Un film fort, un coup de poing en pleine face, une immersion sans concession dans les bas-fonds de Marseille : voilà comment décrire au mieux le ressenti après avoir vu "Shéhérazade". Le volet social du film saute aux yeux bien sûr, mais c'est surtout l'intensité dramatique de l'ensemble qui marque les esprits. Et l'interprétation, d'une justesse sans faille de la part de tous les acteurs, sans exception. Une justesse dans le jeu qui fait écho au réalisme des situations et dialogues, ainsi que des situations présentes ici. Bref, un petit bijou à découvrir, à condition de ne pas être rétif à ce genre de cinéma.
Alors on ne comprend pas toujours tout ce qu’ils disent (en même temps sur la planète Marseille on ne comprend pas toujours) cependant c’est un beau film, qui sonne authentique et traite de sujets difficiles. Il ne laisse pas un souvenir impérissable mais c’est une belle histoire dans un environnement difficile qui peut sensibiliser à une certaine réalité.
Une mise en scène époustouflante tout comme le duo d'acteur principal. L'alchimie entre les deux est tellement puissante que l'on ressent avec eux chaque épreuve et galère. Exceptionnelle.
“Shéhérazade” est d’une singularité prenante. Un cadre intimiste des quartiers défavorisés de Marseille. Ici, pas de fioritures, les acteurs incarnent leur personnage à 100%, à croire que c’est la continuité d’eux-même et d’un passé lourd qu’ils ont vécu réellement (ce qui est le cas), et je trouve ça puissant de la part du réalisateur d’aller au delà du jeu d’acteur et baser son film sur une part de vécu. Les expressions de Marseille, la vulgarité et l’abus de langage entrent en force (le “wallah” sort à la pelle), ça rend le film plus authentique. Le point manquant est pour moi le scénario, sûrement une histoire aussi simple qu’une vie de quartier, un jeune homme prêt à se battre pour protéger celle qu’il convoite, mais je suis partagé sur une narration qui ne présente pas grand chose au final. spoiler: Et pour la morale de l'histoire, le jeune Zackari retourne en prison (avec un oeil en moins, wtf), la boucle est bouclée. On ne sait pas qui a eu raison du procès, fin de l’histoire, début d’une amourette. Une impression amère.
Il faut un petit temps d’adaptation pour rentrer pleinement dans ce récit voguant entre la fiction et le documentaire. En effet, le premier long-métrage de Jean-Bernard Marlin garantit une immersion quasiment naturaliste dans les bas-fonds de Marseille. La description de la misère sociale et de la violence ambiante s’effectue sans aucun filtre avec un langage argotique difficilement compréhensible. Pourtant, cette histoire d’amour entre un jeune délinquant proxénète et sa compagne prostituée devient vite poignante. La radicalité de leurs comportements s’avère consternante avec le sentiment qu’ils n’en finiront jamais de creuser leurs tombes. L’incroyable énergie qui se dégage est sans nul doute liée à la présence de comédiens non-professionnels, sachant retranscrire des émotions à fleur de peau (le duo Dylan Robert et Kenza Fortas obtient tout de même le César 2019 du meilleur espoir masculin et féminin). Bref, une œuvre coup de poing.
Excellente film, une plongée dans l’histoire de la banlieue marseillaise. La mise en scène est intrigante et une intrigue au fond glauque, des voyous maquereaux, le dénouement est une fleur bleue romantique et c’est aseptisant.
Un film lourdingue cliché à la limite du ridicule. Un fantasme de plus sur les jeunes issus de l’immigration et des quartiers « chauds » Une compilation de clichés les plus grotesques les uns que les autres. Des voyous des familles or responsable de lA misère humaine affective et matérielle en veux tu en voila Un film misérabiliste et voyeurisme au possible qui fera pleurer dans les chaumières avec un pont de vue naturaliste du plus mauvais goût. N’y allez pas !
Shéhérazade est un drame français vraiment prennant. Le film dépeint avec réalisme la vie dans les cités, loin d'être caricaturale ou glorifiée. Nous suivons Zack, un garçon miséreux et problématique, qui va tomber amoureux de Shéhérazade, une jeune prostituée tout aussi misereuse. À travers finalement cette histoire d'amour, ils vont traverser de nombreuses épreuves, souvent violentes aussi physiquement que mentalement. Mais grâce à leurs deux merveilleux interprètes, on s'attache facilement aux personnages avec énormément d'empathie. Un film coup de point, réaliste, qui ne tombera pas dans le piège de glorifier une vie aussi violente que réelle, qu'est la vie en cité. Un chef d'oeuvre du genre.
Un petit film rythmé et assez élégant qui n'invente rien mais pose sa pâte et réussit des portraits touchants, en plus d'un scénario qui se termine de façon hyper intelligente. Bravo.
Les performances des acteurs, Dylan Robert et Kenza Fortas, apportent une authenticité émouvante aux personnages principaux. Leur dynamique à l'écran est à la fois captivante et déchirante, offrant au public un aperçu poignant de la vie dans les quartiers difficiles de Marseille.
Il arrive parfois que les français fassent de bons films, Sheherazade est un de ceux-là ! Le rythme un peu lent fait parfois bailler mais le jeu d'acteur absolument parfait et les quelques scènes d'actions suffisent à tenir en haleine. Dommage que la BO, là aussi splendide, ne soit pas plus présente que ça. Le Roméo & Juliette des temps modernes, ce serait dommage de passer à côté !
A voir pour découvrir la réalité de certains milieux marseillais. Pas édifiant mais réaliste. Une belle fiction documentaire avec des acteurs toniques / vivants tenant leur rôle. Ne fais pas rêver ... malheureusement.