Transit
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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mai 2018
C’est un film complexe, déroutant et parfois hermétique que nous offre ici le réalisateur allemand Christian Petzold….par certains cotés, j’avais l’impression de me retrouver dans un Godard de la grande époque, récitant compris…ici c’est Jean-Pierre Darroussin qui est la voix off…J’avais adoré son précédent film Phoenix , qui racontait la reconstruction de Nelly, chanteuse qui a été déportée comme juive…dans des circonstances qui pouvaient laisser penser à une trahison…dans Transit Christian Petzold a adapté un récit d’Anna Seghers qui se situait en 1940, et qui retraçait la situation des réfugiés fuyant les persécutions nazies et qui se retrouvaient coincés sur le Vieux Port, en l’attente d’un bateau ou d’un visa , histoire vécue par la romancière et déjà portée à l’écran par René Allio en 1991. Christian Petzold a choisi de situer l’action de nos jours où des réfugiés européens fuyant des forces d’occupation fascistes sont venus dans la cité phocéenne avec l’espoir d’embarquer pour un hypothétique voyage vers les Etats-Unis ou au Mexique. Ce parti pris trouble évidemment le spectateur et le place dans une situation d’inconfort. La Wehrmacht, on ne la voit pas…mais les personnes raflées le sont par de bons policiers de notre époque, assistés de membres du RAID très Robocop …dans un Marseille où le MUCEM est bien présent… On y suit plus particulièrement deux personnages : un Allemand qui prend l’identité d’un écrivain mort pour profiter de son visa et une jeune femme dont il tombe amoureux mais qui est éprise d’un autre qu’elle cherche partout et sans lequel elle ne traversera pas l’Atlantique en bateau, et cet autre est justement l’homme dont il a pris l’identité !!! La forme de la fiction permet à Petzold de prendre du recul par rapport aux situations tragiques d’aujourd’hui et de rappeler subtilement l’aspect à la fois universel et intemporel de celles-ci. Christian Petzold maitrise cet équilibre entre les époques sans que cet arrière-fond ne prenne le pas sur son intrigue qui reste passionnante, bouleversante bien qu’un peu trop absconse par moments. Christian Petzold a réuni devant sa caméra un duo d’une grande puissance émotionnelle : Frank Rogowski (qu’on avait vu l’an passé dans Happy End de Michael Haneke) et Paula Beer (la révélation de Frantz). Reste un film déconcertant, très intellectuel et pour le moins original….Il faut s’accrocher !!!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 mai 2018
Quelle déception! Fan inconditionnel de Christian Petzold, j'ai vu tous ses films, même les premiers quasiment exclusivement destinés à un public allemand. Premier film réalisé en dehors de ses frontières, je pensais retrouver l'intensité tragique de Phoenix ou de Barbara, amplifiée par la beauté de la lumière de la Méditerranée. Mais rien ne trouve son équilibre dans ce film. Ni le rythme (trop lent puis accéléré sur la fin), ni les acteurs (Franz Rogowsky est un bon acteur, mais sa diction en français est insupportable. Il a été doublé, dans 'Happy End' également tourné en français, et on comprend pourquoi en regardant Transit). Même la ville de Marseille est filmée de manière décevante ...
Cela dit, Transit reste un film intéressant, et l'intelligence du réalisateur transparait toujours, mais de manière si maladroite cette fois-ci ... La relation entre Georg et Driss sonne juste, et la scène spoiler: de réparation de la radio
est très belle. Très juste également le comportement de certains personnages secondaires, eux aussi candidats au départ, comme 'la dame aux chiens'.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mai 2018
Après Phoenix en 2014, le scénariste-réalisateur Christian Petzold adapte au cinéma un autre roman, Transit publié en 1944. L’écrivaine juive-allemande Anna Seghers faisait le récit de sa fuite de l’Allemagne fasciste qui la mena à Paris puis à Marseille avant de trouver exil au Mexique en 1941. Alors que l’action contée date de 1940, le cinéaste allemand prend le parti de ne pas effectuer de reconstitution historique. Marseille et ses habitants qui apparaissent à l’écran sont contemporains. Ce choix de mise en scène relève-t-il d’un pari audacieux ou d’une facilité de réalisation ? Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mai 2018
Le cinéma de Christian Petzold est un cinéma grave, austère, qui traite de sujets sociétaux et politiques complexes. Cette fois, le réalisateur plante sa caméra en France, à notre époque, mais dans un contexte politique totalement imaginaire. L’Allemagne aurait succombé à un gouvernement fasciste, poussant des milliers de réfugiés à tenter de fuir leur pays en Amérique, en passant par la France. La situation est complètement inédite, dans un contexte où les immigrés européens concernent essentiellement des pays pauvres, dévastés par les guerres ou les tourments écologiques. De fait, le point de vue surprend. On découvre une police française décomplexée, violente, qui traite ses réfugiés comme des criminels. Toute ressemblance à des situations réelles serait évidemment fortuite. Le spectateur s’interroge même s’il n’est pas dans un énième récit sur l’occupation allemande pendant la dernière guerre, avec ses arrestations terribles qui, on le sait, ont terminé dans les pires camps de la mort.

La voix de Darroussin accompagne le récit, comme si le scénario était lui-même une allégorie romanesque. L’écrivain commente cette histoire où il est certes autant question de fuite et d’immigration, que de dérobade identitaire. Car notre héros, Georg, prend l’identité d’un écrivain célèbre, récemment suicidé, pour obtenir un Visa et fuir au Mexique. S’ensuit alors une aventure remplie de quiproquos amoureux.

Il est difficile de ne pas juger de la beauté très sobre de l’œuvre. Pour autant, le scénario s’enlise dans une complexité narrative qui empêche le spectateur de s’impliquer et de se fondre à l’histoire. On tombe alors dans un méta-commentaire intérieur permanent, pour ne pas perdre le fil d’histoire, ce qui a pour effet principal d’aseptiser le propos et mettre de côté l’émotion. L’expérience devient alors purement intellectuelle, au point parfois de l’ennui. On est loin de la beauté froide de son film « Barbara ». Au contraire, « Transit » ne convainc pas, comme si le film s’était arrêté au bord de son sujet.
beida
beida

5 abonnés 57 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 mai 2018
J'avais adoré Barbara et Phoenix, et suis resté sans voix devant le présent film, un fatras sans nom, comme du Godard revisité à la sauce Duras. Les incohérences sont multiples (comme le jeune Maghrébin dont la mère est sourd-muette mais qui lui parle la langue de Goethe), et l'expression "sans queue ni tête" est celle qui résume le mieux ce pensum calamiteux.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mai 2018
À une époque indéterminée, qui pourrait être contemporaine, mais qui rappelle les événements de la Seconde guerre mondiale, des réfugiés allemands se pressent à Marseille en quête d'un bateau vers les Amériques.
Parmi eux, Georg (Frank Rogowski) a subtilisé les papiers de Weidel, un écrivain qui s'est suicidé après que sa femme l'a quitté. Mais les pas de Georg croisent ceux de Marie Weidel (Paula Beer) qui ignore la mort de son mari et cherche à le retrouver.

Adapté d'un roman autobiographique de la romancière allemande Anna Seghers, réfugiée au Mexique en 1941, "Transit" opte pour un parti pris de mise en scène audacieux quoique pas totalement inédit (au théâtre le procédé est monnaie courante et au cinéma, "Peau d’Âne" ou, plus récemment, "Marguerite & Julien" étaient construits selon le même principe) : mélanger les temporalités en tournant un film d'époque dans des costumes et des décors contemporains.

C'est sans doute la principale richesse du film mais aussi sa principale faiblesse.
Sa principale richesse car l'histoire de Georg, de Marie et des quelques malheureux réfugiés qui errent dans les rues de Marseille, dans ses hôtels sordides, dans ses consultas débordés, n'est pas sans écho avec notre époque. L'accueil qui leur est fait, qui alterne et combine l'indifférence, l'hostilité et parfois la solidarité, n'a rien à envier à celui qui est réservé aux réfugiés qui franchissent ces temps-ci la Méditerranée au péril de leur vie. En mettant en scène une famille maghrébine, dans une banlieue défavorisée, à laquelle Georg se lie, Christian Petzold souligne d'ailleurs lourdement cette dimension de sa parabole.

Pour autant, on peine à comprendre l'utilité du procédé. Et on n'arrive pas à se convaincre que le film n'aurait pas été autant sinon plus efficace s'il avait été tourné dans des costumes d'époque. Si bien que ce qui est revendiqué comme un parti pris audacieux de mise en scène se révèle ex post comme un moyen habile de faire des économies sur le budget de production.

Cette mise en scène est d'autant moins stimulante qu'elle se met au service d'un scénario qui a mal vieilli. Le roman d'Anna Seghers décrivait une galerie de personnages auxquels le film accorde une attention trop limitée. Et son coup de théâtre final est trop daté pour émouvoir. La qualité des acteurs (Franz Rogowski, aperçu dans "Happy End" et dans "Victoria", Paula Beer dont la démarche élancée et les talons mi-hauts rappellent immanquablement Nina Hoss, l'égérie des précédents films de Christian Petzold) ne suffisent pas à sauver ce film déséquilibré.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2018
« Transit » de Christian Petzold, le réalisateur allemand de « Phoenix » (2014) et de « Barbara » (2012) notamment, est un film qui nous replonge dans la période très trouble de la fin de la seconde guerre mondiale avec l’afflux à Marseille de personnes espérant un visa pour émigrer en Amérique du sud ou au Mexique, au plus vite avant que la « purge » ne les rattrape.
Georg (Franz Rogowski), allemand se cachant dans le Paris en cours de purge, va croiser par hasard un compatriote écrivain, Weidel, qui s’est suicidé à Paris avant la « purge » et il a comme mission d’accompagner clandestinement en train à Marseille un autre compatriote qui lui va mourir de ses blessures durant le voyage. Georg va alors rencontrer la femme et le fils de cet homme mort … et à de multiples reprises son chemin va croiser une femme en noire (Paula Beer) qui partage le sort d’un Médecin Allemand qui lui aussi doit partir pour l’Amérique du Sud mais sans elle. Progressivement Georg va prendre l’identité de l’écrivain pour fuir au Mexique … mais cette femme en noire n’est autre que Marie, l’ancienne femme de l’écrivain, dont Georg a le fameux visa pour partir … mais avec son mari. Une période de l’histoire trouble où la différence entre le sauveur et le salaud ne dépend que d'un geste et chacun d’attendre le dénouement de ce film.
Une histoire complexe car Georg est déroutant, peut-être à la recherche de lui-même (?), mais une histoire riche sur l’humain avec le thème de l’errance, de l’abandon, de la résignation (cf. le suicide de la femme juive aux 2 chiens) … renforcée par la présence en voix off d’un narrateur (Jean Pierre Darroussin) qui vient rythmer les étapes du film. De plus et de façon volontaire ce film se déroule anachroniquement de nos jours avec une police omniprésente, des rafles, des dénonciations, des trafics … peut-être comme si cette histoire de « migrants » au sens large du terme avec tous ses problèmes humains était éternelle ou comme si nous étions en fait tous des réfugiés potentiels ?
Un film complexe à revoir je pense dans quelque temps pour en goûter la subtilité du propos.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mai 2018
Mais qu'est ce qui est arrivé au talentueux Christian Petzold, qui nous a donné récemment des films remarquables comme Phoenix ou  Barbara, pour avoir pondu ce navet inconsistant! 

         Au départ, il y a un roman d'Anna Seghers publié en 1944 et décrivant la situation des réfugiés coincés à Marseille. Petzold a voulu en tirer un récit intemporel. Bon, on est plus ou moins dans notre époque: les voitures sont contemporaines, et il y a des tags pleins les murs..... Mais il n'y a que les bateaux pour traverser l'Atlantique.

         Aujourd'hui, donc, les barbares arrivent. Les fascistes tiennent déjà l'Allemagne, ils ont pris Paris, ils approchent d'Avignon. Dès qu'ils arrivent, ils organisent des rafles, ils ouvrent des camps. Les réfugiés allemands s'entassent à Marseille, attendant un visa pour le Mexique, via l'Espagne et les US (???), il leur faut donc des visas de transit. Ils font la queue aux consulats. Il y a un chef d'orchestre, une femme qui garde deux chiens de race. Cela pourrait être des figures pittoresques, cela tient plutôt de la caricature...

         Georg (Franz Rogowski) est arrivé à Marseille avec les papiers d'un écrivain, Weidel, que le Mexique semble tout prêt à accueillir, ainsi que sa femme. Mais Weidel s'est suicidé, et personne au consulat ne s'aperçoit que ce n'est pas la bonne personne. Quant à Marie Weidel (Paula Beer) elle a quitté son mari. Elle vit maintenant avec un médecin, Richard (Godehard Giese), lui aussi en attente de partance. Ce qui ne l'empêche pas de tomber dans les bras de Georg, dont elle ignore l'identité factice, et de rechercher Weidel. Dans cette histoire, personne ne semble savoir ce qu'il veut vraiment -surtout Marie, qui passe son temps à courir de droite et de gauche comme une canette décérébrée.  Et que je te monte dans le bateau salvateur, et que je te redescend.... Abracadabrantesque et absurde. Aucun des personnages n'a la moindre réalité charnelle, la moindre existence. 

         Pour ajouter au côté intello tordu du film, un narrateur (Jean Pierre Darroussin) le commente à la troisième personne....

         Nul! A oublier....
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 3 mai 2018
Un film très prétentieux, assez navrant et agaçant du fait d’une inscription très ostensible, trop réflexive, dans la catégorie du « film d’auteur ». De fait, Christian Petzold se complaît dans un pseudo formalisme paresseux. Certes, en procédant à une transposition très indéterminée, mais néanmoins indexée sur l’Histoire, du schéma de l’Occupation nazie (ex. : on ne nous dit pas qui sont les « fascistes », et seules des bribes de dialogue nous font supposer que les individus traqués sont principalement, comme sous le joug nazi, les communistes et les Juifs), il produit un brouillage temporel qui est assez intéressant, mais il désorganise et subvertit à peu de frais les repères cognitifs du spectateur (ex. : tous les persécutés du film parlent allemand, ce sont des policiers français qui mènent les rafles, etc.). Il est vrai qu’il utilise habilement le flou contextuel pour amplifier notre perception du caractère kafkaïen des procédures bureaucratiques et policières. Cependant, il fait un usage abusif de la litote et de l’ellipse. L’incomplétude et le flottement finissent par perdre de leur charme, et on peut même se demander si leur fonction n’est pas de nous leurrer en compensant les carences intrinsèques de l’écriture et de la réalisation. Par ailleurs, les interventions de la voix off ne se fondent pas de manière fluide dans le film, et elles nous gratifient d’une sorte de prose durassienne assez insupportable, sans doute celle d’Anna Seghers : un flot insignifiant de platitudes pseudo-intimistes qui se veulent subtiles et poétiques. Pour ce qui est de la photographie, hormis quelques beaux plans ici ou là, rien de vraiment soigné et rien de bien intéressant, même si l’énigmatique visage de Georg (Franz Rogowski) peut bien séduire par la douceur presque enfantine de ses traits et de ses expressions. Le meilleur du film réside sans doute dans son traitement croisé de la duplicité mal assumée (celle de Georg, l’usurpateur d’identité) et du déni pathologique (celui de Marie Weidel, qui continue de chercher son mari). Et c’est vers la toute fin que passe furtivement devant nos yeux l’image la plus poignante du film, peut-être évocatrice du déni qui menace désormais Georg : celle d’une Marie toujours aussi somnambulique, mais désormais fantomatique, qui poursuit inlassablement sa quête…
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 mai 2018
Un film aux métaphores incompréhensibles, d'un bout à l'autre, l'intellectualisme dans tout ce qu'il a d'insupportable, de snob, du grand n'importe quoi qui pense avoir une grande profondeur. Et qui est juste d'un grand ennui.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2018
Transit est le film le plus ambitieux de Christian Petzold. Bien davantage que Jerichow, Barbara ou Phoenix. Et déroutant, forcément, avec le choc des temporalités, le Marseille d'aujourd'hui étant le cadre de l'exil de citoyens allemands fuyant le fascisme durant la deuxième guerre mondiale. En refusant d'adapter le livre d'Anna Seghers sous forme de récit historique, le cinéaste prenait le risque de la désorientation, dans une approche cousine du fantastique. S'il est indéniable que ce postulat gêne dans un premier temps, il faut en accepter l'augure et se laisser entraîner par un récit qui ne cherche pas la crédibilité à tout prix mais s'aventure au contraire dans des contrées mentales et imaginaires, beaucoup plus confuses, romanesques au possible, bien que terriblement distanciées. La sensation est étrange, renforcée par une voix off on ne peut plus littéraire et une armature fragile d'histoire de roman noir avec un personnage énigmatique et sacrificiel et une héroïne mystérieuse et errante. S'il y avait un regret, d'ailleurs, ce serait de ne pas voir davantage Paula Beer à l'écran, enfin de retour après Frantz, et aux magnifiques cernes de fatigue. Finalement, nous ne sommes pas si loin de Casablanca, dans cette ambigüité des temps où la différence entre un sauveur et un salaud ne dépend que d'un geste. Transit n'est certainement pas le film le plus évident de Petzold mais il est sans aucun doute celui qui mérite le plus d'être revu pour sa richesse et son climat en clair-obscur. Quant à savoir s'il parle des migrants de notre époque, oui, bien sûr, à sa façon, sans donner de leçons. Nous sommes tous des réfugiés, d'hier, de maintenant ou de demain.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 mai 2018
Quel navet !
Je ne connaissais pas ce directeur, je suis allée voir ce film sur recommandation d'une amie franco-alllemande. J'ai découvert une seule (et bonne idée), raconter les choses avec la mise en scène d'aujourd'hui. Mais cela ne suffit pas pour faire un film ! Il n'y a pas de scénario -enfin, il y en a un, mais si pauvre ! La voix off est insupportable et le personnage de Marie, pathétique (une femme qui ne comprend rien et passe ses journées à chercher quelqu'un sans poser de questions ni se douter de rien). Ah oui et ****spoiler**** quelqu'un peut-il m'expliquer le suicide de la femme aux chiens ?
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2018
Un drame troublant et atypique au contexte fictif faisant un parallélisme avec les réfugiés fuyant l’occupation et un régime fasciste pour l’Amérique ...
Agathe R.
Agathe R.

15 abonnés 83 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 avril 2018
Film ennuyeux aux nombreuses incohérences scénaristiques. À commencer par cette usurpation d’identité que ni le consulat ni la police ne soupçonne et aussi par cette relation ridicule entre les deux personnages principaux. Bref franchement peu d’intérêt...
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2018
Voici à nouveau l’exemple d’un film dont les premières scènes sont riches de mille promesses mais qui ne parvient pas totalement à les tenir, loin s’en faut. Pourtant, en adaptant un roman d’Anna Seghers écrit en 1944 et se déroulant dans la France de 1940 de plus en plus envahie par les troupes allemandes et en en transposant les événements dans le contexte d’aujourd’hui, le réalisateur a opté pour un pari audacieux qui, dans un premier temps, captive. Pas de reconstitution historique, par conséquent, dans ce film : il semble se dérouler à notre époque, comme si, à nouveau, déferlait sur notre pays la terreur nazie.
Dans ce climat de peur et alors que des rafles commencent à se perpétrer à Paris, un certain Georg (Frank Rogowski) parvient à échapper aux poursuites et aux arrestations, et à fuir jusqu’à Marseille après avoir usurpé l’identité d’un écrivain. Une fois dans la cité phocéenne, il se démène pour obtenir le visa lui permettant d’embarquer sur un paquebot traversant l’Atlantique. En attendant, ses démarches lui font rencontrer un enfant et sa mère muette ainsi qu’un médecin et une femme prénommée Marie (Paula Beer) à qui il ne tarde pas à s’attacher.
Georg est un personnage déroutant dont on ne sait pas trop ce qu’il veut. Lui-même ne le sait peut-être pas. Il va, vient, hésite, tergiverse, puis fait preuve de détermination et, en fin de compte, d’une étonnante générosité (ou abnégation). Toujours est-il que le film peine de plus en plus à convaincre dans sa partie marseillaise. D’autant plus qu’après les scènes saisissantes des rafles parisiennes et de la fuite de Georg, on a affaire à des séquences plutôt bavardes et, parfois, quelque peu lassantes. Après la tension du début du film, toutes les démarches entreprises par Georg paraissent, par contraste, un peu ternes. Seules les apparitions de Marie (jouée par la si douée Paula Beer) éveillent sans peine l’attention. Le reste du temps, on risque un peu l’ennui.
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