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Ricco92
293 abonnés
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4,0
Publiée le 21 août 2017
Intrigue policière se situant à la veille de la Révolution égyptienne de 2011, Le Caire confidentiel est une belle réussite. Après un début qui n’accroche pas automatiquement, le spectateur est pris petit à petit par son enquête policière et sa description de la société égyptienne sous l’ère Moubarak faite de corruptions et d’inégalités de traitement selon les catégories sociales. Inspiré de l’assassinat de Suzanne Tamim, Le Caire confidentiel est un polar prenant qui plait de plus en plus au fur et à mesure de son avancée.
Un clin d'œil à L.A confidential, une B.O très sympa pour qui aime les chansons d'amour en arabe, un flic bourru (mais c'est parce qu'il cache une vraie fêlure en lui, en apparence il pleure son épouse), un milieu d'argent, de spectacle, de politique et d'affaires. Une belle chanteuse assassinée et évidement on l'empêche de faire son job. On découvre la corruption, une plaie d'Egypte donc, le tout la veille de la révolution dont on sent poindre les prémices en toile de fond. Le tout est tourné à Casa ... conséquemment. Très bien ce film
Bon film policier, bien mis en scène, avec le souci de toujours intégrer Fares Fares dans les lieux qu'il traverse. Tarik Saleh substitue à la question procédurale de savoir qui a tué la question morale de savoir si le sens de la justice de Nourredine (qui en fait un hériter égyptien de Marlowe) va résister aux pressions politiques. Une belle réussite. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
C'est en fait un film de crime politique et social, impliquant des flics limités, perdus et corrompus qui recherchent un sens à leur vie désespérée et inutile. C’est l'histoire de ce type de flic, un veuf, qui lutte pour que justice soit faite malgré les magouilles et les les exigences du régime qui le freinent. Ce flic est pourtant un anti-héros pur, pour qui l'auditoire peut ressentir une grande empathie, parce qu'il est proche de la réalité de ce pays où la corruption se propage comme une maladie, une répression, partout, du fond de la société au sommet de ce système. C’est un véritable film noir, influencé par le film noir américain, mais de la meilleure façon (loin des clichés manichéens des blockbusters hollywoodiens, avec d’un côté les gentils flics, et de l’autre les méchants voyous). Certes, c’est un film déprimant et totalement désespéré, mais c’est un milliard de fois mieux que les navets d'Hollywood que la grande majorité des spectateurs vont voir… Tarik Saleh aime des réal’ comme Melville, Polanski, Friedkin, Kurosawa ou encore Joon-HO, pas étonnant donc qu’il nous offre un thriller sombre, captivant et profondément nihiliste d'un pays dangereux et corrompu. Ne manquez pas ce film !
Une description implacable de ce qu'est la corruption à tous les étages des services de police - en Egypte en plein chaos de 2011 en l'occurrence. Ce vertige de ne pouvoir se fier à qui que ce soit, cette insécurité permanente de n'avoir plus aucune référence à ce que devrait être la justice ... Un policier corrompu mais avec des principes, un témoin immigré qui ne sait pas lire l'arabe, un potentat député, un cacique de la police uniquement intéressé par la meilleure répartition des détournements ... personne n'est épargné par le seul désir de sauvé sa peau au milieu de cette fange de déni de justice ! C'est vertigineux !!
Mais POURQUOI, au grand POURQUOI, nous vend-on ce film comme le polar de l’année ? J’ai passé la séance à penser à autre chose, rien n’est prenant, rien n’est haletant, on s’endort. On dirait la série Une Femme d’Honneur, mais version orientale, avec des personnages sans profondeur et des dialogues à dormir debout. Sans parler du montage qui est vraiment douteux, voire amateur. Vraiment c’est sans intérêt, aucun. Toute cette super promo laissait supposer un polar poisseux et furieusement politique. Au final, le film n’est qu’une succession de clichés, saupoudré de révolution arabe pour faire croire au thrilleur politique. Le Caire confidentiel reste un polar classique sans grande originalité. L’intérêt porte principalement sur le cadre.
L'Egypte, terre de culture millénaire et pourtant ... pays dominé par une corruption érigée en système économique. Si l'on apprends rien de spécial avec ce film, on vit de l'intérieur un pays en proie à ses démons. Edifiant.
Le polar de l'année ? Certainement pas ! Ce titre revient à Que Dios Nos Perdone. Mais, Le Caire est saisissant sur la situation politique de l'Égypte au début de l'année 2011. Le scénario à peu d'intérêt mais les acteurs sont magistraux.
Film sorti au début de l’été et heureusement toujours en salle…le titre français est un rappel un peu appuyé au L.A Confidential de James Ellroy, référence en matière de film noir. Le titre d’origine The Nile Hilton Incident est moins évocateur, et si le film a reçu le Grand Prix du jury au dernier festival international du cinéma policier de Beaune, c’est d’abord une peinture très sombre et sans concession, d’une ville en proie à une corruption endémique qui n’épargne personne. Et pourtant le film qui devait bien entendu être tourné au Caire a vu les services de sécurité égyptiens fermer le plateau trois jours avant le tournage et obliger Tarik Saleh à déménager à Casablanca…il faut avouer qu’à défaut d’être cairote, l’illusion est parfaite… Le scénario s’inspire d’une histoire vraie, le meurtre de la célèbre chanteuse libanaise Suzanne Tamim, dans un palace de Dubai en 2008. Un homme d’affaire égyptien, membre du parlement, proche de la famille du Président Moubarak avait été reconnu coupable d’avoir versé 2 millions de dollars à un haut gradé de la police cairote pour tuer son ancienne maitresse…les deux hommes avaient été condamnés à la grande surprise de la population…Le film mêle donc un crime de sang, à résoudre par un inspecteur dépressif, à la grande histoire , celle de la révolution de janvier 2011, qui couve puis éclate à la fin du film…Le film est porté par un immense et brillant Fares Fares, formidable en inspecteur Nouredin, au bout du rouleau, gominé et clope au bec, visage taillé à la serpe et qui est de tous les plans…enchainant cigarette sur cigarette comme tout bon détective de film noir…il arpente une ville la nuit, à l’étonnante lumière ocre, en tension permanente, ne laissant aucun repos…lors d’une étonnante séquence, la voiture des policiers traverse une rue commerçante grouillante d’animation, la caméra calée sur le siège arrière, capte le système de corruption généralisée , les débiteurs tendant par la fenêtre ouverte les enveloppes de billets….dont une partie revient au commissaire , oncle de Nouredin…cette corruption généralisée n’épargne pas les plus pauvres, car la jeune Salwa, immigrée soudanaise, femme de ménage au Nile Hilton et qui a été témoin du crime, cherche elle aussi à faire chanter l’homme d’affaires avec l’aide d’un responsable de quartier….On oublie l’intrigue policière, assez lâche, pour être confronté à cette ébullition révolutionnaire qui nait en contre point de l’enquête pour mieux éclater à la fin et y engloutir Nouredin…son dernier et vain sursaut de dignité sera balayé….et ce printemps, nous le savons aujourd’hui n’était qu’une illusion…c’est ce qui rend ce film fascinant !!!
L'ensemble est correct mais pas au niveau "des enquêtes du départements V". J'aurais aimé plus d'interactions avec la révolution égyptienne. Je suis inquiet pour la santé de Fares Fares qui fume du début à la fin du film. Une visualisation sur petit écran peut convenir pour ce film dont l'action se déroule essentiellement en ville et à huis-clos.
Bon film policier qui nous dévoile le monde corrompu des institutions policières et gouvernementales juste avant la chute de ce régime égyptien à bout de souffle. L'action est rondement menée et les acteurs sont crédibles.
"Le Caire Confidentiel" nous plonge dans un environnement totalement réaliste et crédible, soit quelques jours avant la révolution égyptienne de 2011. Le contexte est en soi passionnant, et il reste omniprésent tout au long du film (la corruption de toutes les échelles de la société, la pauvreté de certaines classes sociales, la richesse inouïe d'une élite retranchée dans des quartiers fermés et gardés) jusqu'au plan final sublime. Quant au polar proprement dit, il est tout bonnement excellent : un scénario en béton, des personnages fouillés et des acteurs très convaincants.
Un polar sans grande envergure, lent à démarrer et parfois un peu confus. La seule originalité réside dans la toile de fond de l’Égypte pré-révolutionnaire, marquée par la corruption généralisée et l'impunité pour les élites politiques. Mais la révolution de 2011, qu'il aurait été intéressant d' aborder et d'expliquer, est à peine traitée si ce n'est à la fin du film et sans rapport avec le reste du film. Une nouvelle fois, j'ai du mal à comprendre les critiques ultra positives, notamment de la presse, autour d'un film.