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    Le Caire Confidentiel
    note moyenne
    3,9
    2535 notes dont 229 critiques
    répartition des 229 critiques par note
    19 critiques
    92 critiques
    88 critiques
    22 critiques
    5 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Le Caire Confidentiel ?

    229 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2836 abonnés Lire ses 1 446 critiques

    4,5
    Publiée le 29 juillet 2017
    "Le Caire confidentiel" est davantage une peinture très sombre et sans concession de la célèbre ville à travers sa société dont les forces de police, le pouvoir sont plus que corrompus, plutôt que le véritable thriller dont l'enjeu essentiel est par contre justement de démontrer cette évidence ! En premier lieu, cette histoire édifiante à la veille de la révolution en 2011, est portée par Fares Fares, parfaitement évident et taillé sur mesure pour ce rôle de flic dégingandé un peu particulier, dont l'enquête saura de temps à autre s'éclipser pour nous plonger dans la capitale égyptienne comme si on y était véritablement... Cette ville semble suffoquer par tous les bouts, saleté, pollution, foule et agitation nous prennent à la gorge en étant d'un réalisme sidérant. Pour le décrire, les images ne cachent rien, transformant paradoxalement le triste quotidien de cette population en de superbes photographies aux tonalités grises et brumeuses. L'enquête dans laquelle est plongé, voire presque piégé ce Noureddine, va encore plus révéler les moindres détails de la vie de chacun de ces individus qui seront liés au meurtre mystérieux de cette chanteuse. On se balade alors de l'hôtel Hilton en passant par ce commissariat sordide, jusqu'au domicile qui ne l'est pas moins, de la malheureuse et recherchée Salwa... Et doucement alors que le décor est planté, le rythme et la tension s'accélèrent pour découvrir les yeux écarquillés les tenants et les aboutissants de ce que tous essaient de dissimuler ! Car ici et plus qu'ailleurs, dans cette société, seul l'argent et le profit auront alors leur seule raison d'être et expliqueront pourquoi tous ferment les yeux sur tous les petits ou gros trafics dans lesquels baignent les uns et les autres, alors que dans cette tempête, notre fameux Noureddine s'accroche de pied ferme à trouver le coupable et ceci, à ses risques et périls ! Étonnamment, c'est à ce niveau que le thriller passionne et nous met vraiment en haleine, tant ce que l'on pressent dépasse tout ce que l'on pouvait imaginer jusqu'à la fin explosive qui sera le clou du film ! La vérité est ici tellement palpable dans cette recherche du coupable, que l'aspect documentaire prendrait presque quelquefois le dessus en permettant de fait, de rendre plus que crédible cette histoire assez incroyable. Une plongée dans un monde à bout de tout, et dont les dernières images rendent un hommage impressionnant à ce cette révolution inévitable. Un film puissant et différent aux multiples influences, que nous offre là Tarik Saleh, et donc une excellente raison de le découvrir...
    Jorik V
    Jorik V

    Suivre son activité 678 abonnés Lire ses 1 323 critiques

    2,5
    Publiée le 5 juillet 2017
    Grosse déception pour ce film qui a pourtant remporté le Grand Prix à Sundance et au festival du film policier de Beaune cette année. On y suit un flic qui enquête sur le meurtre d’une chanteuse dans une chambre d’hôtel impliquant les hautes sphères du pouvoir. Rien de nouveau sous le soleil d’une intrigue mêlant complots d’état, instances corrompues et jeux de pouvoir. Une forte impression de déjà-vu parcourt donc ce long-métrage suédois mais tourné en arabe. De plus, le rythme un peu mollasson de l’ensemble peine à le rendre palpitant ou même plus intéressant que le moyenne du genre. On suit donc les traces de policier incarné par Fares Fares avec un intérêt très relatif. Heureusement, « Le Caire Confidentiel » parvient à se démarquer du tout-venant du film d’enquête avec conspiration à la clef par son contexte éminemment politique. Un contexte ancré dans l’histoire toute récente du Moyen-Orient et du Maghreb : celle des Printemps Arabes de 2011 qui voit les manifestations de la place Tahrir conduire à la destitution du président Hosni Moubarak, peu après celle du voisin tunisien. Cet arrière-plan hautement abrasif est dûment rendu par le film. Et il écorne également toute la corruption étatique et policière qui fut l’une des raisons du soulèvement du peuple. De ce côté-là c’est instructif et cela permet de sortir le film de son côté trivial et maintes fois vu. La description d’une capitale égyptienne interlope et gangrenée par les pots de vin, l’injustice et la pauvreté est parfaitement évoquée, rendant l’atmosphère étouffante et déplaisante. Mais quelques problèmes de montage et de nombreuses zones d’ombres, laissées en suspens dans une intrigue pourtant relativement simple, empêchent le long-métrage de nous captiver sur le long terme. Il manque de souffle dans le scénario et de rebondissement véritablement inattendus. Jamais on ne se retrouve impliqué dans cette enquête et notre torpeur se retrouve davantage brisée par des détails autres que la ligne principale de l’enquête, comme par exemple les exactions de policiers tous plus pourris les uns que les autres. On sort de la projection de « Le Caire Confidentiel » plus instruit qu’avant d’y entrer mais niveau cinéma et plaisir, c’est l’encéphalogramme plat. Un film surestimé qui a certainement séduit les festivaliers par son contexte engagé et documenté plus que par ses qualités cinématographiques sommes toutes quelconques.
    ffred
    ffred

    Suivre son activité 796 abonnés Lire ses 3 405 critiques

    4,5
    Publiée le 23 juillet 2017
    Ce polar couvert de prix (Grand Prix Sundance, Beaune) n’est pas comme son titre, son thème et son affiche pourraient le laisser croire égyptien, mais bel et bien européen (voir scandinave : coproduit par la Suède, le Danemark et l’Allemagne). Tarik Saleh, le réalisateur, certes d’origine égyptienne, et Fares Fares, l’acteur principal d’origine libanaise, sont tous deux suédois. Annoncé comme le polar de l’année, on en est certainement pas loin. L'histoire est sombre, légèrement glauque. Ambiance lourde et pesante, rebondissements, fausses pistes, surprises, tous les ingrédients du bon film noir sont là. Sur fond de printemps arabe, de corruption généralisée et de solitude, Nourredine, lui-même flic corrompu, a bien du mal à se faire entendre dans une enquête des plus délicates touchant au pouvoir en place (inspiré d’un fait réel). La mise en scène est sobre et élégante, le scénario est minutieux (terriblement prenant malgré un rythme assez lent) et puissant, les images léchées du français Pierre Aïm sont splendides. Le tout est donc parfaitement maîtrisé. La ville du Caire est un protagoniste à elle toute seule, aussi fascinante qu’effrayante. Malgré ses défauts, on s’attache très vite et très facilement au personnage principal. Il est impeccablement interprété par Fares Fares qui trouve là un rôle (son meilleur à ce jour) bien différent de ceux pour lesquels on le connaît (il est dans le dernier Vinterberg et dans de nombreux films danois et scandinaves récents). Le reste du casting est aussi très bien. Un certain portrait de l’Egypte, coincée entre tradition, corruption et désir de liberté. Un magnifique polar donc, habilement mêlé de social de politique et d’Histoire, aussi sombre qu’haletant. Un film assez envoutant, aux allures crépusculaires, nostalgique et désabusé, qui nous fait passer un excellent moment. Un vrai petit bijou en somme.
    Chris58640
    Chris58640

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    3,5
    Publiée le 23 juillet 2017
    Film égyptien, produit et financé par la Suède et le Danemark, « Le Caire Confidentiel » prend ses références, au-delà de son titre, au roman noir de James Ellroy « L.A. Confidential ». Le réalisateur, Tarik Saleh, semble avoir bien cerné et, bien assimilé les code du film noir, du polar « pur sucre » à l’américaine : un antihéros solitaire, qui trouve dans une enquête une sorte de rédemption de toutes ses turpitudes passées, qui cède aux jolies femmes vénéneuses, qui fouille dans les bas fonds de sa ville et qui finit par titiller les puissants de ladite ville, jusqu’à y risquer sa peau. On est donc là dans du film noir assumé, qui coche toutes les cases du genre mais avec un truc en plus : l’Histoire. Ici, l’enquête de Noredine se déroule quelques semaines voire quelques jours avant les évènements de la Place Tahir et la chute du régime. Lui, pas plus que ses collègues ne semblent voir venir le coup de tonnerre, trop occupé qu’ils sont à toucher des pots de vins et à faire le sale boulot du régime. Le film de Saleh est bien maîtrisé, la musique est discrète mais quand elle est présente, elle fait mouche. Saleh aime les plans rapprochés, la caméra à l’épaule, il aime suivre son héros marcher vers la vérité. C’est rythmé, c’est filmé et monté sans temps morts, sans scènes superflues, tout au plus quelques petites longueurs ça et la, sans conséquences sur le rythme du film. Dans le rôle titre Fares Fares (oui, c’est son nom) est très sobre, ombrageux comme il faut, un poil colérique quand il faut. Il rend son personnage assez vite attachant, en dépit de ce que l’on découvre de lui et de la façon dont il arrondit ses fins de mois. A ses côtés, une belle brochette de seconds rôles bien incarnés, par des comédiens hyper crédibles. Mention spéciale à Mari Malek, qui incarne une immigrée soudanaise, témoin oculaire et terrifiée du crime du Hilton, spoiler: et qui hésite entre se cacher ou monnayer son témoignage. L’intérêt de « le Caire Confidentiel » n’est pas l’intrigue policière à proprement parler. Ladite intrigue étant assez conventionnelle, à base de spoiler: jolies filles, de photographies compromettantes et de chantage. Ce genre d’intrigue peut fonctionner dans tous les cinémas du monde et sous toutes les latitudes, rien de très original, ni de très compliqué à comprendre. C’est le contexte qui donne tout son sens au film. La société égyptienne de la fin de l’ère Moubarak, d’abord, avec sa corruption généralisée, quasi institutionnalisée, avec ses violences policières et ses gardes à vues qui durent 15 jours (mais tu as de grandes chance de ne pas y survivre jusqu’au bout). Mais aussi un pays qui s’ouvre doucement, clandestinement à l’occident, où l’on commence à s’inscrire sur Facebook et à converser avec le reste du monde, un pays musulman ou l’on transige bien facilement avec les préceptes sur le sexe, l’alcool et l’argent, un pays cadenassé mais dont les chaines commencent à céder. C’est aussi un pays qui a ses propres immigrés, qu’elle traite peu ou prou comme nous traitons les nôtres, d’ailleurs. Les leurs sont soudanais et fuient la guerre civile toute proche, ils servent de main d’œuvre à bas cout à la société égyptienne. Toutes ces choses composent un écrin dans lequel l’intrigue policière vient se caler, et l’ensemble donne un polar à la fois très conventionnel et très « exotique ». On peut croire à tous les évènements et à tous les personnages du film, « le Caire Confidentiel » est très crédible, tant par les évènements que par l’attitude des uns et des autres. Ici, pas de héros au cœur pur, pas de victime innocente, uniquement des hommes et des femmes qui composent avec une réalité difficile, celle d’un pays encore très pauvre, dont le développement ne profite qu’aux dirigeants et qui est sur le point d’exploser comme une cocotte-minute. La Révolution en elle-même, qui est mise en scène dans les dix dernières minutes du film, n’occupe peut-être pas la place qu’elle mériterait dans le film. J’ai cru un moment qu’elle allait venir « régler » l’affaire policière, de manière expéditive, mais en fait pas vraiment. spoiler: Les portables qui sonnent, pile au bon moment, et qui semblent faire basculer le destin de tout le monde en une seconde, c’était un peu un leurre. spoiler: Dans un pays aussi corrompu que l’Egypte de Moubarak, il y a toujours le moyen de glisser une enveloppe à quelqu’un qui peut vous tirer d’affaire, même dans les pires moments d’incertitude politique. Il n’y pas de morale tout au long du film de Tarik Saleh, il n’y en a pas non plus à la fin, c’est peut-être frustrant sur le moment, mais c’est sans doute la meilleure fin possible pour un film noir qui entend coller à la réalité comme un sparadrap. La toute fin, assez cruelle d’ailleurs, nous laisse sur une impression mélangée, quant au sort de Noredine : la rédemption a un prix, et l’addition risque d’être un peu salée. La relation de Noredine avec son père (qui à l’air d’être plus intègre et droit que son fils) aurait pu être plus et mieux exploitée, elle aurait peut-être donné un sens plus pointu à son personnage. Le contexte politique aurait pu lui aussi être plus et mieux exploité, on ne sent pas vraiment l’ambiance de fin de règne qui devait imprégner l’Egypte de janvier 2011 (La Tunisie avait déjà basculé, la Lybie toute proche commençait à vaciller). Mais ces petits défauts mis à part « Le Caire Confidentiel » est un film noir réussi, qui nous immerge dans une Egypte très éloignée de l’idée que l’on s’en fait en Europe, et qui nous emmène avec lui dans les bas fonds du Caire pour 2 heures de polar, un polar qui sent à la fois le souffre et les épices !
    islander29
    islander29

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    4,0
    Publiée le 6 juillet 2017
    Le film a quelque chose de remarquable.....Derrière un affaire policière, il dévoile les arcanes de la politique égyptienne.....Il le fait même concrètement, puisque les personnages principaux de l'enquête vont se retrouver mêlés à la fin, aux émeutiers du printemps arabe, sous couvert de la présidence de Moubarak....Le film est rythmé plus subtilement qu'un film américain, et avec une certaine grâce nous fait découvrir les rues du Caire, principalement la nuit......Une histoire de crime dans un Hilton, va nous conduire à des personnages intriguants et totalement hypocrites....La bande son a des moments géniaux, travaillés au synthé, et qui procure beaucoup d'émotions deux ou trois fois.......Les acteurs sont riches et expressifs, le scénario sans temps mort, et relativement simple. Nonobstant le côté exotique de l'Egypte avec un plan sur Le Caire, où l'on discerne les pyramides, voilà un excellente façon de s'occuper l'esprit. Je conseille fortement.
    Requiemovies
    Requiemovies

    Suivre son activité 161 abonnés Lire ses 1 153 critiques

    3,5
    Publiée le 18 juillet 2017
    Thriller très bien mené à la mise en scène âpre et soutenue qui mêle habilement la politique fiction et une certaine noirceur. Peu surprenant dans son déroulement pour les amateurs de polar, mais très efficace dans sa mise en scène afin de combler un classicisme convenu d’une histoire peu surprenante certes. Reste tout le décorum de la vie sociale et politique en Egypte dont le réalisateur tente de faire une critique habile.
    missfanfan
    missfanfan

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    3,5
    Publiée le 24 juillet 2017
    Malgré son air de déjà vu et sans surprise ce film se laisse regarder , assez prenant , où l'on voit comment la corruption peu faire-faire beaucoup de chose dans les pays du moyens orient et comment l'Egypte se débrouillait au temps de Moubarak , et même si l'on se doute de l'issue finale voici un polar assez dur avec une découverte intéressante Farès Farès un acteur que l'on reverras certainement
    Koko C.
    Koko C.

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    4,5
    Publiée le 15 juillet 2017
    Un des meilleurs film de l'été ou même de l'année. Un polar qui, dans le fond, n'est pas un film policier. Mais plus un regard sur une société en complète décrépitude morale. De très bons acteurs. Une très belle réalisation de style "naturaliste". Du très très bon cinéma.
    Ninideslaux
    Ninideslaux

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    4,0
    Publiée le 6 juillet 2017
    Un petit film (suédois /danois /allemand.....) qui risque de passer inaperçu au milieu des nanars de l'été (un policier égyptien....) et qui est pourtant bien intéressant, puisque la star du film de Tarik Saleh, c'est la corruption au sein du régime Moubarak. A part cela, le héros c'est Noredin, commandant dans la police (au cours du film il passera colonel....), protégé par son oncle, Kamal (Yasser Ali Maher) général dans cette même police.... C'est (ce sont) des ripoux parfaits. Ils rançonnent les commerçants, et les biftons passent de main en main à chaque occasion. Même entre les polices de différents quartiers du Caire, tout coup de main, tout échange de renseignement se monnaye.... Noredin est interprété par l'excellent acteur libanais Fares Fares, au physique atypique. Vu de face, il est pas mal; vu de profil, c'est le sosie de Gru.... Il a beau palper, il vit dans un appartement miteux (il est veuf), et ne peut même pas payer quelqu'un pour s'occuper de son vieux père invalide. Ripou il est donc, mais quand une très jolie jeune femme, vaguement chanteuse (elle travaille pour un maître chanteur spécialisé dans les photos intimes très compromettantes de personnages importants) est assassinée, il veut la vérité. Face à lui, le personnage important est particulièrement important: c'est un promoteur immobilier richissime, ami de surcroît du fils Moubarak. Il faut préciser que le film se déroule au cours des semaines qui ont précédé le soulèvement de la place Tahrir, auquel le réalisateur rend, à la fin, un vibrant hommage.... Je n'ai jamais vu pellicule aussi moche, grisâtre, terne, elle contribue à créer ce climat sinistre, désespérant du film. Triste aspect aussi du Caire, ville sale, encombrée, moche.... On est loin du cliché touristique! Bon policier, par ailleurs, où l'on meurt beaucoup -les services secrets ne reculent devant rien- mais doublé par un contrat sociétal implacable. Vaut donc le voyage!
    Emma Schell
    Emma Schell

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    4,0
    Publiée le 28 juillet 2017
    " Noir, c'est Noir Il n'y a plus d'Espoir ! " Non, non... Ce n'est pas Johnny qui chante mais le regard tragique et pessimiste délivré par le réalisateur suédois d’origine égyptienne, Tarik Saleh. NOIR comme un bon vieux polar qui nous captive par sa recherche acharnée de la vérité, NOIR comme la vie de notre inspecteur emprisonné dans des situations inextricables et acculé à des décisions désespérées, NOIR comme le climat sinistre et l'environnement pouilleux du Caire, NOIR comme l'univers violent qui gangrène toute une société corrompue sous l'ère Moubarak, SOMBRE comme l'image grisâtre et terne de la pellicule. Vous l'aurez compris, on broie du Noir en sortant de la projection, mais une immersion -en catimini- dans l'authentique Egypte -d'une salle obscure-, cela ne se rate pas ! PS : Film interdit aux futurs vacanciers à destination de l'Egypte, vous risqueriez d'annuler votre voyage !
    DestroyGunner
    DestroyGunner

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    4,5
    Publiée le 15 juillet 2017
    Très grand film qui n'est pas sans rappeler L.A. Confidentiel pour son côté sulfureux et glauque. Ici, tout est gris et sale. L.A. était une sorte de far West urbain de stupre et de lucre mais inondé de lumière ou de nuit alors que le Caire baigne dans le smog et la fumée des cigarettes à toute heure, sans même le scintillement du miroir aux alouettes d'Hollywood pour nourrir quelque espoir. Les personnages sont tous veuls et leur misère sociale, intellectuelle ou sexuelle ne semble pas leur donner d'excuse. Même les plus en proie au doute ne parviennent pas a une rédemption finale . Si le scenario est finalement pas très surprenant, la tension monte graduellement et ne se résout qu'avec l'explosion populaire de la place Tahir. Acteurs excellents (Fares Fares est eblouissant). Réalisation de grande qualité. A ne manquer sous aucun prétexte.
    ferdinand75
    ferdinand75

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    3,5
    Publiée le 13 juillet 2017
    Un beau film, puissant ,intense qui décrit magnifiquement la société Egyptienne à l'aube de son printemps arabe. Une enquête policière dans les milieux d'affaires. Des flics très corrompus. Un capitaine pas particulièrment héros mais qui n'accepte plus toute cette corruption. La réalisation est soignée , très esthétique. La description du milieu de la haute bourgeoisie et de la police est tout à fait juste. Le parallèlle entre le déroulé de l'enquête et la montée de la révolution est très astucieuse. Le metteur en scène aux doubles racines est très doué; Il sait garder ses racines du moyen Orient , tout en ayant été élevé en Suède, un résultat très créatif , emprunt d'une certaine poésie. Un beau moment de cinéma.
    LaureP
    LaureP

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    4,0
    Publiée le 16 juillet 2017
    Film d'ambiance qui tient en haleine. Le thriller / enquête policière n'est qu'une excuse, on se moque un peu du dénouement. L'acteur principal est incroyable, on croit vraiment à son personnage. La corruption et l'impression de lutter contre des moulins à vent semblent du vécu.
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    4,0
    Publiée le 27 juillet 2017
    Belle idée que d'emmener les codes si efficaces du polar scandinave voir ailleurs ce qui s'y passe, et en l'occurrence de les confronter au chaos égyptien à la veille de la révolution de 2011 : Tarik Saleh (réalisateur) et le brillant Fares Fares (acteur, ici formidable en inspecteur au bout du rouleau, gominé et clope au bec, et producteur) nous offrent ni plus ni moins que le thriller le plus intelligent et fascinant de cette année 2017, il est vrai assez pauvre en la matière. "The Nile Hilton Incident" (oublions le stupidement ellroyen titre "francais") pourrait être un simple exercice de style, retravaillant les codes inusables du film noir dans le contexte désespérant d'une métropole étouffante, engloutie par la corruption, et ce serait déjà très beau. Mais le talent de Saleh est de dépasser le thriller politique - légèrement convenu, peut-être - pour laisser la vie palpiter à l'écran, pour filmer au rythme d'une remarquable bande son électro le chaos absolu d'une société asphyxiée, qui croirait un moment pouvoir respirer grâce à une révolution. La conclusion, absolument noire, de l'enquête de Nour, pourri parmi les pourris mais saisi par un dernier sursaut - evidemment vain - de dignité, croise alors le chemin de l'Histoire, mais le dernier plan ne véhicule aucun espoir : nous savons six ans plus tard que le printemps n'était qu'une illusion, et que, au Caire comme ailleurs, l'air continue d'être irrespirable. Un film magnifique.
    Le Loubar
    Le Loubar

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    4,0
    Publiée le 14 juillet 2017
    Ce polar suédois est remarquable pour sa maîtrise scénaristique d'un sujet passionnant (mêlant intrigue policière à drame politique contemporain) et pour son ambiance générale salement tendue et réaliste. Le cinéaste Tarik Saleh dépeint une Egypte noire et chaotique où le système politique est littéralement corrompu et les droits de l'homme non garantis. Dans "Le Caire Confidentiel", les flics magouillent, les billets sales passent de poche en poche, la justice est au service des politiques qui n'hésitent jamais à éliminer les témoins gênants.. Tout ceci est renforcé par la réalisation très sèche et l'image sale et terne. Le talentueux acteur libanais Fares Fares porte littéralement le film en incarnant un flic qui cherche à remettre un peu d'ordre dans tout ce chaos. On a l'impression que tous les personnages sont pourris de l'intérieur, comme si ce monde était perdu. C'est d'autant plus dramatique que le réalisateur a choisi d'intégrer son scénario aux évènements du Printemps Arabe de 2011.. La fin du film est une véritable apothéose de noirceur, mêlant la voix réclamatrice du peuple à la violence étatique répressive. Bref, du grand polar bien noir.
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