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Galactus
9 abonnés
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3,0
Publiée le 5 janvier 2018
Alors attention, ce film prend ou pas. Pour la majorité de la salle, ça a été plutôt ne prend pas. Mais pour quelques uns comme moi, ça a bien pris, au bout d'un moment. Il faut être patient, et l'histoire se révèle, et peut accrocher. Le film reste très bizarre, mais offre vraiment une réflexion intéressante, sur les fantômes et la mort.
ce film est une ode au temps et au silence. alors que notre société nous impose d aller vite, de manger vite, de passer vite à autre chose, de montrer, de crier , de s exprimer...ce film est tout le contraire. on prend le temps de s aimer en silence, pas besoin d entendre un je t aime pour comprendre qu ils s aiment, pas besoin de cris pour comprendre qu elle souffre. on digere le deuil en digérant le temps. 2minutes par plan dans ce format polaroïd qui nous renvoie sur l album photo du temps qui passe. on s attarde sur chaque photo. le film est lent mais ne semble pas long et finalement tout passe. pas besoin de mot, le silence s exprime mieux que ce monologue d un des invités . ce film est un poème
Que d'émotions à travers ce film poétique à souhait. Les longues séquences qui composent ce film sont des concentrés de beauté et de sentiments. C'est minimaliste, mais le plaisir éprouvé est pour le coup énorme. Le cinéma c'est quand même bien.
Je peux comprendre que le film soit clivant car très sensoriel et contemplatif. Certaines scènes semblent même allongées sans raison. On se rapproche d'un Terrence Malick. Cependant, autant le début du film est très lancinant autant la fresque sensoriel devient plus brute et pertinente. Le but du réalisateur est de nous faire ressentir le temps qui passe. Quoi qu'il arrive on arrive toujours à une fin. Le récit prend une direction inattendue et on est happé par l'histoire. On suit le parcours de ce ghost dans le temps et perdu. Film à voir mais va diviser car il joue beaucoup sur son rythme et ses longs plan fixe. Rien que pour la bande son et l'expérience que le film propose, je le conseil.
Un film à ressentir et à vivre pleinement. Privilégiez l'expérience en salles pour plus d'immersion et éviter d'interrompre le récit. Si l'on prend le postulat d'une "vie" après la mort, le film traite de la mémoire que l'on laisse derrière nous et des différentes formes de souvenir ( par l'image, l'oeuvre de la personne, la mémoire, un objet, un lieu, ... ).
Le point de vue du fantôme est très sensible et bien retranscrit, notamment par le rapport différent au temps ( qui est un des acteurs "invisibles" du film ) et le fait qu'il développe des sentiments dans la recherche de l'apaisement et du repos de l'âme (spoiler: si je fais une digression, il y a aussi pour un autre fantôme présent dans le film ce qu'on appellerait aujourd'hui le "lâcher prise" ce qui donne un passage court mais assez triste ).
Bref, un film que j'ai vu un peu tard par rapport à sa sortie. Toute la hype qu'il y a eu autour m'a peut être gâché un peu la surprise. Mais encore une fois, l'expérience ne peut s'apprécier pleinement que si on s'y consacre vraiment.
Après un « Peter et Elliott le Dragon » en phase avec nos attentes, David Lowery revient aux commandes d’une surprise de qualité. Il fallait peu de moyen pour mettre en place une dramaturgie aussi forte émotionnellement. Essentiellement concentrer sur l’instinct du spectateur et de sa vue, on partage un sentiment que l’on ressent au moins une fois dans sa vie. La mort est le témoin de l’oubli et du pardon. Tout ce qu’il y a de religieux, nous consentons à en accepter la métaphore et toutes les nuances qui l’accompagnent. Le sens de la vie mérite une étude entière et chaque personne aura droit à sa vision des choses. Lorsqu’il s’agit de déterrer tout ce qu’il y a après la vie, tout n’est qu’utopique. Mais dans ce fossé abstrait, réside une attention plus poétique et le réalisateur s’en empare avec un style bien épuré, sans sombrer dans un gimmick fastidieux. Ainsi, il réinvente ce qu’est un fantôme, il réinvente son histoire.
Casey Affleck et Rooney Mara forment un couple passionné et mélancolique, aux désirs limités. Leur identité ne nous est pas révélée, mais cela importe peu face à ce qui compte vraiment. Ce n’est pas la complicité qui les lie, c’est bien plus profond. Il s’agit de découvrir les vestiges de souvenirs perdus et l’empreinte qu’on laisse derrière soi. Après la mort de l’homme, son esprit hante les murs de son foyer. Spectateur du désastre que sa disparition a causé, il est devenu, aussi bien un fantôme du passé qu’un fantôme du présent. Le témoignage qu’il laisse est dépourvu de dialogue. Les longues séquences sont ici pour alourdir le fardeau de l’absence, décrivant le malheur laissé sur les individus en général. Au chronomètre, le choix semblerait ambigu, mais le résultat propose une lecture pertinente du deuil permanent de la femme et son mari. Bien que son silence en impose, on peut ressentir le chagrin qu’il partage avec sa partenaire, submergée de tristesse. On parvient peut à peu à se libérer frénétiquement d’une peine insoutenable pour passer davantage à un regard posé sur la réflexion humaine.
Le temps file et n’attend pas. Il fallait prévoir un voyage sur plusieurs générations afin de mieux accepter les nuances qui préoccupent la solitude de ce fantôme désemparé. Presque intemporel et presque démuni de son identité, ce dernier figure souvent en arrière-plan, afin que l’on fasse passer l’émotion avant tout. L’action que l’on illustre est souvent une fresque de la peine qu’il subit. Inerte, il dévoile pourtant un fort potentiel qui lance une dynamique d’introspection bien réfléchie. L’évolution, c’est tout ce qui change autour de lui. Dans l’esprit, il reste prisonnier de sa conscience et des responsabilités qu’il a perdues. De plus, il reste cloisonné dans un paradoxe, indépendant de sa volonté, comme si son châtiment était de devoir réparer quelque chose ou de se remémorer quelque chose.
La musique utilisée est loin d’être monolithique. Chaque parole est pesée avec une sensibilité, illustrant tout une impuissance dans le drame. Elle induit, en quelque sorte, un troisième personnage où il narre la déplorable avancée du désespoir et du regret. Cela rend la photographie plus crédible et le format adapte non pas son style par rapport à l’époque. Le temps est à considérer sur sa durée interminable plutôt que sur un événement ponctuel qui n’aura pas de raison d’exister plus longtemps. Que reste-t-il donc après la mort ? Une question qui ne trouvera que d’autres questions en réponse et ainsi de suite.
Le pari risqué que fait Lowery s’avère payant et « A Ghost Story » devient une histoire émouvante, au-delà de toute la spiritualité qu’elle dégage. Sans épouvante, sans regret, le film convainc autant par sa simplicité d’écriture que dans son effort à combiner les arcs temporels afin de définir le message que recherche le disparu. Au final, le personnage qui se trouve sous le drap blanc déjouent les codes, malgré son dynamisme et sa sensibilité induits dans la passivité. Il n’y a que des mots pour décrire, mais rien ne remplacera un visionnage attentif afin de se laisser surprendre et séduire. Sensoriel au plus haut point, l’évasion de l’esprit est garantie et ouvrira de nouvelles portes que l’on considère peu, alors que le plus petit détail peu changer la donne. Il est rare, en ce moment, de constater un tel niveau d’emprise sur l’émotion. L’expérience vaut le détour et finira par hanter notre âme, qu’il soit cinéphile ou non.
C'est un film particulièrement spécial et original, peu commun. Moi qui aime beaucoup les films fantastiques, j'ai aimé celui-là qui sort vraiment de l'ordinaire. L'ambiance l'atmosphère sont vraiment étranges. Aussi tout est très simpliste et minimaliste. Il peut autant plaire que rebuter complètement. Ce film a pour but de parler de l'esprit des défunts et de leur ressenti et de leur vision du monde qu'ils ont quitté. Ce visionnage fut vraiment une expérience spéciale.
David Lowery revisite avec panache le thème du fantôme, reprenant à son compte l'iconographie du drap blanc sur un corps humain, mais en y apportant un incontestable coup de jeune scénaristique. Ici le récit, qui débute de manière assez classique, prend rapidement une tournure inattendue, et l'histoire qu'on pensait se restreindre à un drame familial fantastique évolue en une réflexion à la poésie folle sur la vie, l'amour, la mort, la mémoire, le temps, l'art à travers des embardées lyriques et transcendantales qui ne sont pas sans rappeler le meilleur du cinéma de Terrence Malick. Certaines scènes, notamment au début, consistent en des plans fixes dont la longueur volontairement étirée peut être déstabilisante. Rooney Marra est solaire et la musique signée Dark Rooms est enivrante. Une très belle surprise d'un cinéma américain indépendant qui a encore de superbes choses à nous offrir.
A sa mort, l’ectoplasme d’un homme est contraint de résider dans la maison qu’il partageait avec sa compagne et à observer les évolutions de l’une comme de l’autre au travers des siècles en une étrange stratégie temporelle dictée par son cœur qui aime et sa raison qui souhaite s’en libérer. Conte poétique jouant dans son fond comme dans sa forme sur la longueur et la pénibilité d’un temps qui s’éternise cruellement, pour ce fantôme désespéré, n’ayant aucune autre solution pour parvenir à sa fin, enfin aboutie au bout d’1H25 de patience apathique. L’intéressante, originale et paradoxale qualité du film tient dans les évocations par l’image, les déductions par les circonstances, les sentiments par l’empathie, et l’enjeu bien sûr, révélé à la toute fin. Elle parvient à rendre le film plus captivant qu’ennuyeux, tant la narration se veut quasiment inexistante, les plans excessivement longs et lents, mais qui racontent et transmettent pourtant tout sans rien dire et presque sans bouger. Je suppose que le centrage topographique, la froideur de la mort et le supplice de l’éternité devaient probablement passer par ces longueurs hypertrophiées, à la limite de l’immobilisme, voire de l’endormissement. Mais j’imagine aussi que cet exercice de poésie sombre et de torture temporelle aurait parfaitement pu tenir dans un court métrage moins masturbatoire.
J'ai trouvé que ce "film" était ennuyeux du début à la fin. Il ne se passe absolument rien pendant 1h30, les acteurs sont plats tout comme ce pseudo film. N'allez surtout pas le voir il y a des meilleurs façon de perdre son temps
A Ghost Story fait partie de ces films qui ne laissent pas indifférent. Il y a aura ceux qui crieront au chef d’oeuvre, d’autres à l’imposture et certains comme moi, qui se sentiront divisés. Le réalisateur David Lowery qui réunit de nouveau Casey Affleck et Rooney Mara après Les Amants du Texas, signe un film d’une beauté incontestable. Une poésie tant contemplative que...
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Un film où j’ai failli m’en dormir tellement c’est creux.... aucune action, des longueurs interminables, une allégorie du cercle de la vie totalement loupée . passez votre chemin
Je n'arrive pas à comprendre que l'on puisse crier au génie! Ce film est d'une prétention rare, une sorte de mauvais Terrence Malick mâtiné de Kubrick version 2001 Odyssée de l'espace, qui se perd en clichés et démonstrations lourdes, sans grand intérêt intellectuel ni même de divertissement. On peut - à la limite - accepter le parti pris de départ qui consiste à nous présenter un fantôme sous la forme d'un ectoplasme sous un drap, en se disant que l'on se prend au jeu pour suivre le réalisateur dans sa fable, mais le voir affublé dès le départ de deux trous pour les yeux est d'un ridicule qui confine à la blague potache. Je passe la scène de tarte, insupportable, dont on se demande si elle n'est pas étirée pour que le film atteigne l'heure et demi syndicale et sur les sentiments de tristesse et de jalousie du fantôme plus que caricaturaux. Le summum de la bêtise est atteint quand un second fantôme, féminin cette fois-ci, apparaît dans la maison voisine et pour lequel Lowery ne trouve pas meilleure idée que de le présenter avec un drap fleuri rose, leur conversation s'établissant à l'écran sous forme de sous-titres démonstratifs ! On se demande ce qu'il aurait pris comme étoffe s'il s'était agit du fantôme d'un chien? D'ailleurs, ce fantôme parait bien fatigué, car souvent assis, et quand il n'est pas content, et qu'il ne soulève pas des tasses pour les briser, il le fait savoir aux vivants en tapant sur le piano, une trouvaille cinématographique qui permet "fort astucieusement" au réalisateur de revenir sur la scène "paranormale" du début du film. Le spectateur voit le fantôme qui voit son personnage qui voit les effets de son fantôme qui voit presque le fantôme de son fantôme... bref une mise en abîme bien vaine et digne d'un scénario pour adolescents. (J'adore les nombreuses critiques de la presse qui parle d'histoire vertigineuse!). On comprend que Lowery veut nous parler du temps qui passe (l'éternité c'est surtout pénible vers la fin comme dirait Woody Allen alors il faut bien que Casey le fantôme en finisse en sautant d'un immeuble pour abréger sa souffrance, voyons!)' La scène des pionniers, posée là pour nous faire comprendre qu'il y a un avant et un après, est cousue de fil blanc, la palme en revenant au côté cheap des accessoires! La scène du bobo-hipster qui déblatère lors de la fête rajoute une couche de prétention à la pseudo-philosophe du message que le spectateur peu attentif aurait peut-être loupé. Lowery finit par un effet de manche avec - enfin - la découverte du billet caché du temps de son vivant par sa femme et pour lequel notre fantôme a du encore jouer de sa faculté à remonter le temps pour pouvoir le sortir de sa cachette (car bien sûr, finalement tout a une fin, cette pauvre maison qui était la leur ayant fini par être détruite) ... et laisse le choix de l'interprétation au spectateur! Bref, le ridicule et la prétention tuent-t-ils? et si Oui, il vous reste l'éternité pour y songer!
Attention, film à visionner avec un esprit grand ouvert. Bon nombre de personnes m'ont dit s'ennuyer terriblement, je peux le comprendre ; ça n'a pas été mon cas. Il est pourtant bien vrai que le réalisateur David Lowery use de plans longs, mais les thèmes abordés (le deuil, l'amour, l'au-delà) et l'ambiance installée par une bande son géniale et des images épurées m'ont confortablement installée dans un état de méditation surprenant. Point d'ennui pour moi : entre contemplation et médiation, je me suis laissée emporter dans ce voyage spatiotemporel fantastique et en suis ressortie avec la sensation de flotter quelques millimètres au-dessus de la banalité de nos petites vies. A ghost story n'est pas un film, c'est du cinéma. Chapeau l'artiste.
Le dernier-né de David Lowery (Les Amants du Texas) se divise en deux grosses parties et il fallait bien la seconde pour nous réveiller. Bien que l’on reconnaît sans peine le talent du réalisateur pour nous parler du deuil et du temps qui passe, on a souvent l’impression que le bonhomme tenait là un formidable moyen-métrage, rallongé par nécessité, par sadisme ou par nombrilisme. Chaque plan dure des minutes entières et on reste encore sous le choc d’une scène particulièrement indigeste, dans tous les sens du terme.