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Sylvain
4 abonnés
37 critiques
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3,5
Publiée le 12 août 2019
Sortir de ce film convaincu que les USA sont responsables de beaucoup trop d'abomination...Bale est comme d'habitude excellent, on en oubli l'acteur. Le rythme du film est peut être un peu inégale, j'ai eu des moments d'ennuis...
Illustration moderne et cinématographique du "Prince" de Machiavel. Cynisme, pouvoir et absence de morale sur fond d'American Way of life de pure façade et bien lisse: tout un programme jouissif ! Parions qu'aucun futur énarque n'arrivera jamais à la cheville du personnage principal, sans doute parce qu'il vient de la base et a compris mieux que quiconque, avec un ressentiment de classe sociale et des dents à cirer le parquet, comment fonctionnait le système politico-administratif central au sein duquel il évolue, pour en jouir jusqu'à l'épuisement et l'écoeurement.
Les dessous d'une partie de la politique américaine, la petite histoire dans la grande. Sans le film, je n'avais aucune idée de l'impact de Dick Cheney à l'époque.
Après "The big short, le casse du siècle", ma seconde incursion dans la filmographie d'Adam McKay et un long-métrage dans un style résolument moderne et parfaitement vulgarisateur qui revient sur le parcours politique de l'éminence grise Dick Cheney. Une biographie instructive, richement documentée et impeccablement rythmée qui dresse un portrait, à l'instar de "W" d'Oliver Stone, assez cynique de la présidence de George W. Bush ici dépeint comme une marionnette aux mains de son influent conseiller. Une mise en scène tape-à-l'oeil mais au final peu de séquences vraiment mémorables, un ensemble tout de même sauvé du flot commun par l'impressionnante transformation physique de Christian Bale. Pas mal.
Je ne suis pas amateur de biopics, mais le sujet, la bande-annonce et surtout la présence de Christian Bale m'ont donné envie de le regarder. Bilan ? J'ai apprécié la façon dont a été mise en scène et jouée l'intrigue, avec un grand Christian Bale, méconnaissable mis à part pour sa bouche et ses yeux Je ne connais pas la vie de Dick Cheney pour prétendre que ce film cadre parfaitement avec la sienne, mais ce que je connais de la politique américaine et internationale rend fort crédible l'ensemble - "malheureusement" j'ai envie de dire.
Hum ! J'attendais beaucoup mieux sur le plan bio et historique. La touche pseudo comédie m'a irrité, les dialogues créés de toute pièce pour remplir les vides aussi et surtout un film à charge sans laissé le spectateur avoir son avis.Souvent à la limite de la bouffonnerie, on frise la parodie au milieu de la vérité, discutable ! Coté prestations rien à redire, excellentes ! 2/5 !!!
Entre fiction et réalité. Le film nous raconte l'histoire d'une personnalité politique américaine à travers son ascension au sein des différents gouvernements, ses rouages, les coulisses, ainsi que la vision et les attentes de chacun des personnages. Clairement ce film est une critique des politiciens véreux, égocentriques, carriéristes, avares de pouvoirs. Mais en s'inspirant de faits réels, voir en les relatant pour certains. A noter que les dialogues, mais surtout tout le charabias technique législatif est très recherché. Les acteurs font un super job, les costumiers, et les maquilleurs aussi (rien que pour vieillir les acteurs respect !) Un film qui nous fait dresser les poils, et qui n'est probablement malheureusement pas aussi loin de ce qu'a été, et est encore, la réalité politique.
Oubliez tous les brûlots politiques sortis ces trente dernières années, en particulier ceux sans finesse de Michael Moore, voici le renouveau d'un genre mixte épousant tous les codes de la fiction pour mieux revenir de manière acerbe sur un pan important de l'histoire guerrière des États-Unis. Enfin un successeur digne de ce nom pour palier à la baisse de régime du vieux Oliver Stone. Car n'ayons pas peur des termes, ce long-métrage signé Adam McKay (Very bad cops, The big short) est un petit bijou de créativité transcendant largement son point de départ de biopic. Le ton employé convoque une évidente familiarité avec la série à succès House of cards ou, plus loin de nous, avec le métrage Lord of war, tous empreints de cet art du dosage pour gagner la complicité du spectateur, savoir le faire rire avec un propos grave. À la différence que là où la séduction tenait beaucoup aux prestations de Kevin Spacey et Nicolas Cage, celle de Vice provient des ressorts scénaristiques et des folles idées de mises en scène. La séquence du menu annonciateur dans le restaurant a ainsi de bonnes chances de rentrer dans les annales du genre. Tout en pourfendant les idéaux mortifères de ses protagonistes, le film ne nie jamais leur humanité ou leur complexité. Pour preuve les réactions bienveillantes de Cheney envers sa fille sortant de son cadre électoral ou les errements d'un Georges W. Bush, dépeint certes une nouvelle fois comme un pantin mais sans la moindre part belliqueuse. Les ficelles narratives sont nombreuses et rebondissent sur des actualités plus récentes (Trump, fake news, journalistes vs peuple) à l'image de ces débats enflammés entre citoyens considérés comme échantillon représentatif. Des échanges à savourer jusqu'au bout du bout du générique de fin, ultime surprise de cette petite merveille quasiment repartie bredouille de la dernière cérémonie des Oscars (un seul prix pour huit nominations).
Adam McKay dissèque le pouvoir politique à l’américaine et ses plus malsaines et abusives dérives. La première heure se concentre sur le parcours initiatique d’un gros nounours docile et fortement influencé par une épouse dominatrice. C’est sobre mais instructif. Faux générique et fin du premier acte. En gardant la même originalité dans sa ligne narrative, la suite prend cependant une toute autre tournure, à la fois glaçante et implacable. En acceptant la vice-présidence d’un novice pantin à la Maison Blanche en 2000, l’opportuniste Dick Cheney devient l’homme le plus puissant du monde. Même en connaissance des faits, ce deuxième acte se montre véritablement édifiant. Cet adjectif qualifie également l’incroyable performance d’un méconnaissable Christian Bale à laquelle viennent se greffer celles, à valeur quasi égale, d’Amy Adams, de Steve Carrel et de Sam Rockwell.
J'ai vu un film... qui traite des méandres de la vie politique américaine. La réalisation est à proprement parlé exceptionnelle... Tant elle est virevoltante, troublante, innovante... On découvre, de manière ludique, la vie du Vice-Président américain, avec ses manigances pour prendre le pouvoir, le garder, l'étendre et mener toutes les actions militaires hors des frontières, quitte à déstabiliser le monde. C'est Jubilatoire, foutraque et terriblement inquiétant. Cet exercice du pouvoir est terriblement inquiétant, face à un monde apathique et pour tout dire, stupide. Dans le rôle de Cheney, Christian Bale est incroyable, et Sam Rockwell est un Georges W. Bush incroyable de stupidité et de naïveté... Les arcanes du pouvoir sont démontées, et le film fait tout parfaitement... Il alerte, il prête à réfléchir... et au final, il inquiète... Magnifique...
J'ai hésité entre 4.5 et 5...puis j'ai décidé de classer ainsi ce film pour 2 choses au delà de l'intérêt que représente ce "dessous des cartes" politique : la performance des acteurs et en premier lieu celle du tandem Bale-Adams - le style narratif tout à fait génial. Un remarquable moment de cinéma qui permet également de savoir pourquoi, parfois, nous faisons la guerre.
Un film politique, en fait, qui décrit par le menu, l'arrivée au pouvoir de Dick Cheney, en tant que Vice Président de George W Bush. C'est filmé comme un documentaire, avec une suite de séquences entrecoupées de flash-backs, ce qui rend pas toujours facile de suivre ce biopic. L'intérêt cinématographique est plutôt faible, et il est bon de connaître l'histoire récente des USA pour s'y retrouver parmi tous les personnages. Sa vie familiale est bien décrite, mais ses décisions de politique internationale sont ici très critiquées. D'ailleurs l'histoire semble raconté par son donneur du coeur... Cheney étant un transplanté cardiaque. Une manière de raconter trop artificielle (non chronologique), des souvenirs, des métaphores, troublent le déroulement de son histoire.
Vice est une œuvre intelligente, qui retrace le parcours étonnant de ce politicien américain, devenu vice président sous le gouvernement Bush Jr. Pour McKay complexifie parfois trop une histoire pourtant relativement simpliste, et aurait gagné à réduire son montage final.
Ce film fait vraiment froid dans le dos... Grâce à un procédé de narration, la politique américaine de Dick Cheney est vulgarisée et donc compréhensible... Malheureusement pour ainsi dire... Rien ni personne n'arrête un homme avide de pouvoir !!! Même si l'on sent une grosse prise de partie, ce biopic met la lumière sur les rouages du système politique américain est c'est assez flippant ! Pire qu'un film d'horreur, là c'est la vraie vie où le Président des Etats-Unis comme le citoyen lambda peut se faire manipuler.... Mais on l'a choisi et c'est pour notre bien ...