de manière assez captivante grâce notamment à une excellente réalisation , déjanté et dynamique ainsi qu'une prestation talentueuse et d’une transformation physique remarquable des acteurs avec en tête de ligne , un Christian Bale méconnaissable formant un bon duo avec Amy Adams . Ma note : 7/10
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2019
Un biopic de Dick Cheney sous un angle comique, l'idée donne envie mais l’exécution déçoit assez vite. La satire d'Adam McKay prend la forme d'un mélange de divers régimes d'images (archives, publicités, animations, prises réelles) dont la visée double s'inscrit dans une relation cause-conséquence : créer un montage vertigineux basé sur le trop-plein d'images hétérogènes pour faire saisir le délire que représente l'accession au pouvoir de Cheney. Hélas, la disposition formelle est beaucoup trop répétitive pour pouvoir être efficace et l'humour de McKay se révèle peu opérant (on retient tout de même quelques bonnes idées, comme le menu de l'ultra-capitalisme proposé au restaurant ou encore le faux générique à la moitié du film) dans la mesure où le trait est toujours forcé, soit un appui de la caricature qui conduit à l'overdose. Pas suffisamment drôle pour prétendre être une bonne comédie, "Vice" n'est également pas assez documenté pour être un bon film-dossier, le film étant trop sommaire dans son explication du cheminement de Cheney. Il se repose du même coup trop sur le cynisme de ses personnages et sur les performances convenues de ses acteurs, dont on cerne très vite les limites d'un grotesque académique. Aucun doute qu'il y avait mieux à faire sur le soi-disant homme le plus puissant du monde du début du XXIe siècle qu'une inoffensive recréation traînant en longueur.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2018
Quel revirement de carrière pour Adam McKay ! Ce réalisateur a tout de même débuté sa carrière avec des comédies régressives (mais pas forcément mauvaises) telles que « Frangins malgré eux » avec Will Ferrell (ici producteur aux côtés de Brad Pitt). Il a ensuite surpris son monde avec « The Big Short » sur la crise des subprimes, un long-métrage peut-être trop complexe pour un public avide de divertissement mais qui avait le mérite de tenter de nous expliquer ce chamboulement économique. Le voilà que sa seconde partie de carrière continue avec un autre film sérieux. « Vice » prend en effet le parti de nous dresser le portrait d’un homme politique peu connu, Dick Cheney, en nous expliquant l’influence immense qu’il a pu avoir sur la géopolitique mondiale. Et qui a toujours des répercussions à l’heure actuelle. Il le fait par le biais d’une espèce de fiction à la lisière du documentaire mais à forte connotation satirique. Les événements dépeints et les discussions présentées ici ne sont pas forcément fidèles à la réalité mais semblent en être fortement inspirées.

Déjà on peut louer une chose que son précédent film ne parvenait pas toujours à faire : c’est-à-dire vulgariser le monde politique américain ainsi que l’échiquier économique et diplomatique de cette période. La narration est limpide et on n’est jamais perdu quand bien même on n’est pas initié à ces domaines. Le film a donc des vertus instructives non négligeables et le récit de la vie de cet homme, pourtant à priori peu cinématographique s’avère passionnant. On apprend des choses et les répercussions des actes de Cheney sur le monde font froid dans le dos. C’est édifiant et ça fait très peur quant au fonctionnement de celui-ci. Les prestations des acteurs sont à l’unisson, Christian Bale nous réservant une fois de plus une composition monstrueuse, de celles qui aboutissent à une nomination à l’Oscar. Idem pour les trois seconds rôles que sont Steve Carell en Donald Rumsfeld, Amy Ryan en Lynne Cheney et Sam Rockwell en Georges W. Bush. Néanmoins si ces transformations et ces grimages en têtes connues sont réussies, elles sentent justement un peu trop la course à la statuette pour être sincères.

L’aspect parfois comique du long-métrage, très humour noir, vient surtout de l’incongruité de certaines situations où l’on se demande comment c’est possible. Le réalisateur, par le biais d’une voix off bienvenue, amène une distanciation accentuée par certains effets comme un faux happy-end ou une séquence - excellente - ou les politiciens sont au restaurant et choisissent dans le menu les pires lois qui soient pour un pays. Des notes d’humour satirique bienvenue qui transforment le long-métrage en gentil pamphlet poil à gratter. On n’est pas non plus dans le portrait trop chargé et militant, le cinéaste montrant des aspects également positifs de l’homme notamment dans sa vie privée et son rapport à sa femme et ses filles. Ce qui finalement rend le film plus crédible car rien n’est tout blanc ou tout noir. On a également droit à un petit rebondissement bienvenu mais gratuit concernant le narrateur qui rend « Vice » encore un peu plus original. Après, la réalisation est assez classique et on a déjà vu film de ce genre plus percutant. Une œuvre qui aurait eu encore plus de force si elle était sortie durant le mandat de Bush, mais certainement qu’il manquait le recul nécessaire. C’est intéressant et maîtrisé à défaut d’être inoubliable.

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Rainfall_Shadow
Rainfall_Shadow

47 abonnés 393 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2019
rien n'est plus subtil dans l'explication du personnage de dick Cheney que l'interprétation de Christian Bale, remarquable qui porte le cynisme à bout de bras et une façon perverse de faire de la politique ou tout se mélange... extra
zorro50
zorro50

128 abonnés 254 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2019
Les biopics sur les hommes politiques américains, ce n’est pas ma tasse thé, mais j’ai quand même tenu à voir celui-ci parce qu’il était auréolé de critiques excellentes et que sa bande-annonce était prometteuse. Je dois bien admettre que, dans le genre, c’est un très bon film, mais plus encore, c’est un film-document qui devrait être utilisé dans les collèges, lycées et universités, aussi bien dans les cours d’histoire que dans ceux de philosophie, pour enseigner aux jeunes, à la fois, cet épisode honteux de l’histoire des USA, mais aussi, les dérives dangereuses et criminelles qui sont inévitables lorsqu’on confie le pouvoir à un seul être suprême arriviste et sans scrupules.
Jake S.
Jake S.

87 abonnés 231 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2019
George W. Bush ou le premier président des États-Unis qui aura littéralement servi de pantin à son vice-président, le charismatique mais controversé Dick Cheney. « Vice » nous raconte l’histoire de cet homme de l’ombre de façon à la fois linéaire et complexe. Il nous pousse notamment à la réflexion sur certains sujets comme l’hyperprésidence, l’intérêt réel de se lancer dans une guerre et l’abus de pouvoir. Difficile de rester indifférent après une telle expérience cinématographique ; on porte un nouveau regard sur le monde qui nous entoure car les problématiques abordées sont cruciales et lourdes de conséquences. On se dit qu’on vit dans un monde bien tordu où la conspiration n’a pas de limites. De nombreux éléments de l’histoire politique des États-Unis sont aussi dévoilés et non sans ternir son image… Se dire que des décisions (bien souvent unilatérales) impliquant la vie de milliers d’humains ont été prises dans un bureau ovale à la décoration bien peaufinée, c’est assez perturbant ! Quoi qu’il en soit, ce nouveau film de Adam McKay est une réussite, tant de par sa complexité que par les sujets qu’il soulève. C’est au même niveau qu’un « Blackkklansman » de Spike Lee. Les jeux de mise en scène ( spoiler: notamment la fausse scène de fin
) sont vraiment bien trouvés ; beaucoup de créativité et d’originalité. Le message de l’équipe du tournage au début du film n’était clairement pas anodin : en effet, ils ont bien bossé !
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2019
Après le déjà très instructif et assez réussi The big short revoilà Adam McKay avec une autre face de l'Amérique. Après l'économie et la crise de 2008, voilà la politique avec un portrait intéressant et prenant, à défaut d'être vraiment corrosif, du vice-président Dick Chenney (sous Bush Jr). La mise en scène est rythmée et serrée, le scénario (comme le dit l'avant propos avec humour "très documenté") bien travaillé (on restera circonspect sur les faits invérifiables). Le récit est agrémenté de retours en arrière, d’incrustations, d'images d'archives, etc...et même d'une voix-off, pour une fois très utile. Le tout nous offrant un portrait à cent à l'heure d'un homme énigmatique, secret, manipulateur mais intègre et loyal à sa façon. C'est en tout cas comme cela que je le vois en sortant de la salle. Il est incarné avec une certaine justesse par un Christian Bale méconnaissable les trois quarts du film. A ses côtés un très beau casting avec Steve Carell (déjà tous les deux dans The Big short), Amy Adams et Sam Rockwell entre autres. Un certain plaisir donc devant ce biopic réussi, aussi fun qu'effrayant. On en sort dubitatif sur le devenir du monde et ce que peuvent en faire certains avec le pouvoir entre les mains ...
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2019
Le film d’Adam McKay, qui ne dure pas moins de 2h15, est une sorte de petit OVNI cinématographique. Dans sa forme, Mackay tord le cou au biopic classique en en faisant exploser tous les codes. La narration est chronologiquement complètement éclatée, à l’image de son très long pré-générique qui mêle des scènes de 1963 (ou Dick Cheney est un redneck sans avenir) et celles du 11 septembre 2001 o spoiler: ù il prend des décisions qui outrepassent clairement ses prérogatives
. Mackay propose un long métrage qui flirte avec le faux documentaire : une voix off omniprésente, des scènes iconoclastes qui apparaissent subitement sans explication évidente, des métaphores, des allégories, des images d’archives, le tout parsemé d’un humour grinçant que ne renierait pas un Michael Moore. Dans sa forme, il n’y aucun doute que le film d’Adam Mackay est une réussite car de chaque scène, même anecdotique, il y a quelques chose à comprendre, à deviner, à interpréter. De son très long prégénérique aux images qui illustrent son générique de fin, il y a toujours un sous-entendu, un petit détail à chopper. En bref, dans « Vice », il n’y a rien de gratuit. Le film de plus de 2h20 est d’une telle densité qu’on ne voit honnêtement pas le temps passer. C’est souvent drôle, c’est vrai, mais d’un humour noir et désespéré. Le montage rapide et inventif du film lui apporte une vraie plus-value, le ton décalé de la voix off (on peut la trouver envahissante parce qu’on comprend tard sa justification), la qualité indéniable des dialogues ajoute à « Vice », là encore, du cachet. Parfois, le ton est tellement décalé qu’on se croirait presque dans une parodie ! On peut parler d’un biopic, forcément, mais c’est un biopic particulier, complètement à charge. « Vice » est un film engagé, pour ne pas dire un film militant. Il remet en perspective l’histoire récente des Etats-Unis, de l’administration Nixon où Cheney fait ses armes et se forge des convictions jusqu’à la guerre en Irak, son obsession avant même son accession à la VP. La légèreté avec laquelle Dick Cheney manipule la vérité, les vies humaines, les lois, la Constitution, cela à un nom, ça s’appelle le cynisme. Au moins, on peut lui accorder qu’il aura été en avance sur son époque de ce point de vue là, vu qu’aujourd’hui le cynisme est presque devenu une qualité politique, la toute dernière scène du film en étant l’illustration parfaite. Certes, le scénario de « Vice » ne fait pas dans la dentelle, pas plus que « Fahrenheit 9/11 » ne faisait dans la dentelle (la parenté entre les deux films saute aux yeux) mais ça ne me pose pas de problème. « Vice » n’avance pas masqué, on sait dans quoi on met les pieds, il s’agit ici de frapper fort, très fort, quitte à faire quelques fissures à la marge. Dick Cheney ayant toujours été un personnage très secret, un vice-président qui n’a quasiment pas laissé d’archives (ce que j’ignorais), il a fallu aux scénaristes creuser, investiguer, broder peut-être un peu, supposer parfois, voire peut-être, c’est vrai, éventuellement exagérer à la marge. Mais quelque chose me dit que même en cognant si fort et un peu petit-être à l’aveugle sur la vice-présidence Cheney, le film ne manque malgré tout pas la cible. Parfois, il suffit juste de se demander à qui profite le crime, tout bon amateur de polar et de faits divers sait cela ! « Vice » ne serait pas une réussite sans un casting à la hauteur et ils sont 4 à tenir le haut du pavé. D’abord Amy Adams en épouse à forte personnalité. Son personnage parfaitement croqué et parfaitement interprété, vient illustrer l’adage comme quoi derrière chaque grand homme il y a une grande femme et que derrière chaque sale type, il y a souvent une sale bonne femme ! George W Bush, c’est Sam Rockwell qui lui prête ses traits. Au milieu de ce repaire de faucons et de va-en-guerre, son personnage apparait d’emblée comme le personnage le plus inoffensif de tous, mal à l’aise dans un costume mille fois trop grand pour lui, trop occupé à « tuer le père » pour gouverner. C’est déjà comme ça que le film « W. » d’Oliver Stone le dépeignait, d’ailleurs. Steve Carell, quant à lui, donne corps à un Donald Rumfeld haut en couleur, vulgaire, sans finesse mais terriblement déterminé et dangereux. Steve Carell, mine de rien, est à deux doigts de voler la vedette à Christian Bale sur ce coup là ! Bale, lui, est méconnaissable en Dick Cheney. Tout d’abord pitoyable et mal dégrossis, son esprit s’affine au fur et à mesure que son tour de taille augmente. Il fait de la politique comme on joue aux échecs, avec toujours plusieurs coups d’avance. Cela fonctionne du tonnerre, jusqu’au moment où cela ne fonctionne plus, puisque au bout du bout, le système finit malgré tout par le neutraliser. spoiler: Les dernières barrières morales qu’il avait, concernant sa fille cadette Mary, finissent par tomber, certes tardivement, mais elles tombent malgré tout dans une illustration ultime de proverbe « La fin justifie les moyens ».
Ce proverbe semble avoir régit toute sa vie politique, et son discours final enfonce définitivement le clou. Ce discours, qui met le citoyen américain devant ses responsabilités (« J’ai fais ce que j’ai fait parce que vous m’avez élu, c’est ce que vous avez voulu ! »), est la dernière bonne idée d’un film qui en aura eu, dans le fond comme dans la forme, des dizaines. « Vice », à bien des points de vue, est un film qui a bien des vertus !
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