Le Caire Confidentiel
Note moyenne
3,8
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250 critiques spectateurs

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19 critiques
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Emma Schell
Emma Schell

11 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2017
" Noir, c'est Noir

Il n'y a plus d'Espoir ! "

Non, non... Ce n'est pas Johnny qui chante mais le regard tragique et pessimiste délivré par le réalisateur suédois d’origine égyptienne, Tarik Saleh.

NOIR comme un bon vieux polar qui nous captive par sa recherche acharnée de la vérité,

NOIR comme la vie de notre inspecteur emprisonné dans des situations inextricables et acculé à des décisions désespérées,

NOIR comme le climat sinistre et l'environnement pouilleux du Caire,

NOIR comme l'univers violent qui gangrène toute une société corrompue sous l'ère Moubarak,

SOMBRE comme l'image grisâtre et terne de la pellicule.

Vous l'aurez compris, on broie du Noir en sortant de la projection, mais une immersion -en catimini- dans l'authentique Egypte -d'une salle obscure-, cela ne se rate pas !

PS : Film interdit aux futurs vacanciers à destination de l'Egypte, vous risqueriez d'annuler votre voyage !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 juillet 2017
Un film un peu surestimé selon moi. C'est avant tout son côté exotique et son background de printemps arabe qui lui font sortir la tête de l'eau... Sinon, la corruption généralisé, le meurtre qui fait sortir le flic lambda de sa torpeur, les liens familiaux qui explosent... On a déjà vu ça mille fois et en mieux. Une déception.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 août 2017
j'ai passé un vraiment bon moment avec cette enquête policière sur fond de révolution egyptienne. Le film aurait tout de même gagné à ne pas singer le titre du film américain se déroulant à Los Angeles, ainsi que le focus un peu trop voyant sur la corruption des policiers, pourquoi insister aussi lourdement?
PS: je revoie la critique à la baisse. Étant non arabisant, mon entourage comprenant l'arabe m'a signalé les gros problèmes d'accents non égyptien pour un film se voulant en Egypte.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 juillet 2017
Bien, dépaysant, bonne description de l'atmosphère et la société égyptienne. Manque quelque fois de rythme qui donne une impression de longueur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 juillet 2017
Bon mélange policier-historique qui maintient en suspens. A la fois intrigue et documentaire, on ne s'ennuie pas.
EricDebarnot
EricDebarnot

241 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2017
Belle idée que d'emmener les codes si efficaces du polar scandinave voir ailleurs ce qui s'y passe, et en l'occurrence de les confronter au chaos égyptien à la veille de la révolution de 2011 : Tarik Saleh (réalisateur) et le brillant Fares Fares (acteur, ici formidable en inspecteur au bout du rouleau, gominé et clope au bec, et producteur) nous offrent ni plus ni moins que le thriller le plus intelligent et fascinant de cette année 2017, il est vrai assez pauvre en la matière. "The Nile Hilton Incident" (oublions le stupidement ellroyen titre "francais") pourrait être un simple exercice de style, retravaillant les codes inusables du film noir dans le contexte désespérant d'une métropole étouffante, engloutie par la corruption, et ce serait déjà très beau. Mais le talent de Saleh est de dépasser le thriller politique - légèrement convenu, peut-être - pour laisser la vie palpiter à l'écran, pour filmer au rythme d'une remarquable bande son électro le chaos absolu d'une société asphyxiée, qui croirait un moment pouvoir respirer grâce à une révolution. La conclusion, absolument noire, de l'enquête de Nour, pourri parmi les pourris mais saisi par un dernier sursaut - evidemment vain - de dignité, croise alors le chemin de l'Histoire, mais le dernier plan ne véhicule aucun espoir : nous savons six ans plus tard que le printemps n'était qu'une illusion, et que, au Caire comme ailleurs, l'air continue d'être irrespirable. Un film magnifique.
eric B.
eric B.

9 abonnés 43 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juillet 2017
Encore une fois n'écoutez pas les critiques qui se pâment devant ce film. C'est un honnête polard, avec une histoire basique, le gentil flic tout seul face à tous les méchants, une intrigue cousue de fils blancs, peu de rebondissement et beaucoup de lenteur. Le grand intêret de ce film est de montrer la corruption endmique qui sévit en Egypte à tous les niveaux de la hierarchie et qui peut expliquer la révolution. C'est se moquer du monde que de qualifer ce film de chef d'oeuvre...
La même histoire tournée en France n'aurait suscitée aucun intérêt !
Ktij
Ktij

8 abonnés 18 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2018
Une intrigue policière assez simple qui n'est qu'un prétexte pour parler de la corruption généralisée d'un pays aux portes de la révolution. Instructif
soulman
soulman

141 abonnés 1 437 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2017
Remarquable polar égyptien, parfaitement rythmé, qui utilise intelligemment les manifestations de janvier 2011 provoquant la chute du raïs Moubarak. Tous les codes du genre sont au rendez-vous, mélangés à un fond social peu connu (les émigrées soudanaises sous la coupe d'un "chef de village") d'où émerge le beau personnage de Salwa.
missfanfan
missfanfan

112 abonnés 891 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2017
Malgré son air de déjà vu et sans surprise ce film se laisse regarder , assez prenant , où l'on voit comment la corruption peu faire-faire beaucoup de chose dans les pays du moyens orient et comment l'Egypte se débrouillait au temps de Moubarak , et même si l'on se doute de l'issue finale voici un polar assez dur avec une découverte intéressante Farès Farès un acteur que l'on reverras certainement
gjolivier1982
gjolivier1982

72 abonnés 330 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 septembre 2017
Incompréhension totale devant les critiques élogieuses qui parlent de film haletant et passionnant alors que l'on s'ennuie du début à la fin la faute a un script convenu qui n'a comme originalité que de placer son récit juste avant le début des printemps arabes. C'est peu pour le reste l'intrigue ressemble à du derrick à la sauce orientale, avec des acteurs sans aucun charisme et des personnages tellement pauvres et pourris qu'ils ne suscitent ni empathie ni intérêt. Enfin le film est d'une laideur plastique peu commune et ressemble plus à du très mauvais téléfilm qu'à du cinéma.
Jean HERVE
Jean HERVE

15 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2017
une ambiance la société cairotte dépeinte sans complaisance la corruption et le film nous balade dans cette enquête qui nous tient en haleine super
Chris58640
Chris58640

261 abonnés 835 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2017
Film égyptien, produit et financé par la Suède et le Danemark, « Le Caire Confidentiel » prend ses références, au-delà de son titre, au roman noir de James Ellroy « L.A. Confidential ». Le réalisateur, Tarik Saleh, semble avoir bien cerné et, bien assimilé les code du film noir, du polar « pur sucre » à l’américaine : un antihéros solitaire, qui trouve dans une enquête une sorte de rédemption de toutes ses turpitudes passées, qui cède aux jolies femmes vénéneuses, qui fouille dans les bas fonds de sa ville et qui finit par titiller les puissants de ladite ville, jusqu’à y risquer sa peau. On est donc là dans du film noir assumé, qui coche toutes les cases du genre mais avec un truc en plus : l’Histoire. Ici, l’enquête de Noredine se déroule quelques semaines voire quelques jours avant les évènements de la Place Tahir et la chute du régime. Lui, pas plus que ses collègues ne semblent voir venir le coup de tonnerre, trop occupé qu’ils sont à toucher des pots de vins et à faire le sale boulot du régime. Le film de Saleh est bien maîtrisé, la musique est discrète mais quand elle est présente, elle fait mouche. Saleh aime les plans rapprochés, la caméra à l’épaule, il aime suivre son héros marcher vers la vérité. C’est rythmé, c’est filmé et monté sans temps morts, sans scènes superflues, tout au plus quelques petites longueurs ça et la, sans conséquences sur le rythme du film. Dans le rôle titre Fares Fares (oui, c’est son nom) est très sobre, ombrageux comme il faut, un poil colérique quand il faut. Il rend son personnage assez vite attachant, en dépit de ce que l’on découvre de lui et de la façon dont il arrondit ses fins de mois. A ses côtés, une belle brochette de seconds rôles bien incarnés, par des comédiens hyper crédibles. Mention spéciale à Mari Malek, qui incarne une immigrée soudanaise, témoin oculaire et terrifiée du crime du Hilton, spoiler: et qui hésite entre se cacher ou monnayer son témoignage.
L’intérêt de « le Caire Confidentiel » n’est pas l’intrigue policière à proprement parler. Ladite intrigue étant assez conventionnelle, à base de spoiler: jolies filles, de photographies compromettantes et de chantage.
Ce genre d’intrigue peut fonctionner dans tous les cinémas du monde et sous toutes les latitudes, rien de très original, ni de très compliqué à comprendre. C’est le contexte qui donne tout son sens au film. La société égyptienne de la fin de l’ère Moubarak, d’abord, avec sa corruption généralisée, quasi institutionnalisée, avec ses violences policières et ses gardes à vues qui durent 15 jours (mais tu as de grandes chance de ne pas y survivre jusqu’au bout). Mais aussi un pays qui s’ouvre doucement, clandestinement à l’occident, où l’on commence à s’inscrire sur Facebook et à converser avec le reste du monde, un pays musulman ou l’on transige bien facilement avec les préceptes sur le sexe, l’alcool et l’argent, un pays cadenassé mais dont les chaines commencent à céder. C’est aussi un pays qui a ses propres immigrés, qu’elle traite peu ou prou comme nous traitons les nôtres, d’ailleurs. Les leurs sont soudanais et fuient la guerre civile toute proche, ils servent de main d’œuvre à bas cout à la société égyptienne. Toutes ces choses composent un écrin dans lequel l’intrigue policière vient se caler, et l’ensemble donne un polar à la fois très conventionnel et très « exotique ». On peut croire à tous les évènements et à tous les personnages du film, « le Caire Confidentiel » est très crédible, tant par les évènements que par l’attitude des uns et des autres. Ici, pas de héros au cœur pur, pas de victime innocente, uniquement des hommes et des femmes qui composent avec une réalité difficile, celle d’un pays encore très pauvre, dont le développement ne profite qu’aux dirigeants et qui est sur le point d’exploser comme une cocotte-minute. La Révolution en elle-même, qui est mise en scène dans les dix dernières minutes du film, n’occupe peut-être pas la place qu’elle mériterait dans le film. J’ai cru un moment qu’elle allait venir « régler » l’affaire policière, de manière expéditive, mais en fait pas vraiment. spoiler: Les portables qui sonnent, pile au bon moment, et qui semblent faire basculer le destin de tout le monde en une seconde, c’était un peu un leurre.
spoiler: Dans un pays aussi corrompu que l’Egypte de Moubarak, il y a toujours le moyen de glisser une enveloppe à quelqu’un qui peut vous tirer d’affaire, même dans les pires moments d’incertitude politique.
Il n’y pas de morale tout au long du film de Tarik Saleh, il n’y en a pas non plus à la fin, c’est peut-être frustrant sur le moment, mais c’est sans doute la meilleure fin possible pour un film noir qui entend coller à la réalité comme un sparadrap. La toute fin, assez cruelle d’ailleurs, nous laisse sur une impression mélangée, quant au sort de Noredine : la rédemption a un prix, et l’addition risque d’être un peu salée. La relation de Noredine avec son père (qui à l’air d’être plus intègre et droit que son fils) aurait pu être plus et mieux exploitée, elle aurait peut-être donné un sens plus pointu à son personnage. Le contexte politique aurait pu lui aussi être plus et mieux exploité, on ne sent pas vraiment l’ambiance de fin de règne qui devait imprégner l’Egypte de janvier 2011 (La Tunisie avait déjà basculé, la Lybie toute proche commençait à vaciller). Mais ces petits défauts mis à part « Le Caire Confidentiel » est un film noir réussi, qui nous immerge dans une Egypte très éloignée de l’idée que l’on s’en fait en Europe, et qui nous emmène avec lui dans les bas fonds du Caire pour 2 heures de polar, un polar qui sent à la fois le souffre et les épices !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 juillet 2017
Un bon film qui nous fait voyager dans Le Caire , dans une Egypte qui connaît une période nouvelle. Bon scénario et bien joué.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juillet 2017
Personne ne semble au courant mais ce film est directement inspiré par le meurtre de Suzanne Tamim, la chanteuse Libanaise.
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