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Daniel C.
173 abonnés
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3,5
Publiée le 10 juillet 2017
Un aperçu d'un mode d'organisation sociétale, dans lequel la corruption des fonctionnaires de police est la règle. Un film dans lequel l'argent, le chantage, le sexe restent ce qui meut l'action des puissants. Peu de femmes dans ce film. Lorsque la révolution éclate, ce sont les hommes, qui défilent. Point de femmes agissantes, point de femmes engagées dans l'action. Je n'aime pas cette division du monde où de surcroît, on assassine celle qui chante...
polar très classique des années 70/80 dans l intrigue et sa mise en scène .c est surtout l environnement du Caire et la situation politique juste avant les évènements de la place Tahir. que donne une atmosphère différentes des autres films noirs
un film policier dont l'intérêt principal est de nous montrer la corruption qui régnait en Egypte avant la révolution , corruption des policiers , des politiques , des proches de l ' état . on y voit la ville du Caire sous un jour très noir , la misère , la violence . il n ' existe pas dans ce film des personnages positifs , même le héros profite de la corruption ambiante . sa poursuite de la vérité tout au long du film ressemble à une rédemption .
On retrouve dans ce film une compilation de tout ce que le cinéma a proposé en matière de film noir depuis sa naissance : la corruption, en particulier celle des policiers, les fausses pistes, le monde des boites de nuit, les "femmes fatales", etc . Le hic, c'est que ce qu'on trouve dans "Le Caire confidentiel" est moins bien traité que dans de nombreux autres films et on arrive, ce qui est un comble, à ne pas se passionner pour l'histoire de Nourredine, ce flic, tout aussi corrompu que les autres mais obstiné dans sa recherche de la vérité, qui enquête sur le meurtre d'une jeune chanteuse. Dans le rôle de Nourredine, Fares Fares, rencontré récemment dans "La communauté".
Un très bon thriller sur fond de révolution dans la belle ville du Caire et surtout complication le meutre est commis par un proche du pouvoir en place et la les ennuis commencent pour la police chargée de l'enquête. Film montre bien comment fonctionne le système et les dessous de table sont monnaie courante et les geneurs sont suprimes rapidement à voir
Grosse déception pour ce film qui a pourtant remporté le Grand Prix à Sundance et au festival du film policier de Beaune cette année. On y suit un flic qui enquête sur le meurtre d’une chanteuse dans une chambre d’hôtel impliquant les hautes sphères du pouvoir. Rien de nouveau sous le soleil d’une intrigue mêlant complots d’état, instances corrompues et jeux de pouvoir. Une forte impression de déjà-vu parcourt donc ce long-métrage suédois mais tourné en arabe. De plus, le rythme un peu mollasson de l’ensemble peine à le rendre palpitant ou même plus intéressant que le moyenne du genre. On suit donc les traces de policier incarné par Fares Fares avec un intérêt très relatif.
Heureusement, « Le Caire Confidentiel » parvient à se démarquer du tout-venant du film d’enquête avec conspiration à la clef par son contexte éminemment politique. Un contexte ancré dans l’histoire toute récente du Moyen-Orient et du Maghreb : celle des Printemps Arabes de 2011 qui voit les manifestations de la place Tahrir conduire à la destitution du président Hosni Moubarak, peu après celle du voisin tunisien. Cet arrière-plan hautement abrasif est dûment rendu par le film. Et il écorne également toute la corruption étatique et policière qui fut l’une des raisons du soulèvement du peuple. De ce côté-là c’est instructif et cela permet de sortir le film de son côté trivial et maintes fois vu. La description d’une capitale égyptienne interlope et gangrenée par les pots de vin, l’injustice et la pauvreté est parfaitement évoquée, rendant l’atmosphère étouffante et déplaisante.
Mais quelques problèmes de montage et de nombreuses zones d’ombres, laissées en suspens dans une intrigue pourtant relativement simple, empêchent le long-métrage de nous captiver sur le long terme. Il manque de souffle dans le scénario et de rebondissement véritablement inattendus. Jamais on ne se retrouve impliqué dans cette enquête et notre torpeur se retrouve davantage brisée par des détails autres que la ligne principale de l’enquête, comme par exemple les exactions de policiers tous plus pourris les uns que les autres. On sort de la projection de « Le Caire Confidentiel » plus instruit qu’avant d’y entrer mais niveau cinéma et plaisir, c’est l’encéphalogramme plat. Un film surestimé qui a certainement séduit les festivaliers par son contexte engagé et documenté plus que par ses qualités cinématographiques sommes toutes quelconques.
Un flic solitaire, une hiérarchie policière corrompue, une femme fatale, un crime dans un grand hôtel : les ingrédients du film noir sont à la place qui leur revient dans Le Caire confidentiel. Tarik Saleh, réalisateur suédois, d'origine égyptienne, en joue avec maestria, les intégrant d'une manière nerveuse à une intrigue complexe et parfois confuse, là aussi c'est presque une loi obligée du genre. Malgré un certain manque de fluidité dans la mise en scène, il y a une vraie ambiance poisseuse dans le film qui est rehaussée par l'idée de placer l'action en janvier 2011, au début de la révolte qui finit par éliminer le régime autoritaire de Moubarak. Le Caire confidentiel joue de la proximité géographique et temporelle avec les événements sans pour autant que ceux-ci ne prennent le pas sur une histoire criminelle suffisamment riche et aux développements de plus en plus incontrôlables. S'y greffe un portrait vivant d'une ville grouillante et interlope, une véritable performance quand on apprend que le film a été tourné dans les rues de Casablanca. Avec son physique d'aigle fatigué, Farès Farès campe le personnage principal avec une présence indéniable. L'interprétation, dans son ensemble, est d'ailleurs irréprochable conférant au film un cachet très réaliste tout en se soumettant avec souplesse au romanesque de la fiction.