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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 février 2012
Au cours d' un hiver translucide , où l on ne changera ou pas de millènaire, Agnés Varda transporte une petite camèra numèrique à travers la France, de la Picardie à la Provence, en passant par Paris, la Beauce et la Bourgogne. Elle fera de la récup pour monter un film patchwork où se combine des portraits le plus souvent - en apparence- au gré du hasard. Mais on est bien loin d un inventaire à la Prévert, car ce dont nous parle ce film, c est bien du cosmos, de cet être géant où toutes les parties sont connexes, où le miniscule est géant et le gigantesque infiniment petit. L'altérité est le sujet essentiel du film , exposé d ailleurs par le viticulteur analyste. Agnés se film elle même comme une nature morte, comme une patate en forme de V comme Varda (la scéne de la main filmé par l autre main ) et filme les autres comme parties d'un même cosmos, comme un autre soi. Le recyclage est dans le fond un réflexe naturel, un geste salvateur, une forme d'art de vivre, une volonté de (se) recycler, de se récupèrer, ce que font les protagonistes du film, tant bien que mal. C'est aussi l 'une des essences du cinéma, qui récupère les chutes, la poubelle des films, parfois des décennies aprés. De toute façon, un montage ,comme le cuisinier aperçu dans le film, c est aussi l' art d 'accomoder les restes et en de domaine Agnés mèrite les trois étoiles. (il fallait le faire ce montage là, quel exploit prodigieux!) Le cosmos est rempli d'insecTEs uTIles, et ce film nous on montre des biens remarquables.
L' engouement considèrable créé par ces glaneurs occasionnera une suite deux ans plus tard, sorte d'herbier - de patatier - des cadeaux et des lettres envoyés à Varda à la suite du film. Un addendum pas forcément nécessaire, mais une forme de glossaire sympathique, et l occasion de revoir certains "biffins" dans leur mouvement perpétuel.
Agnès Varda se tourna à la fin de sa carrière vers le documentaire où elle obtint une reconnaissance critique et publique qui ne s'est pas démentie.
C'est l'exemple de ce " les glaneurs et la glaneuse " (2000 - présenté HC à Cannes ) ou elle témoigne finalement aussi d'elle-même ( n'oublions pas le titre dans son entier ) , à travers une étude sur un comportement archaïque qui se perpétue : le glanage ( autrement dit la récupération - elle peut être prise au sens symbolique : aller chercher dans le passé ce qui semble être faussement éteint ou disparu).
Chacun des témoignages touchera plus ou moins le spectateur. Pour ma part, c'est celui de Jean Laplanche ( psychanalyse et universitaire, auteur du légendaire " le vocabulaire de la psychanalyse" ) qui m'a le plus frappé.
Rencontré au détour de son film, sans savoir qui il est ( on le retrouvera dans la suite de " les glaneurs..." réalisé plus tard, comme son titre l'indique" deux ans après " ) Laplanche, constitue peut-être le témoignage d'un des aspects souterrain du glanage - la nécessité qu'éprouve le sujet de faire revivre le passé.
L'aspect qui m'a le plus touché ici, c'est l'humanité que montre la cinéaste, sa sympathie et son amour des gens. La pulsion de vie qui se dégage du film, représente ce qui m'a le plus touché. L'air de rien, " les glaneurs et la glaneuse " reste pourtant, par une sorte de charme magique ( du moins en ce qui me concerne ) gravé en mémoire.
Ce documentaire sur les glaneurs prend des détours surprenants à mesure qu'il élargit son champ d'étude. C'est aussi - surtout ? - un bel autoportrait de la cinéaste en glaneuse.
Quel beau film, à la musique étrange, inhabituelle, mais si sensible. Agnès Varda sait nous émouvoir en quelques plans. Elle dresse des portraits vivants et attachants en 3 coups de caméra, comme ces artistes à Montmartre qui esquissent votre portrait en 3 minutes. Les Glaneurs et la Glaneuse ne ressemble à rien de connu. Il est le reflet de la fantaisie, de la curiosité d'une vieille dame qui a encore beaucoup à nous dire.
Agnès Varda s’intéresse dans ce documentaire à la fois politique, sociétal et personnel aux glaneurs, grappilleurs et autres récupérateurs, tant à la campagne qu’en milieu urbain. Sur ce sujet a priori étonnant, elle réalise une œuvre attachante, simple et modeste, dont la douceur poétique qui s’exprime à chaque instant nous berce de son tendre tempo. Se laissant guider par le hasard de ses rencontres, elle nous fait pénétrer dans l’univers de gens très riches et d’autres très pauvres, de gens doucement dingues et d’autres très réfléchis, de personnes altruistes et d’autres plus tournées vers elles-mêmes, dans une démarche constante de générosité et de curiosité intellectuelle.
Tout est original et bien fait. C’est très bien écrit, le sujet est parfaitement choisi, le montage est génial, les acteurs sont géniaux, c’est intéressant, c’est drôle, les liens entre les séquences sont pas évidents au départ mais sont là.
Et puis trop de passages marquants : les pommes de terres en forme de cœur, filmer d’une main et glaner de l’autre, les camions, les chats, le grappillage. Juste c’est génial.
C’est très visuel mais en même temps très sonore.
"J’ai entrepris un exercice périlleux : filmer d’une main mon autre main qui glanait des patates en forme de cœur."
Partie documentaire super,mais sinon... C'est prétentieux,limite arrogant,ça se dit artistique,alors que ce n'est que du grand n'importe quoi,ça se veut philosophique,mais s'en ait totalement dépourvu et c'est juste trés ennuyant... Bref,du cinéma qui aurait pu être trés interressant par son charme artistique et documentaire,mais c'est quasi irregardable tant l'ennuie nous gagne peu à peu... Vraiment pas une réussite,donc.
ce film était globalement bien fait, bien que très ennuyant. il y a de très bonnes idées et des bons plans, mais il y a aussi (et malheureusement) pas mal de longueurs. les interviews et les témoignages des personnes vivant au quotidien sont intéressants, mais cela manque tout de même d'action et d'intérêt.
Agnès Varda filme les choses selon ses envies et selon les hasards de la vie, avec une modeste et tranquille liberté. Le plaisir qu'elle prend est communicatif.
Un documentaire salutaire car on apprend beaucoup sur la possibilité de vivre en dehors de la consommation. Agnès Varda parle des choses avec une curiosité amusée ce qui rend le documentaire agréable mais ce ton enfantin fatigue un peu par moment
Léger, avec un peu de fantaisie, ce documentaire filmé sans misérabilisme ceux qui glanent : pommes de terre, huîtres, fruits, raisins, marchés, encombrants,...
J'ai beaucoup aimé Les glaneurs et la glaneuse. Filmé en toute simplicité, composé de personnages tous authentiques, tous touchant de sincérité. On y trouve des artistes qui font de la récup' une oeuvre d'art, d'autres qui trouvent des trésors dans les poubelles (des denrées alimentaires parfaitement consommable), où comment faire de ce qui serait un gachis le bonheur de ce qui les glanent.. Il a le charme d'images qui semblent avoir 20 ans (tourné en 2000 je ne pense pas, mais proposé au public oui sans doute). Ca doit être une activité bien agréable de glaner dans les champs ce qui ne sera pas récolté par les producteurs, où dois-je aller pour le faire ? ;) J'aime cette femme par sa simplicité et sa curiosité pure envers les gens, son envie de partager quelques tranches de vie, qu'elle nous transmet parfaitement. A ceux qui me liront, n'écoutez pas ceux qui pense que ce docu ne parle que de patates, ils sont bien loin du compte, ce n'est pas du tout le cas, et rien ne sert de les évoquer plus... Juste faites-vous votre propre avis si vous êtes curieux ! ;-)
Un film documentaire touchant par sa simplicité, et en même temps la complexité du thème abordé. Agnes nous offre un film à la caméra transportée, simple, reprenant la base même du cinéma ; une caméra, une personne derrière, un thème et des images. Aucune frivolité, uniquement une simplicité douce, reposante, touchante, poétique,