Le Caire Confidentiel
Note moyenne
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250 critiques spectateurs

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Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2018
La société Égyptienne gangrenée par la corruption et l'injustice est le véritable sujet de ce polar, bien plus que l'assassinat d'une belle star par un politicien protégé, thème déjà abordé à maintes et maintes reprises. L'enquête de ce flic ripou (mais moins immoral que la moyenne) est plaisante à suivre mais ne le film ne mérite pas toutes les éloges qu'il a reçu.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2017
Film de Tarik SALEH (2017). Le grand (et non des moindres) intérêt du film est ce sentiment d'immersion dans Le Caire autant que dans un pays grangrénné par la corruption . Bien mené et bien joué au plus près de la réalité . La fin du film en dit long sur la désespérance d'un pays dont la jeunesse et son peuple rêve de liberté et de justice. On passe par une multitude de sentiments envers tous les protagonistes du film .
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 mai 2018
Ce film nous présente une histoire de corruption à tous les étages, entre magouilles, arrangements, règlements de compte, trafic... De la police à l'état, tout est noir et malsain, tout s'achète... Au milieu de ce chaos, un flic corrompu va peu à peu prendre conscience de la situation et tenter de sauver le peu qui reste à sauver... Une "brillante" mais très sombre radiographie de l'Egypte...
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 782 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2025
Il fait déjà nuit quand le film commence, ou peut-être est-ce simplement que la lumière, ici, ne parvient jamais à éclore. Pas de clarté, pas de ligne droite. Seulement un halo jaune sale sur les vitres poussiéreuses d’un commissariat et la sueur qui colle aux chemises.

Le Caire Confidentiel ne raconte pas une enquête, il l’enraye. Il fait mine d’embrayer le moteur du polar pour mieux révéler ce qu’il en reste quand le genre est dévitalisé, dissous dans une matière politique devenue poisse.

Le meurtre d’une chanteuse, dans un hôtel chic, pourrait être le point de départ. Mais rien ne démarre. Tout est déjà gangrené. Le crime n’est pas une rupture, mais un prolongement naturel du monde qu’il traverse.

Le thriller, ici, n’est qu’un leurre. Une ligne d’apparence dans un espace où tout fléchit. Le spectateur croit suivre des pistes, mais découvre à mesure que rien n’a d’épaisseur : ni les preuves, ni les suspects, ni les institutions. Tout est délavé, ramolli, fondu dans le même marais de compromissions.

Et puis il y a Noredin. Pas un détective, pas un héros. Un flic de routine, mi-dégouté mi-englué, qui avance comme on recule. Il sait. Il a toujours su. Mais il lui faut tout de même suivre le protocole, faire semblant, car on ne vit pas impunément dans une structure sans y jouer son rôle.

Son corps n’est pas celui de l’enquêteur qui perce l’opacité, mais celui d’un homme déjà à demi digéré par le système. Un résidu d’intuition dans une mécanique d’autoprotection.

Ce que Le Caire Confidentiel met en scène, c’est un État qui ne tient debout que par la friction permanente entre ses organes. Une machine qui fonctionne précisément parce que rien ne fonctionne. Le meurtre devient presque un détail. Le véritable objet du film, c’est cette manière que le pouvoir a de se survivre à lui-même en étouffant toute velléité de clarté. La vérité ? Une pièce manquante dans un puzzle qui se satisfait très bien de ses trous.

Il y a, dans la mise en scène, quelque chose d’obstinément terne. Comme si le cinéma lui-même s’interdisait la flamboyance. Les cadres sont serrés, mais jamais expressifs. Les mouvements de caméra sont fluides, mais sans élégance. Saleh refuse l’enjolivement.

Et lorsque l’histoire s’achève mais s’achève-t-elle vraiment ?, rien ne se clôt. Il n’y a ni victoire ni défaite, simplement une recomposition. Le système, c’est cela : sa capacité à absorber même les résistances les plus secrètes, à avaler les révoltes comme de simples variables d’ajustement. Le flic est toujours là, un peu plus seul, un peu plus conscient, mais aussi un peu plus immobile. Il a vu, il sait, il ne peut rien.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 884 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2022
J'ai été assez déçu par ce film.
Je ne sais pas si c'est du au fait que j'ai trouvé que l'intrigue avait un air de déjà vu, ou la mise en scène était un peu cafouillée ou parce que Le Caire est une ville que je connais pas et j'ai eu du mal à me projeter.
En tout cas, cela ne donne pas envie de visiter Le Caire. C'est sale, pollué et très corrompu.
C'est d'ailleurs ce qui ressort le plus du film.
On prend un flic qui enquête sur un meurtre, ce flic est lui-même corrompu et profite du système, il a un profil sombre, il vit seul puisque sa femme est morte et n'hésite pas à trainer la nuit. Pourtant il s'acharne sur son enquête et finalement il comprend que ce système ne peut pas durer. C'est d'ailleurs un parallèle avec la "révolution" de 2011 qui est décrite dans le film, notamment à la fin.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2024
Voilà un film coup de poing! En se penchant sur l'histoire vraie initiatrice de ce film, on ne peut s'empêcher de penser que ce film ne fait que retracer la trame réelle de cette histoire. Et c'est ignoble! spoiler: On y apprend que la corruption en Egypte n'est pas étendue à une frange de la police, mais que tous les corps d'état sont corrompus
, et que la police en détient le pompon. L'histoire est finement menée, bien construite, et on comprends mieux les blocages lors de l'enquête.
C'est palpitant, prenant, absorbant.
A voir par les amateurs de film politiquo-policier.
Americo
Americo

23 abonnés 110 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2017
Excellent. L'ambiance, le caire, l'intrigue, les acteurs, les actrices, la musique.
Rythmé. Un personnage principal complexe et héroïque.
Clément R
Clément R

20 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2018
Inspire d’une histoire vrai en Egypte, ce très bon polar va vous tenir en haleine tout le long. L’acteur principal est parfait. Mélange de thriller, d’enquête policière et de révolution : ne laissez pas passer ce film
Pierre Andre E
Pierre Andre E

16 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2017
L'Egypte, terre de culture millénaire et pourtant ... pays dominé par une corruption érigée en système économique. Si l'on apprends rien de spécial avec ce film, on vit de l'intérieur un pays en proie à ses démons. Edifiant.
Cinéphiles 44

1 667 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2023
C’était annoncé comme le polar de l’année et les prix avaient l’air d’en démontrer une certaine valeur. Nous y sommes donc allés à l’aveugle. Généralement ce sont les pays nordiques qui nous impressionnent toujours au plus haut point dans ce genre cinématographique. Mais cette fois on se dit vite que l’Egypte fait fort ! Mais non, en réalité, Le Caire confidentiel est bien un film de nationalité danoise et suédoise. Suite au meurtre d’une jeune chanteuse en 2011, l’inspecteur Noredine va se charger de l’enquête en rencontrant de multiples protagonistes qui essuient la diversité et l’état social du pays. Cigarette sur cigarette, notre enquêteur découvre une société corrompue qui se gagne désormais par des intérêts individuels. C’est ainsi que le récit est contrit quelques jours avant la révolution égyptienne qui aboutira à la démission du Président. Tous les codes du cinéma noir, comme le pessimisme, la sombre photographie, ou la musique poisseuse, sont réunis et font du Caire confidentiel une réussite.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2018
Ce film vaut à la fois par son contexte politico-social et ses interprètes très crédibles dont Fares Fares en policier semi ripoux, mais tout de même déterminé. Il nous fait visiter le Caire en passant d'un univers sordide à un monde de luxe. Le scénario est classique mais laisse un peu sur sa faim, le principe qui consiste à faire tout expliquer par un personnage à la fin n'est pas très bon. On peut regretter aussi une bande son assez fatigante. Peut-être le réalisateur a-t-il voulu nous faire comprendre que Le Caire est une ville bruyante vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en quelque lieu qu'on se trouve, sauf en de rares palaces réservés aux privilégiés. Si c'est le cas, c'est réussi mais pénible. Le meilleur reste donc le tableau sans complaisance de la corruption qui gangrène toute la société égyptienne. Au point qu'on se demande si ce film peut être aujourd'hui projeté en Egypte, alors que la dictature du général Sissi a succèdè à celle de Moubarak après un assez bref intermède.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2017
Film sorti au début de l’été et heureusement toujours en salle…le titre français est un rappel un peu appuyé au L.A Confidential de James Ellroy, référence en matière de film noir. Le titre d’origine The Nile Hilton Incident est moins évocateur, et si le film a reçu le Grand Prix du jury au dernier festival international du cinéma policier de Beaune, c’est d’abord une peinture très sombre et sans concession, d’une ville en proie à une corruption endémique qui n’épargne personne. Et pourtant le film qui devait bien entendu être tourné au Caire a vu les services de sécurité égyptiens fermer le plateau trois jours avant le tournage et obliger Tarik Saleh à déménager à Casablanca…il faut avouer qu’à défaut d’être cairote, l’illusion est parfaite… Le scénario s’inspire d’une histoire vraie, le meurtre de la célèbre chanteuse libanaise Suzanne Tamim, dans un palace de Dubai en 2008. Un homme d’affaire égyptien, membre du parlement, proche de la famille du Président Moubarak avait été reconnu coupable d’avoir versé 2 millions de dollars à un haut gradé de la police cairote pour tuer son ancienne maitresse…les deux hommes avaient été condamnés à la grande surprise de la population…Le film mêle donc un crime de sang, à résoudre par un inspecteur dépressif, à la grande histoire , celle de la révolution de janvier 2011, qui couve puis éclate à la fin du film…Le film est porté par un immense et brillant Fares Fares, formidable en inspecteur Nouredin, au bout du rouleau, gominé et clope au bec, visage taillé à la serpe et qui est de tous les plans…enchainant cigarette sur cigarette comme tout bon détective de film noir…il arpente une ville la nuit, à l’étonnante lumière ocre, en tension permanente, ne laissant aucun repos…lors d’une étonnante séquence, la voiture des policiers traverse une rue commerçante grouillante d’animation, la caméra calée sur le siège arrière, capte le système de corruption généralisée , les débiteurs tendant par la fenêtre ouverte les enveloppes de billets….dont une partie revient au commissaire , oncle de Nouredin…cette corruption généralisée n’épargne pas les plus pauvres, car la jeune Salwa, immigrée soudanaise, femme de ménage au Nile Hilton et qui a été témoin du crime, cherche elle aussi à faire chanter l’homme d’affaires avec l’aide d’un responsable de quartier….On oublie l’intrigue policière, assez lâche, pour être confronté à cette ébullition révolutionnaire qui nait en contre point de l’enquête pour mieux éclater à la fin et y engloutir Nouredin…son dernier et vain sursaut de dignité sera balayé….et ce printemps, nous le savons aujourd’hui n’était qu’une illusion…c’est ce qui rend ce film fascinant !!!
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2020
Tourné à Casablanca suite à l'arrêt du tournage au Caire par la Sûreté d'État égyptienne et inspiré d'une histoire ayant eu lieu à Dubaï, le film de Saleh n'a d'égyptien qu'une poignée de dates clés entourées de leur contexte révolutionnaire. Doit-on considérer que c'était par la force des choses ?

Le cinéma arabe est souvent social et ce film passe aisément pour un traître à cet égard. Le ton assez peu égyptien qu'il prend en traitant le thriller, ainsi que l'opportunisme dont il fait preuve en se basant sur un contexte réel presque bafoué par la fiction, ce sont des détails qui font poser la question de la place qu'occupe vraiment le film.

Mon petit esprit occidental a envie de louer le côté panarabique de la chose. Saleh profite en effet du divertissement pour montrer Le Caire sous toutes ses coutures. Bon, okay, Casablanca. C'est le spectateur qui commet une erreur lorsqu'il voit une vocation documentaire ou historique au film ; si Saleh en fait une, c'est d'abuser de l'ambiguïté.

Pour le reste, la ville est soignée : belle, sans fard, honnête même si ce n'est pas la bonne, elle accuse un récit policier qui incite presque subliminalement à la comprendre. Un colonel de police peut croire qu'Internet est sur Facebook et ignorer ce qu'est un like, mais faire partie malgré tout d'une mégalopole moderne qui, très schématiquement, ne manque que de liberté. Et ça, contrairement au thriller parfois pas excellemment dégrossi qu'il propose, c'est beau et divertissant à voir.

Le film n'est une traîtrise que si l'on considère le cinéma arabe social comme une nécessité absolue (ce qui est souvent le cas quand on pense aux régimes politiques du monde arabe), mais n'est-elle pas possible, en premier lieu, justement parce que ces films sociaux existent ? La croyance qu'on en a moins besoin en Europe ne tient-elle pas, similairement, à leur plus faible proportion chez nous ?

Je ne prétends pas avoir la réponse, mais Saleh a le mérite de poser la question. Il la pare même d'un point d'interrogation magnifique : la foule de manifestants qui, sur la dernière image, défile pour protester contre l'oppression, passe sans le savoir sous le portrait géant d'un député ayant commis un crime. Son crime, c'est l'objet du film. Mais ça, il fallait l'avoir vu pour le savoir.

→ https://septiemeartetdemi.com/
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2024
« Le Caire confidentiel » est un polar politique surprenant et inquiétant, sur fond de corruption dans lequel la ville a autant son importance que les acteurs. Elle génère en effet une atmosphère menaçante et peu sécurisée en nous renvoyant des images de décrépitude morale. La grande force de ce film réside dans la description sociale qui est faite de la société et les mécanismes complexes qui annihilent toute forme de liberté et de perspective. L’interprétation impeccable de l’acteur Fares Fares nous emmène dans une capitale gangrénée, avec ses hommes politiques intouchables, ses ripoux machiavéliques, sa crasse et ses laideurs. C’est glauque, engagé, faussement désabusé mais prenant. Si vous avez envie de découvrir et le Caire et ses pyramides, passez votre chemin, vous risqueriez de changer de destination !
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 juillet 2017
Oui bof...
Commençons par les aspects positifs.
Il est d'abord rare de voir un film méditerranéen sur nos écrans. Une originalité qui fait du bien.
Sensé se dérouler au Caire (le film a été tourné finalement à Casablanca), le réalisateur parvient pourtant à restituer l'ambiance et l'atmosphère particulières de cette ville tentaculaire, oppressante et pourtant si vivante si multiple.
Ce n'est malheureusement pas suffisant pour compenser une réalisation poussive et surtout un scénario sans imagination avec une histoire déjà vue et revue.
Dommage !
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