On pense forcément à "Mort à Venise" lorsque on découvre cette nouvelle incursion au sein du milieu bourgeois cultivé, marqué par l'avènement du désir. "Call me by your Name"repose sur deux charpentes solides qui portent sans problème le film. La première est le scénario de James Ivory : le cinéaste livre une écriture en or, qui sur certains thèmes comme l'homosexualité sort salutairement des sentiers battus. La seconde réside dans l'interprétation d'ensemble des acteurs, tous à la hauteur des enjeux ; absolument éblouissant, Timothée Chalamet s'affirme d'office comme la révélation de l'année. Ces deux facteurs sont ensuite combinés avec la manière par Luca Guadagnino. Ce dernier n'a pas la puissance de subtilité d'un Kechiche mais s'avère un cinéaste extrêmement prometteur. Son approche ciselée du désir et sa direction d'acteurs magistrale en font un de ceux dont on attend le plus les prochaines productions.
Avec Amore, Guadagnino avait déjà signé un film solaire sur les amours contraires. Il parvient ici à l’éblouissement. Rarement l’osmose entre deux êtres n’avait été à ce point sublimée au cinéma. C’est dans une Italie baignée d’arts classiques (archéologie, littérature, musique…) des années 80, inondée du soleil des adolescences oisives et lascives que le spectateur assiste à l’éclosion de l’amour entre Elio et Oliver. Il se décline depuis sa germination, la rencontre entre ces deux éphèbes, la séduction-et ses délicieuses résistances- l’éveil sensoriel progressif qui s’alimente d’un rien. L’éclatante scène de l’aveu autour du monument aux morts annonce les instants fusionnels où, en caméra subjective, le spectateur se plonge dans une temporalité suspendue. Le retour au réel n’en est que plus douloureux pour les amants mais aussi pour le spectateur tant il a eu pendant quelques instants l’illusion d’entrevoir « le ciel antérieur où fleurit la beauté ».
Le film est très bien fait et la naissance du désir parfaitement filmé, soit. Mais pourquoi c'est aussi long et répétitif? Certes j'admettrais que ce n'est pas mon genre et que c'est à cause de ça que j'ai eu du mal. Mais quand même, un petit peu de facétie dans la mise en scène n'aurait-il pas été bien vu? Elle est bien sage et tranquille cette passion.
Je ne sait pas quoi penser de ce film, un mélange de scènes mal jouer et non fini et j'ai quand même eu de la compassion envers le jeune à la fin. Sensation étrange !
Très beau film ... Sensible, subtil ..... deux choses à dire n'oubliez pas qu'il se passe en 1983 ( je dis ca car quand je lis les critiques sur le site je ressens que les auteurs l'ont oublié..... et j'ai bien aimé revoir cette époque ou il n'y avait pas de téléphone portable........
En supposant qu’on vous invite, qu’on vous incite à aller voir un film d’une subtilité intemporelle, d’une atmosphère particulière en mise en scène retenue, évocatrice, sobre et imaginative, vous ferez comme moi et remercierez l’intelligence de votre jumeau cosmique de vous avoir soufflé ce moment cinématographique au delà du temps, et en émotion intérieure… Bravo JC
Magnifique film à ne pas rater s’il se joue encore. Tout y est douceur, finesse et bienveillance sans aucune mièvrerie. J’ai mis un peu de temps à rentrer dans le film mais au final j’ai adoré. Une grande intelligence émotionnelle , une très belle narration. De magnifiques acteurs libres, et subtils.Un film qui fait du bien.
Le type même de réalisation à laquelle je n’ai pas adhéré du tout... je n’ai pas aimé (à part la photographie bien sûr à laquelle on ne peut rien reprocher je crois) cette ”histoire” qui n’en est pas une. Beaucoup de bavardages qui se voudraient quoi au juste ?... je n’en sais rien. J’ai eu le sentiment que tout était surtout plus superficiel que bien profond. Beaucoup de pédantisme avec des citations à en revendre en guise de références, lesquelles n’apportent rien. J’ai trouvé en plus que si T Chalamet interprétait peut être bien son personnage, il avait un physique tellement ingrat (que je trouve à vrai dire même laid mais les gouts et les couleurs, une fois de plus......) donc, ça n’a rien arrangé je pense pour me faire apprécier l'ensemble.
J'étais au départ dubitatif face à ce que je voyais. Très "film d'auteur" sur la forme, les plans à rallonge où il ne se passe rien se succèdent, le montage musical est au départ très... étrange... Ajoutez à cela le changement constant de langue, les personnages parlent anglais, italien, français, parfois même allemand, et le tout dans les même conversations, ça demande du coup une concentration assez forte (les sous-titres disparaissent lorsqu'ils parlent en français, mais on ne comprend pas forcément tout de suite qu'ils parlent français ^^). Tout ça est rattrapé par un excellent casting, pas seulement pour les deux personnages principaux qui sont excellent, mais l'ensemble de la distribution est crédible. Et puis il y a cette ambiance d'été vraiment très bien retranscrite. Le réalisateur choisi la carte du réalisme, le fait que les personnage soient constamment torse-nu n'est pas qu'un prétexte à l'érotisme. C'est la canicule, les mouches sont omniprésentes dans les plans, la mère tient une conversation totalement sérieuse avec de gigantesques auréoles de transpiration. Ce réalisme se retrouve dans à peu près tous les éléments du film, qui a une approche à la fois pudique et crue, loin des clichés du film romantique. Le dernier tiers est lui sans aucun défaut Très touchant, plus travaillé musicalement et esthétiquement. J'en sors au final sans trop savoir quoi en penser. Et puis les jours passent, et ne reste que cette interprétation magnifique, ce couple auquel je me suis attaché. Et les défauts qui m’empêchaient au départ de me plonger dans le film me paraissent alors complètement dérisoires. C'était simple, beau, touchant. Et à noter que le film s'écarte d'une bonne partie du cinéma LGBT, on ne parle pas d'homophobie, de militantisme. Juste d'amour.
4/5. Pas un chef d'oeuvre, le film n'aurait pas souffert d'être raccourci de 30 minutes, et j'ai vraiment mis longtemps à accrocher sur son esthétisme. Mais sans conteste un très grand film tout de même, qui marquera le cinéma gay, et le cinéma romantique tout court. Je me lance directement dans le livre.
La naissance d'une histoire d'amour. Les hésitations sentimentales d'un extraordinaire Thimothée Chalamet. Ok, l'histoire est lente et linéaire mais le son et la photographie créent une atmosphère aussi chaude et vaporeuse que celle d'un éphémère été... Un film qui donne la pêche ! (oups)
Superbe film, qui nous emmène dans un monde d'intellos où transcrire la musique d'oreille et parler quatre langue est un jeu. L'émulation intellectuelle devient alors prémisse du désir physique, latent puis assouvi. Timothée Chalamet crève l'écran dans un rôle taillé sur-mesure pour ses divers et nombreux talents.
Très beau film et avec un beau dénouement lorsqu’un échange père fils prend place. Beaucoup devrait s’en inspirer me semble t’il. Les longueurs sont pardonnées grace a la manière dont est traitée la fin. Un été qui ravivera chez certain des souvenirs peut être identiques.
De belles images sur fond d'été italien, une attirance interdite et prohibée dans les années 80, la culpabilité de l'attirance et des parents qui offrent une belle éducation à leur enfant et une belle leçon de tolérance. Dommage qu'il y ait beaucoup de longueurs...
superbe photo, ces paysages d'Italie du Nord , une bande son magnifique, un jeune acteur très charismatique dans le rôle d'Elio...tout cela m'a transportée et émue comme peu de films l'ont fait. La lenteur du film,que certains critiquent, m'a conquise..beau moment de cinéma.