5576 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
334 critiques spectateurs
5
37 critiques
4
151 critiques
3
95 critiques
2
33 critiques
1
10 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
nadège P.
149 abonnés
538 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 15 février 2019
Ce film raconte comment ce monsieur a réussi à imposer tout ce qu'il voulait, en tant que vice président de Bush. C'est hallucinant de voir comment, à cause de lui, les choses ont changé mondialement, et cela de façon très négative. On ne peut que détester cet homme affreux qui a fait énormément de mal avec ses idées, ses actions, sa mentalité etc...
A l'heure où les biopics lisses et sans surprise sont légions, "Vice" surprend agréablement. Car non seulement il traite d'un personnage mal connu du grand public (Dick Cheney, vice-président de George W Bush), mais en plus, le film fait preuve de beaucoup d'audace. Le scénario revient sur les débuts en politique de Dick Cheney sous Nixon et son amitié avec Donald Rumsfeld, sa carrière, et surtout ses 8 années où il dominera d'une main de fer l'administration Bush. On salue en premier lieu l'interprétation étonnante de Christian Bale, qui se transforme une fois de plus (les prothèses aidant !) pour incarner Cheney, présenté comme un manipulateur froid et droit dans ses bottes, qui rêve de diriger le pays sans concession. L'acteur dira d'ailleurs dans son discours d'acceptation du Golden Globe s'être inspiré de Satan pour sa prestation ! Ce protagoniste glaçant contribue fortement au cynisme d'un scénario qui dépeint la politique américaine d'une manière effrayante, et critique la toute puissance que peu prendre l'exécutif... Pour autant, le film ne ménage pas son humour, entre des effets de montage percutants, des idées de mise en scène assez originales, George W Bush (joué par Sam Rockwell) montré comme une andouille dont Cheney tire les ficelles, et Donald Rumsfled (incarné par Steve Carell) présenté comme un vulgaire arrogant. Adam McKay ne se fait pas non plus avare en commentaires politiques, dénonçant la guerre en Irak, mais aussi le pouvoir de Trump (d'ailleurs directement évoqué à plusieurs reprises). Bref, "Vice" est un film riche et rafraîchissant, qui souffre malheureusement d'une certaine confusion par moments. Il n'a malheureusement pas rencontré le succès commercial qu'il méritait, la faute sans doute à un film qui demeure assez technique pour les non-Américains, et qui égratigne tout autant les politiciens américains que les électeurs (et spectateurs !) qui les mettent au pouvoir.
Biopic flippant et très documenté (parfois un peu trop confus) d'un loup politique nommé Dick Cheney et satire acerbe du monde politique américain portés par l'interprétation magistrale de Christian Bale.
Une narration quelque peu déroutante d'un homme qui a pourtant changé la face du monde. Si le parti pris caustique est assumé par le réalisateur, on se laisse embarqué assez aisément dans cette course effrénée au cœur du pouvoir du pays le plus influent de la planète. Drôle mais terrifiant à la fois.
C’est un bon film que je trouve très solide dans l’ensemble. Le casting est vraiment de qualité avec en particulier Christian Bale une nouvelle fois métamorphosé pour jouer un rôle. Mon seul véritable souci avec ce film est dans la mise en scène qui est bonne dans l’absolu mais c’est surtout la durée du film trop longue pour moi avec des longueurs qui casse un peu l’ensemble.
Un film politique important et courageux, avec des acteurs éblouissants et une mise-en-scène originale et surprenante qui secoue le spectateur dans tous les sens.
J'avais adoré The Big Short le précédent film d'Adam McKay qui oscillait entre film engagé et humour grinçant sur la cris des subprimes, c'est donc avec une grosse attente que je me suis lancé dans ce Vice qui a pour toile de fond une famille de politiques américains. S'il est souvent inspiré au niveau de sa mise en scène et s'il veut une nouvelle fois se montrer grinçant, j'ai trouvé ce film moins maîtrisé, que le précédent, le trait parait par moment trop gros.On va suivre tout le long du métrage un couple à l'assaut du pouvoir qui gravit un à un les échelons de l’administration de Washington . Amy Adams est excellente dans le rôle de Lynne Cheney tête pensante du couple, obligée de part la société de rester dans l'ombre de son mari. E dernier est interprété par Christian Bale qui livre une nouvelle prestation à oscar (combo personnage réel plus transformation physique).Pour les seconds rôles il n'y a que de beau monde et ils semblent tous s'éclater avec leurs personnages. L'éclairage sur la montée du populisme, notamment à cause des chaines d'info en continu, qui a entraîné l'élection de Bush Junior est intéressante et se trouve aujourd'hui tout à fait d'actualité. Les hypocrisies , coups bas, mensonges et arcanes du pouvoir sont plutôt bien montrées, mais comme je le disais je pense que la charge aurait été encore plus violente si l'ensemble avait eu plus de finesse.
Vice est une œuvre intelligente, qui retrace le parcours étonnant de ce politicien américain, devenu vice président sous le gouvernement Bush Jr. Pour McKay complexifie parfois trop une histoire pourtant relativement simpliste, et aurait gagné à réduire son montage final.
S’il y a bien un événement qui a changé l’histoire du XXIe siècle, c’est bien le 11 septembre 2001 ! Après de multiples films évoquant ce traumatisme (World Trade Center d’Olivier Stone, W. : L’Improbable Président du même Oliver Stone, Vol 93 de Paul Greengrass...), Adam McKay décide de ce concentrer sur l’homme qui a décidé d’utiliser celui-ci pour pouvoir attaquer l’Irak : Dick Cheney. Vice est un film militant et ne s’en cache pas (il suffit de voir le très drôle carton d’introduction et l’hilarante séquence post-générique pour s’en convaincre) mais cherche malgré tout à avoir un but pédagogique en expliquant les techniques de manipulation de ce Vice-Président ayant eu presque plus de pouvoir que le réel Président sans pour autant le déshumaniser totalementspoiler: (il n’oublie pas d’évoquer les relations qu’il a entretenu avec sa fille lesbienne) . D’un point de vue politique, le film confirme certains aspects que l’on pouvait deviner à l’époquespoiler: (notamment que Colin Powell était en réalité contre l’invasion de l’Irak et que Daesh est né de celle-ci) et est véritablement à charge contre la politique prônée par les Républicains (ce n’est pas innocent que le film sorte sous la présidence de Donald Trump). D’un point de vue stylistique, Adam McKay s’offre une réelle libertéspoiler: (il fallait oser débuter un générique de fin en plein milieu de film pour montrer que cette histoire se serait terminée sur un happy end si Cheney n’avait été appelé par George W. Bush pour être son Vice-Président) et permet à ses acteurs d’offrir des prestations exceptionnels (Christian Bale, totalement méconnaissable par sa prise de poids, aurait mérité un Oscar pour sa prestation). On pourrait juste regretter par moments que le film ne soit pas plus long car il traite tellement d’informations qu’elles sont parfois évoquées trop rapidement pour être totalement assimilées par un spectateur non spécialiste de ce sujet. Toutefois, Vice est un film passionnant qui aurait mérité plus que le seul Oscar des meilleurs maquillages et coiffures qu’il reçut malgré son total de 8 nominations.
"Vice" est un biopic vraiment intéressant car il nous fait connaitre un personnage totalement inconnu du grand public et qui pourtant a marqué le cours de l'histoire, un homme de l'ombre, le vice-président de Georges W Bush, Dick Cheney. Evidemment, on apprend le parcours qui a amené un jeune homme viré de Yale jusqu'à son ascension au poste de vice-président et comment il a convaincu le président de prendre la direction des ministères les plus importants en installant son équipe. Cela peut paraitre très classique pour un biopic, mais la réalisation et le parti-pris d'intégrer un narrateur dont on comprend son lien qu'à la fin sont vraiment originaux et donnent de l'énergie et de l'humour sur un sujet vraiment important et grave. Christian Bale et Amy Adams sont excellents. Lui est vraiment méconnaissable. Le film est très réussit et montre une page importante de l'histoire qui a marqué le début du siècle.
Dans son précédent film, The Big Short, Adam McKay avait dressé un portrait glaçant des dérives américaines qui avaient engendré la crise des subprimes. Avec un style bien à lui, une excellente écriture, un gros travail d’investigation et un casting parfait, les ingrédients de son précédent long-métrage l'avaient déjà conduit à la reconnaissance du milieu. Pour sa nouvelle réalisation, Il reprend les mêmes préceptes mais il parvient à faire de Vice un long-métrage plus grand public en éliminant les concepts économiques complexes de son précédent film. Cette fois-ci, il a trouvé en Dick Cheney, vice-président des États-Unis pendant huit ans sous l’ère George W. Bush, le parfait symbole des dérives politiciennes d’une administration va-t-en-guerre. Il fait une description passionnante de l’ascension d’un homme à la stature moyenne, qui parvient à devenir la vraie tête pensante de l’État. Certaines séquences sont stupéfiantes de cynisme. McKay ne se départie pourtant pas de drôlerie, décrivant les hommes qui gèrent la première puissance mondiale comme des personnages parfois outranciers et plein de vices. Les scènes où les acteurs s’adressent au spectateur face caméra, sa marque de fabrique, sont des moments délicieusement ironiques et plein d’à-propos. La performance géniale, une nouvelle fois, de Christian Bale, est un atout majeur pour le réalisateur américain. Car, pour donner corps à ce Dick Cheney, il fallait un acteur majuscule, capable d’embrasser à la fois le physique imposant et la psyché mystérieuse du monstre politique américain. Les non moins excellents Steve Carell et Sam Rockwell ne sont pas en reste : ils forment avec Bale le trio drôle et terrifiant d’une Amérique hors de contrôle.
Un film aussi intéressant que dérangeant et particulièrement bien interprété. Le montage est original. Un film sans temps mort, pas d’ennui, on en sort un peu mal à l’aise mais c’est incontestablement un film à voir.
En 2018, Adam McKay réalisait ce portait bluffant et plus complexe qu’il n’y paraît de Dick Cheney, vice-président américain sous les deux mandats de George W. Bush (2001-2009). Entre la satire, le drame et le film militant, ce biopic inclassable nous embarque dans un tourbillon d’images ébouriffant qui raconte le parcours personnel d’un petit loser sans passion qui, sous l’impulsion d’une épouse ambitieuse, va gravir patiemment tous les échelons du pouvoir. Mais Vice témoigne aussi de l’avènement de la pensée et des méthodes des néoconservateurs américains, symbolisé par l’épisode tristement célèbre de l’invasion irakienne, basée sur un mensonge éhonté. Comme le précise le réalisateur, Dick Cheney, vice-président puissant qui contribua à redéfinir ce poste souvent considéré comme honorifique, est l’un des chaînons clés qui fit le lien entre les présidences de Ronald Reagan et Donald Trump. Tous les acteurs sont absolument époustouflants, en particulier Christian Bale et Steve Carell. Oui, le cinéma américain est (heureusement) encore capable de nous offrir de telles pépites.
comment un ancien alcoolique plutot minable devient le "maitre du monde" ou les impostures des républicains qui ont mis le monde à feu et à sang. l'interpretation de C Bale est époustouflante car incarné un tel homme demande une performance et il l'accompli à merveille. ce film qui ne ressemble à aucun autre film politique brille par son intelligence. certes il devra déplaire aux démocrates car cette mise en pièces des politiques de Reagan à Busch est stupéfiante. merci pour cette démonstration qui révèle une vraie ambition de film historique. on en reparlera très longtemps.