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Carlos Stins
88 abonnés
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3,0
Publiée le 21 décembre 2017
"A ghost story" représentait ma grosse attente de cette fin d'année et le résultat m'a laissé quelque peu circonspect. C'est une oeuvre dont l'ambition n'égale que son originalité que nous propose David Lowery, une oeuvre foisonnante et déconcertante. Il est indéniable que le cinéaste américain maîtrise le langage de l'image, il sait transmettre à travers de longues séquences silencieuses des émotions et un propos qui porte à réflexion. La réalisation est très soignée sur le plan esthétique, proposant des plans qui imprègnent durablement la rétine avec ce cadrage si particulier. La bande originale est très bien utilisée et se trouve être à l'origine de ce que considère comme la plus belle scène du long-métrage (la scène où spoiler: Rooney Mara et Cassey Affleck écoutent de la musique avec leurs écouteurs ). De ces scènes intimistes se dégagent une profonde mélancolie face à futilité et la petitesse notre existence. David Lowery partage sa vision de la vie, une vision qui donne le vertige et amène le spectateur à se questionner sur lui même. Ce qui me pose problème avec ce film, c'est que je ne suis pas parvenu à saisir totalement la démarche de Lowery et le message qu'il tentait de faire passer. Si le film pose des questions intéressantes, il n'apporte pas vraiment de réponses et tombe même parfois dans des réflexions philosophiques assez faciles et convenues. J'ai l'impression que Lowery n'est pas parvenu à maîtriser pleinement son sujet, que celui-ci lui échappait parfois comme si il ne parvenait pas à proposer un film à la hauteur de ses grandes ambitions. Beaucoup comparent ce film au travail de Terrence Malick, mais je trouve que Lowery tombe parfois dans la facilité et la caricature du cinéma de Malick en faisant durer certains plans plus que nécessaires. Faire du cinéma contemplatif ne se résume pas à faire de longs plans interminables dont rien ne ressort et j'ai eu personnellement l'impression que Lowery tombait un peu trop dans la facilité. "A gohst story" vaut bien étendu le coup d’œil, ne serait-ce que pour le duo exceptionnel que forment Cassey Affleck et Rooney Mara, mais j'avoue ne pas avoir été pleinement convaincu. J'ai en réalité du mal à avoir une opinion arrêtée sur ce film pour qui un deuxième visionnage s'impose selon moi pour en saisir toute la portée.
J'ai commencé à regardé le film avec un mauvais pressentiment. Le cadre, certains effets, les plans longs; je commençais en pensant le film peut être un peu prétentieux. Et si je ne me défait toujours pas de cette impression même après avoir vu le long-métrage en entier ( (je considère toujours certains passage comme un peu trop tape à l'oeil, une esbroufe un peu gratuite), elle est très largement contrebalancée par la puissance du film en général, et j'ai très vite oublié cet aspect qui me dérangeait au début. A Ghost Story est un film qui m'a touché comme peu l'on fait ces derniers temps, et a su poser son raisonnement métaphysique ainsi que ces questions philosophiques assez subtilement, sans lourdeur, mais en restant, selon moi, toujours assez clair. Et quand bien même il ne le serait pas, je considère ce film comme faisant partie de ceux dont on n'a pas besoin de saisir tous les aspects, tous les symboles et toutes les métaphores pour l'apprécier, au même titre qu'un 2001 L'Odyssée de l'Espace (sans pour autant les comparer directement bien sûr), ce sont des images qui frappent l'imaginaire, l'inconscient, et qui résonnent quelque part, d'une certaine manière. Si l'on ne saisit pas formellement tout ce qu'il nous dit, et c'est mon cas, l'on n'est néanmoins troublé et touché. Et puis, d'un point de vue formel, j'ai très vite commencé à apprécié le cadre type "Instagram" -qui pourtant m'agaçait un peu au début-, le réalisateur a très clairement une bonne maîtrise de son cinéma et sais composer des plans marquants (ils le sont presque tous), la BO discrète est légère accompagne parfaitement le film et lui ajoute une certaine saveur, les comédiens sont plus que corrects... bref ! Une expérience particulière qu'il faut tenter.
Je croyais avoir déjà touché le fond! Mais là, je me suis dit, heureusement que ça ne dure que 1h30. Et comme pour tous les navets, on va au bout parce qu’on imagine toujours qu’il y aura une fin formidable....ment nulle
A ghost story n'aura pas réussi son pari. Que font Casey et Rooney dans ce projet ? On se le demande. Pourquoi avoir choisi ce filtre vieillot et ces bordures arrondies au format ? Cela n'apporte rien. Pas de dialogues, les seuls mots que l'on entend ne font pas avancer l'histoire ou la réflexion. Pas de musique. Trop de contemplations, trop de plans identiques, sans rien avoir à regarder finalement. Parfois à vouloir faire un film qui se veut intelligent et pleins de réflexions, tue le concept. A éviter tout naturellement.
Insupportable parce que tellement prétentieux. Mais n'est pas Haneke ni Bergman qui veut. Il ne suffit pas de longs plans séquences pour être un grand cinéaste. Ce film est un objet ringard qui passe sont temps à nous dire "vous avez vu!! je suis un réalisateur intelligent!!" avec des clignotants indé autour de l'écran. Ridicule
Un drame sur le deuil au minimalisme mortel. A fuir absolument si vous tenez à la vie, donc. Ce film représente un défi pour le spectateur, même volontaire.
Ce que les critiques positives omettent de dire, au-delà du légitime éloge de la photographie et de la dimension poétique, c'est qu'on s'ennuie mortellement pendant la majeure partie du film ! Le comble étant la fameuse "scène de la tarte" en plan fixe, qui dure une éternité ; personnellement, j'ai pris trois rides entre le début et la fin du plat.
Les premières 20 minutes sont tout simplement mortellement chiantes... Plusieurs personnes sont parties, et j'étais à deux doigts de partir moi aussi, étrange cette lenteur qui ne semble servir absolument à rien, ces plans interminables ...
Dieu merci c'est passager et après le départ de " la femme " l'histoire devient intéressante, mais n'intéressera peut être pas tout le monde, hormis les personnes qui ont un réel intérêt pour le thème de la vie après la mort et des " âmes errantes ". J'ai finalement aimé, vraiment dommage ces 20 premières minutes, mais ça aurait été dommage de partir.
Ce fantôme qui au départ nous semble tellement ridicule sous son drap blanc devient ensuite touchant. Mais c'est quand même dommage qu'il y ai si peu de films traitant de ce thème autrement qu'à travers le film d'horreur ou ce style de film, qui clairement ne parlera pas au plus grand nombre.
Ah la la il est tout à fait compréhensible de dire que le film est ennuyeux à mourir car les ingrédients sont là: des plans interminables et des paroles philosophiques incompréhensibles pour les simples d’esprits. Pour ma part j’ai trouvé le film absolument fascinant et touchant. Le film est un chef d’œuvre, il ne ressemble a aucun autre films, il respire la nostalgie la philosophie. Je conseille donc ce film aux philosophes et aux cinéphiles, les amateurs de Fast and Furious 2 3 et 5 passez votre chemin.
Il y a des films qui racontent une belle histoire, très fermée, dont on se prend d'affection pour les personnages. A ghost story n'est pas ce genre de film. Au contraire, c'est un film qui ouvre plein de portes, c'est une oeuvre dont la poésie permet des réflexions sur le temps qui passe, sur la trace que l'on laisse ou pas sur cette Terre, sur l'unicité et la diversité. Il y a du Tarkovski dans cette façon d'aborder le "Temps scellé". Amateurs de rythme ou d'un remake de Ghost, passez votre chemin. Si vous aimez les films dont on se souvient encore une semaine après les avoir vus, si vous êtes des spectateurs capables de faire du chemin sans vous laisser conduire, foncez, vous aurez de quoi réfléchir !
C'est typiquement le genre de film que l'on va adorer ou détester. L'histoire est une vision particulière de ce qui pourrait se passer après la mort mais ce n'est pas ça le plus important. La force du film est clairement dans l'atmosphère qu'il dégage. Les longs plans où il ne se passe presque rien mais où la force des images et de la musique font tout le travail. Et c'est très puissant ce que dégage ce film car la trame de fond est l'amour d'un homme pour une femme. Avec beaucoup de silence, on se laisse emporter dans beaucoup d'émotion. Très touchant surtout la fin du film. On ne peut qu'être troublé par ce film pour autant qu'on le regarde l'esprit très ouvert, bien au calme.
Ce film, si tant est que l'on puisse désigner ce navet de film, me rappelle les courts métrages que l'on voit parfois dans les expositions d'art contemporain. La même scène en boucle qui passe et repasse. Le pompon revient à l'interminable scène de la tarte. A la sortie, le pire "film" de l'année.
À fuir. Complètement nul et d'une lenteur insupportable: un plan de 5 minutes où la fille devenue veuve assise par terre, mange et va vomir. Aucun dialogue ou presque. Le fantôme ridicule avec son drap et ses deux trous pour les yeux sans aucun effet spécial : a l'heure actuelle, ce n'est pas minimaliste comme l'écrivent les pseudo intellos qui se dénomment critiques mais d'une pauvreté archi nulle. Scandale, nul, ce n'est pas un film mais un essai type film vidéo sans aucun moyen d'un étudiant en cinéma qui présente un essai à ses professeurs. À éviter
spoiler: Le fantôme qui cherche à retrouver les mots écrits par celle qui était sa femme avant de pouvoir enfin s'évaporer en esprit. Une quête du temps qui peut s'écouler lentement, ce qui ne veut pas dire de manière paisible - celui de l'épouse après le deuil, ou en accéléré, - la construction d'une ville nouvelle, temps personnel et temps sociétal. Temps aussi des civilisations avec ses luttes et ses guerres, quand le fantôme se perd dans sa recherche du moment où le papier a été enfermé dans la fente du montant de la porte, et qu'il se retrouve emmêlé dans la "conquête de l'ouest". Correspondances du hasard (?) quand une petite fille et la femme font les mêmes gestes à des dizaines d'années d'écart, ou correspondances entre des personnes qui ne connaîtront pas mais qui habitent des mêmes lieux. Un fantôme en colère quand il craint de perdre "sa" maison, un fantôme qui écoute quand une bande d'amis philosophe sur les infinis des temps et des espaces. Et une chanson qui dit ce que peut être la vacuité de l'être, du néant comme de la vie, de la solitude. Finalement, plein d'ouvertures et de questionnements à l'issue de ce film qui mérite d'être vu, en étant patient et ouvert aux autres et au monde…