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Un visiteur
2,5
Publiée le 30 avril 2018
Thème original mais résultat très inégal. De jolies scènes côtoient des situations convenues, des dialogues ciselés côtoient des répliques attendues, une interprétation naturelle alterne avec des scènes surjouées. Il manque un troisième frère Foenkinos directeur d’acteurs
Les frères David et Stéphane Foenkinos reviennent à la mise en scène six ans après l'adaptation de "La délicatesse", le best seller de David, l'écrivain du duo, C'est une histoire originale qu'ils proposent cette fois-ci, écrite comme sur mesure pour Karin Viard qui se glisse avec délectation dans ce rôle qu'elle connait parfaitement. Avec le temps l'actrice qui n'a pas chômé depuis ses débuts au cinéma en 1990 dans "Tatie Danielle" (plus de 60 films en 27 ans) maitrise davantage ses effets qui frisent souvent l'exubérance quand elle n'est pas suffisamment dirigée. Elle est ici particulièrement touchante dans ce rôle de quinquagénaire diplômée (professeur de lettres modernes en khâgne) qui sombre dans la dépression suite à son divorce. La jalousie frappe alors à sa porte pour lui servir d'exutoire face au refus de vieillir et au sentiment d'abandon qui l'accompagne. On le sait quand la jalousie s'apparente à la névrose, les choses devenues incontrôlables peuvent mener le sujet très loin. C'est exactement le cas ici. Le grand mérite du scénario est de ne pas miser de manière abusive sur les vilains tours que les jaloux ont dans leur sac afin de pourrir la vie de leur entourage et qui permettent à bon compte de placer le spectateur en empathie avec les victimes. Nathalie (Karin Viard) bénéficie au contraire de la compréhension de ses proches qui contribuent ainsi à ce que les choses ne s'enveniment pas davantage. Un parti pris scénaristique plutôt rare et sans doute quelque peu irréaliste mais qui donne un ton inattendu à ce joli film qui évite avec élégance le chemin qui était tout tracé devant lui et qui aurait poussé une fois de plus Karin Viard dans les petits travers qui abîment quelquefois son talent. On saluera la performance de la toute jeune Dara Tombroff, parfaite dans le rôle de la fille de Nathalie qui fait bonne figure à côté des Bruno Todeschini, Anne Dorval et Anaïs Desmoutier. Après "Lulu femme nue" (Solveig Anspach en 2013) et "On a failli être amies" (Anne Le Ny en 2014), Karin Viard parait avoir teinté son jeu d'une dose de nuance qui lui va très bien au teint. On ne peut que s'en réjouir.
La descente aux enfers d'une femme qui sent que son monde bascule. Karin Viard est habitée par son personnage et incarne vraiment cette colère dirigée contre tout et tout le monde... C'est un travers humain très bien décrit et exploiter de manière touchante, ce qui permet de s'identifier à cette personne et de se dire que cela peut arriver à n'importe qui. Très bon scénario avec une fine analyse psychologie.
Je dois l’avouer, je suis déçu, je m’attendais à beaucoup mieux. De manière générale, Jalouse manque de profondeur et d’esprit. On virevolte de scène en scène, des faux semblants de scènes attendrissantes, mesquines, drôles ou même vaches. À aucun moment dans le film, on n’assiste à une scène assumée et complète. Je n’ai franchement rien à redire à la distribution du film, plutôt convaincante, et je crois que cette faiblesse vient principalement du travail d’écriture des dialogues qui sont beaucoup trop prévisibles et en carence de vitamines. Le résultat final n’est pas convaincant. On nous laisse sur le trottoir avec un gout sympathique en bouche, mais rien de plus.
Karine Viard dans un film.... Je fonce... Mais je crois bien que c'est la première fois qu je suis déçu. Non seulement par sa prestation moins bonne que d'habitude, mais aussi par le film en lui-même qui n'apporte rien, ne creuse pas le sujet et reste franchement très vague sur tout. Un vrai raté quoi.
Peut-on toujours aimer Karine Viard après avoir vu ce film ? Elle excelle tellement dans le registre de la jalousie, qu'elle en devient abjecte... on en ressort plutôt perdu dans ce sentiment et je pense que ce ne devait pas être le but recherché par le réalisateur, dommage...
comédie prenante, surtout par l'interprétation convaincante de Karine Viard, malgré les situations pas toujours très réaliste comme ses amis qui l'escuse de sa méchanceté trop facilement , on ne peut voir ça qu'au cinéma..
du grand karine viard comme d'habitude, mais dans un autre registre ,le film est intéressant le scénario aussi ,et avec de bons acteurs, donc un bon moment à passer
Jalouse, réalisé par les frères Foenkinos est un bon feel-good movie à la française montrant une Karin Viard sous un autre angle... Nathalie (interprétée par Viard), la cinquantaine, lui fait perdre la tête, elle devient une jalouse maladive de sa meilleure amie, de son ex, d'une nouvelle collègue de travail et même de sa propre fille ! La crise de la cinquantaine est un sujet dans l'air du temps au sein du cinéma français, que ce soit dans Camille redouble ou encore dans Un beau soleil intérieur. Ce thème souvent tabou où la société pousse des femmes à être complexées est traité ici avec timidité, le script opte plutôt pour de la rigolade et non pour du sérieux. Jalouse n'en demeure pas moins plus mordant, plus hilarant. La réalisation de l'écrivain David Foenkinos et de son frangin Stéphane permet au texte de briller et aux situations de décoller. Le film ne serait pas aussi bon sans la présence de Karin Viard. L'actrice porte le long métrage sur ses épaules et est surement dans son meilleur rôle depuis bien longtemps ! Elle est pratiquement présente sur toutes les scènes ! Son personnage est suffisamment complexe pour être pris au sérieux avec toutes les vacheries qu'elle dit ou fait subir à son entourage. Elle est entourée par de honnêtes interprètes (Thibault de Montalembert, Anaïs Demoustier, Bruno Todeschini). Dara Tombroff s'avère une belle révélation, impeccable et on est heureux de redécouvrir notre Anne Dorval sous un nouveau jour, dans la peau de la meilleure amie de la protagoniste. La muse de Xavier Dolan continue à se frayer un chemin dans le septième art français, ne maîtrisant pas toujours son accent, mais ne s'en laissant pas imposer pour autant. Elle possède un humour similaire à Viard, formant un duo irrésistible. Donc, Jalouse ne va pas dans la noirceur qu'on aurait penser et les réalisateurs y ajoutent beaucoup d'humour accompagné d'une Karin Viard drôle et touchante à la fois. Un bon drame !
Film émouvant, le jeu Karine Viard toujours exemplaire, nous prouve une fois encore qu'elle excelle dans ce métier ! Un vrai bonheur montrant des difficultés qui touchent de nombreuses personnes, le fait de parfois voir se perdre face à ses sentiments.
Thème original alors que tellement répandu dans les relations humaines. Comme souvent dans le cinéma français, on choisit un cadre très stéréotypé, principalement dans des grands appartements parisiens avec cuisines équipées. Cela signifie généralement que les problèmes évoqués ici sont des problèmes de gens sans problèmes d'argent et qui se regardent beaucoup le nombril. Bon jeu d'actrice de Karine Viard qui montre dans le film différentes palettes. Elle n'est cependant pas totalement crédible en professeur de français normalienne, avec souvent des tournures de français trop familières dont son sempiternelle "Je m'excuse" (peut être voulu par les scénaristes pour montrer son égocentrisme?). On notera également que les passages avec les élèves sont plus d'un niveau lycée (Rousseau et Mme de Warrens) que d'élèves de Khagne. En revanche, les personnages secondaires sont tous parfaits et sans aspérité ce qui facilite la narration centrée sur le personnage de Karine Viard, mais les rend un peu agaçant.
le film, grâce à l'excellente performance de Karin Viard, permet de se voir jusqu'au bout en supportant le manque de finesse dans le traitement d'un sujet pourtant original mais dilué dans un parti pris de comédie et de dialogues balisés. Le fil ténu entre comédie et drame aurait pourtant été plus ambitieux car ce trait de caractère,ici poussé à l’extrême, l'irascibilité et la frustration,existent pourtant bel et bien.
J'ai bien aimé la 1ere partie légèrement cynique. En revanche, j'ai moins aimé la 2nde, bien que bien jouée aussi. La touche dramatique rompt avec le reste du film. J'ai préféré le ton doux-amer du film "Aurore qui dépeint l'arrivée de la 50aine.