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Un visiteur
4,0
Publiée le 17 juillet 2017
Le Caire confidentiel vaut surtout pour son ambiance, bien maîtrisée, notamment par les effets sonores et musicales du film, qui nous plonge dans Le Caire du début des années 2010. Son acteur principal Fares Fares, pratiquement omniprésent à l'écran, a vraiment "une gueule" dont se dégage quelque chose d’envoûtant. L'enquête policière, qui n'a rien de révolutionnaire, est en fait un prétexte pour dresser un portrait, critique, de l'Egypte de ces années-là. Ce n'est pas parfait mais on sort de la séance en ayant l'impression d'avoir vu un bon film.
Une intrigue policière assez simple qui n'est qu'un prétexte pour parler de la corruption généralisée d'un pays aux portes de la révolution. Instructif
Bon policier avec ambiance plutôt noire. La corruption est partout dans cette Egypte d'avant la chute de Moubarak. Qu'en est-il maintenant ? Le film montre bien le peuple oppressé et dirigé par la manière forte par une caste riche qui veut faire appliquer des principes qu'elle même n'applique pas du tout (alcool, drogue, femmes ...). Quelques interrogations subsistent quand même en particulier sur l'attitude du témoin principale spoiler: qui ne dit pas vraiment qui elle a vu dans le couloir de l'hôte l et sur l'obstination du policier spoiler: à faire arrêter le sénateur, bien qu'il a l'air de savoir qu'il n'a pas tué le femme.
On retrouve dans ce film une compilation de tout ce que le cinéma a proposé en matière de film noir depuis sa naissance : la corruption, en particulier celle des policiers, les fausses pistes, le monde des boites de nuit, les "femmes fatales", etc . Le hic, c'est que ce qu'on trouve dans "Le Caire confidentiel" est moins bien traité que dans de nombreux autres films et on arrive, ce qui est un comble, à ne pas se passionner pour l'histoire de Nourredine, ce flic, tout aussi corrompu que les autres mais obstiné dans sa recherche de la vérité, qui enquête sur le meurtre d'une jeune chanteuse. Dans le rôle de Nourredine, Fares Fares, rencontré récemment dans "La communauté".
je me suis faite avoir par la bande annonce ! le film n'est pas à la hauteur des critiques "alléchantes". le scénario est mal ficelé. la réalisation laisse à désirer ! on n'y comprend rien de qui sont les "gentils" qui sont les "méchants" puisqu'ils sont tous pourris. bref ça ne vaut même pas un téléfilm. Mmes, M. passez votre chemin .... il n'y a rien à voir
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3,0
Publiée le 26 février 2018
Il ne fait pas bon d'être un flic intègre dans certaines parties du monde... Noredin Mostafa ne l'est pas totalement, mais si on le compare avec ses collègues, c'est presque un modèle. Avec son troisième film, Tarik Saleh nous fait vivre une enquête de police avec une question qui reste en suspens tout le long à savoir si une justice est possible ou pas ? Le commandant va défier sa hiérarchie, mais aussi tout un système judiciaire à deux vitesses et corrompu pour tenter d'élucider cette affaire et surtout que justice soit faite. L'enquête en question est assez simple, il n'y a ni suspens ni rebondissement, on a rapidement tous les éléments en main pour comprendre le gros de l'histoire. Avec cette histoire qui rejoint l'Histoire, le réalisateur dresse le portrait de l'Égypte juste avant le Printemps arabe. Une immersion dans une ville rongée par le cancer de la corruption au cœur d'une société moralement hypocrite dans laquelle certaines personnes sont délaissées et d'autres, utilisées ou exploitées. Je n'ai pas été totalement pris par cette enquête trop simple par contre le film pour tout ce qu'il montre est intéressant et bien fait.
Inspiré d'une histoire vraie. Enquête policière sur un meurtre, sur fond de pouvoir politoco-financier qui pourrait être banale dans un thriller occidental sauf qu'ici la société est gangrené par l'omniprésence d'une corruption autant passive que active. Le commandant Mostafa n'est d'ailleurs pas en reste. Mais le vrai bonus du film et son grand intérêt est celui de jeter un regard sur la société égyptienne, c'est avant tout une fenêtre pleine d'acuité sur un pays en pleine mutation à une période où le peuple espère un sursaut alors même qu'on tente d'étouffer l'affaire. Site : Selenie
Un polar bien fichu, sur fond de corruption, à l'interprétation solide et à la réalisation efficace. Dommage que le scénario manque un peu de surprise et que l'enquête passe finalement au second plan.
On baigne ici dans une ambiance malsaine où la corruption règne, difficile d’avoir de l’empathie pour des personnages froids, désincarnés qui parlent le plus lentement possible en enchaînant cigarettes sur cigarettes (histoire de prendre la pose et que la fumée emplisse l’image). Puis finalement, l’intrigue se met en place avec des rebondissements efficaces, le contexte historique prend de l’importance et le héros évolue suffisamment pour qu’on ait envie de le suivre.
Très bon thriller........................réalisation maîtrisée.....................se regarde d'un trait avec plaisir..............je conseille................3 étoiles et demie................!!!!!!!
sur fond de corruption au sein de la police, de soulèvement populaire en Egypte, une enquête décousue et confuse. quelques incohérences, aucun rythme, on frôle trop souvent l'ennui!
Thriller un poil paresseux nous montrant les dessous vérolés de la capitale égyptienne entre népotisme, policiers corrompus et pauvreté. L'intérêt principal de ce film réside dans l'époque où il se situe, les quelques semaines qui ont précédé la chute d'un Moubarak à bout de souffle, quasi-dictateur depuis quarante ans d'une Égypte épuisée par la mal-gouvernance. Un inspecteur solitaire se lance dans une enquête difficile malgré de multiples embuches politiques et policières. Finira-t-il triompher de l'adversité ou bien sera-t-il noyé dans le n'importe-quoi qui semble avoir remplacé la dictature défunte ?
Avec "Que Dios nos perdone", "Le Caire confidentiel" est l'autre film européen ayant choisi le mode du polar en reflet des événements politiques majeurs du XXIe siècle. Cette production germano-suédoise s'intéresse au printemps arabe en Égypte au prisme du meutre d'une chanteuse, librement inspiré de celui de Suzanne Tamime. Tark Saleh, pour son second long-métrage, fait le portrait d'une société égyptienne bariolée, rongée par la corruption et les faux semblants. Son polar est classique de par sa facture et remplit parfaitement son cahier des charges. Il y incorpore en effet la plupart des ingrédients du genre ; femme fatale, photographie sombre, policier torturé, rapports conflictuels avec la hiérarchie, rebondissement final. Dire qu'il s'agit du polar de l'année est un peu fort mais l'intrigue de "Le Caire confidentiel" est assez captivante et évite les longueurs.